
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 25/04/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-929817)
1 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales et un toxique induisant une hépatite aiguë et une fibrose du foie, pour évaluer l’hépatotoxicité de contaminants alimentaires. Le porteur décrit les procédures et les atteintes en quelques mots seulement, alors que l’effectif dépasse mille animaux. Il indique renvoyer à des cultures cellulaires « dès que possible », tout en jugeant les maladies du foie non modélisables in vitro.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Associé aux reins, le foie est l’organe de détoxification majeur de l’organisme. Il possède une machinerie complexe lui permettant de métaboliser et de transporter les composés présents dans la circulation sanguine comme les médicaments, mais aussi de mombreuses autres substances exogènes telles que des contaminants alimentaires. Les processus de détoxification hépatique ne suffisent pas toujours à éviter la toxicité des xénobiotiques. Dans ce cas, ceux-ci entrainent des dommages hépatiques qui peuvent favoriser le développement de pathologies hépatiques. Les objectifs de ce projet sont d’étudier la toxicité hépatique de contaminants alimentaires émergents ainsi que leur contribution au développement de l’inflammation et de la fibrose hépatique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les bénéfices attendus sont l’identification de contaminants alimentaires présentant une hépatoxicité.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les interventions sont des administrations intrapéritonéales.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les modèles d’hépatite aiguë et de fibrose hépatique miment certains aspects des pathologies hépatiques dont une inflammation et une fibrose hépatique.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort pour analyse de la santé du foie
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les processus physiopathologiques complexes des maladies hépatiques faisant intervenir les voies digestives, l’alimentation, le système immunitaire muqueux et sytémique , la flore intestinale, etc… ne peuvent pas être modélisés in vitro. Mais dès que possible, les mécanismes mis en jeu seront étudiés dans des modèles plus simples tels que des cultures cellulaires in vitro afin de satisfaire à la règle du remplacement.
2. Réduction
La souris est l’espèce utilisée depuis de nombreuses années pour modéliser les maladies hépatiques. Ces modèles sont bien décrits et leur bonne connaissance au niveau de la littérature scientifique et au niveau des expérimentateurs de notre laboratoire permet d’éviter les étapes de mise au point expérimentale et de minimiser les aléas expérimentaux, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre de souris utilisées par groupe expérimental a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des conclusions statistiquement significatives et donc publiables. Les tests statistiques de Mann-whitney compatibles avec un faible nombre d’échantillons seront utilisés.
3. Raffinement
Les souris contrôles des 2 procédures pathologiques seront utilisées pour étudier les effets en conditions basales. Les doses de Ccl4 employées en aigu et en chronique sont des doses minimales pour induire une augmentation mesurable de l’inflammation et de la fibrose respectivement. Pour réduire l’angoisse, les procédures classiques seront appliquées : pas de bruit inutile et stressant, phase d’acclimatation pour tout changement d’environnement, enrichissement, application des procédures pour le nombre de souris par cage. Afin de palier à d’éventuels problèmes anormaux survenant au cours des expérimentations, des points limites ont été définis.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est l’espèce utilisée depuis de nombreuses années pour modéliser les maladies hépatiques. Ces modèles sont bien décrits et leur bonne connaissance au niveau de la littérature scientifique et au niveau des expérimentateurs de notre laboratoire permet d’éviter les étapes de mise au point expérimentale et de minimiser les aléas expérimentaux, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Des animaux de 8 semaines seront utilisés car les procédures de Ccl4 aigu et chronique sont décrites dans la littérature comme réalisées à ce stade (jeunes adultes)