Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Jusqu’à sept mesures de force sous anesthésie générale, trois lavages vaginaux, quatre injections intrapéritonéales et une séance d’imagerie pouvant durer trois heures: 1 189 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour des analyses tissulaires et cellulaires. L’exercice imposé par électrostimulation sous anesthésie provoque une blessure du muscle du mollet droit, que le porteur compare à un claquage chez l’être humain. Le projet cherche à établir l’influence du sexe sur les étapes de la réparation musculaire et à identifier les mécanismes cellulaires en jeu. Le porteur affirme qu’aucun signe de souffrance n’est visible lors des lavages vaginaux ni au décours du dommage musculaire, tout en déclarant des nuisances modérées pour l’ensemble des animaux du fait du cumul des actes.

NTS-FR-877100v2
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système musculosquelettique ·
Mots-clés
Muscle strié squelettique, régénération
Souris : 1189

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet se déroule dans 2 EU. Il vise i) à mettre en évidence l’influence du sexe sur les différentes étapes de la réparation musculaire en nous appuyant sur un modèle préclinique standardisé de lésions musculaires physiologiques induites par un exercice d’intensité variable (i.e., de légère à élevée) ; ii) à identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de i) à mettre en évidence l’influence du sexe sur les différentes étapes de la réparation musculaire en nous appuyant sur un modèle préclinique standardisé de lésions musculaires physiologiques induites par un exercice d’intensité variable (i.e., de légère à élevée) ; ii) à identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Ce projet pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des atteintes musculaires associées à plusieurs situations physiopathologiques (vieillissement, cancer…)

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris sont soumises à des lavages vaginaux (3 maximum, EU1/2), un protocole d’exercice par électrostimulation (sous anesthésie générale, durée 15 minutes maximum, EU1/2), à une mesure de force (sous anesthésie générale, durée 5 minutes maximum, 7 mesures maximum, EU1/2). Une partie des animaux est également soumis à des injections ip (4 maximum, EU1/2) (moins d’une minute), une injection sous-cutanée et à une analyse par imagerie (sous anesthésie générale, durée 3 heures maximum, EU2/2)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Des nuisances et effets indésirables « modérés » sont attendus du fait d’un cumul d’actes (contention, injections, lavages vaginaux, électrostimulation, anesthésies). Les souris femelles sont soumises à des lavages vaginaux (3 maximum) afin de contrôler leur cycle ovarien. L’ensemble des animaux est soumis à un protocole d’exercice qui induit une blessure des muscles du mollet droit mimant ainsi un « claquage » chez l’homme. Des mesures de force sont réalisées sous anesthésie générale pour déterminer la cinétique de réparation de la fonction musculaire. Notre expérience depuis le début du projet montre qu’il n’y a aucun signe de souffrance visible chez les animaux lors des lavages vaginaux et au décours de l’induction du dommage musculaire et des mesures de force. Toutefois, le cumul de ces actes peut générer du stress pour les animaux. Enfin, le traitement antalgique préalable à la session d’imagerie peut générer du stress lors de la contention.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont mis à mort pour réaliser des analyses tissulaires et cellulaires

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le laboratoire a une longue expérience des essais in vitro par la culture cellulaire. Aussi, bien que l’analyse de la régénération musculaire puisse être en partie étudiée in vitro, ce processus repose notamment sur l’interaction entre différentes cellules qui ne peut être étudiée qu’in vivo, justifiant le recours à l’expérimentation animale

2. Réduction

3R / Réduction :

L’utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l’établissement des données expérimentales, à l’aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures. Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’exercice et de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. La procédure expérimentale utilisée inclut un recours systématique à l’anesthésie générale adaptée lors de l’électrostimulation et de la mesure de la force musculaire. Notre expérience sur ce modèle de dommage musculaire et de lavages vaginaux montre que l’ensemble (100%) des animaux est inclus pour réaliser des analyses fonctionnelles et biologiques. Un lavage vaginal est effectué ce qui permet d’éviter la réalisation d’un prélèvement intravaginal (frottis). Un traitement antalgique est réalisé 30 minutes avant la session d’imagerie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Des travaux précédents ont montré que les processus mis en œuvre au cours de la régénération musculaire chez la souris sont proches de ceux observés chez l’homme. Les animaux utilisés sont à l’âge adulte (8-12 semaines).