Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

47 647 souris vont être utilisées, toutes transférées ensuite vers d’autres protocoles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. On leur greffe des cellules souches immunitaires humaines après une injection de busulfan que le porteur reconnaît « douloureuse », pour reconstituer un système immunitaire humain. Ces souris alimentent 1 350 études précliniques sur cinq ans, dont des inoculations du VIH, ce qui justifie selon le porteur un effectif aussi élevé. Il décrit ce modèle comme « indispensable » au développement de nouvelles thérapies.

NTS-FR-794483v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Humanisation, Système immunitaire
Souris : 47647

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a pour objectif de greffer des cellules souches immunitaires humaines chez des souris immunodéprimées, et ainsi permettre la reconstitution d’un système immunitaire humain et fonctionnel dans des souris qui seront utilisées lors d’essais précliniques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

En greffant des cellules souches humaines à des souris immunodéprimées, nous pouvons reconstituer un système immunitaire humain. Ce faisant, nous apportons un modèle d’étude spécifique de cet organe qui peut jouer un rôle essentiel dans la compréhension et le traitement de pathologie d’importance, comme certaines infections virales (virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ou hépatite), de nombreux cancers ou les maladies inflammatoires (asthme). Ce modèle permet, par exemple, d’inoculer le VIH à des souris. Cette spécificité engendre des résultats de grande valeur scientifique, en complément de ceux traditionnellement obtenus à partir de cynomolgus. En effet, ces derniers ayant des populations lymphocytaires non-spécifiques de l’espèce humaine, ils ne peuvent être infectés qu’avec le virus de l’immunodéficience simienne (SIV), un virus apparenté mais différent du VIH.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

2 injections par voie intrapéritonéale, une injection par voie intraveineuse (veine caudale) et un prélèvement sanguin dans la veine caudale. La durée de ces injection et prélèvement est évaluée à 10 secondes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’injection de busulfan par voie intrapéritonéale est une étape douloureuse. La douleur disparait en quelques heures. Aucun autre effet indésirable n’est attendu.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux humanisés seront intégrés à des études précliniques, les animaux non-humanisés seront intégrés à des projets de formation et de recherche interne de gravité légère à modérée après avis vétérinaire.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les tests in vitro seront envisagés si ceux-ci sont appropriés. Néanmoins, lorsqu’il n’est pas possible de recréer, in vitro, les interactions complexes qui peuvent exister entre un organe fonctionnel, une pathologie et les effets thérapeutiques et toxicologies de composés médicamenteux les impliquant, un modèle in vivo peut être davantage indiqué. En prenant en compte les différences métaboliques entre ces espèces, les souris aux organes humanisés constituent une approche scientifiquement valide, robuste et indispensable au développement et à la mise à disposition de nouvelles thérapies.

2. Réduction

3R / Réduction :

Un total de 47647 animaux est requis pour le projet. Le nombre d’animaux utilisés a été adaptés au taux de succès de la procédure et au nombre d’études précliniques prévues sur 5 ans (1350).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront hébergées en cages ventilées, par groupe social stable. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. La cage contiendra une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. Un morceau de bois permettant aux souris d’exprimer leur comportement de rongeur, ainsi qu’une hutte en carton seront également disposées. A leur entrée dans le projet, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation et seront habituées à la présence de l’expérimentateur qui les manipulera régulièrement. Les pièces d’hébergement disposeront d’un cycle lumière-obscurité (12h – 12h), d’une température (20 – 24°C) et d’une hygrométrie (45-65%) contrôlés en permanence. Les souris seront monitorées tous les jours pour vérifier l’absence de souffrance. Celle-ci sera objectivée par une échelle de score adaptée. Le vétérinaire d’établissement aura plein autorité pour envisager une euthanasie de la souris pour raison éthique s’il le juge nécessaire.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous maîtrisons l’humanisation du système immunitaire sur les souris NCG, NXG, NOG et BRG. En se basant sur cette expertise, il est pertinent de poursuivre le processus d’humanisation sur cette même espèce. La procédure expérimentale requiert des animaux entrant en étude vers l’âge de 3-4 semaines. Des animaux plus âgés présentent des taux de succès inférieurs pour la prise de greffe résultant en l’utilisation inutile d’un grand nombre d’animaux.