Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 800 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, non pour la recherche mais pour des travaux pratiques de formation. Des stagiaires débutants s’exercent sur animal vigile au gavage, aux injections et au prélèvement sanguin, chaque animal subissant jusqu’à deux tentatives par geste, les exercices non maîtrisés étant pratiqués sur cadavres. Le porteur présente ces séances de deux heures comme une obligation réglementaire et emploie des animaux de « surplus d’élevage » destinés à être tués. Il affirme que les réactions de l’animal vigile ne peuvent être reproduites par des méthodes substitutives et juge le remplacement « non envisageable ».

NTS-FR-786737v1
Types de recherche
· Formation professionnelle ·
Mots-clés
Formation, travaux-pratiques
Souris : 1620
Rats : 180

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Conformément à la réglementation, les personnes chargées de réaliser les protocoles scientifiques et d’appliquer les procédures expérimentales sur les animaux doivent suivre, dans l’année suivant leur prise de poste, une formation spécifique. L’organisme de formation spécialisé dans le domaine de l’animal de laboratoire, dispense chaque année environ 3 sessions de cette formation spécifique d’une durée totale de 45h (volume horaire réglementaire), intégrant des cours théoriques (38h), des travaux dirigés (5h) et des travaux pratiques (2h). La séance de travaux pratiques permet aux participants d’acquérir quelques gestes techniques basiques. Le projet consiste donc à réaliser une séance de 2h de travaux pratiques sur animaux, lors de chaque session de formation réglementaire en expérimentation animale destinée aux personnes appliquant les procédures expérimentales sur animaux. Le principe est d’enseigner aux stagiaires, en petits groupes de 6 stagiaires maximum pour 1 encadrant : – Les bonnes pratiques d’approche de l’animal, en maîtrisant toute appréhension du stagiaire et tout stress pour l’animal – Les bons gestes pour la contention, dans le respect de l’animal – Quelques techniques simples d’administration de substances et de prélèvement sanguin

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus de ce projet sont le bon niveau de formation des personnes travaillant au quotidien sur l’animal de laboratoire, le respect des dispositions réglementaires relatives aux compétences des personnels, ainsi que la diffusion d’une culture de la bientraitance des animaux.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Au cours de la séance de 2h de travaux pratiques, quelques techniques simples d’administration de substances et de prélèvement sanguin peuvent être réalisées, selon le niveau de maîtrise des participants : ces gestes ne seront réalisés sur animal vivant que lorsque la contention est parfaitement maitrisée par les stagiaires et validée par l’encadrant. Les gestes qui peuvent alors être appris sont : – le gavage par voie orale (VO), avec 10 mL/kg de sérum physiologique (NaCl 0,9%) d’une durée de 10 minutes maximum – l’injection intra-péritonéale (IP), avec 10 mL/kg de sérum physiologique (NaCl 0,9%) d’une durée de 10 minutes maximum – l’injection sous-cutanée (SC), avec 10 mL/kg de sérum physiologique (NaCl 0,9%) d’une durée de 10 minutes maximum – le prélèvement sanguin (PS) à la veine mandibulaire, dans la limite de 10% du volume sanguin total d’une durée de 10 minutes maximum. Chaque animal pourra faire l’objet au maximum d’une administration (gavage ou injection) et d’un prélèvement sanguin. Ainsi, au maximum, pour les 3 animaux dédiés à un participants, il peut y avoir : – Animal 1 : gavage VO + PS – Animal 2 : injection IP + PS – Animal 3 : injection SC + PS En cas d’échec lors d’une administration ou d’un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l’encadrant sur le même animal, mais pas au-delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables possibles pour les animaux sont : – le stress lié à une préhension et contention d’un manipulateur non expérimenté – la souffrance pouvant être liée à une administration de produit ou prise de sang incorrectement réalisées La durée de ces effets est au maximum de 2h, durée de la seance de travaux pratiques. Si un animal présente des signes de stress ou souffrance, la procédure en cours sera immédiatement interrompue et l’encadrant prendra la décision adéquate pour l’animal (euthanasie si nécessaire, voir points limites)

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux euthanasiés sont utilisés pour réaliser les gestes techniques n’ayant pas pu être pratiqués sur animal vigile, lorsque la contention n’est pas suffisament maîtrisée.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Diverses méthodes ont été mises en œuvre au cours de notre formation pour remplacer l’animal. Ainsi, les travaux dirigés d’anatomie sont exclusivement réalisés à l’aide de planches anatomiques et d’un puzzle 3D inerte. Les méthodes d’identification par pose de bague auriculaire et emporte-pièce sont enseignées sur des morceaux de carton. Un mannequin ou une peluche sont utilisés pour les démonstrations de contention. Néanmoins, pour l’apprentissage de l’approche de l’animal, de sa contention et des gestes techniques, les réactions comportementales de l’animal vigile ne peuvent être reproduites par des méthodes alternatives et restent indispensables pour finaliser une formation efficiente et pour permettre aux participants d’aborder les animaux dans les conditions les plus proches de leur réalité quotidienne. La réglementation et la Commission Nationale de l’Expérimentation Animale imposent d’ailleurs l’utilisation d’animaux vivants pour cette partie pédagogique de l’enseignement dans les formations initiales en expérimentation animales. C’est pourquoi le remplacement de l’animal n’est pas envisageable pour ces travaux pratiques.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés à des fins scientifiques, nous utilisons uniquement des animaux de surplus d’élevage, qu’il est prévu d’euthanasier dans la semaine, issus majoritairement soit de l’élevage de l’établissement d’accueil, soit éventuellement d’un éleveur agréé. Nous réduisons également au maximum le nombre d’animaux utilisés pour chaque stagiaire. Néanmoins, afin de limiter le nombre de gestes appliqués à chaque animal (au maximum : contention, 1 administration et 1 prélèvement sanguin), 3 animaux par participant sont nécessaires. Afin de limiter églement le nombre de participants, nos formations ne sont dispensées qu’aux personnes ayant l’obligation réglementaire de la suivre du fait de leurs missions professionnelles.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

En termes de raffinement, nous nous efforçons toujours de limiter au maximum le stress des animaux en commençant les travaux pratiques par une approche douce : en présentant simplement, un à un, leur main dans la cage des animaux, les stagiaires prennent tout le temps nécessaire pour maîtriser leur propre appréhension et habituer les animaux à leur présence. Une grande importance est donnée à l’observation des animaux, la détection et la prise en compte de tout signe de stress de l’animal afin de préserver son bien-être. Pour la contention, les différentes méthodes montrées sont parmi les moins stressantes pour l’animal, en utilisant par exemple pour les souris un tube de plexiglas transparent ou les 2 mains en « bol ». Les notions d’entrainement des animaux, de bientraitance, de raffinement des techniques sont enseignées. Pour des raisons éthiques, les gestes techniques (administration et prélèvement sanguin) ne sont réalisés sur animal vivant que lorsque la contention est parfaitement maitrisée par les stagiaires, avec validation de l’encadrant. Lorsque la contention n’est pas validée, les gestes sont uniquement appliqués sur cadavres. Le nombre de geste technique appliqué à chaque animal est limité : chaque animal fait l’objet au maximum d’une administration (gavage ou injection) et d’un prélèvement sanguin. En cas d’échec lors d’une administration ou d’un prélèvement, un second essai peut être autorisé par l’encadrant sur le même animal, mais pas au-delà. (Nombre de tentatives = 2 maximum) Enfin, l’encadrant veille tout au long de la séance de travaux pratiques au respect de l’éthique et de la bientraitance des animaux, il sensibilise en continu les stagiaires au raffinement des techniques.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La formation réglementaire dispensée comprend un module général (13h) et un module spécifique des rongeurs et lagomorphes (32h). Les animaux utilisés pour cette formation sont donc spécifiquement des rongeurs ou lagomorphes. Les participants travaillant au quotidien sur rongeurs, ce qui correspond à la grande majorité de nos participants puisque les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en recherche, sont orientés vers des travaux pratiques réalisés exclusivement sur rongeurs (en grande majorité des souris), tels que ceux que nous souhaitons organiser à l’établissement d’accueil. Les animaux sont au stade adulte, à partir de 8 semaines ou au delà, leur âge n’a pas d’importance pour ce projet.