
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 30/06/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-888266)
384 souris génétiquement modifiées pour accélérer le recyclage de leurs composants cellulaires vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal est privé de nourriture pendant quatorze à quinze heures, reçoit une injection de moins de cinq secondes, puis est tué pour prélever ses organes. L’objet déclaré est de déterminer les conditions d’hébergement dans lesquelles se déroulera un projet ultérieur sur le vieillissement. Le porteur affirme qu’il est « actuellement impossible » de répondre à cette question par des approches in vitro.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’autophagie est un processus naturel utilisé par nos cellules pour recycler leurs composants endommagés ou inutiles. Ce système de nettoyage et de recyclage à l’intérieur de nos cellules, les aide à rester en bonne santé et à fonctionner correctement. Avec l’âge, ce processus d’autophagie ralentit, ce qui contribue au vieillissement et peut réduire la durée de vie. Nous avons précédemment montré que stimuler ce processus, peut améliorer la longévité chez les mammifères. Dans l’étude que nous proposons, nous utilisons des souris génétiquement modifiées qui possèdent une capacité d’autophagie augmentée. L’objectif global de notre projet de recherche est de comprendre si augmenter l’autophagie dans les muscles en particulier peut aider les souris à vivre plus longtemps et en bonne santé. Cependant, des facteurs comme l’environnement ou les conditions d’hébergement des souris peuvent influencer ce processus. L’objectif du projet est donc d’identifier les conditions sanitaires nécessaires pour étudier l’autophagie au cours du veillissement. En résumé, ce projet est la première étape primordiale à la mise en place de notre projet global qui vise à comprendre comment l’autophagie influence le vieillissement et si elle peut être activée pour favoriser le vieillissement en meilleure santé.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
– Impact scientifique et technologique : validation du modèle d’étude; identification des conditions d’hébergement adéquates pour la réalisation d’un projet global de vieillissement ; déterminer si les souris, dont la capacité d’autonettoyage est stimulée par la mutation, peuvent encore activer ce processus naturellement. – Impact sociétal et économique : mieux comprendre les conséquences de l’activation de l’autophagie d’une part ; procédure initiale d’un projet d’étude qui pourra apporter une preuve de concept pour le développement de molécules activant l’autophagie afin de promouvoir le vieillissement en bonne santé.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront mis à jeun pendant 14h ou 15h, une seule fois en fin de projet. Une seule injection sera réalisée par animal en moins de 5 secondes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Douleur légère au site d’injection et stress lors de la mise à jeun et lors de la contention.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Euthanasie pour prélèvement d’organes et études moléculaire de l’autophagie des cellules.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Il est actuellement impossible de répondre à notre question scientifique par le biais d’approches in vitro. L’utilisation de la souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés pour étudier l’impact de l’augmentation du processus d’autophagie sur la communication entre les organes au cours du vieillissement.
2. Réduction
Le nombre d’animaux a été calculé au minimum avec un outil statistique. Pour les calculs, nous nous sommes basés sur les expériences que nous avons réalisées précédemment sur ces animaux. Nous réaliserons ces expériences sur 6 animaux/sexe/condition. Nous ne réaliserons la deuxième partie de l’étude que sur la condition d’hébergement étant la plus favorable à la mise en place de l’autophagie. Nous partagerons les tissus prélevés avec les équipes intéressées par une collaboration.
3. Raffinement
Nous réaliserons un suivi quotidien des animaux et appliquerons des points limites définis préalablement pour palier à tout problème éventuel survenant en cours du projet. Lors de l’injection unique, nous respecterons les recommandations en terme de volume et d’aiguille. La solution injectée sera tièdie pour éviter le refroidissement de l’animal.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’utilisation de la souris permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés pour étudier le rôle du procesus d’autophagie in vivo. Les animaux seront utilisés à l’âge de jeune adulte entre 10 et 16 semaines. A ce stade, d’après notre expérience, nous savons que nous pouvons induire l’autophagie.