
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 10/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-763036)
Pour produire des anticorps commandés par des entreprises clientes, 1 118 souris et 22 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sévère pour 18 souris. Les immunisations vont de quatre à sept par animal, suivies d’un à deux prélèvements sanguins puis d’un prélèvement terminal, tous les individus étant tués pour récupérer sang, rate et ganglions. Le porteur affirme que les anticorps d’origine animale restent « indispensables » pour certains usages diagnostiques et thérapeutiques, tout en écrivant proposer d’abord à ses clients des options sans animaux. L’activité relève de la sous-traitance, le nombre d’animaux utilisés dépendant des commandes reçues, à raison de trois à cinq souris ou deux rats par cible demandée.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Nous utilisons des animaux dans le cadre de prestations en sous-traitance pour d’autres entreprises/partenaires qui utilisent les anticorps (1) dans leurs activités de recherche (2) pour le développement de tests de diagnostic, (3) pour la thérapeutique. Notre société utilise donc des animaux si nécessaire afin d’isoler et produire lesdits anticorps indispensables à la réalisation des demandes de nos clients en l’absence d’alternative satisfaisante (les options de remplacement ne faisant pas appel à l’animal disponibles leur étant proposées).
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Bien que nous nous inscrivions dans une démarche de transition progressive, l’utilisation d’animaux pour la production d’anticorps reste indispensable pour certains cas spécifiques en l’état actuel de la technologie. Les besoins en anticorps d’origine animale ont des raisons bien précises, par exemple : -pour la production d’anticorps présents dans des médicaments sous AMM (autorisation de mise sur le marché) ou ATU (autorisation temporaire d’utilisation) en l’absence d’alternative satisfaisante. -Lorsque les anticorps utilisés pour des produits diagnostiques n’ont pas encore put être remplacées par des anticorps produits par des méthodes ne faisant pas appel à l’animal. -Les anticorps à façon utilisés en recherche restent indispensables par leurs spécificités, les immunisations sont en effet dirigées contre des cibles complexes où l’on n’a pas encore trouvé de substitution satisfaisante à l’utilisation d’animaux. Ce projet a pour objectif la production d’anticorps d’intérêt pour nos clients, lorsque ceux-ci ne sont pas disponibles par d’autres méthodes que l’immunisation initiale d’animaux.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à des prélèvements (1 à 2 prélèvements de sang (durée inférieure à 1 min) en cours de manipulation et un prélèvement terminal (durée inférieure à 1 min), tous avec anesthésie générale gazeuse) et à des injections (de 4 à 7 immunisations de 30 secondes chacune).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les animaux pourront être sujets à du stress lors des manipulations, à de possibles petites protubérances aux sites d’injection sous-cutané (possibles mais jamais observés avec les doses utilisés) et à une fatigue à la deuxième injection (réponse immunitaire forte). Ainsi que des douleurs légères lors des injections (piqure d’aiguille). Les additifs utilisés (dans les volumes et concentrations utilisés) ne présentent pas d’effets secondaires décelables. Les prélèvements de sang se font sous anesthésie générale et sont de courte durée (inférieur à 1 minute). Le temps de récupération des animaux entre les différentes étapes d’immunisation et de prélèvement nous impose un suivi au plus proche de l’animal selon comment celui-ci va répondre à l’expérimentation. Les animaux sont mis à mort en fin de protocole pour prélèvements de sang et d’organes.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux seront mis à mort, car nous avons besoin de récupérer un maximum de sang ainsi que divers organes afin de garantir une efficacité maximale de nos expérimentations.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Des méthodes alternatives n’utilisant pas l’animal sont proposées aux clients en première intention cependant lorsqu’elles s’avèrent inadaptées et/ou trop peu efficaces alors les modèles rongeurs s’avèrent particulièrement bien adaptés aux demandes spécifiques de nos clients.
2. Réduction
Il n’est utilisé que le nombre d’animaux strictement nécessaire par projet afin de pallier les risques : 1-d’une réponse immunitaire trop faible des individus immunisés 2-du décès d’animaux en cours de protocole ce qui compromettrai le projet. Cela se traduit en pratique par l’utilisation de 3 à 5 souris (selon la spécificité de l’immunisation) ou 2 rats par cible. Le modèle animal n’étant utilisé que lorsque cela se justifie scientifiquement.
3. Raffinement
Les animaux sont anesthésiés lorsque cela est nécessaire et euthanasiés si les points limites (définis dans chacune des procédures) sont atteints. Si les doses injectées se révèlent trop agressives alors celles-ci sont diminuées. A la fin du projet, tous les animaux sont euthanasiés, la rate et/ou les ganglions des individus dont la réponse immunitaire est jugée la meilleure sont alors prélevés. Les animaux seront soignés et surveillés de manière fréquente par le personnel compétent.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le développement d’anticorps est classiquement réalisé à partir de souris immunisées. Dans certains cas, l’utilisation de rats peut être préférable, notamment dans le cas où la cible ne fonctionnera pas chez souris. L’immunité des systèmes complexes présents chez les animaux ne pouvant pas toujours être remplacé par des systèmes autres. Les anticorps monoclonaux constituent un outil scientifique de choix pour mener à bien des projets R&D. La production d’anticorps nécessite l’utilisation d’animaux en l’absence d’alternative satisfaisante. Les animaux sont utilisés à l’âge de 7 à 9 semaines en début d’expérimentation, lorsque leur système immunitaire est le plus à même de répondre.