
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 10/04/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-787686)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet a pour objectif de former des internes en chirurgie aux techniques chirurgicales spécialisées par coeliscopie ou laparotomie en chirurgie thoracique, abdominale, digestive, vasculaire… Plusieurs chirurgiens de différentes spécialités pratiquent sur le même porcelet (4 chirurgiens/porcelet) pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Ainsi sur un même animal, plusieurs techniques de diverses spécialités sont réalisés. La durée de la chirurgie sera d’environ 3h.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le DES permet aux internes en chirurgie de se former sur des techniques spécifiques de chirurgie pour à terme obtenir le DES et transposer ces techniques chez l’humain.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale d’environ 3h, sous anesthésie générale.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Le transport de l’animal au bloc opératoire et la chirurgie, sont les deux points où l’animal pourrait ressentir du stress, douleur ou souffrance. Afin de d’éviter cela, des protocoles dédiés sont réalisés pour la sédation, l’anesthésie et l’analgésie.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Respect du protocole des « animaux sans réveil », selon la réglementation.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Nous n’avons pas les moyens techniques, à ce jour, pour remplacer cette formation par des méthodes in vitro ou artificielles. La pratique sur le vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie viscérale pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain. Ces animaux sont opérés sous anesthésie générale. Il existe des méthodes d’entrainement en chirurgie tels que les simulateurs haute et basse fidélité ou la réalité immersive. Cependant, ces dispositifs ont leurs limites. Dans le cadre de notre formation, ils ne permettent pas d’appréhender la gestion de l’hémostase (hémorragie), la faisabilité d’un prélèvement d’organe et de sa réimplantation, la gestion d’une fuite de liquide cérébro-spinal. C’est pourquoi, le recours au modèle animal vivant est indispensable pour acquérir et maîtriser les techniques de chirurgie pour pouvoir ensuite, une fois le diplôme obtenu, les appliquer sur l‘humain.
2. Réduction
Nous avons de très nombreuses demandes d’inscriptions sur les formations proposées, la demande annuelle est multipliée par 4. Nous avons investi dans des simulateurs virtuels et nous utilisons des sous-produits animaliers pour réduire le nombre annuel d’animaux vivants. Nous prévoyons 24 animaux/an (soit 120 animaux/5 ans). Ce nombre sera revu à la baisse et uniquement à la baisse en fonction du nombre d’internes inscrits. De plus, toujours dans l’objectif de réduire le nombre d’animaux, plusieurs chirurgiens pratiquent sur le même animal ; plusieurs chirurgiens effectuent plusieurs gestes de diverses spécialités sur un même animal, toujours dans l’objectif d’utiliser moins d’animaux.
3. Raffinement
La pose d’un cathéter permet de réduire le nombre d’injections. L’utilisation d’un monitoring lors de l’anesthésie (avec mesure des constantes : saturation d’oxygène, fréquence cardiaque, pression artérielle…) permet de définir des points limites précoses et de prendre les décisions sur le devenir de l’animal.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le porcelet de 40 kg est l’animal le plus proche de l’anatomie humaine car la taille de ses organes et son métabolisme permet aux chirurgiens de se mettre en situation similaire à la chirurgie d’un patient humain. Nous pouvons utiliser la même instrumentation et les gestes techniques sont les même que chez un patient opéré. Les porcelets utilisés sont des jeunes adultes de 3 à 4 mois d’environ 40 kg. Le choix de ce stade de développement est tout simplement dû au poids de l’animal approchant du poids moyen d’un jeune humain. Un poids supérieur poserait un problème de manipulation (pas de matériel de levage adapté). De plus, ce modèle permet d’utiliser les mêmes instruments que chez l’humain.