
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 16/02/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-739944)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Une grande partie des patients atteints de cancer du rein résistent aux immunothérapies utilisées en cliniques. Cette résistance peut être due en partie à une interaction entre les cellules tumorales et les cellules immunitaires, qui provoque l’inhibition de la réponse immunitaire anti-tumorale. Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique, dans 2 modèles de cancers (rein et colorectal), d’un traitement qui va empêcher cette interaction et permettre ainsi de ré-activer le système immunitaire. En établissant différents modèles précliniques tumoraux de souris reproduisant cette interaction, il sera possible de tester l’efficacité de ce traitement, associé ou non à une immunothérapie déjà utilisée en clinique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le succès du traitement chez la souris pourrait être transposé aux essais cliniques chez l’homme et ainsi améliorer l’efficacité des thérapies actuelles dans le cancer du rein et colorectal.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
1x injection de 1 minute sur souris anesthésiées ; 1x administration de médicament par voie orale dans l’eau des biberons sur environ 20 jours; 4-6x injections de traitements sur souris vigiles de moins de 1 minute chacune; 3x prélèvements sous anesthésie générale de moins de 5 minutes chacun.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
-Les différentes injections causent un stress et douleur légère de courte durée -Le traitement dans l’eau des biberons peut altérer la consommation d’eau ou de nourriture à cause de son goût amer. -La contention des souris peut induire un stress léger et de courte durée -Le développement de la tumeur peut altérer l’aspect physique et le comportement et induire une douleur modérée liée à la présence de la tumeur . – Le prélèvement peut entraîner un stress et douleur légère de courte durée
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort pour analyses
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les modèles in vitro ne permettent pas de mimer fidèlement les réponses immunitaires ni le microenvironnement tumoral. L’expérimentation animale est indispensable afin de se rapprocher de conditions observées chez l’homme. Aucune méthode alternative n’existe.
2. Réduction
Certains paramètres expérimentaux ont déjà été déterminés par des études précédentes publiées. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.
3. Raffinement
Les animaux seront maintenus en groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les injections et les prélèvements sont réalisés sous anesthésie pour le confort de l’animal. Tous les traitements sont préparés dans des formulations validées pour des administrations chez l’animal, ne sont pas décrits comme toxiques aux doses utilisées et sont déjà testés en cliniques chez l’homme. Les animaux sont surveillés tout au long du projet. Une grille de score et des points limites spécifiques au projet ont été établis, permettant d’intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance. L’atteint d’un point limite qui ne peut être soulagé induira une mise à mort anticipée de l’animal par le responsable du projet.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est choisie car le système immunitaire et le microenvironnement tumoral partage des similarités avec l’homme. De plus, les modèles de cancer murins, les outils et techniques d’analyses sont disponibles. Des souris adultes de 8 semaines seront utilisées car à cet âge, leur système immunitaire est mature.