Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

390 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent par chirurgie une greffe sous-cutanée de tumeur pulmonaire humaine, puis des injections deux fois par semaine et un gavage quotidien pendant quatre semaines, avant d’être tuées à l’atteinte d’un point limite ou au bout de quatre-vingt-dix jours. Le porteur indique que la croissance tumorale peut provoquer une gêne et une perte de poids, et qualifie de « non toxiques » les composés administrés. Il décrit une étude exploratoire sans test statistique, dont les retombées pour les patients atteints de ce cancer rare restent renvoyées à l’avenir.

NTS-FR-857247v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
modèles dérivés de patients, cancer du poumon, fusion NRG1, nouvelle stratégie thérapeutique, anticorps
Souris : 390

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Nous travaillons sur les cancers du poumon avec une fusion NRG1. Cette fusion est un évènement très rare (moins de 1% des cancers du poumon non à petites cellules) et les patients ne répondent pas aux traitements ou sur une durée très limitée. Les modèles d’étude sont rares. Ce projet a deux objectifs : 1/ d’établir des modèles d’étude de cette pathologie dans la souris, à partir d’échantillons de patients. Ces modèles sont des modèles de choix pour évaluer l’efficacité d’une thérapie et ses effets néfastes à l’échelle de l’organisme ; 2/ d’évaluer l’efficacité d’une nouvelle stratégie thérapeutique dans ces modèles. Ce projet pourrait permettre de proposer à l’avenir une meilleure prise en charge aux patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine. En effet, il n’y a pas aujourd’hui de stratégies thérapeutiques pour les patients atteints de cancer du poumon avec une fusion NRG1. L’établissement de modèles dérivés de patients permettra de valider l’efficacité d’un nouveau traitement, seul ou en association avec un inhibiteur déjà utilisé en clinique, dans ce contexte dans des modèles robustes.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Implantation de tumeurs en sous-cutané, chirurgie, degré de gravité modéré, durée du geste : 10 minutes – Pousse tumorale : gêne si le volume tumoral atteint le point limite – Injection intrapéritonéale (2 fois par semaine pendant 4 semaines), durée du geste : quelques secondes et gavage (une fois par jour, 5j/7, pendant 4 semaines), durée du geste : quelques secondes de composés thérapeutiques non toxiques – Pesée et mesure de tumeur : contention et geste de quelques minutes

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Chirurgie pour implantation de tumeur en sous-cutané (degré de gravité modéré) – Développement tumoral : gêne si le volume tumoral atteint le point limite – Perte de poids possible – Pesées et suivi tumoral : stress lors de la contention et du geste (quelques minutes) – Gavage : irritation

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux ayant atteint un point limite, ou 90 jours après la greffe si aucun point limite n’est atteint, seront mis à mort. Les tumeurs seront collectées et analysées.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les échantillons de patients sont précieux et la mise en culture in vitro difficile. La génération de modèles de cancers du poumon humain dans les souris permettra d’intégrer les cellules tumorales dans l’environnement d’un organisme entier et des interactions qui en découlent. De plus la sensisbilité des cellules tumorales aux traitements anticancéreux dépend fortement du microenvironnement. Pour ces différentes raisons, nous devons effectuer cette étude sur la souris. Avant le passage dans les souris, l’efficacité du nouveau traitement a été validée in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

Cette étude est exploratoire et descriptive. Nous avons choisi des effectifs permettant une analyse ‘pilote’ pertinente et une reproductibilité des résultats tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux. Aucun test statistique ne sera effectué.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Avant toute manipulation, les animaux seront acclimatés et sensibilisés aux manipulateurs pendant 7 jours afin de limiter le stress. Les souris seront surveillées quotidiennement, pesées chaque semaine et nous serons attentifs à leur état général (prostration de l’animal, poil hérissé, difficultés locomotrices) à chaque visite afin de détecter rapidement une souffrance ou l’atteinte d’un point limite. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux. Les conditions d’hébergement des animaux permettent d’éviter l’apparition de phénotype dommageable. Les animaux sont hébergés en groupe de 6 souris par cage pour répondre au besoin de socialisation et chaque cage présentera des enrichissements. La chirurgie sera réalisée après anesthésie des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous proposons d’établir des modèles dérivés de patients atteints de cancer du poumon et d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement. Une souche murine fortement immunodéprimée est nécessaire pour éviter le rejet des tissus implantés et favoriser la prise de greffe d’origine humaine. Les autres modèles de mammifères immunodéprimés sont peu nombreux, il est préférable d’avoir recours aux modèles murins. L’efficacité du traitement a été évalué in vitro. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5 à 6 semaines afin de favoriser la prise tumorale.