
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 16/12/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-903689)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’hépatoblastome est le cancer primaire du foie le plus fréquent chez l’enfant de moins de 5 ans. Le traitement de référence utilise une chimiothérapie à l’aide d’un agent anticancéreux utilisé à l’hôpital mais qui est très toxique et ne permet pas de guérir tous les enfants. Ce cancer est caractérisé par des mutations bien connues mais les mécanismes biologiques responsables de son émergence après la naissance chez l’Homme restent très mal comprises. Notre modèle de cancer du foie chez la souris très jeune permet de mimer la maladie observée chez les enfants, d’étudier les mécanismes moléculaires à l’origine de son apparition et de tester l’efficacité de candidats médicaments.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Montrer que ces cellules d’hépatoblastomes répondent à une approche de thérapie génique et donc que ce modèle animal est utile pour tester de futurs médicaments. Disposer d’un modèle chez la souris très jeune qui permette d’étudier avec plus d’exactitude les mécanismes à l’origine de ce cancer pédiatrique.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Implantation de cellules tumorales dans le foie après une incision de la peau au niveau ventral (1 seule incision et implantation, 10 minutes). Points de sutures au niveau ventral (3 points de sutures, 10 minutes). Administration unique de médicaments (20 secondes par injection). Mesure de la tumeur par imagerie à bioluminescence 2 fois par semaine (10 minutes par analyse). Pesée des souris deux fois par semaine (20 secondes par pesée).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les nuisances sont la manipulation des cages et des souris, l’injection de cellules et de solutions chimiques avec une aiguille, un stress lors de manipulations répétées, une légère douleur au point de piqure, une légère douleur liée aux particules virales injectées, une légère sensation de froid lors du nettoyage de la peau à l’alcool. Dans le cas où un point de suture se romprait, il sera recousu au plus vite. Comme les souris sont manipulées sous anesthésie, la majorité de ces nuisances n’aura pas d’effet sur les animaux.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les 220 animaux (souris greffées et leurs mères) seront euthanasiées afin de procéder au prélèvement des foies et des tumeurs et leur analyse par des approches moléculaires et histologiques.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, c’est-à-dire un système biologique qui reproduit partiellement ou entièrement les conditions cliniques, analytique et moléculaire de notre objet d’étude. II est impossible d’obtenir les informations fournies dans cette étude sans l’utilisation de cette souche de souris. Les conclusions recherchées ne peuvent être obtenues par des modèles alternatifs d’étude en boite de culture, car ces derniers ne reconstituent pas de manière optimale la complexité, la communication et la diversité d’interactions entre les cellules normales et les cellules tumorales dans un animal entier.
2. Réduction
Nos effectifs sont déterminés et nos résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Pour des raisons de réduction, nous utiliserons à la fois des mâles et des femelles.
3. Raffinement
Concernant l’objectif de réduction de la souffrance, la douleur et l’angoisse infligées aux animaux, les souris seront hébergées en animalerie, suivies quotidiennement pour détecter d’éventuels signes cliniques par du personnel qualifié. Les procédures expérimentales seront réalisées sous anesthésie pour empêcher la douleur et le stress. Un analgésique sera utilisé 30 min avant toute opération. Les animaux sont hébergés en cages à raison de 3 mères et de 10 souriceaux par cage. Les conditions d’hébergements sont adaptées à la forte immunodépression de ces animaux : cages, nourritures et litières sont stérilisées. En cas de besoin et pour le bien-être des animaux, nous ajouterons de la nourriture humidifiée/ou du gel nutritif dans les cages ou feront des injections intrapéritonéales de sérum physiologique. De plus, chaque cage reçoit un enrichissement du milieu en l’occurrence des nids de paille végétale. En ce qui concerne les données de comportement et de physiologie, l’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie. Si pour une raison quelconque, un animal est considéré comme en souffrance, il sera traité par des analgésiques (buprénorphine à 30 µg/mL). S’il n’y a pas d’amélioration, il sera euthanasié sans attendre. Enfin, nous appliquerons les points limites stricts et spécifiques du projet.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
1. La souche de souris choisie est largement utilisée dans la recherche sur le cancer en raison de sa capacité à développer le processus étudié du fait de sa forte immunodépression. 2. Nous utiliserons des souris très jeunes pour mimer le plus justement possible le contexte de la maladie chez les enfants très jeunes.