Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1362 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de modéré à sévère. Elles reçoivent des antibiotiques puis une transplantation de flore intestinale par gavage répété, une suppression de leur système immunitaire, une greffe de cellules immunitaires humaines et de cellules tumorales, avant l’administration de traitements anticancéreux. Le porteur indique que ces manipulations peuvent provoquer diarrhées et effets délétères mal connus, et que des souris sont tuées lorsque la tumeur ou le traitement entraîne des atteintes, ou pour des prélèvements incompatibles avec la survie. Il affirme qu’aucune méthode in vitro ou in silico ne permet d’évaluer une thérapie en tenant compte à la fois du microbiote et d’un système immunitaire humain.

NTS-FR-839658v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Souris, Cancer, Thérapies, Microbiote intestinal
Souris : 1362

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet a pour objectif de mettre en place un modèle de cancer chez la souris avec un microbiote intestinal contrôlé (= « flore intestinale ») et un système immunitaire de type « humain » permettant d’évaluer de nouveaux traitements anticancéreux à visées humaines.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

A court terme, les bénéfices attendus sont d’évaluer le lien entre la composition du microbiote intestinal et l’efficacité des thérapies, en particulier des immunothérapies dans la lutte contre le cancer. A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments et stratégies thérapeutiques pour traiter les cancers.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Modification du microbiote des animaux (traitement de 1 semaine par antibiotiques), change des cages durant la durée du traitement par antibiotique (1 fois par jour pendant 2 à 8 jours), transplantation d’un nouvelle flore intestinale par gavage oral (durée du gavage inférieure à 1 min, à raison 3 fois par semaines pendant 3 à 8 semaines), suppression du système immunitaire d’origine (durée du protocole : 1 semaine maximum avec des injections régulières de durée inférieures à 1 min), greffe de cellules immunitaire humaine (durée de l’injection inférieure à 1 min) et greffe de cellules tumorales (durée de l’injection inférieure à 1 min). Application / Administrations des traitements (moins de 2min pour les injections). En cas de prélèvement de sang (durée de moins de 2min).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Stress lié à la contention pour suivi des signes cliniques, administration des anesthésiques, analgésiques et des différents traitements par différentes voies (douleur équivalente à la piqure d’une aiguille). Stress lié au change des cages. A noter que l’implantation d’un nouveau microbiote et suppression du système immunitaire d’origine pourra conduire à des désagrément intestinaux (ex: diarrhées). De même, l’utilisation de traitements novateurs pour lesquels par définition nous ne connaissons pas tous les effets, pourront également induire des effets délétères. Egalement, le développement de tumeurs chez la souris pourra à terme être associé à des effets délétères (ex: présence d’une tumeur associé ou non à de la perte de poids).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Euthanasie des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe/ fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal. Euthanasie des animaux suite aux effets indésirables provoqués par le développement de la tumeur ou encore par le produit / modèle chez les animaux.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas d’autres méthodes (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle thérapie anticancéreuse en considérant à la fois la composition du microbiote intestinal et un système immunitaire humain. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe, 10 à 12 animaux, est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses pharmacocinétiques. Des analyses statistiques seront effectuées à chaque étape du projet afin de selectionner et valider des protocoles optimaux, de façon objective. Un nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe sera utilisé pour tester, sélectionner et valider différents protocoles expérimentaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période postopératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • Le suivi de la température et l’utilisation d’une chambre de réveil chauffée, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales • Un hébergement en groupe mais sous isolateurs ou en portoirs ou en cages ventilés (permettant un hébergement « sous bulles ») afin de réduire drastiquement les risques de complications pour les animaux à chaque étape du projet.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est l’une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Animaux jeunes adultes, implantation d’un microbiote (taille des animaux et atteintes de la maturité sexuelle) Animaux juvéniles, pour l’implantation d’un système immunitaire humain (tel que décrit dans la littérature) Animaux adultes, pour l’implantation des cellules tumorales (dès lors que le système immunitaire humain sera implanté / implantation entre 6 à 14 semaines)