Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

6 000 hamsters dorés vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures classées en souffrance légère. Chaque animal est infesté par des larves de schistosome qui pénètrent sa peau lors d’un pataugeage, laissé porter le parasite pendant 49 jours au maximum, puis saigné à mort sous anesthésie pour récolter les vers adultes. Le porteur revendique une infestation indolore et arrête la maturation avant l’apparition des symptômes, mais l’objet du projet reste la production en série d’antigènes pour des tests de diagnostic commercialisés. Il affirme le recours à l’animal comme obligatoire, aucune culture in vitro ne maintenant le cycle du parasite.

NTS-FR-837236v1
Types de recherche
· Diagnostic des maladies · Production de routine · Recherche appliquée · Tests réglementaires ·
Mots-clés
Schistosomes, parasites, diagnostic, Maladie Tropicale Négligée
Hamsters dorés : 6000

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La Bilharziose ou schistosomose est une maladie parasitaire humaine, classée seconde après le paludisme. Environ 600 Millions de personnes vivent en zone d’endémie et 200 millions de personnes sont infectés. Le cycle biologique comprend deux hôtes obligatoires : un hôte vertébré et un hôte mollusque vecteur. Les passages entre les hôtes se font grâce à des larves nageantes qui pénètrent par la peau de l’hôte cible. Comme toutes les maladies infectieuses le diagnostic est un élément clef dans le contrôle de l’infection. Dans les pays du Nord les diagnostics directs qui identifient la présence active du parasite prennent peu à peu la place des diagnostics indirects qu’ils soient sérologiques ou parasitologiques. Dans les pays du sud, le développement d’outils de diagnostics direct ne sont pas encore développés et les diagnostics indirects sérologiques sont largement majoritaires. Les diagnostics sérologiques détectent les anticorps présents dans le sang du patient lorsqu’il a été contaminé. Pour ce faire, ces tests incluent des protéines appelés antigènes provenant du parasite, qui vont réagir en présence des anticorps contenus dans le sérum des personnes infectées. Aujourd’hui, il n’existe aucune méthode permettant de maintenir le cycle du parasite in vitro. De plus, les schistosomes sont des organismes trop complexes en termes de diversité antigénique pour être « simplifiés » par un seul antigène synthétique ou même par un cocktail d’antigène synthétique. Dans ce contexte, il est nécessaire de produire des antigènes provenant des deux espèces majeures qui infectent l’être humain, Schistosoma mansoni et Schistosoma haematobium. Les vers adultes ou les œufs du parasite sont extraits à partir de hamsters infectés par des larves de ces pathogènes. Par la suite, des extractions sont effectuées pour isoler les antigènes et les intégrer dans les tests sérologiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permet de récupérer des vers adultes et des œufs des parasites du genre Schistosoma sp. qui permettront de produire des antigènes natifs du parasite. Ces antigènes sont indispensables dans la fabrication de kit de diagnostics médicaux humains.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les rongeurs sont soumis à la phase d’infestation qui se fait de manière naturelle, par pataugeage dans un petit volume d’eau contenant les larves du parasite. Cette étape se fait en une fois et dure une heure. Une fois sous anesthésie les animaux sont soumis à un prélévement sanguin qui conduira à la mort de l’animal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’infestation par les schistosomes provoque une nuisance chronique chez le rongeur par accumulation des œufs notamment dans le foie et les intestins. Les symptômes visuels attendus sur les rongeurs peuvent survenir à partir de deux mois. C’est pourquoi le délai de maturation au cours de ce projet est de 49 jours maximum, afin que les animaux ne subissent pas les symptômes de la parasitose.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Le but du projet est de produire des parasites du genre Schistosoma. A la fin du projet, les animaux sont euthanasiés afin de récupérer les parasites adultes.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le passage par l’animal de laboratoire est obligatoire car on ne peut pas réaliser le cycle in vitro. En effet, le parasite a besoin d’un hôte vertébré et les rongeurs sont connus pour être des animaux réservoirs chez toutes les espèces de schistosomes. De plus, dans les tests sérologiques il n’est pas possible de remplacer la complexité/diversité des protéines natives par une ou plusieurs protéines recombinantes.

2. Réduction

3R / Réduction :

Expérimentalement les schistosomes infestent : la souris, le hamster et le cobaye. Le hamster est le meilleur hôte, c’est-à-dire celui qui permet de recueillir le plus grand nombre de parasites avec l’utilisation minimale d’individus, sans ressentir aucune souffrance ou mortalité précoce de l’animal. Les schistosomes sont de petits organismes et la quantité nécessaire de vers pour fabriquer les tests de diagnostic justifie l’utilisation de 1200 hamsters par an.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous avons fixé le nombre optimal de parasites proposés lors de l’infestation afin d’assurer la production optimale de vers sans engendrer de mortalité prématurée de l’animal. Nous avons donc établi i) la meilleure espèce hôte, ii) la meilleure dose de parasite et iii) le temps de développement optimal pour minimiser le nombre d’animaux à utiliser et éviter la souffrance. Le protocole a été établi pour éviter tout signe de souffrance ou de stress. L’infestation par pataugeage est la forme d’infestation naturelle chez les rongeurs dans le milieu naturel, elle est indolore. Pendant le développement du parasite dans l’animal, une surveillance quotidienne par les zootechniciens est effectuée. Les animaux bénéficient d’enrichissements de milieu permettant qu’ils aient des activités ludiques et sociales. Les animaux ne sont jamais seuls dans leurs cages. La mortalité ne survient quasiment jamais à l’issue de l’infestation. Cependant, durant cette période, tout rongeur retrouvé en souffrance, c’est-à-dire ayant atteint les points limites pourra-t-être euthanasié par un personnel habilité.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le hamster a été choisi car cette espèce permet de recueillir le plus grand nombre de parasites avec l’utilisation minimale d’individus, sans ressentir aucune souffrance ou mortalité précoce de l’animal. Les animaux utilisé sont de jeunes adultes de 6-semaines d’âge pour éviter les mortalité lors de l’infestation