Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Récupérées après l’annulation d’une étude ou issues d’un premier projet déjà autorisé, une partie des 4 115 souris de ce projet arrive avec un passé expérimental. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, 330 réutilisées ensuite et les 3 785 autres tuées. Chaque animal peut recevoir une greffe de cellules tumorales, jusqu’à quatre administrations par jour pendant huit semaines et deux micro-prélèvements sanguins quotidiens, avant un prélèvement de sang terminal. Le projet ne produit pas de résultat propre, il fournit du sang, des tissus et des tumeurs à d’autres études. Sur le remplacement, le porteur écrit que l’objectif étant de fournir des échantillons d’origine murine, il est donc « nécessaire » d’utiliser des animaux.

NTS-FR-761464v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Immuno-oncologie, Ex vivo, Souris
Souris : 4115

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la deuxième cause de décès dans le monde. Les modèles murins jouent un rôle essentiel dans le domaine de l’oncologie, notamment, dans la compréhension de la physiopathologie du cancer, l’identification de nouvelles cibles et de nouveaux candidats médicaments ainsi que dans la compréhension des mécanismes de résistance. Dans ce cadre, un certain nombre d’études in vitro et ex vivo nécessite la mise à disposition d’échantillons biologiques d’origine animale (sang, tissus, organes, tumeurs,…) pour, notamment, permettre la mise au point de méthodes analytiques nécessaires aux futures études in vivo, comprendre les processus pathologiques, comprendre le mode d’action des composés testés, vérifier l’expression des cibles d’intérêt et contribuer à la sélection des meilleurs candidats médicaments.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde, avec 10 millions de décès en 2022. Malgré de nombreuses avancées dans les traitements proposés, le besoin médical en thérapies innovantes et efficaces est donc considérable. L’immunothérapie est aujourd’hui une nouvelle approche thérapeutique qui a permis une avancée majeure dans le traitement du cancer. Ce projet permettra la mise au point de méthodes analytiques nécessaires aux futures études in vivo, la compréhension des processus pathologiques, comprendre le mode d’action des composés testés, la vérification de l’expression des cibles d’intérêt et contribuera à la sélection des meilleurs candidats médicaments.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

• Sur animal vigile : Greffe de cellules tumorales (1 injection, 15 s) ; Administration de composé thérapeutique (jusqu’à 4 administrations maximum 1 fois /jour pendant 8 semaines maximum, 15 s) ; Administration de molécule déplétante, activatrice/stimulatrice, neutralisante (jusqu’à 4 administrations maximum 1 fois/jour pendant 8 semaines maximum, 15 s) ; Micro-prélèvement de sang (maximum 2 fois/jour, 15 s). • Sur animal anesthésié (anesthésie gazeuse) : Prélèvement de sang (maximum 4 fois, 30 s) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 2 fois /semaine pendant 8 semaines maximum, 15s) ; Administration de molécule déplétante, activatrice/stimulatrice, neutralisante (maximum 2 fois /semaine pendant 8 semaines maximum, 15s) ; Prélèvement de sang terminal (1 fois, 5 min).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Stress et douleur légère lors de l’injection des cellules tumorales. Stress et douleur légère lors de l’administration du(des) composé(s) thérapeutique(s) ou de(s) la molécule(s) déplétante, activatrice/stimulatrice et/ou neutralisante. Stress et douleur légère lors des micro-prélèvements sanguins. Possibilité d’effets indésirables liés à la greffe tumorale : Perte de poids, modification du comportement, nécrose, ulcération et/ou inflammation de la tumeur (tumeur en sous-cutanée). Possibilité d’effets indésirables liés aux composé thérapeutique ou molécule : Perte de poids transitoire, modification temporaire du comportement.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’exception des animaux pouvant être réutilisés l’ensemble des animaux sont mis à mort lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : Prélèvement d’organe ou de tumeur au cours de la procédure ; Prélèvement sanguin terminal ; Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort ; Fin de l’étude.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’objectif du projet étant de fournir des échantillons biologiques d’origine murine, Il est donc nécessaire d’utiliser des animaux dans le cadre de celui-ci.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux est déterminé en fonction de la quantité minimale de sang et/ou d’autres prélèvements biologiques strictement nécessaire pour la réalisation des analyses. Ceci permet de prélever plusieurs fois un même animal, dans la limite des règles d’éthique et limiter ainsi le nombre d’animaux par étude. Dans la mesure du possible, les animaux utilisés dans le cadre de ce projet seront des animaux devant faire l’objet de réaffectation de projet en cas d’annulation d’étude ou issus d’un premier projet autorisé. Dans le cas des procédures nécessitant l’administration de composés, ceux-ci sont préalablement testés in vitro et sélectionnés sur la base des résultats obtenus dans les modèles cellulaires. Seuls ceux présentant la meilleure activité sont choisies pour être évalués chez l’animal. Les conditions et le taux de croissance tumorale pour chaque lignée à tester sont également déterminés dans un projet dédié et permettent de sélectionner les conditions optimales de greffe et le nombre d’animaux nécessaires dans les procédures impliquant une greffe tumorale. Un maximum de 95 études sera mené sur 5 ans.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront hébergées en groupes sociaux, avec un minimum de 2 enrichissements de milieu. Dans le cas où une souris doit être maintenue seule (agressivité, mise à mort de ses congénères) un enrichissement supplémentaire sera ajouté dans la cage. Les souris seront hébergées dans des « zones protégées » dont les conditions d’environnement et d’hygiène sont contrôlées (barrière aseptique) pour éviter toute contamination et assurer ainsi le maintien de leur statut sanitaire. Le volume et la fréquence des prélèvements de sang suivront strictement les recommandations émises par la Structure chargée du Bien Être des Animaux (SBEA). En fonction du site de prélèvement, ils seront réalisés sous anesthésie gazeuse associée à un analgésique local. Le prélèvement terminal sera réalisé sous anesthésie gazeuse en combinaison avec un analgésique opioïde. Certaines injections pourront être réalisées sous anesthésie gazeuse et la taille des aiguilles utilisées sera la plus petite possible afin de limiter la douleur. L’apparence/comportement de l’animal, l’aspect et le volume de la tumeur ainsi que la perte de poids seront suivis et évalués de manière précise, tout au long de la procédure, grâce à un tableau de scoring. Ils pourront justifier la mise en place d’enrichissement supplémentaire, d’une surveillance accrue ou la mise à mort de l’animal. Le poids des animaux sera suivi au minimum 1 fois/semaine. Le composé, la molécule (déplétante, activatrice/stimulatrice, neutralisante) et/ou les cellules tumorales greffées pourront induire une perte de poids des animaux plusieurs jours post-injection. Dans ce cas, la fréquence des pesées sera augmentée et de la nourriture humidifiée ou gélifiée pourra être ajoutée au fond de la cage, afin de faciliter son accessibilité. Cette surveillance renforcée sera maintenue jusqu’à ce que leur poids ne diminue plus sur 2 pesées successives. Le volume des tumeurs sera suivi au minimum 1 fois/semaine. L’aspect général de l’animal (apparence, comportement, aspect des tumeurs) sera suivi lors des mesures de poids ou du volume tumoral (minimum 1 fois/semaine). Si un animal présente une lésion cutanée mineure, une pulvérisation de spray cicatrisant et antiseptique (jusqu’à 2 fois/jour jusqu’à guérison complète) pourra être réalisée.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les analyses effectuées à partir des prélèvements biologiques étant directement liées aux études in vivo réalisées dans d’autres projet, il est donc indispensable d’utiliser la même espèce que dans celle-ci. Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies et la réponse immunitaire associée. Les souris utilisées auront un âge compris entre 7 et 30 semaines lors de leur entrée dans la procédure, âge auquel le système immunitaire de l’animal est décrit comme mature.