
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2025-01-03 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-761384)
Deux échocardiographies de vingt minutes sous anesthésie gazeuse, réparties sur un an : c’est tout ce que subissent, selon le protocole, 420 souris génétiquement modifiées, utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance léger et toutes tuées à la fin pour analyse des tissus. Le projet porte sur la cardiomyopathie dilatée mitochondriale, première cause de transplantation cardiaque en France, et sur le rôle des mitochondries dans l’affaiblissement du muscle cardiaque. Le porteur écrit qu’aucune souffrance n’est attendue dans les modèles utilisés. Les modifications génétiques portées par ces souris ne sont décrites nulle part, pas plus que ce que 420 animaux permettraient d’établir et qu’un effectif moindre n’établirait pas, ce chiffre étant seulement rapporté à des « analyses préliminaires ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La cardiomyopathie dilatée est la cause la plus fréquente d’insuffisance cardiaque chez les sujets jeunes (18-45 ans) et la cause la plus fréquente pour la transplantation cardiaque en France. Il s’agit d’un affaiblissement du muscle cardiaque, résultant en une diminution de la contraction du cœur et donc en un manque d’oxygénation des organes. Malheureusement, il n’y a pas de thérapie efficace pour traiter la cardiomyopathie dilatée. Nous nous intéressons dans ce projet à l’impact des mécanismes de production d’énergie dans les cellules cardiaques par les mitochrondries et à leur impact dans la cardiopathie dilatée pouvant agraver ou améliorer la pathologie. Nous uilitserons pour ce faire des souris génétiquement modifiées.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Nous espérons mieux comprendre le rôle de différents mécanismes métaboliques impliqués dans la cardiomyopathie dilatée, afin à terme de proposer des thérapies pour cette maladie.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Echocardiocardiographie non-invasive (20 minutes par souris, 2 fois maximum par souris sur un an). Anesthésie gazeuse (20 min par souris; 2 fois maximum par souris sur un an)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
L’échocardiographie est réalisée sous anesthésie isoflurane, ce qui engendre un stress lors de l’induction de l’anesthésie et du réveil.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’étude pour analyser les tissus biologiques.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La caractérisation du rôle des différents gène étudiés chez la souris a d’abord été réalisée dans des modèles cellulaires, mais les modèles cellulaires ne permettent pas de représenter le fonctionnement du cœur dans son intégralité.
2. Réduction
Des analyses préliminaires ont permis de déterminer le nombre d’animaux par groupes suffisants pour pouvoir conclure en utilisant des tests statistiques adaptés. Un travail a été fait pour réduire les groupes contrôle.
3. Raffinement
Les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel de l’animalerie, pour détecter un éventuel état de souffrance et/ou d’angoisse. Il n’est pas attendu de souffrance dans les modèles utilisés, toutefois, nous avons établi des critères de décision pour la mise à mort des souris lorsque cela est nécessaire. Concernant l’échocardiographie, les souris seront anesthésiées, pour être capable de mesurer correctement les différents paramètres du système cardiaque et limiter le stress des animaux. Les souris seront maintenues en groupe, dans un milieu enrichi.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La conservation élevée des mécanismes physiopathologiques entre l’humain et la souris a été confirmée par de nombreuses études dans notre domaine de recherche. Les travaux sur souris sont plus largement décrits et les premiers tests que nous avons réalisés l’ont été dans cette espèce. Il apparaît donc plus pertinent de rester sur le modèle murin pour investiguer l’importance de ce processus in vivo et de pouvoir comparer nos travaux à ceux réalisés par d’autres équipes dans cette espèce. Nous étudierons les souris à l’âge adulte, pendant un an pour suivre le développement de la pathologie.