Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pour tester de nouvelles thérapies contre le lupus, une maladie auto-immune, 4 500 souris vont être utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l’issue. Chez les animaux, la maladie ou son induction chimique provoque perte de poids, lésions cutanées, alopécie, prostration, difficultés respiratoires et douleurs abdominales. Ils reçoivent les composés à tester jusqu’à quatre fois par semaine, avec des prélèvements de sang et d’urine réguliers. Les organes sont prélevés après la mise à mort, et l’effectif de 4 500 animaux n’est pas justifié dans le résumé.

NTS-FR-825217v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles immunitaires ·
Mots-clés
Lupus, maladie auto-immune, traitements, modèles souris
Souris : 4500

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le lupus érythémateux est une maladie auto-immune chronique qui existe sous deux formes principales : le lupus érythémateux systémique et le lupus cutané. Le lupus érythémateux systémique, forme la plus sévère, affecte plusieurs organes car le système immunitaire produit des auto-anticorps qui attaquent les tissus sains. Les symptômes caractéristiques incluent l’érythème en « ailes de papillon » sur le visage, une fatigue intense, des douleurs articulaires, de la fièvre et une photosensibilité. Ce projet vise à développer de nouvelles approches thérapeutiques pour les maladies auto-immunes en utilisant des modèles murins spontanément lupiques ou des modèles induits. Les modèles murins de Lupus sont essentiels pour la recherche car ils permettent de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents de cette maladie auto-immune. Ces modèles offrent une approche pour tester de nouvelles thérapies et interventions avant de les appliquer chez l’homme, De plus, ils aident à identifier les facteurs génétiques et environnementaux qui contribuent au développement du Lupus, facilitant ainsi la mise au point de stratégies de prévention et de traitement plus efficaces. Les objectifs du projet sont : Étude des mécanismes pathogéniques, le développement et l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques, les études précliniques et la compréhension des facteurs de risques. Ces objectifs font des modèles murins un outil indispensable pour la recherche lupus, contribuant à des avancées significatives dans la compréhension et le traitement de cette maladie complexe. Environ 15 études sont prévues par an dans le cadre de ce projet.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les modèles murins sont très utiles pour la recherche sur les maladies inflammatoires tel que le lupus. En recréant les conditions de cette maladie chez les souris, les chercheurs peuvent mieux comprendre les mécanismes de celle-ci, trouver de nouvelles cibles pour les traitements et tester l’efficacité de nouveaux médicaments. Les traitements actuels sont les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les corticostéroïdes, des immunosuppresseurs et des biothérapies ciblées. Ces traitements visent essentiellement à contrôler les symptômes de la maladie et prévenir les poussées mais le lupus reste une maladie chronique incurable. Ces modèles permettent donc d’accélérer le développement de médicaments et d’améliorer les stratégies de prévention et de gestion des maladies inflammatoires intestinales, offrant ainsi de meilleures perspectives pour les patients. Les données obtenues grâce à ces recherches sont partagées avec la communauté scientifique et aident à faire avancer les essais cliniques et à obtenir les autorisations nécessaires pour la mise sur le marché de nouveaux médicaments.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Pour l’induction du modèle par agent chimique, injection intrapéritonéale unique sur animal vigile, environ 10 secondes. Pour l’administration des composés à tester : Administrations sur animal vigile, environ 10secondes, réalisée au maximum 4 fois par semaine jusqu’à la fin de l’étude. Prélèvements de sang, sur animal vigile, environ 15-20 secondes, au maximum 1 fois toutes les 2 semaines. Prélèvements urinaires, environ 10 secondes au maximum 5 fois par semaine.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’utilisation de souris pour étudier le lupus peut entraîner plusieurs effets indésirables pour les animaux : Perte de poids progressive; Altération de l’état général : absence de toilettage, alopécie, lésions cutanées, sécrétions nasales ou oculaires; Troubles du comportement : prostration, agressivité, difficultés respiratoires; Présence de ganglions hypertrophiés; Douleurs abdominales.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux sont euthanasiés pour les prélèvements d’organes nécessaires à l’atteinte des objectifs de l’étude.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’utilisation de modèles de souris pour le lupus est essentielle pour développer et tester de nouveaux traitements pour cette maladie complexe. Ces modèles permettent d’étudier les réponses du système immunitaire dans un environnement contrôlé, ce qui aide à comprendre comment les cellules interagissent et comment la maladie progresse. Contrairement aux tests en laboratoire (in vitro) ou aux simulations informatiques (in silico), les modèles de souris peuvent reproduire la complexité d’un organisme entier. Les tests en laboratoire sont utiles pour étudier les cellules, mais ils ne peuvent pas montrer les interactions dynamiques dans le corps. Les simulations informatiques sont limitées par la complexité biologique et la qualité des données. C’est pourquoi les modèles animaux sont nécessaires pour obtenir des résultats pertinents et applicables aux humains. En utilisant différents modèles de souris, nous pouvons explorer divers aspects du lupus. Les de souris spontanées nous aident à comprendre les aspects génétiques et auto-immuns et le modèle induit par une molécule de référence permettent de contrôler l’induction du lupus. Cette approche intégrée est cruciale pour développer des traitements efficaces et applicables aux humains.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés est basé sur des publications scientifiques et optimisé par un biostatisticien en fonction des objectifs de l’étude Des méthodes statistiques sont appliquées pour minimiser le nombre d’animaux tout en obtenant des résultats fiables et en réduisant les biais expérimentaux. Seules les molécules ayant montré en amont une activité anti-inflammatoire in vitro sont testées sur les animaux (in vivo). L’utilisation de techniques précises comme la cytométrie en flux, l’analyse de biomarqueurs et l’histologie permettra d’obtenir des données détaillées à partir de petits échantillons. De plus, on pourra avoir un suivi non invasif et multiparamétrique des animaux pour mesurer la distribution des composés et l’évolution de la réponse inflammatoire, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Les modèles décrits dans ce projet sont choisis pour leur pertinence clinique, réduisant ainsi le besoin de tests supplémentaires sur d’autres animaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris sont hébergées en groupe. Nous utiliserons également une litière adaptée, douce (exemple : litière de cellulose) et un enrichissement qui favorise l’expression des comportements normaux de la souris (abri, enfouissement, nidification…). Les techniques de manipulation douce, telles que l’utilisation de tunnels et la préhension dans le creux des mains, sont mises en œuvre pour réduire le stress et l’angoisse des animaux. Un apport nutritif (gel hydrique, gel boost …) pourra être mis en place 1 semaine avant le début de l’étude pour faciliter l’accès des animaux. Les animaux pourront être hébergés dans des cages connectées capables de détecter 24h/24 toute anomalie dans l’activité des animaux (hypoactivité ou hyperactivité) permettant de mettre en place très rapidement les actions pour la prise en charge vétérinaire. Une grille de score a été mise en place afin de permettre la définition et l’application de points limites, généraux et spécifiques à la procédure, une fréquence accrue des observations et ainsi intervenir de manière anticipée pour éviter toute douleur ou dommages pour les animaux au-delà de la classe de gravité définie pour la procédure. Les protocoles expérimentaux seront continuellement améliorés pour minimiser la douleur et le stress des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est le modèle de choix en pharmacologie. Elles partagent une grande partie de leur génome avec les humains, permettant de modéliser les maladies humaines et d’étudier les effets des médicaments. Leur petite taille et leur cycle de reproduction rapide facilitent les études à long terme et les expériences génétiques. Les souris, étant des mammifères, ont des systèmes biologiques comparables à ceux des humains, rendant les résultats plus pertinents. Les souris adultes (à partir de 8 semaines d’âge) sont utilisées dans ce projet pour mimer la pathologie chez les patients adultes car l’immunité varie fortement en fonction de l’âge. De plus le système immunitaire est complètement mature à partir de 6 semaines d’âge chez la souris.