
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 10/02/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-876241)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Pour comprendre comment le cerveau capture les expériences transitoires et les convertit en changements durables dans les circuits neuronaux, il faut identifier les ensembles spécifiques de neurones responsables du codage de chaque expérience. Cette étude pilote vise à tester une nouvelle méthode d’identification de population neuronales activées lors d’un test d’apprentissage rapide chez la souris, grâce l’injection d’un marqueur de l’activation encodé génétiquement.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Cette étude pilote nous permettra de tester et mettre au point une technique de marquage d’activité neuronale efficace dans une tâche d’apprentissage rapide. Ces résultats serviront de base à une étude des mécanismes neuronaux de l’apprentissage rapide, en identifiant les neurones impliqués et manipulant les neurones identifiés, et permettront une réduction du nombre d’animaux nécessaires pour cette étude. De plus, ce travail servira également à tous nos autres projets : en effet, l’identification des ensembles neuronaux activés dans des situations contrôlées est fondamental pour l’étude de la physiologie et pathologies cérébrales
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Tous les animaux seront soumis à l’injection du marqueur d’activation, sous anesthésie générale. L’injection sera soit intra-cérébrale (chirurgie d’environ 45 minutes), soit intra-veineuse (moins d’une minute). Tous les animaux seront ensuite soumis à un test comportemental non douloureux, soit d’apprentissage moteur (cylindre en rotation, 5 essais de 5 minutes maximum par jour pendant 5 jours), soit d’aprentissage rapide (exploration pendant 10 min par jour pendant 3 jours)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La chirurgie d’injection intracérébrale sous anesthésie peut engendrer une douleur post-opératoire modérée de courte durée. L’injection intra-veineuse peut causer un saignement léger de courte durée peu douloureux. Les tests de comportements peuvent entrainer un stress léger de courte durée pour l’animal.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
La mort des animaux est nécessaire pour le prélèvement des cerveaux et l’identification des neurones qui ont été activés pendant la tache comportementale.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Aucune méthode de simulation informatique n’est suffisante pour permettre d’évaluer l’activité du cerveau lors du comportement. Les cultures cellulaires ne permettent pas d’étudier des mécanismes d’apprentissage observés chez l’animal in vivo. Les structures cérébrales étudiées ne sont pas présentes chez les invertébrés.
2. Réduction
Cette étude pilote technique vise à diminuer le nombre d’animaux utilisés dans notre projet scientifique en testant et optimisant une nouvelle méthode en amont avant de l’appliquer dans un projet comprenant de multiples groupes et conditions. De plus, ce travail servira également à tous nos autres projets : en effet, l’identification des ensembles neuronaux activés dans des situations contrôlées est fondamental pour l’étude des réseaux neuronaux, que ce soit dans des conditions physiologiques ou pathologiques. Nous utilisons le nombre minimal d’animaux par groupe pour obtenir des résultats exploitables. De plus, la stratégie expérimentale est choisie de manière à minimiser le nombre de groupes, chaque condition supplémentaire étant testée, ou abandonnée, à la lumière des résultats précédents. Le nombre d’animaux indiqué est donc un maximum qui ne sera probablement pas atteint.
3. Raffinement
Ce projet teste un moyen de raffiner le protocole d’injection pour nos projets futurs en remplaçant une chirurgie cérébrale par une injection intra-veineuse. Les souris sont hébergées dans une animalerie agréée et disposent de matériel d’enrichissement (coton pour faire des nids, petites maisons ou tubes pour se cacher). Toutes les mesures sont prises pour minimiser les nuisances subies par les souris: période d’acclimatation, anesthésie et analgésie appropriée lors des chirurgies, suivi post-opératoire quotidien pendant tout le temps nécessaire à la stabilisation. Le bien-être des animaux est contrôlé tout au long de leur utilisation et des critères d’arrêt sont définis si une souffrance ne peut pas être soulagée. L’animal est habitué à la manipulation par l’expérimentateur en amont des expériences pour réduire son stress.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Il est nécessaire d’utiliser un modèle animal mammifère pour obtenir des résultats potentiellement transposables à l’Homme, car les structures étudiées ne sont pas présentes, ou sont organisées différemment chez les autres vertébrés (et absentes chez les invertébrés). Parmi les modèles animaux mammifères, nous utilisons le modèle souris qui permet l’utilisation de lignées transgéniques nécessaires à la suite du projet. Les animaux sont utilisés à l’âge jeune adulte pour les tests comportementaux. Pour cela, l’injection du système de marquage est effectuée 2 à 4 semaines en amont (à partir de 4 semaines d’âge minimum)