Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Toutes issues de lignées génétiquement modifiées dont il faut vérifier le patrimoine, 268 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune est immobilisée quelques secondes à une minute, se voit poser une micropuce sous la peau et amputer moins d’un millimètre du bout de la queue ou de l’oreille. Le porteur mentionne comme nuisances le stress de la manipulation et, en cas de manquement à l’asepsie, une infection et un saignement. Les souris porteuses des gènes recherchés partent vers d’autres projets ou retournent en accouplement, les autres sont tuées, et l’effectif de 268 000 individus sur cinq ans n’est justifié nulle part.

NTS-FR-740904v1
Types de recherche
· Maintien des lignées génétiquement modifiées ·
Mots-clés
identification, biopsie, genotypage
Souris : 268000

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet a pour but de réaliser le suivi des animaux d’élevage afin d’assurer la traçabilité des lignées via les registres obligatoires et de suivre les lignées par la réalisation de biopsies de queue ou d’oreille, nécessaires au génotypage des lignées transgéniques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices du projet consistent à assurer une traçabilité optimale des animaux grâce à une identification unique avec une micropuce RFID, permettant ainsi la sélection des animaux porteurs des gènes d’intérêt pour l’élevage des lignées transgéniques et la production des lots expérimentaux nécessaires aux expérimentations.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux, au cours du projet et de leur vie, seront soumis à une contention d’immobilisation et à un prélèvement d’un bout de l’extrémité de la queue ou d’oreille, inférieur à 1 mm. Le geste a une durée d’environ quelques secondes à 1 minute par animal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les potentielles nuisances attendues pour les animaux sont le stress lors de la manipulation et, éventuellement, en cas de non-respect de l’asepsie, une infection et un saignement de la queue ou du bout d’oreille prélevé est possible.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À la fin de la procédure expérimentale, les animaux sont soit utilisés dans le cadre d’une autre autorisation de projet, soit remis en accouplement pour la génération de nouvelles portées dans le cadre du maintien et du développement des colonies. Les animaux non porteurs des gènes d’intérêt sont mis à mort et peuvent également être utilisés pour le prélèvement d’organes après mise à mort.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Pour le génotypage, l’utilisation des poils ne permet pas d’identifier correctement les animaux porteurs des gènes d’intérêt. De plus, pour la réalisation de ce type de prélèvement, il est nécessaire de prélever le bulbe avec le poil, et ce, en quantité suffisante. Ce geste technique est également plus long que la coupe de l’extrémité de la queue ou d’un bout d’oreille et conduirait à générer davantage de stress pour l’animal (du fait de l’allongement du geste technique, mais aussi du fait de la nécessité de réaliser des prélèvements complémentaires en cas d’impossibilité de lire les résultats de génotypage). Il n’existe pas actuellement de méthode de remplacement de l’implantation de micropuce RFID en sous-cutané chez la souris.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour la réduction du nombre d’animaux, nous incitons fortement les équipes de recherche à réaliser la cryopréservation d’embryons ou de sperme de leurs lignées, afin de maintenir uniquement les colonies de souris nécessaires à la production des lots expérimentaux. Actuellement, un logiciel de gestion est en place, permettant de faire un suivi au plus près des élevages.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Concernant le raffinement, nous accordons une grande importance à la formation des zootechniciens pour la réalisation des identifications et des biopsies. Une attention particulière est portée aux règles d’asepsie pour l’implantation de la micropuce ainsi qu’au nettoyage et à la désinfection systématique des ciseaux entre chaque animal. Le raffinement des biopsies consiste également à ne prélever que le strict nécessaire en échantillon, à un bout de tissu inférieur à 1 mm du bout de la queue de l’animal ou de l’oreille afin de limiter l’impact potentiel. Pour le raffinement au niveau de l’hébergement des animaux, nous mettons dans chaque cage trois types d’enrichissements : du papier kraft, des carrés de coton et une maison en cellulose pour le confort des animaux, afin qu’ils puissent exprimer leurs besoins naturels de nidification

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est l’animal principalement utilisé pour les travaux de recherche du centre, car elle se reproduit facilement, a un cycle de développement court et est facilement manipulable d’un point de vue génétique. C’est également un animal de petite taille pouvant être hébergé en groupe dans des infrastructures dédiées. Cela en fait un modèle de choix pour répondre aux besoins des différentes thématiques de notre établissement : les neurosciences, la psychiatrie, la physiopathologie des maladies cardiovasculaires et respiratoires, le développement et la sénescence, les virus, l’immunité et le cancer.