Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

42 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardées vivantes et réutilisées pour le renouvellement du troupeau. Le porteur leur impose une restriction alimentaire d’environ 20 % pendant quatre à six semaines et réalise cinq prises de sang à la queue, pour mesurer l’effet de la sous-alimentation sur la lactation et l’ingestion. Il indique que ce déficit reste inférieur à celui que les vaches connaissent en début de lactation et ne devrait pas provoquer d’effet indésirable. Il inscrit l’objectif dans une meilleure modélisation des rations et une « efficience alimentaire » accrue, et juge impossible de se passer de la vache laitière pour ces réponses zootechniques.

NTS-FR-859740v1
Types de recherche
· Éthologie / comportement / biologie animale · Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Vache laitière, bilan énergétique, production laitière, état corporel, ingestion
Bovins : 42

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La disponibilité en aliments au cours du cycle de lactation chez la vache laitière n’est pas constante et peut conduire en élevage à des périodes de sous-alimentation. Cette situation est fréquente dans les systèmes d’élevages laitiers dans lesquels l’essentiel de l’alimentation est dépendant de la production de fourrages sur l’exploitation. Les périodes de sous-alimentation conduisent à des baisses de production et peuvent entraîner une mobilisation des réserves corporelles. Cependant, nos connaissances actuelles ne permettent pas de quantifier l’importance de ces évolutions de production et de mobilisation à moyen terme. De plus, lorsque l’offre alimentaire redevient à volonté, l’ingestion pourrait être stimulée par un besoin de reconstitution des réserves corporelles, après la mobilisation qui a pu avoir lieu pendant la période défavorable. En effet, on sait déjà que l’ingestion des brebis au cours du cycle est liée aux variations de l’état des réserves. Il est donc intéressant de vérifier si c’est aussi le cas chez les vaches laitières, et surtout de vérifier si cette influence est proportionnelle à l’importance ou à la durée de la mobilisation des réserves corporelles. L’objectif du projet est donc de quantifier l’effet de deux durées (4 et 6 semaines) de restriction alimentaire (environ 20% de la quantité ingérée à volonté des vaches laitières) sur l’évolution de l’ingestion, de la production laitière et des réserves corporelles pendant et après la phase de restriction. Les résultats nous permettront de mieux nourrir les animaux en tenant compte de l’évolution de la production et de la capacité d’ingestion. Et ainsi, assurer une meilleure nutrition et efficience alimentaire.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les résultats de ce projet nous aideront à mieux modéliser les courbes de lactation et de capacité d’ingestion des vaches laitières, en particulier en fonction de la disponibilité en énergie, puisque ces éléments sont essentiels lors du calcul de ration. En effet, la prévision de l’ingestion est statique aujourd’hui (selon l’état de l’animal au temps T). Notre objectif à long terme est d’envisager une prévision dynamique, tenant compte du passé nutritionnel des vaches. Cela nous permettra de mieux alimenter les animaux en tenant compte de l’évolution de la production et de la capacité d’ingestion.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Cette expérimentation concerne des animaux vigiles, élevés conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques. La majorité des mesures ne demande pas plus d’intervention que celles réalisées en routine sur les vaches laitières (mesure de l’ingestion et de la production laitière). Les vaches laitières auront une prise de sang à la queue en semaine 3 de pré-expérience, 4 et 6 de restriction alimentaire, et 2 et 5 de post-restriction, soit 5 prises de sang au total pour toute l’expérimentation.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La diminution des apports alimentaires de 5 kg (en matière sèche) représente en moyenne environ 20% de la quantité ingérée à volonté des vaches laitières en milieu de lactation. Or, le déficit alimentaire est assez fréquent chez les bovins : quelques fois, l’éleveur décide volontairement de sous-alimenter certains animaux pour avoir une meilleure efficience alimentaire. Les animaux sont habitués à des phases de sous-alimentation. C’est notamment le cas pour les vaches laitières en début de lactation, période pendant laquelle elles mobilisent leurs réserves corporelles pour satisfaire à leurs besoins. L’importance du déficit alimentaire induit par la restriction alimentaire du présent projet sera inférieure à la limite de ce que les vaches ont l’habitude de vivre au début de lactation et ne devrait donc pas induire des effets indésirables sur les animaux. La prise de sang est peu douloureuse et dure peu de temps (quelques secondes). Toutefois, la peau peut être légèrement sensible lorsque l’aiguille la traverse. Le volume de sang prélevé est très faible par rapport au volume sanguin total d’une vache.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux, n’ayant subi aucune intervention invasive, ni traitement susceptibles d’avoir des effets importants sur leur santé et/ou survie, seront conservés afin de participer au renouvellement ultérieur du troupeau et pourront être réutilisés dans de nouveaux essais. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable des installations expérimentales. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci est possible.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’expérimentation concerne directement les réponses zootechniques de capacité d’ingestion et de production de lait des vaches laitières. Il est donc impossible de se passer des vaches laitières qui ingèrent la ration et qui produisent du lait. Les modèles de prévision disponibles prédisent assez mal ces réponses sur des rations restreintes telles que celles offertes dans ce projet expérimental.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre de vaches laitières de chaque lot a été calculé pour pouvoir mettre en évidence des différences entre les traitements. Compte tenu du schéma expérimental en continu, il est difficile de diminuer le nombre d’animaux sans risquer de perdre trop en puissance statistique.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les seuls actes invasifs seront des prises de sang réalisées à la queue, partie de l’animal peu douloureuse : : 5 prélèvements au total. Les vaches seront maintenues dans leur environnement d’élevage habituel qui est parfaitement adapté à leurs besoins comportementaux, environnementaux, sanitaires. Elles ne seront jamais en isolement social. Les prélèvements et la surveillance des animaux se feront par des personnes compétentes et habilitées.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La problématique de l’étude, assez spécifique aux vaches laitières, nécessitera de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue en France et dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Les vaches laitières seront des vaches adultes en milieu de lactation (vêlages compris entre septembre et novembre). Au cours de l’expérimentation, ces vaches seront à différents stades de gestation.