Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Trois injections sous-cutanées et trois injections rétro-orbitales sous anesthésie déclenchent chez elles une maladie qui reproduit la sclérose en plaques, avec une paralysie qui commence par la queue et gagne les membres postérieurs, et des douleurs neuropathiques possibles. Les animaux sont pesés et notés trois fois par semaine jusqu’à la perfusion intracardiaque terminale qui permet de prélever leur système nerveux central. Le porteur indique que de nouvelles cibles thérapeutiques pourraient en sortir, et affirme que les interactions entre cellules immunitaires et leur microenvironnement ne peuvent pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.

NTS-FR-872408v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Sclérose en plaques, Système immunitaire
Souris : 150

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Une dysfonction du système immunitaire y entraine des lésions qui provoquent des perturbations motrices et sensitives. La prise en charge thérapeutique des patients est à ce jour imparfaite. La maladie est médiée par une population de globules blancs spécifique, et il a été proposé que deux nouvelles protéines d’intérêt sont nécessaires au fonctionnement de ces cellules et donc au développement de la maladie. L’objectif de ce projet est de comprendre à l’échelle cellulaire et moléculaire comment ces protéines interviennent dans la biologie de cette population de cellules pathogéniques. Cette étude se fera en utilisant un modèle de sclérose en plaques chez la souris, pour lequel les protocoles expérimentaux sont bien établis et permettent de reproduire fidèlement les symptômes et les mécanismes de la maladie humaine.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet pourrait permettre non seulement de mieux comprendre les mécanismes contribuant au développement de la sclérose en plaques, mais aussi de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutique pour le traitement de cette maladie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

-3 injections par voie sous-cutanée sous anesthésie gazeuse isofluorane (2*5 secondes/souris au cours d’une anesthésie de deux minutes au total environ) -3 injections par voie intra-veineuse rétro-orbitale sous anesthésie isofluorane (2*2 secondes/souris au cours d’une anesthésie de deux minutes au total environ) -1 perfusion intra-cardiaque terminale sous analgésie et anesthésie médicamenteuse (3 minutes/souris)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les injections permettant l’induction de la maladie peuvent induire une douleur légère (traitée par analgésiques). Les symptômes de la maladie se manifestent par une paralysie progressive, commençant par la queue, puis les membres postérieurs et enfin les membres antérieurs. Dans notre animalerie, la sévérité se limite à la paralysie des membre postérieurs. Comme chez l’homme, la maladie peut être associée à des douleurs neuropathiques. Après avoir atteint le score maximum, les animaux entrent dans une phase de rémission (variable, de partielle à complète). Les scores cliniques et le poids sont évalués trois fois par semaine et nécessitent une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les souris seront mises à mort afin de prélever le système nerveux central et les ganglions lymphatiques pour analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d’expériences in vitro. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d’expériences dans un contexte physiologique pertinent, c’est-à-dire chez l’animal. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Certaines procédures peuvent induire une douleur/un stress chez les animaux. Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse, via notamment l’anesthésie gazeuse et un antalgique (buprénorphine). Un suivi adapté et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la souffrance des souris. Le comportement, l’éventuelle déshydratation des souris, et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience. Un enrichissement (morceaux de coton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée et des injections de glucose, pourront être utilisés.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le choix de l’expérimentation chez la souris est justifié par l’utilisation d’un modèle de sclérose en plaques, le plus utilisé dans la littérature car reflétant la pathologie humaine de façon fidèle, notamment concernant le rôle pathogénique des cellules immunitaires. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire et reflète la maladie humaine qui se déclare généralement chez de jeunes adultes. L’âge sera homogène dans chaque procédure.