Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pour produire des anticorps destinés à des tests de diagnostic, 2 300 souris sont utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance sévère, tuées par prélèvement d’un volume de liquide abdominal incompatible avec leur survie. Elles reçoivent une injection de pristane dans le péritoine, une irradiation, puis une injection d’hybridomes dont la multiplication gonfle leur abdomen et modifie leur comportement. Le porteur indique que la production in vitro existe et qu’un programme vise à remplacer 100 % des productions in vivo, tout en la décrivant comme plus lente et de moindre rendement. Il reprend l’avis du comité national d’éthique selon lequel cette production in vivo « indispensable à la santé publique » ne devrait pas partir vers des pays à réglementation moins développée, argument de localisation davantage que de science.

NTS-FR-891266v1
Types de recherche
· Diagnostic des maladies · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Anticorps monoclonaux, Ascite
Souris : 2300

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La fabrication de test de diagnostics de maladies infectieuse nécessite un approvisionnement en anticorps monoclonaux. Ces anticorps monoclonaux sont le coeur de la qualité des tests, ce sont ces anticorps qui vont accrocher les antigènes et ainsi diagnostiquer la maladie.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus sont la production de réactifs de diagnostic in vitro. Ces réactifs permettent de dépister des maladies infectieuses telles que, le sida, les hépatites, la toxoplasmose ou les méningites bactériennes. Ces pathologies mondiales touchent pour le sida 38.4 millions de personnes (avec 1.5 million de contaminations par an), pour les hépatites 325 millions de personnes (dont 1.3 million de décès par an et 1.7 million de nouvelles contaminations). Le CNREEA note qu’il n’est pas souhaitable que la production d’anticorps in vivo indispensable à la santé publique soit délocalisée dans des pays tiers où la règlementation en matière de protection animale est peu développée.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Injection intra-péritonéale d’agent activateur de la réponse immunitaire (sous traitement analgésique) dure quelques secondes., délai d’attente et de surveillance 15J Irradiation à une dose modérée dure 6.5min, délai d’attente et de surveillance 7 à 15J. Injection intra-péritonéale d’hybridomes dure quelques secondes

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Après les étapes de pristanisation et d’irradiation, l’animal peut être amorphe associé ou non à du poil hérissé pendant 24h maximum, puis récupère complètement. La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d’ascite qui engendre un gonflement de l’abdomen de l’animal qui induit des modifications du comportement et de l’aspect de l’animal.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements de fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans les nouveaux produits et les nouvelles versions de produit, les anticorps utilisés sont fabriqués avec des anticorps produits uniquement avec un process « in-vitro ». La mise au point des conditions de production in vitro est longue (plusieurs mois) et les rendements sont souvent inférieurs à ceux in vivo. Les développements nécessaires pour chaque production les rendent moins efficaces en termes de mise au point et ils ne sont guère compatibles avec certaines applications comme les screening de molécules. L’utilisation d’animaux est rendue nécessaire en cas d’urgence sanitaire où la production in vitro ne peut être imposée. L’approche alternative doit être mis en oeuvre en effet dès lors que la production in vitro a d’ores et déjà donné des résultats satisfaisants pour un antigène considéré dans les critères de performances définis dans la formulation du produit final, sachant qu’il peut y avoir des échecs de la production in vitro en termes de quantité ou qualité. Néanmoins, un projet est lancé chez le donneur d’ordre pour remplacement de 100% des productions d’anticorps monoclonaux « in -vivo » par des productions « In-vitro ». Le but avoué est l’élimination des méthodologies In-vivo. Ce travail est suivi régulièrement par le donneur d’ordre et est partagé avec le MESRI

2. Réduction

3R / Réduction :

Une politique stricte de la gestion des stocks est en vigueur afin d’utiliser le matériel issu de ces animaux le plus judicieusement possible (pas de surstock) et d’éviter tout gaspillage. Une baisse significative du nombre d’animaux peut être notée car nous sommes passé de 25000 animaux/an demandé en 2015 à 7000 animaux/an demandé en 2021 pour être aujourd’hui à 1150 animaux /an soit une baisse de plus de 95% en quasiment 8 années

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Le raffinement sera obtenu par l’application dans le plus grand respect de la recommandation de CNREEA (parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, associé à la mise au point de procédures rigoureuses à chaque étape du projet, à leur réalisation par du personnel formé et habilité à la surveillance quotidienne de l’état de santé des animaux. A chaque étape les animaux sont manipulés par du personnel habilité et sensibilisé au bien-être de l’animal. Le suivi des points limite est réalisés au travers de la mise en place de grilles d’évaluations de la douleur à chaque étape du protocole permet aux techniciens d’être le plus objectif possible sur l’attitude à adopter face à différents symptômes que l’animal pourrait développer.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle animal de petite taille et facile à manipuler. Elle possède une durée de vie courte, ce qui permet d’avoir des études de courtes durées et l’élaboration d’hypothèses sur des modèles plus complexes dont l’Homme. Le modèle souris est utilisé du fait de l’origine des hybridomes (murine). La souche de souris BALB/c est appropriée car elle se révèle excellente pour la production ultérieure in vivo d’anticorps à partir de ces hybridomes. Les souris seront toutes utilisées au stade adulte pour que leur système immunitaire soit mature. Les souris utilisées auront au minimum 6 semaines d’âge au démarrage du projet et 8 semaines (au moment de l’induction de l’ascite). A ce stade, les souris sont assez matures et robustes pour supporter l’injection des hybridomes sans mortalité en cours d’expérimentation.