
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 26/07/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-743375)
60 cochons vont être utilisés, anesthésiés puis tués avant tout réveil. Chaque animal est sédaté, cathétérisé puis placé sous anesthésie générale avec intubation, plusieurs médecins s’exerçant à tour de rôle sur le même individu, non pour produire des connaissances mais pour entraîner des anesthésistes déjà en exercice. Le porteur décrit une formation « de pointe » permettant d’acquérir des compétences sur l’animal vivant. Il indique que des mannequins et des simulateurs sont utilisés pour certaines techniques mais juge le recours à l’animal vivant « indispensable ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est la réalisation de cours d’anesthésie humaine à l’aide d’un modèle porcin. Il s’agit d’offrir un enseignement de pointe en matière d’Anesthésie et Réanimation avec la possibilité d’apprendre de nouvelles techniques et acquérir des compétences sur l’animal vivant. Les cours, pris individuellement, ont aussi des objectifs plus spécifiques et ciblés. Le niveau de formation et le profil des participants aux cours peut être très diffèrent. Les cours s’adressent notamment aux médecins anesthésistes spécialistes, désireux de perfectionner leur niveau et notamment de se familiariser avec des nouvelles technologies de pris en charge des voies respiratoires, nouvelles compétences qui bénéficieront aux patients humains anesthésiés dans nos cliniques et hôpitaux.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet étant à but éducatif, les bénéfices attendus concernent l’acquisition ou l’amélioration de compétences qui bénéficieront aux patients dans le cas des formations de médecins anesthésistes.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les porcs reçoivent d’abord une injection intra-musculaire de sédatifs. L’injection, qui a un effet antidouleur, dure moins d’une minute et permet à l’animal d’être très détendu et peu réactif à son environnement. Ensuite, chaque animal se voit poser un cathéter intraveineux dans une veine de l’oreille. La pose de ce cathéter, passe par l’introduction d’une sorte d’aiguille (le mandrin) qui accompagne le cathéter dans la veine. Cette pose de cathéter est très rapide aussi (environ une à 2 minutes). l’animal étant sédaté lors de cette intervention, il y a assez peu de réaction. une fois le cathéter posé, l’animal reçoit les agents anesthésiques induisant la perte de connaissance. L’injection se fait par le cathéter, dure 30 secondes, et ainsi n’est pas perçue par l’animal qui perd alors connaissance. Le reste de la procédure est réalisé sous anesthésie générale, qui est maintenue suite à l’introduction d’une sonde respiratoire dans la trachée en passant par la bouche. La pose de cette sonde dure environ une minute.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
– injection intramusculaire de sédatif pour la prémédication des porcs: la douleur correcspond à l’introdroduction d’une aiguille dans le muscle de l’encolure. L’animal peut également ressentir du stress au moment de l’injection, même si elle est de courte durée (moins d’une minute) – pose d’un cathéter intraveineux sur une veine auriculaire: la pose du cathéter se fait sous sédation. L’animal n’a donc que peu de ressenti de l’introduction de l’aiguille (mandrin) du cathéter.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Animaux mis à mort car impossibilité de les impliquer dans un autre protocole.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Lors de ce cours d’anesthésiologie, des ateliers n’utilisant pas d’animaux ont lieu sur certaines thématiques: la gestion des voies respiratoires ainsi que la ventilation spécifique d’un seul poumon pratiquent sur mannequins. Des simulateurs informatiques permettent également d’enseignement la bronchoscopie. Nous utilisons également des supports vidéo afin de faire des démonstrations préalables. L’utilisation d’un animal vivant pour l’apprentissage réaliste de certaines procédures techniques avancées d’anesthésie et réanimation reste indispensable.
2. Réduction
Le nombre des animaux utilisés durant les formations pratiques est réduit au minimum. Plusieurs participants, à tour de rôle, utiliseront le même individu afin d’apprendre une technique. Aucune étude statistique n’est prévue sur ce projet d’enseignement.
3. Raffinement
Les animaux sont accueillis dans l’animalerie de notre établissement dans laquelle leur séjour est associé à un niveau de stress aussi bas que possible. Un cycle jour / nuit de 12 heures est respecté et le milieu est enrichi par des jouets introduits dans les cages pour stimuler l’animal. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et ils bénéficient également d’une ambiance musicale douce. Le projet concernant de l’anesthésie, les animaux sont sédatés puis inconscients durant le projet réduisant ainsi tout stress évitant toute douleur. De plus, des produits analgésiants sont utilisés dans le protocole anesthésique. Enfin, des points limites éthiques sont mis en place.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle animal utilisé comme modèle d’entrainement à l’anesthésie pour le cours d’anesthésiologie est le porc. Ces mammifères ont en commun avec l’homme la physiologie et l’anatomie cardio-respiratoire, permettant l’évaluation des techniques d’intubation, de ventilation, etc. Le porc, en particulier, par sa grande taille offre l’opportunité d’utiliser exactement les mêmes dispositifs et techniques utilisés chez l’homme. PORC : juvénile (30 à 70 kg). La raison principale est d’avoir un modèle le plus proche possible de la taille humaine. Un animal dans cette tranche de poids correspond aux objectifs de réalisation des procédures.