Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

6840 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, 3920 en gravité sévère. Les souris sont intoxiquées par la neurotoxine MPTP et les rats par la 6-OHDA pour reproduire une maladie de Parkinson, puis traités par divers agents et soumis à des analyses comportementales non précisées et d’imagerie avant une mise à mort par ponction cardiaque. Le porteur indique que l’anesthésie peut provoquer détresse respiratoire, hypothermie et mort soudaine. Il présente le développement de traitements neuroprotecteurs comme un « besoin » majeur et ces modèles chimiques et transgéniques comme le moyen de prouver l’implication de la ferroptose.

NTS-FR-980770v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles nerveux ·
Mots-clés
maladie de parkinson
Souris : 6520
Rats : 320

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les maladies Neurodégénératives, comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou la sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot), sont définies par une perte anormale des neurones. L’un des plus grands besoins actuellement en santé dans le monde est le développement de traitements de neuroprotection c’est à dire susceptible d’éviter la perte de ces neurones et donc la progression de ces maladies. Il n’existe actuellement aucun traitement neuroprotecteur dans la maladie de Parkinson. Le présent projet vise à tester des modèles de perte des neurones induits soit par des toxiques soit par des manipulations génétiques dans lesquels nous déterminerons les marqueurs radiologiques et d’imagerie de la perte des neurones et nous testerons des traitements de neuroprotection afin de valider leurs intérêts pour les tester dans des essais thérapeutiques humains.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nous espérons démontrer la prédominance de la ferroptose dans ces conditions pathologiques de toxiques environnementaux et de transgénèse tout en validant des nouvelles stratégies thérapeutiques en comparant leur performance et en associant des biomarqueurs théragnostiques translationnels à la fois radiologiques et biologiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

3840 souris C57BL6J seront intoxiquées par une neurotoxine (le MPTP) mimant la maladie de parkinson ainsi que 80 souris ACSL4/CreDAT. Cette intoxication a lieu une seule fois par voie intrapéritonéale. L’ensemble des animaux C57BL6J intoxiqués seront ensuite traités par les différents agents thérapeutiques selon 3 modes d’administration (IP, IN, ICV). 320 rats WISTAR seront intoxiqués par une neurotoxine (la 6 OHDA) mimant la maladie de parkinson par voie intracérébroventriculaire. Cette chirurgie a lieu une seule fois. L’ensemble de ces animaux seront ensuite traités par les différents agents thérapeutiques selon le meilleur mode d’administration déterminédans le modèle de souris MPTP. 200 souris seront intoxiquées avec une autre neurotoxine (le RSL3) mimant la maladie de parkinson par voie intracérébroventriculaire en dose unique, par voie intranasale ou intrapéritonéale en dose unique ou en doses répétées n’excédant pas 3 administrations / semaines. 80 souris ACSL4/CreDat1 subiront une chirurgie dans le but d’administrer les PFF. Cette intervention sera réalisée qu’une seule fois. 1920 souris GPX4/CreDAT1 seront traitées soit par voie intrapéritonéale, intracérébroventriculaire ou intranasale par les différents agents thérapeutiques ainsi que 320 souris Thy1-asyn. L’ensemble de ces animaux seront évalués sur le plan comportementale et d’imagerie du vivant avant leur mise à mort avec prélévement sanguin intracardiaque. Les administrations en IP et en IN dureront 5 minutes / animal, les injections ICV n’excéderont pas les 30 minutes. Les analyses comportementales dureront de 30 minutes à 1 heures et les analyses en imagerie du vivant n’excéderont jamais 2h30.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’induction des neurotoxines chez nos animaux et des différents agents thérapeutiques peuvent entraîner des signes de gênes ou d’inconfort. Au moindre comportement inhabituel de nos animaux, nous procéderons à une surveillance plus stricte et en cas d’atteintes des points limites, nous procéderons à la mise à mort de nos animaux. Lors des actes de chirurgie et d’analyse en imagerie, l’induction de l’anesthésie peut provoquer des détresses respiratoires et une hypothermie pouvant conduire à la mort soudaine de nos animaux. Pour réduire au maximum le nombre de décès chez nos animaux lors de ces différentes approches, nous veillerons sur leur état général tout au long de ces procédures en contrôlant leur température corporelle et en les maintenant à une température optimale grâce à une couverture chauffante. En cas d’atteinte des points limites, les animaux seront mis à mort.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

L’ensemble de ces animaux seront évalués sur le plan comportementale et d’imagerie du vivant avant leur mise à mort avec prélévement sanguin intracardiaque. Dans un souci de réduction du nombre d’animaux utilisés au cours de ce protocole, nous avons intégré dans la mesure du possible, les animaux a toutes les procédures mises en oeuvre dans ce projet.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les différentes molécules inhibitrices de ferroptose, encapsulées ou non dans les nanocapsules, seront testées et leur mode d’action étudiés sur les cultures cellulaires disponibles au laboratoire avant d’être utilisés chez l’animal

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous veillerons à réaliser les études comportementales, d’imagerie et histologiques sur les mêmes animaux quand cela est possible afin de réduire le nombre d’animaux utilisés

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les conditions d’hébergement seront optimisées avec le maintien d’un cycle jour/nuit (12h/12h), d’une température comprise entre 20°C et 24°C ainsi qu’une hygrométrie comprises entre 40 et 70%. Un suivi quotidien des animaux sera effectué pour surveiller l’apparition éventuelle de souffrance ou de points limites pour lesquels des décisions adaptées seront prises.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’utilisation du MPTP (en IP) chez la souris ou de la 6OHDA (en intracérébrale) chez le rat permettent d’induire des symptômes avec une atteinte sélective des neurones dopaminergiques reproductible. Ces modèles induits de la MP dont nous maitrisons au laboratoire seront comparés avec les modèles transgéniques GPX4 floxed, ACSL4 floxed, CreDAT qui permettront de prouver l’importance de la ferroptose dans la MP et leur degré de réversibilité sous traitement. Les souris C57BL/6 utilisés dans le cadre des modèles MPTP sont âgées de 12 semaines, 20 semaines et de 52 semaines. Les rats WISTAR auront un poids compris entre 180 et 200g soit âgés d’environ 4 semaines. Les souris Thy1-asyn sont âgées de 8 mois au début de l’expérimentation et suivies jusque 14 mois. Les souris ACSL4/Cre DAT1 et GPX4/Cre DAT1 seront utilisés dès l’âge de 8 semaines Nous analyserons le phénotype des animaux en termes de comportement général et de viabilité, d’histologie (neurodégénérescence et synucleinopathie, imagerie IRM et Pet scan Cu ATSM. L’objectif est de démontrer une neuroprotection dopaminergique. L’induction par tamoxiphene sera réalisée dès les premiers mois de vie.