
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 26/06/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-143205)
3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger. Génétiquement modifiées, elles subissent des gavages de glucose et des prélèvements de sang tous les deux mois, des injections d’insuline, de clodronate ou de tamoxifène, pour étudier le rôle de régulateurs du cycle cellulaire dans le diabète de type 2 et le vieillissement. Le porteur indique que les animaux perdant du poids ou présentant un état anormal sont euthanasiés, et que ceux modifiés génétiquement ne sont jamais gardés vivants. La retombée annoncée, de nouvelles cibles contre le diabète, reste formulée comme un espoir, et il présente la validation chez l’animal comme une « obligation ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est décrypter les conséquences physiopathologiques de l’inflammation lors d’un stress métabolique sur la fonction des îlots pancréatiques et la contribution du déficit de certains régulateurs de la transcription dans ce contexte.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement du diabète.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
La totalité des souris sera soumise un test de tolérance au glucose par gavage oral.Ce test sera réalisé tous les 2 mois. La totalité des souris sera soumise à un prélèvement sanguin à la veine caudale lors des test de tolérance au glucose (test réalisé tous les 2 mois) afin de determiner l’insulinémie. La totalité des souris sera soumise une injection intra péritonéale d’insuline. Ce test sera réalisée tous les 6 mois. 3 injections de clodronate par voie intra-péritonéale seront réalisées n= 240 souris. Injection intra péritonéale de tamoxifène (1injection/jour pendant 5 jours) n= 120
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Du stress pourrait être généré en lien avec la manipulation des animaux. Cependant pour reduire la douleur suite aux experimentations, nous laisserons un minimum de 2 semaines entre les tests de tolerance au glucose et à l’insuline pour que les animaux puissent récupérer. En cas de douleur, les animaux seront exclus des protocoles et placés en stabulation. En cas de douleur detectée par les membres de l’equipe ou de la cellule du bien-être animal (perte de poids rapide, etat general anormal), les animaux seront euthanasiés immediatement.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux utilisés étant génétiquement modifiés, aucun des animaux utilisés en fin de protocoles ne sera maintenu en vie. Les animaux seront euthanasiés en fin d’étude afin d’exploiter les résultats obtenus dan ces modèles génétiquement modifiés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Nous avons étudié le rôle des acteurs du cycle cellulaire et de leurs cofacteurs transcriptionnels in vitro en utilisant des lignées cellulaires et les tests fonctionnels adéquats. Cependant, et compte tenu des résultats obtenus in vitro, nous ne pouvons nous baser sur ces résultats pour définir ces protéines comme étant impliquées dans le diabète et l’obésité, maladies chroniques mettant en jeu plusieurs organes. Nous voulons par conséquent utiliser des modèles animaux dont les gènes d’intérêt auront été invalidés génétiquement, et soumettre ces modèles à des régimes particuliers afin de développer un diabète, et d’étudier le phénotype métabolique de ces modèles.
2. Réduction
Pour définir statistiquement le nombre d’animaux, une étude de « power analysis » (utilisation du logitiel gpower pour definir le nombre d’animaux necessaires) est utilisée pour réduire au minimum le nombre d’animaux, permettant ainsi de générer le nombre exact d’animaux par expérimentation en fonction des paramètres recherchés (glycémie, poids, …).
3. Raffinement
Un suivi quotidien et une observation des animaux sont réalisés par les membres de l’équipe de l’animalerie dans laquelle les animaux sont hébergés. Les membres de l’équipe travaillant sur ce projet suivent également les animaux afin de garantir leur bien-être et minimiser au maximum leurs éventuelles souffrances. L’état général des animaux est évalué tous les jours par des observations quotidiennes et pesées hebdomadaires. Tous les animaux beneficient d’un hébergement, d’un environnement, d’une alimentation, d’un apport en eau et de soins appropries a leur sante et a leur bien-être (structure en charge du bien-être des animaux (sbea)). Un enrichissement de la cage d’hébergement sera effectué par l’ajout de frisettes de papier et/ou de nids végétaux. Les souris seront au maximum 6 par cage. Le personnel qui participe au projet est dote d’une qualification appropriée (article r.214-114 du code rural et de la pêche maritime). Ces qualifications sont vérifiées par le responsable du suivi de la compétence du personnel en relation avec les animaux de l’établissement, conformément a l’annexe i de l’arrêté relatif à l’agrément des établissements (livret de compétences). Nos lignées de souris ne présentent pas de phénotype dommageable. Les souris sont habituées aux manipulations afin de réduire le stress. Lors du change, l’ancien nid des animaux est transfère dans la nouvelle cage pour réduire le stress. Entre chaque tests métaboliques (contraintes de stress), un temps de récupération d’une semaine minimum est observé et le maintien de l’enrichissement, de la socialisation est respecté. L’état général des animaux sera évalué par les utilisateurs ainsi le personnel animalier. Les points limites déterminés pour nos protocoles sont : le dos vouté, le poil hérissé, une perte de poids de 20% et la prostration ou l’absence de réaction des animaux. Dans ce cas l’animal sera enregistré au SBEA. Un traitement visant à soulager l’animal pourra être mis en place, le cas échant sans amélioration, l’animal sera euthanasié.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Nos objectifs sont de mieux comprendre la physiopathologie du diabète et de l’obésité. Pour cela, la validation chez l’animal est une obligation pour déchiffrer les mécanismes moléculaires et physiopathologiques à l’origine de la maladie. Nous devons donc utiliser des souris génétiquement modifiées pour identifier certains gènes comme étant à l’origine de certaines maladies métaboliques.