
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 15/02/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-406167)
1 760 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est isolé jusqu’à sept jours dans une cage à métabolisme, le dos rasé et recouvert d’un dispositif collé, pendant qu’une molécule chimique appliquée sur la peau est suivie dans son organisme. Le porteur reconnaît que l’isolement, la contention sur grille et le dispositif provoquent stress et inconfort, et que le produit testé peut entraîner démangeaisons ou irritation. Il présente ces essais d’excrétion cutanée comme des études de sécurité réglementaires requises par les autorités, et justifie le choix du rat par la guidance OCDE 427.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet a pour but de décrire les études d’excrétion réalisées chez le rat après l’application cutanée d’un produit chimique dans le contexte de l’approche suivante : la comparaison des résultats obtenus in-vitro sur peau humaine et peau de rat avec les résultats obtenus in-vivo chez le rat pour prédire les résultats lors de l’application chez l’humain. L’objectif de chaque étude réalisée dans le cadre de ce projet est d’évaluer l’absorption, la distribution cutanée au point d’application et l’excrétion d’une molécule chimique chez le rat après l’application cutanée unique de cette molécule. Cette étude permet de connaître la fraction de la molécule chimique d’intérêt qui est susceptible de traverser la peau et d’atteindre la circulation sanguine. Les quantités retenues dans la peau sont également déterminées. Le projet est justifié d’un point de vue de la législation : les études réalisées dans le contexte de cette approche permettent d’évaluer la sécurité de produits chimiques suivant les guidances spéficiques à ces études et sont ainsi requises et inspectables par les autorités. Le projet est également justifié d’un point de vue scientifique : les résultats de l’étude in vivo chez le rat permettent dans le contexte de cette approche de prédire ce qu’il se passe chez l’humain, dans le même contexte d’évaluation de la sécurité des produits chimiques, évaluée par les mêmes autorités.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce type d’étude permet de comprendre comment des molécules sont excrétées de l’organisme et fait partie des études de sécurité obligatoires dans le cadre du développement d’un nouveau produit chimique selon les guidances spécifiques à ce type d’études.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux sont placés individuellement dans les cages à métabolisme pendant maximum 168h après 3 à 4 jours d’acclimatation sur litière. Un dispositif utilisé pour délimiter et protéger le site d’application cutané est collé sur le dos de l’animal dans une zone rasée pendant toute la durée de l’expérimentation (conformément à la guidance spécifique à ce type d’étude).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
« Le placement individuel en cage à métabolisme pendant un maximum de 168h après 3 à 4 jours d’acclimatation sur litière est une situation d’isolement pouvant entrainer un stress de l’animal, tandis que la mise sur grille dans la cage peut entrainer un inconfort (classe de sévérité modérée). La présence d’un dispositif collé sur le dos de l’animal pendant toute la durée de l’expérimentation pour délimiter et protéger le site d’application cutané dans une zone rasée (conformément à la guidance spécifique à ce type d’étude) peut entrainer un inconfort pour l’animal (classe de sévérité légère). Selon le type de produit appliqué sur la peau, les nuisances peuvent être de l’inconfort telles que des démangeaisons ou une irritation (classe modérée). »
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux sont mis à mort à la fin de l’étude, afin d’analyser la quantité de molécule chimique retrouvée dans le corps de l’animal et non excrétée.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’étude est réalisée à la suite d’études menées in vitro : la variabilité observée sur les résultats obtenus in vitro permet d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires in vivo. Ainsi, selon les guidances, le nombre minimum d’animaux est défini à 12 (3 temps de collecte et 4 animaux par temps de prélèvement). En fonction de la variabilité attendue au niveau des résultats et suivant la guidance EFSA, le nombre d’animaux au dernier temps de prélèvement terminal peut être porté à 8 afin d’augmenter la puissance statistique de l’analyse des résultats en réduisant la variabilité.
2. Réduction
L’étude est réalisée à la suite d’études menées in vitro : la variabilité observée sur les résultats obtenus in vitro permet d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires in vivo. Ainsi, selon les guidances, le nombre minimum d’animaux est défini à 12 (3 temps de collecte et 4 animaux par temps de prélèvement). En fonction de la variabilité attendue au niveau des résultats et suivant la guidance spécifique à ce type d’étude, le nombre d’animaux au dernier temps de prélèvement terminal peut être porté à 8 afin d’augmenter la puissance statistique de l’analyse des résultats en réduisant la variabilité.
3. Raffinement
Dans le cadre de l’utilisation des cages à métabolisme ou le placement seul dans une cage, toutes les cages sont maintenues dans la même pièce et sur le même portoir afin de favoriser l’instinct grégaire (visuel, odeur, communication). Afin de réduire l’inconfort de l’animal des panneaux opaques sont placés sur un des quatre côtés de la cage pour éviter l’exposition directe à la lumière. Les animaux sont observés tous les jours et les points limites basés sur l’apparence et le comportement de l’animal sont définis dans une grille afin de décider si l’animal doit être soulagé de son inconfort. De plus une plaque métallique recouvrant un tiers de la cage sera systématiquement placée sur la grille de la cage à métabolisme pour permettre à l’animal d’avoir un espace de repos sans gêner la collecte des urines et fèces.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Selon la guidance OCDE427 concernant la sélection de l’espèce animale, le rat est l’espèce la plus communément utilisée : Les espèce utilisées sont des espèces présentant un taux d’absorption cutanée proche de celle de l’homme. .Les animaux utilisés ont 6 à 7 semaines conformément aux recommandations de la guidance spécifique à ce type d’étude : (animaux entre 200 et 250g).