Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

816 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles enchaînent mises à jeun, contentions répétées, gavages et injections, et une inflammation intestinale leur est provoquée par un produit ajouté à l’eau de boisson, avant un prélèvement sanguin terminal. Le porteur décrit des signes de souffrance attendus, poil hérissé, perte de poids, léthargie, dos courbé, ataxie et tremblements. Il affirme que ces phénomènes sont « impossibles à étudier directement chez l’Homme », tout en indiquant avoir déjà utilisé des organoïdes intestinaux pour une partie des questions.

NTS-FR-391270v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système endocrinien · Système gastrointestinal · Troubles endocriniens · Troubles gastrointestinaux ·
Mots-clés
Insuline, Barrière intestinale, Inflammation intestinale, Entéroinfection
Souris : 816

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’intestin est composé d’un épithélium simple, directement en contact avec le bol alimentaire et le microbiote. Il exerce trois fonctions principales, qui sont cruciales pour le maintien de l’homéostasie : i) la digestion et l’absorption des nutriments ii) un rôle endocrine et iii) un rôle de barrière sélective entre la lumière digestive et le milieu intérieur. Bien que l’hyper-perméabilité intestinale et le passage consécutif de produits bactériens dans le sang aient été proposées comme un des facteurs participant à l’inflammation chronique qui accompagne l’obésité et le diabète de type 2, les mécanismes moléculaires à l’origine des défauts d’intégrité épithéliale lors de ces pathologies demeurent mal compris. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’évaluer si la perte d’action de l’insuline, une caractéristique du diabète, conduit à une altération de la fonction barrière de l’intestin et une susceptibilité accrue à l’inflammation intestinale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le bénéfice attendu de ce projet est la mise en évidence que la perte d’action intestinale de l’insuline contribue à l’hyperperméabilité et au risque accru d’inflammation ou d’infection intestinales au cours du diabète. Notre projet identifiera à la fois les cellules cibles impliquées et les voies de signalisation permettant l’action de l’insuline dans l’épithélium intestinal, ce qui est essentiel pour la conception de stratégies préventives et thérapeutiques.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux feront l’objet d’une contention et d’une prélèvement par biopsie (30 secondes) -Un 1er lot d’animaux vigiles feront l’objet d’une mise a jeun (14h), de 2 à 7 contentions (30 secondes chacune), de 0 à 5 administrations orale de produit (1 min chacune), d’un prélèvement de sang (1min) et d’une injection de produit (1min). Ce 1er lot d’animaux recevra également un traitement dans l’eau de boisson (7 jours) induisant une inflammation intestinale. -Un 2ieme lot d’animaux fera l’objet d’une mise a jeun (14h), de 3 à 8 contentions (30 secondes chacune), de 0 à 5 administrations orale de produit (1 min chacune), d’un prélèvement de sang (1min) et de 2 injections de produit (1min). -Un 3ième lot d’animaux fera l’objet de 2 mises à jeun (4h et 14h), de 4 à 9 contentions (30 secondes chacune), de 2 à 7 administrations orale de produit (1min) d’un prélèvement de sang (1min) et d’une injection de produit (1min). -Un 4ième lot d’animaux fera l’objet de 2 mises à jeun (4h et 14h), de 3 à 8 contentions (30 secondes chacune) de 1 à 6 administrations orale de produit (1min), d’un prélèvement de sang (1min) et d’une injection de produit (1min). – Tous les animaux seront placés sous analgésie anesthésie profonde pour un prélèvement sanguin terminal unique (30 secondes par souris).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’identification, les prélèvements, l’anesthésie/analgésie, la contention le gavage et les injections sont des sources de stress pour les animaux. Certains actes peuvent induire une sensation de douleur chez l’animal : douleur de courte durée au site d’injection (piqûre de l’aiguille) ou liées à l’inflammation intestinale. Concernant les procédures incluant l’induction d’une inflammation intestinale ou l’infection par des entéropathogènes, l’apparition de signes généraux de souffrances peut survenir : poil ébouriffé (ou hérissé), perte de poids, écoulement des yeux, léthargie, dos courbé, ataxie, tremblement.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés en vu de prélevements de sang et d’organes pour des analyses ultérieures.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans ce projet, les modèles animaux seront développés dans le but d’obtenir des modèles de pathologies métaboliques (diabète) et inflammatoires (inflammation intestinale, infections entériques). Les dérégulations métaboliques et la réponse inflammatoire sont des phénomènes complexes faisant intervenir de nombreux dialogues inter-organes. Les animaux seront donc utilisés quand les questions soulevées par le projet ne pourront pas être résolues par des systèmes de culture in vitro. Ils permettent d’obtenir une représentation simplifiée de systèmes biologiques impossibles à étudier directement chez l’Homme. Cependant, nous avons utilisé des systèmes de culture tridimensionnelle à partir d’organoides intestinaux pour démontrer que la perte d’action de l’insuline altère certaines fonctions propres à l’épithélium intestinal.

2. Réduction

3R / Réduction :

L’étude statistique permettant de calculer au plus juste le nombre d’animaux a été réalisée. L’étude comprend 816 animaux. Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel approprié. La « significativité » des différences expérimentales sera évaluée par des tests adaptés à la comparaison de deux groupes ou plus. De plus, pour caractériser la réponse de l’intestin à l’insuline, nous avons utilisé une technique qui ne nécessite pas de traitement sur animaux vigiles et qui permet à partir d’une seule souris d’étudier plusieurs parties de l’intestin (duodénum, iléon et colon), et l’effet de plusieurs traitements, réduisant ainsi considérablement le nombre de souris.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

La durée et dose des traitements seront réalisées selon les protocoles préétablis et maitrisés par notre équipe. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de petite maison. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures (analgésiques, anesthésiques) afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. L’application des points limites établis (apparence, mobilité, comportement, changement de poids, suivi post- opératoire) pour chaque procédure de ce projet sera effectué.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle de choix pour les études ayant attrait à la caractérisation de pathologies métaboliques et inflammatoires. Seule cette espèce possède des modèles présentant une délétion spécifique du récepteur de l’insuline dans des tissus d’intérêt, permettant ainsi la caractérisation de l’action de l’insuline au cours de ces pathologies. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 10 semaines pour toutes les procédures. Nous avons choisi de travailler sur des souris adultes afin qu’elles aient un tractus intestinal totalement mature.