Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

60 souris vont être utilisées, en gravité légère, toutes tuées à l’issue pour prélever leurs organes. En bonne santé, elles reçoivent des vésicules bactériennes fluorescentes par injection ou par gavage, puis sont épilées et passées jusqu’à dix fois en imagerie sous anesthésie, pour cartographier la distribution de ces vésicules dans les tissus. Le porteur qualifie les nuisances de légères mais répétées et présente l’objectif comme fondamental, comprendre les échanges entre flore intestinale et organes de l’hôte. Sur le remplacement, il affirme que l’étude de cet axe dans un « organisme entier » ne peut se faire qu’in vivo.

NTS-FR-795684v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système gastrointestinal ·
Mots-clés
vesicules extracellulaires, iRFP713
Souris : 60

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Il a été decrit recemment que le sang humain contient des vesicules extracellulaires produites par les bactéries provenant de la flore intestinale. Les vesicules seraient donc un intermediaire de communication entre la flore intestinale et l’organisme hôte. Afin de comprendre les échanges entre la flore intestinale et l’hôte, il est nécessaire dans un premier temps de suivre le devenir de ces vésicules bactériennes après leur translocation au travers de l’intestin. Le but de ce projet est donc de cartographier par imagerie chez la souris, la distribution de vésicules bactériennes fluorescentes dans les tissus de l’hôte. Nous voulons suivre le transport de vésicules bactériennes fluorescentes de la flore intestinale vers les organes chez des souris en bonne santé.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nous ignorons la cinétique de la biodistribution des vesicules dans le corps de l’animal. Un article a montré que les vesicules de la bactérie Paenalcaligenes introduite par gavage dans la souris se retrouvent dans le cerveau. Ce projet nous permettra de comprendre le role des vesicules bactériennes dans l’axe microbiote/cerveau et dans l’axe microbiote/système immunitaire.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Chaque souris subit soit une injection intra-veineuse unique sur animal légèrement anesthésié (de l’ordre d’une minute), soit une administration par gavage (durée : quelques secondes ; jusqu’à 3 gavages espacées de 48 à 76h) sur animal vigile. Puis les souris seront epilées pour permettre l’imagerie (jusqu’à 10 séances d’une minute 30 sur une semaine) sur animal anesthésié . Les prélèvements sanguins (2 minutes / souris) seront realisés sous anesthésie volatile, a chaque passage sur la plateforme d’imagerie. Lorsque les animaux (ou un des animaux) atteindront un des points limites, ils subiront une anesthésie volatile terminale puis un prélèvement sanguin.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les vésicules, pouvant entrainer une réaction inflammatoire, ne présentent a priori aucune toxicité pour la souris. Les gestes expérimentaux (injections, gavages, prélèvements sanguins, imagerie sous anesthésie générale) sont liés à une douleur et un inconfort donc une contrainte de niveau léger mais répétée afin de suivre la distribution du signal fluorescent dans tout l’organisme de l’animal. Il existe un risque d’hémoragie lors des prélèvements sanguins qui sera limité par hémostase. Les nuisances restent légères.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux en fin d’expérimentation seront euthanasiés, pour des prélèvements d’organes nécessaires à l’analyse des résultats expérimentaux.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le rôle des vesicules bactériennes de la flore intestinale dans un organisme entier ne peut être étudié qu’in vivo. En effet, les interactions hôte/microbes et notamment système immunitaire et cerveau de l’hôte/microbes nécessitent une étude dans un organisme vivant. Il n’existe donc pas d’alternative à ce jour. Nous avons cependant deja realisé des manipulations de vesicules fluorescentes ex vivo sur sang humain. Il est également prevu dans le projet de faire des mesures de passage de la barrière intestinale à l’aide d’inserts de cultures cellulaires mais ces experiences ne pourront que quantifier le nombre de vesicules fluorescentes qui passent cette barrière mais ne pourra pas décourvir le role de cette translocation.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de tenir compte de la variabilité inter individuelle dans la réponse aux différents traitements, des groupes de 8 animaux seront constitués. Ainsi, malgré la variabilité, ce nombre d’animaux par groupe apportera une fiabilité au niveau statistique. De plus, plusieurs conditions expérimentales seront testées en parallèle, afin de mutualiser les groupes contrôles, et donc de réduire le nombre d’animaux contrôles utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin d’assurer le bien-être des animaux, les souris seront hébergées en groupe sociaux, avec environnement enrichi, eau et aliment standard à volonté. Les injections et l’imagerie seront réalisées sous anesthésie générale. Les expériences seront interrompues dès lors qu’un point limite est atteint. En tout nous proposons de reduire le nombre de souris utilisées a 60 animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La plateforme d’imagerie est adaptée a l’analyse de la fluorescence chez la souris dont les tissus ne fluorescent pas naturellement. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines d’âge (livrées à 5 semaines + 1 semaine d’acclimatation). A ce stade, les souris sont sevrées et le système immunitaire est pleinement mature et permet donc son étude.