
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 16/06/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-891333)
25 chats et 25 chiens vont être utilisés pour mesurer la digestibilité d’aliments industriels, dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré. Ils sont isolés à répétition en cage métabolique, cinq jours pour les chiens, onze pour les chats, puis réutilisés d’une étude à l’autre sans être tués. Le porteur affirme l’absence d’effet cumulatif et une bonne tolérance, tout en surveillant vocalisations, léchage excessif et comportements stéréotypés. Le projet sert à ajuster les rations et procédés de fabrication d’un partenaire industriel.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif principal de ce projet est de s’assurer de la digestibilité des aliments fournis par nos partenaires industriels afin de permettre à ce dernier de raffiner au mieux les procédés de fabrications ainsi que les apports énergétiques des rations.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
La digestibilité des aliments est le premier déterminant de la valeur énergétique des aliments. La connaitre permet de formuler des recommandations appropriées en réduisant aussi bien le risque de sous mais surtout de sur-alimentation chez les chiens et les chats de propriétaires.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
La procédure est un test de digestibilité de 5 jours pour les chiens et de 11 jours pour les chats. D’après notre expérience sur la plateforme, cette procédure est bien tolérée par les animaux et il n’y a donc pas d’effet cumulatif. Le bien être des animaux est surveillé tout au long des protocoles par une observation quotidienne par un personnel qualifié et formé spécifiquement à ces espèces sensibles.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Bien que les procédures soient globalement bien tolérées et qu’aucune altération significative du bien-être n’ait été observée jusqu’à présent, nous considérons que la répétition des phases d’isolement en cage métabolique peut générer un stress et que l’introduction d’un nouvel aliment peut être à l’origine d’une diarrhée tout au plus passagère (jamais observé jusqu’à présent).
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
La décision a été validée par un vétérinaire désigné de la plateforme et dans la continuité des années d’expérience sur la plateforme qui a permis de conclure qu’il n’y a aucune contre-indication à garder les animaux, parce que notamment il n’y a pas d’effet cumulatif. Le vétérinaire référent de l’animalerie sera néanmoins consulté au cas a priori peu probable où l’animal se serait vu attribuer six points ou plus en application du tableau figurant en annexe
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune méthode in vitro de remplacement qui permette de simuler de manière satisfaisante la digestion dans l’estomac et dans l’intestin grêle ainsi que le processus de fermentation dans le caecocôlon. Compte tenu, des différences de physiologie digestives, il n’y pas non plus de modèle alternatif issu d’une autre espèce animale. La digestibilité d’un aliment est une caractéristique propre à chaque espèce. Les approches alternatives bien que prometteuses et complémentaires, ne permettent pas, à l’heure actuelle, de répondre de manière fiable et complète aux objectifs de notre étude. Elles ne peuvent donc pas se substituer aux essais in vivo dans ce contexte précis.
2. Réduction
Les procédure sont réalisées plusieurs fois par an (15 fois par an pour les chiens et 10 fois pour les chats) afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés.
3. Raffinement
Le bien être des animaux est surveillé tout au long des protocoles par une observation quotidienne par un personnel qualifié et formé spécifiquement à ces espèces sensibles. Les animaux bien qu’isolés dans des cages métaboliques voient, entendent et sentent leur congènères. Une feuille de scoring est mise en place. Elle prend en compte le comportement de l’animal (vocalisation et posture). Tout score suppérieur à 6/10 déclenche une évaluation immédiate par le vétérinaire référent. Des mesures d’enrichissement adaptées à ces contraintes spécifiques sont également mises en place pendant toute la durée de la période en cage métabolique. Celles-ci reposent notamment sur l’ajout de dispositifs spécifiques pour les chats (ex : grattoirs), une stimulation auditive (diffusion de musique), la diffusion de phéromones), des interactions quotidiennes avec les soigneurs lors des phases de nettoyage et d’entretien, ainsi que des soins individuels réguliers, notamment le brossage des animaux. En complément, une attention particulière est portée à la détection précoce de signes de stress ou de comportements anormaux, au-delà d’un simple scoring général. Les soigneurs et vétérinaires sont formés à identifier notamment les comportements stéréotypés (tournis, déplacements répétitifs), les comportements de léchage ou de prurit excessif, l’apparition d’alopécie, en particulier abdominale chez le chat ou tout autre comportement évocateur de mal-être. L’apparition de tels signes entraîne une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, une interruption du protocole pour l’animal concerné, conformément à nos critères d’arrêt anticipé.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les animaux utilisés sont les espèces cibles. Animaux de plus d’un an car les animaux hébergés dans notre plateforme sont des animaux adultes