
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 02/06/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-852951)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’ajout d’un nouveau test comportemental (rotarod) sans ajout d’animaux nécessite une modification du projet initial. Le syndrome de Bosch-Boonstra-Schaaf est une maladie génétique humaine identifiée à ce jour sur une centaine de personnes à travers le monde, souvent chez de jeunes enfants. Ces malades souffrent généralement d’une déficience intellectuelle, d’un retard développemental, de syndromes autistiques ainsi que de modifications comportementales plus ou moins sévères. De plus,cette pathologie est souvent associée à des troubles de la vision. Chez la souris, trois lignées mutantes ont été générées afin d’être au plus près des mutations rencontrées chez l’Homme. L’objectif principale est d’étudier le comportement (activité générale,motricité, apprentissage, mémoire, anxiété, sociabilité) de ces animaux afin de déterminer quel est le modèle (la mutation) le plus proche de l’Homme.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les bénéfices attendus sont importants car cela permettra de valider le modèle animal et de choisir la mutation génétique la plus proche de l’Homme afin de mieux étudier ensuite le neurodéveloppement dans ce modèle et éventuellement de proposer des thérapies comportementales afin de permettre une évolution favorable de ce syndrôme.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à differents tests comportementaux pour étudier leur activité générale; leur motricité, le niveau d’anxiété, le niveau de sociabilité ainsiq ue leur capacité d’apprentissage et de mémorisation
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Le seul effet indésirable potentiel sera le stress que peuvent engendrer certains tests, les animaux étant mis dans un environnement nouveau.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux seront mis à mort et l’encéphale sera prélevé pour d’éventuelles études in vitro à postériori. En effet, si des modifications comportementales sont enregistrées, il sera peut-être nécessaire d’étudier anatomiquement la structure de l’encéphale. Ce n’est pas parce que le phénotype est non dommageable et que le comportement semble normal qu’il n’y a pas des modifications au niveau anatomique ou cellulaire possibles
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les conséquences de certaines mutations sur le comportement ne peuvent pas être testées in vitro. Les interactions sociales, motivationnelles, les capacités motrices et mnésiques ne peuvent être étudiées que sur l’animal vigile. Afin de s’assurer que les résultats soient transférables à l’humain, les expériences seront menées sur la souris qui est un excellent modèle génétique.
2. Réduction
Le nombre d’animaux est calculé selon un testde puissance (80%) et d’après notre propre expérience afin d’obtenir des résultats robustes. Cela nous permet d’utiliser le strict minimun d’animaux, cad 20 animaux par groupe. Nous utiliserons les mâles et les femelles car il n’a pas été rapporté de différences comportementales entre sexe dans de précédentes études de ce gène.
3. Raffinement
L’hébergement sera effectué dans l’animalerie où les conditions d’élévage sont parfaitement définies pour un bienêtre animal. Les tests comportementaux seront effectués entre 9:00 et 17:00, avec un seul test par jour pour limiter le stress. Un suivi quotidien des animaux ( week-end et jours fériés inclus) est effectué soit par les animaliers, soit par l’expérimentateur. Les animaux seront amenés en salle d’expérimentation 30 minutes minimum avant le début du test pour s’habituer à la pièce et diminuer le stress. Les expérimenteurs pourront venir éventuellement le weekend afin de travailler dans des conditions optimales. Les animaux ne seront pas soumis à plus de 3 tests par semaines. Si besoin, suite à une évolution du score de la grille d’évaluation, et en accord avec le vétérinaire de l’institut, des mesures seront prises pour traiter l’animal. L’analyse comportementale sera faite par un système d’analyse vidéo automatique afin d’avoir un bon niveau de raffinement des résultats et de permettre d’utiliser un nombre minimal d’animaux. Une application stricte des points limites durant toute la vie de l’animal sera mise en place pour ce projet. Dans le test de rotarod, lors d’une session, si l’animal arrive à 300s lors d’un essai, il ne fera pas les essais suivants dans la mesure où il aura atteint la réponse maximale.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Nous avons choisi la souris en raison de ses similarités génétiques avec l’homme, ainsi que la facilité avec laquelle son génome peut être manipulé et analysé. La souris est un excellent modèle génétique afin d’étudier le comportement suite à la mutation des gènes connus chez l’Homme comme impliqués dans notre syndrome. Ces mutations sont maintenant bien identifiées et les animaux sont en élévage chez les prestataires d’élévage. Les tests comportementaux seront effectués sur des animaux adultes permettant ainsi d’avoir une maturité corticale suffisante.