Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

2 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses et diabétiques, elles reçoivent des injections répétées d’une protéine, la pose d’une pompe osmotique et d’un cathéter sous chirurgie, et des tests de tolérance au glucose et à l’insuline, avant d’être tuées pour prélèvement d’organes. Le porteur indique que la maladie du foie induite peut provoquer douleur, inconfort, inflammation et troubles du comportement. Le composé testé est présenté comme « prometteur » pour traiter le diabète et les maladies du foie, sur la base de données « préliminaires ».

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet vise à mettre en évidence que l’administration de K1K1 ralentit la progression de la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) en réduisant la stéatose et la fibrose hépatique dans deux modèles nutritionnels de souris atteintes. De plus, nous postulons que l’effet antifibrotique de K1K1 dans le foie sera associé à la prévention de certains types de cancers du foie. In vivo, des données préliminaires montrent que l’administration intrapéritonéale de K1K1 pendant 3 semaines améliore fortement la production, la sécrétion et la sensibilité à l’insuline, conduisant à une réduction significative de l’hyperglycémie dans un modèle de souris obèses et diabétiques. Sur la base de données préliminaires fortes et uniques fournissant la preuve du développement d’un mimétique fonctionnel du facteur de croissance hépatique pour une administration in vivo, nous postulons que le mimétique K1K1 est un composé prometteur pour améliorer la transplantation de cellules des îlots, traiter le diabète et les maladies du foie. Nous proposons donc dans cette étude collaborative de valider l’efficacité et la sécurité de K1K1 d’une part dans le traitement de la stéatose et de la fibrose hépatiques, et d’autre part vis à vis de l’Elafibranor, tout cela à l’aide de modèles in vivo.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet devrait donc permettre de valider le rôle régénérateur de K1K1 dans la fibrose hépatique

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Pour la procédure 1 : injection de la protéine d’intérêt ou son solvant 3f/semaine pendant 3 semaines. Pendant la semaine 3 : tests de tolérance à l’nsuline, injection d’insuline et prélèvements de gouttes de sang à la queue pour mesurer la glycémie (durée 120 minutes). 3 jours plus tard : tests de tolérance au glucose, gavage de glucose puis prélèvements de sang pour dosage d’insuline à t0, t15 et t90 (durée 120 min). Procédure 2 : injection de la protéine d’intérêt ou son solvant 3f/semaine pendant 3 semaines. chirurgie pour pose de cathéter une semaine avant le clamp. Procédure 3 : insertion de la pompe osmotique en sous-cutané et tests de tolérance au glucose et à l’insuline. Procédure 4 : insertion de la pompe osmotique en sous-cutané et chirurgie pour pose de cathéter une semaine avant le clamp.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est une maladie du foie caractérisée par l’accumulation excessive de graisse dans les cellules du foie. Il peut donc survenir plusieurs effets indésirables au cours de l’étude : L’induction de la NAFLD peut perturber le métabolisme des souris, entraînant une augmentation de la glycémie et une résistance à l’insuline. Elle peut également entraîner une inflammation dans le foie et d’autres tissus, ce qui peut causer de la douleur, de l’inconfort et des troubles du comportement chez les souris. De plus, si celle-ci n’est pas traitée, elle peut évoluer en fibrose hépatique, ce qui peut entraîner une dégénérescence du foie et une insuffisance hépatique. L’accumulation de graisse dans le foie peut également entraîner une production accrue de radicaux libres, qui peuvent endommager les cellules hépatiques et provoquer une réponse de stress oxydatif.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort pour le prélèvement d’organes et/ou étude de la radioactivité

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le remplacement par des études in vitro (avec l’études de cellules d’hépatocytes en culture par exemple) ne semble pas possible au vue de cette étude: nous souhaitons étudier principalement l’effet du peptide K1K1 sur la stéatose hépatique mais avant tout les bénéfices de celui-ci sur un organisme complexe, avec des effets sur des voies métaboliques intégrées telle que la sensibilité à l’insuline. De plus, l’utilisation de souris est nécessaire, avant les tests chez l’Homme, pour suivre des effets actuellement inconnus (nous souhaitons par exemple vérifier en parallèle si ce traitement permet d’éviter un développement tumoral induit par la NASH, phénomène que l’on peut observer exclusivement dans un organisme vivant complexe, regit par bons nombres de cascades de signalisation inter organes, hormonales, neurales,etc…). Des approches in silico et in vitro ont déjà été mises en oeuvre afin de s’assurer que le peptide K1K1 lie bien le récepteur Met et active la voie de signalisation, ainsi l’utilisation d’animaux est l’étape suivante pour s’assurer d’un effet biologique in vivo. Selon les résultats de l’étude, d’autres approches in vitro pourraient être utilisées afin de disséquer sur des modèles de cellules les mécanismes d’action (on pourrait envisager l’utilisation d’organ-on-chip afin de faire cohabiter les différents types de cellules hépatiques).

2. Réduction

3R / Réduction :

Plusieurs études au sein de notre laboratoire ont précédemment montré que des groupes de 10 souris étaient necessaire au minimum pour obtenir des résultats optimaux. Afin de réduire le nombre d’animaux contrôles, nous utiliserons des souris contrôles sous régime normal pour comparer aux souris génétiquement diabétiques ou ayant une résistance à l’insuline induite par un régime hyper-lipidique.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Enrichissement environnemental, consistant à fournir un environnement plus stimulant pour les souris, en ajoutant des objets tels que des tunnels, des matériaux de nidification, etc. Cela permet de réduire le stress et l’ennui chez les souris en captivité, tout en favorisant leur comportement naturel. Anesthésie et analgésie : il est important d’utiliser des protocoles d’anesthésie et d’analgésie efficaces pour minimiser la douleur et la détresse chez les souris lors de procédures chirurgicales ou invasives. Suivi régulier de l’état de santé des souris : il est important de surveiller régulièrement l’état de santé des souris pour détecter rapidement tout signe de maladie ou de détresse et agir en conséquence.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un excellent modèle d’étude de l’homéostasie glucidique (physiologie et pathophysiologie très similaires à l’Homme).