Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

Exposés à une toxine végétale mortelle par aérosol ou par dépôt liquide dans les voies respiratoires, 197 macaques à longue queue subissent des procédures d’un niveau de souffrance modéré à sévère, la plupart tués pour analyse du tissu pulmonaire et 48 réutilisés dans d’autres protocoles. Le porteur décrit une intoxication qui tue en 36 à 48 heures, avec accumulation de liquide dans les poumons, détresse respiratoire sévère et léthargie, et prévoit jusqu’à quinze prises de sang, sept prélèvements du nez et de la trachée et un hébergement individuel de trois semaines après exposition. Il justifie le choix du macaque par la proximité avec l’humain et le recours à un « organisme entier », et présente le projet comme devant remplacer un essai clinique humain. L’objet déclaré relève de la défense contre un usage malveillant de la toxine, les contre-mesures ayant déjà été testées sur des rongeurs.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-945585v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles respiratoires ·
Mots-clés
Contre-mesure, toxine végétale
Macaques à longue queue : 197

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Certaines toxines d’origine végétale sont particulièrement nocives. Pour certaines, il n’existe actuellement pas de traitement médical confirmé pour la prévention ou le traitement de l’intoxication. À ce jour, plusieurs attentats ou tentatives d’attentats ayant recours à ce type de toxine sont recensés. Le mode de dispersion visé dans leur utilisation malveillante est le plus souvent l’aérosol qui est la voie de propagation de la toxine la plus préoccupante en raison de sa nocivité lorsqu’elle est inhalée. Les données scientifiques obtenues jusqu’à présent sur une de ces toxines ont été générées via un modèle établi par dépôt liquide directement dans les voies respiratoires de la toxine. Il apparaît comme une priorité de valider ce modèle en le comparant à la méthode de référence à l’échelle internationale qui est la voie d’exposition la plus probable en cas d’attaque malveillante. Par ailleurs, il est crucial de disposer de solutions efficaces pour contrer les effets de ce type de toxine tout en assurant que l’Europe soit autonome et indépendante dans sa capacité de production. Dans ce projet, plusieurs traitements contre ce type de toxine seront testées, soit par administration par voie intraveineuse, soit par dispersion sous forme d’aérosol à l’aide d’un système commercial. La méthode par injection intraveineuse a déjà été utilisée précédemment et est donc bien caractérisée et validée à de nombreux niveaux. La méthode d’administration par aérosol présente également de nombreux avantages tels que le traitement directement dans le poumon et une administration facilitée y compris par du personnel non médical. Les objectifs de ce projet sont donc : • De comparer la distribution dans l’organisme et la tolérance de traitement par voie intraveineuse et/ou aérosol, • De réaliser la faisabilité et de l’efficacité de ces traitements au moyen d’études courte déterminantes, • De mettre en place le modèle d’aérosolisation de la toxine et de valider ce modèle contre le modèle historique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Ce projet permettrait de disposer de traitements contre l’intoxication à avec une toxine végétale. Un traitement efficace et dont l’administration est facile, y compris pour du personnel non médical, est critique pour le traitement rapide et efficace des populations.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Cruelty Free International a établi en 2018 que les résumés allemands et britanniques, les seuls examinés à ce jour, décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

*Prélèvement de sang, jusqu’à 5 fois par jour pendant la première journée, une fois par jour pendant la première semaine puis deux fois par semaine. Le suivi dure 3 semaines (max de prélèvements : 15). Un prélèvement de sang prend environ 2 minutes par animal. *Prélèvement de fluides dans le nez et la trachée, jusqu’à 1 fois par jour pendant la première semaine (max 7). Ces prélèvements prennent environ 5 minutes en tout. *Imagerie de type scanner des poumons seront réalisées (maximum 3/animal). Ceci prend environ 20 minutes. *Suivi quotidien des animaux (incluant un suivi sans anesthésie, un suivi anesthésié, une pesée, les contrôles des paramètres de santé de l’animal (respiration, fréquence cardiaque, oxygénation du sang etc…). Jusqu’à 5 fois par semaine. Ce nombre pourra être adapté si l’animal montre des signes de mauvaise santé. Ceci est réalisé sur animal anesthésié et prend environ 5 minutes. *Traitement/exposition des animaux par voie gazeuse: jusqu’à deux fois par animal. Ceci est réalisé sur un animal anesthésié. Ceci prend environ 20 minutes. *Exposition par dépôt liquide : une fois par animal. Ceci est réalisé sur animal anesthésié et prend environ 15 minutes par animal. *Traitement par injection : ceci sera réalisé jusqu’à deux fois par animal après anesthésie. Ceci prendra environ 8 minutes par animal. *Les animaux seront hébergés individuellement pour s’assurer qu’ils aient à manger et à boire à volonté. Cet hébergement se fera de manière contiguë de sorte que les animaux puissent se toucher. L’hébergement individuel durera pendant deux semaines d’acclimatation puis maximum 3 semaines après exposition.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Cruelty Free Europe a mesuré en 2024 que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces deux pays sont les seuls dont les résumés ont été examinés. Les résumés français relèvent du même modèle européen, et leur qualité n'a jamais été mesurée.

Les animaux souffrent-ils ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Pour les animaux qui recevront les traitements seuls, aucun effet indésirable n’est anticipé dans la mesure où ils se reposeront sur des résultats préalables obtenus sur modèle rongeur. Cela sera tout de même vérifié. L’intoxication induit des symptômes mortels sans traitement. Le décès des animaux intervient en 36 à 48h après exposition. Les symptômes qui accompagnent cette intoxication débutent 24h après exposition et ressemblent à un rhume. Les animaux développent progressivement du liquide dans les poumons conduisant à une difficulté respiratoire sévère qui, si rien n’est fait, induit la mort de l’animal. Celle-ci s’accompagne d’un état globalement léthargique. Afin d’éviter au maximum la mortalité des animaux, une surveillance très rapprochée (3 visites ou plus par jour) s’accompagnera de l’utilisation de mesures spécifiques pour le suivi de l’état de santé des animaux a été mis en place et vérifié nous permettant d’anticiper la mortalité des animaux et procéder à une euthanasie si celui-ci est en souffrance. Par ailleurs, l’équipe d’imagerie est mobilisée afin de pouvoir réaliser des examens d’imagerie des poumons en urgence sur les animaux si un doute sur l’état clinique d’un animal existait. D’autre part, une télémétrie (puce sous-cutanée de suivi de la température) sera mise en place afin de suivre de façon rapprochée l’évolution des animaux. La nuisance est minimale car la puce est de petite taille, placée sous la peau du dos, avant le début de l’étude, sous anesthésie. Elle est laissée en place tout au long de l’étude et enregistre la température corporelle. A la fin de l’étude, la puce est récupérée et les données de température qui y sont enregistrée sont alors extraites. De plus, l’hébergement individuel des animaux, qui aura lieu uniquement après exposition à la toxine pourrait entrainer un stress qui sera compensé par un programme défini par la cellule « bien-être animal » de l’établissement par l’enrichissement de leur milieu de vie. Enfin, les anesthésies répétées peuvent induire dans une certaine mesure une légère déshydratation chez les animaux qui sera surveillée et compensée e injectant du lsérum physiologique sous la peau au besoin. Par ailleurs, les modalités de l’anesthésie seront adaptées afin de ne pas induire de diminution de la fréquence respiratoire chez les animaux après l’exposition à la toxine.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Du fait de l’impossibilité de savoir précisément l’impact de la toxine et du traitement par des technique d’imagerie in vivo ou pas le biais de dosage sanguins, il est nécessaire de réaliser des études sur le tissu pulmonaire entre autre (donc mise à mort des animaux). Ces études sont cruciales afin de déterminer précisément l’efficacité du traitement et de pouvoir envisager un jour de l’utiliser pour l’homme. Les animaux n’ayant pas reçu la toxine et n’entrant pas dans une étude du tissu pourront être réutilisés dans d’autres protocoles après un avis vétérinaire favorable.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Il n’existe pas d’alternative non animale pour réaliser ce projet. L’objectif est de mettre en place un modèle cliniquement cohérent d’exposition à la toxine pour évaluer la protection induite par un nouveau mode d’administration de contre-mesures déjà testées chez les rongeurs. Ce choix s’explique par la complexité des réponses du corps à la toxine qui nécessite l’utilisation d’un organisme entier. Par ailleurs, le modèle choisi doit également permettre d’étudier les différentes composantes des réponses immunitaires (humorale et cellulaire) à de nombreux niveaux. Enfin, la recherche d’effet secondaires indésirables consécutifs à l’administration de la contre-mesure seule demande un modèle suffisamment proche de l’homme pour espérer une bonne transversalité. A ce titre, et en l’état actuel des connaissances, ces différents éléments ne peuvent pas encore être étudiés in vitro ou via des modèles utilisant de plus petits animaux ou des animaux moins sensible car le système immunitaire de ces autres modèles est très différent de celui de l’homme. Toutefois, cette phase de test de la contre-mesure ainsi que l’établissement du modèle reposent sur une expérience scientifique solide fournie à la fois par des projets précédents et des études sur des modèles de souris qui précèderont l’étude sur le primate non humain. Enfin, ce projet a pour vocation de remplacer une étude clinique humaine, il est donc impératif d’avoir le modèle animal le plus proche de l’homme possible. Les animaux utilisés seront des macaques cynomolgus.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Lors de la phase de test de distribution dans l’organisme des contre-mesures, le nombre d’animaux a été fixé au minimum possible, en prenant en considération l’investigation d’un possible effet-genre (1/sexe), requis pas l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Cette restriction a été appliquée à toutes les étapes du projet tout en se limitant à l’effectif minimum possible. Si toutefois un effet-genre ou tout autre effet inattendu était visible avec une des contre-mesures citées projet, alors un groupe supplémentaire de 6 animaux (1/sexe/étape) a été envisagé mais ne sera potentiellement pas utilisé. Lors de l’exploration de l’efficacité des doses, les groupes choisis sont de 4 par groupe (2/dose/sexe) ce qui correspond au minimum nécessaire pour l’évaluation de l’efficacité thérapeutiques des traitements. Ce nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire à une analyse statistique des résultats par des tests statistiques adaptés aux petits nombres. Lors de la vérification de l’efficacité du traitement, le nombre d’animaux retenu par groupe (8/groupe (4 par sexe)) a été limité au minimum permettant une comparaison des résultats obtenus. Pour l‘établissement du modèle, une recherche de concordance de dose sera réalisée avec 9 animaux. L’utilisation de 3 animaux par dose correspond au minimum requis pour approcher la dose recherchée. Enfin, concernant la dernière étape, le besoin de 8 animaux à la dose retenue est lié à l’utilisation de l’adaptation d’une méthode statistique adaptée au modèle primate. Concernant les 4 animaux pour vérifier la dose létale calculée, il s’agit du minimum d’animaux pour une analyse statistique des résultats. Ces 4 animaux pourront ne pas être utilisés.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ?

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les procédures seront effectuées sur des animaux anesthésiés. Les animaux seront suivis quotidiennement par du personnel formé et des mesures seront réalisées à chaque anesthésie. Un suivi de paramètres spécifiques (score clinique) déjà éprouvé a été validé en partenariat avec les vétérinaires de l’installation et le responsable de la cellule locale du Bien-être animal. Ce score permettra de suivre de près l’évolution de la santé des animaux et proposer une approche prédictive qui servira d’aide à la décision. Toutes les décisions concernant le bien-être des animaux seront prise en accord avec l’équipe vétérinaire.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Considérant toutes les contraintes énumérées ci-dessus, le primate non humain a été choisi comme modèle d’étude pour ce projet. Les macaques cynomolgus ont été sélectionnés pour plusieurs raisons : • Leur sensibilité à l’intoxication par la toxine. • Ils réunissent les éléments nécessaires à l’évaluation de contre-mesure : leurs réponses immunitaires moléculaire et cellulaire et leur anatomie respiratoire sont proches de l’homme et les techniques et outils d’exploration de la réponse immunitaire sont disponibles et maitrisés chez cette espèce, contrairement à d’autres modèles d’infections respiratoires régulièrement utilisées comme le rat ou la souris. • Le présent projet aura valeur d’essai clinique d’efficacité de la contre-mesure et requiert donc les animaux ayant la physiologie la plus proche de celle de l’homme. Les animaux devront être adultes car il est primordial que les animaux disposent d’un système immunitaire et d’un système respiratoire pleinement matures. Le système immunitaire et le volume des poumons évoluent en fonction du stade de développement et de l’âge des animaux. Nous utiliserons donc des animaux adultes d’âge et de poids semblables.