Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Greffées d’une tumeur colorectale puis traitées par chimiothérapie et thérapie ciblée, 3 024 souris sont toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 1 872 d’entre elles et sévère pour 1 152. Des prélèvements sanguins encadrent chaque procédure, et le porteur décrit une gêne et une douleur au site d’implantation de la tumeur, une perte de poids et de la diarrhée. Le rythme des traitements est annoncé comme quotidien puis, dans la même phrase, comme deux fois par semaine pendant quatre semaines. L’objet reste de préciser le rôle de deux protéines dans la carcinogenèse colorectale, et le porteur affirme qu’il n’existe « pas d’alternative » au modèle animal pour y parvenir.

NTS-FR-875898v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cancer colorectal, Thérapies ciblées
Souris : 3024

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

En Europe, on compte 500 000 nouveaux cas de cancer colorectal par an, responsables de plus de 170 000 décès. Le cancer colorectal se développe spontanément ou apparaît suite à un état d’inflammatoire chronique que l’on retrouve dans la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse. Les modèles animaux permettent de comprendre le microenvironnement tumoral transposable à l’homme. Ils constituent des outils fondamentaux pour appréhender les mécanismes physiopathologiques ainsi que les traitements liés au cancer. Les protéines Mpzl1 et Slap1 régulent la carcinogenèse du cancer colorectal. Ainsi, nous avons pu précédemment montrer que la protéine Slap1 régule négativement la carcinogénèse et possède des fonctions suppressives de tumeurs remarquables dans des modèles in cellulo de cancer du côlon (inhibition de la prolifération et de l’invasion). Et, à l’inverse que la protéine Mpzl1 en réponse à certains facteurs du microenvironnement tumoral promeut l’invasion et la prolifération des cellules cancéreuses colorectales. L’objectif principal de notre étude est de mieux comprendre le rôle de ces protéines dans le développement du cancer colorectal afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour combattre cette maladie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

En conclusion, ce projet proposé vise à mieux comprendre la fonction des protéines anti-tumorale et pro-tumorale dans la physiologie de l’épithélium intestinal, la réponse à l’inflammation chronique, la régénération de l’épithélium intestinal et la carcinogenèse colorectale. A long terme, ce projet permettrait de développer de nouvelles thérapies et devrait permettre de mieux stratifier les patients répondeurs/non répondeurs à ces thérapies ciblée.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux qui développeront des tumeurs colorectales recevront différents traitements (chimiothérapie et thérapie ciblée) quotidiennement par injections (2 fois par semaine pendant 4 semaines). Des prélèvements sanguins seront réalisés au début et à la fin de chaque procédure. Les différents gestes seront compris entre 20 et 90 secondes à raison de 1 à 2 fois.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables prévus sur les animaux : •La mise en place de modèles tumoraux peut induire une gêne au niveau du site d’implantation de la tumeur ainsi qu’une douleur, une perte de poids et provoqué de la diarrhée. •Lors du réveil après une anesthésie, les souris peuvent être désorientées et stressées. •Les traitements (chimiothérapie et thérapie ciblée) peuvent avoir une toxicité non-spécifique au niveau des organes sains.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Mise à mort de tous les animaux en fin de chaque procédure afin de procéder au prélèvement et à l’analyse fine des organes et tumeurs.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous utiliserons des modèles ex vivo de tumoroïdes issus de cellules en culture pour étudier les effets des protéines étudiées et des traitements proposés dans les cellules épithéliales intestinales. Par contre, il n’existe pas d’alternative autre que l’utilisation des modèles animaux pour évaluer avec précision et pertinence, le rôle de ces protéines et l’effet de ces traitements dans un contexte mimant la physiopathologie et prenant en compte le dialogue entre les cellules tumorales et l’environnement de la tumeur, notamment avec la matrice extracellulaire et le système immunitaire.

2. Réduction

3R / Réduction :

Selon nos études précédentes, les données de la littérature et des analyses statistiques, nous pouvons définir avec précision le nombre de souris suffisant par groupe pour chaque procédure. L’utilisation d’un animal dans plusieurs procédures réduit le nombre de souris à utiliser.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les mesures destinées à réduire le stress et la douleur des animaux ont été prévues : stabulation des animaux en groupe, enrichissement du milieu (fibres de coton et cabanes en carton), injection d’anti-inflammatoires et analgésiques en cas de douleur. Des procédures expérimentales seront réalisés sous anesthésie afin de réduire au minimum le stress de l’animal. Tout au long du déroulement des expériences, une observation journalière de l’état clinique des souris utilisées sera assurée. Nous avons défini les points limites adaptés (perte de poids, saignement, diarrhée, isolement, tumeurs nécrosées et prostration de l’animal avec tremblements) pour permettre de limiter la douleur à son minimum. Tout animal présentant un signe de souffrance sera soigné ou euthanasié.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris immunocompétente est un modèle de référence pour étudier la tumorigenèse colorectale. Le protocole d’induction du cancer colorectal par l’administration d’une carcinogenèse et d’un agent inflammatoire est maintenant bien standardisé chez la souris. Ce modèle mime au plus près les étapes de la carcinogenèse colorectale suite à une inflammation chronique. Chez notre modèle murin génétique, les tumeurs se développent plus vite ce qui nous permet d’obtenir des résultats plus rapidement. La souris immunodéprimée est le modèle utilisé internationalement pour étudier la croissance tumorale des cellules humaines. Ne possédant pas de thymus, elle accepte la greffe de cellules tumorales humaines sans présenter de phénomène de rejet. Les animaux seront utilisés à partir de 2-3 mois d’âge selon le protocole établi dans la littérature ou lorsqu’ils auront atteint un poids minimum de 20g.