Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

358 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Celles destinées aux analyses sont tuées pour prélever la rate, la moelle osseuse et les reins, tandis que les souris gardées pour l’entretien de la lignée restent en vie. Porteuses d’une mutation reproduisant un lupus humain, elles reçoivent des prélèvements sanguins mensuels sous anesthésie et peuvent développer une insuffisance rénale, des plaies cutanées et des douleurs articulaires. Le porteur affirme devoir recourir à un « modèle entier » pour étudier la production d’auto-anticorps dans les organes lymphoïdes.

NTS-FR-581673v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Immunologie, Maladie autoimmune, Autoanticorps
Souris : 358

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet repose sur l’étude d’une mutation décrite chez une patiente atteinte d’un lupus érythémateux systémique. Un modèle murin reproduisant cette mutation a été récemment créé sur fond C57BL/6J, et décrit dans la littérature. Cette souris présente une survie réduite, une autoimmunité avec une augmentation des lymphocytes B et une production d’auto-anticorps (notamment des anticorps anti-nucléaires). Nous souhaitons étudier en détail le phénotype des lymphocytes B à l’origine de la production des autoanticorps pathogènes. Ce projet n’a pas fait l’objet d’une évaluation par d’autres instances mais repose sur une question scientifique non résolue à ce jour et dont les réponses pourraient bénéficier aux patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet doit permettre de mieux comprendre comment cette mutation génétique peut conduire à une perte de contrôle de la production d’autoanticorps dans une maladie autoimmune sévère telle que le lupus. Les TLR sont des récepteurs de l’immunité qui ont été impliqués dans la maladie lupique dans la littérature, mais les mécanismes de leur implication sont encore mal connus. Ainsi ces résultats pourraient apporter de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients, à moyen/long terme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins mensuels, sous anesthésie. Des prélèvements (rate, moelle osseuse, reins) seront effectués sur les animaux en fin de procédure après mise à mort. La protéinurie sera mesurée sur un prélèvement d’urine toutes les semaines, pour l’évaluation des points limites.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris étudiées dans ce projet développent une maladie proche du lupus humain, qui peut causer une perte d’appétit et donc une perte de poids, une insuffissance rénale matérialisée par une augmentation de la protéinurie mesurable à l’aide de bandelettes urinaire. De plus, les animaux peuvent développer une adénopathie associée à une dermite, entrainant une dépilation et le développement de plaies. Le lupus peut également se matérialiser par des douleurs articulaires induisant des difficultés de déplacement et une mise à l’écart du/des individus, un dos voussé. Les prélèvements sanguins peuvent potentiellement générer une anémie (paleur des muqueuses), une respiration plus rapide ainsi qu’une plaie éventuelle au site de prélèvement. Les nuisances liées aux anesthésies répétées sont inhérentes à toute anesthésie (l’anesthésie est cependant ici de courte durée pour un prélèvement sanguin). L’utilisation de l’isoflurane pour l’anesthésie présente un aspect aversif pour la souris, cependant l’anesthésie génère un stress moins important que de réaliser le prélèvement sur un animal vigile.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux ayant atteint les points limites définis seront mis à mort. Les animaux prévus pour expérimentation seront mis à mort pour pouvoir prélever les organes et analyser les cellules immunitaires. Les animaux gardés pour le maintien des lignées et les croisements seront gardés en vie.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La règle du remplacement n’est pas applicable ici : en effet, nous devons avoir recours à un modèle entier afin d’étudier les réponses immunes et la production d’autoanticorps qui mettent en jeu des coopérations cellulaires multiples dans les organes lymphoïdes tels que la rate et les ganglions.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de respecter la règle des 3R, une réduction du nombre d’animaux utilisés a été décidée. La pertinence des résultats sera évaluée à l’aide de tests statistiques multiparamétriques de type Anova nécessitant l’analyse de groupes de 10 souris minimum pour chaque question posée. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés et d’optimiser l’utilisation des différentes portées, nous utiliserons les mâles et les femelles de chaque portée générée.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour répondre à l’objectif de raffinement, les souris seront hébergées en groupes sociaux, et dans des cages à couvercle filtrants comportant des enrichissements (nids, tunnels), sur des portoirs ventilés. Les animaux seront hébergés dans une animalerie à statut sanitaire propre permettant déviter une infection. Le phénotype des animaux sera examiné de façon hebdomadaire à l’aide d’une grille de score définissant des points limites, décrite pour chaque procédure, afin de soustraire les animaux à la souffrance. Après chaque prélèvement sanguin, les animaux seront également surveillés pendant 24h en utilisant des points limites spécifiques.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

En ce qui concerne l’espèce choisie, la souris est le modèle approprié afin d’étudier les fonctions du système immunitaire impliquant la coopération cellulaire dans un organisme entier. Les connaissances chez la souris étant très développées, en particulier dans le domaine de l’autoimmunité, pour lequel de nombreuses techniques d’analyse et de nombreux réactifs (anticorps, notamment) sont disponibles, en font un modèle approprié pour mener à bien nos différentes analyses et études. Adulte, en âge de procréer pour maintenir l’élevage. Les animaux utilisés pour expérimentations auront un âge de 3 mois (âge moyen d’atteinte d’un système immunitaire mature chez les souris contrôles) et maximum de 8 mois (âge moyen pour lequel les points limites apparaissent).