Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

2 820 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l’issue, dont 1 530 dans des procédures classées sévères. Ils sont sédatés pour l’imagerie, infectés par injection ou par immersion dans une suspension virale, ou exposés à des microplastiques qui s’accumulent dans leur système digestif, pour étudier des maladies infectieuses de la pisciculture et le stress thermique lié au réchauffement. Le porteur reconnaît que le niveau de douleur « ne peut pas être facilement évalué » chez le poisson zèbre, tout en le qualifiant de sévère chez les animaux infectés, chez qui l’infection peut conduire à la mort. Il inscrit le projet dans le « pacte vert » européen et conclut à l’impossibilité d’un modèle uniquement in vitro.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-728983v1
Types de recherche
· Maladies animales · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Poisson-zèbre, Epizootie, modèle expérimental, aquaculture, Santé intestinale
Poissons zèbres : 2820

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La recherche sur les pathologies infectieuses et/ou inflammatoires nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux qui permettent d’appréhender et de reproduire la complexité des réponses de l’hôte en tenant compte des facteurs intrinsèques (génétique, microbiote, physiologie, santé) et extrinsèques (environnement, alimentation, conditions de vie). Il est alors possible d’acquérir des connaissances scientifiques sur des modèles physiologiquement relevants et de les utiliser pour identifier les biomarqueurs de ces maladies et développer des thérapies ciblées et raisonnées. Parmi les organismes modèles utilisés en recherche après les études in vitro, le poisson-zèbre constitue un modèle de choix simple à produire et peu coûteux. Largement reconnu comme modèle biomédical émergent pour l’étude in vivo de maladies humaines et animales, il est surtout employé au stade embryonnaire pour mener des études préliminaires et réduire le recours aux animaux à des stades de développement plus tardifs ou aux modèles murins. Nos travaux en infectiologie s’intègrent dans le contexte 1Health et ont pour objectifs d’étudier des maladies infectieuses animales et zoonotiques et de développer des stratégies thérapeutiques compatibles avec la santé humaine et l’environnement, en assurant le bien-être et la santé des poissons d’élevage. Dans la continuité des recherches et développements engagés au cours des dernières années, le projet actuel s’articule selon les trois axes de recherches suivants : • Etudier les maladies infectieuses émergentes • Etudier l’impact de l’environnement (qualité de l’eau/ température/polluants) sur la santé des poissons et leur résistance aux pathogènes • Identifier de nouvelles stratégies anti-infectieuses et/ou anti-inflammatoires Les résultats attendus ont pour objectif de répondre à des interrogations scientifiques face à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses et au changement climatique pour à terme favoriser l’évolution des pratiques en pisciculture vers un élevage performant, durable et plus adapté aux stress environnementaux. Dans le contexte du pacte vert de l’Europe, le projet s’inscrit pleinement dans la lutte contre l’antibiorésistance et le maintien de la biodiversité par le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques compatibles avec l’environnement et la santé humaine (stratégie « de la ferme à la table).

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les bénéfices à court terme sont la production de modèles expérimentaux pour l’étude et la caractérisation des agents infectieux émergents et zoonotiques affectant les poissons. Face à la menace d’épidémies dues à l’émergence et à la dissémination de pathogènes dans les élevages piscicoles, la mise au point de modèles expérimentaux est une priorité pour contrôler les infections dues à ces pathogènes, identifier des moyens de diagnostic et de lutte et limiter les pertes économiques. Les modèles in vivo conduiront à l’acquisition de connaissances sur ces nouveaux agents, à la compréhension des pathologies liées à ces agents et à l’obtention de modèles prédictifs. Les travaux conduits permettront la mise à disposition de modèles in vivo pour tester et identifier des stratégies thérapeutiques. La gestion des risques liés aux changements globaux représente une priorité pour assurer la santé des poissons d’élevage et soutenir et accompagner l’évolution de l’aquaculture vers des pratiques de développement durable, performantes et mieux adaptées aux stress environnementaux. Dans ce contexte, nos travaux fourniront des bénéfices à court terme pour décrire l’impact du stress thermique (réchauffement climatique) sur la santé globale des poissons c’est à dire sur leur robustesse et résilience aux challenges infectieux, alors que les études actuelles ne se limitaient qu’à l’étude de l’impact sur la croissance et la survie des poissons. A plus long terme, les données obtenues permettront de modéliser les capacités d’adaptation des poissons aux hausses de température, d’identifier des marqueurs de stress pour évaluer le bien – être et d’adapter l’alimentation et les pratiques d’élevage pour favoriser la résistance et/ou la résilience aux maladies. Dans un autre contexte, nos modèles visent à étudier l’impact des microplastiques issues de la décomposition de déchets plastiques présents dans l’environnement. A court terme, nous fournirons des systèmes biologiques pour étudier leur biodistribution et leur biodégradation, jusque-là modélisées par l’utilisation de billes de polystyrène peu représentatrices des particules polluantes. A plus long terme, ces travaux permettront d’accompagner les décisions sur la gestion des risques de l’exposition à ces microplastiques dans un contexte 1Health : pour l’animal, pour l’homme et pour l’environnement.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Lors des expériences d’observation, les animaux sont sédatés pour limiter le stress dû à la manipulation et les mouvements pendant les acquisitions. Ils sont maintenus sur un support d’observation constitué de gel d’agarose au préalable équilibré en température. Cette stratégie de préparation limite les mouvements du poisson pendant l’imagerie (5-10 minutes) et peut être répétée 1 à 2 fois selon les expériences. L’immobilisation du poisson n’entraine pas de mortalité ou de changement comportemental suite à sa remise en eau. Ces approches d’imagerie non invasives, permettent d’obtenir des taux de survie supérieurs à 90%. Les poissons sont infectés soit par injection, soir par immersion. Les microinjections de virus sont réalisées après anesthésie. Les microinjections sont standardisées (doses, site d’injection) pour être reproductibles entre individu et entre expériences. Les animaux sont sédatés pour limiter le stress dû à la manipulation puis placés sur un moule en gel créée à façon pour être immobilisés. Cette stratégie de préparation limite les mouvements du poisson pendant l’injection. Après microinjection, le poisson est réveillé en milieu d’incubation et remis en aquarium dès récupération (observation de la nage). Lors des protocoles d’immersion, les poissons sont incubés dans une suspension virale pendant 2 heures. Lors des expériences d’essais thérapeutiques, on distingue les travaux dans lesquels les molécules thérapeutiques, si elles sont solubles, sont administrées aux poissons par immersion dans l’eau ; des travaux dans lesquels elles sont encapsulées pour être délivrées et incorporées à l’aliment. Les infections virales sont réalisées par immersion avec le virus de la virémie printanière de la carpe. Aucune douleur ou nuisance n’est observée lors de cette étape d’infection.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les projets de recherche de cette DAP sont susceptibles d’entrainer des nuisances liées au stress thermique, à l’exposition aux plastiques et à la douleur lors de l’administration des virus par injection. Les études menées sur le comportement des poissons zèbre adultes exposés au stress thermique n’ont pas révélé de changements comportementaux importants puisque que l’espèce est considérée comme thermotolérante à des températures comprises entre 24 et 31°C. Lors des expériences d’observation, les animaux sont sédatés pour limiter le stress dû à la manipulation et les mouvements pendant les acquisitions. Ils sont maintenus sur un support d’observation constitué de gel d’agarose au préalable équilibré en température. Cette stratégie de préparation limite les mouvements du poisson pendant l’imagerie (5-10 minutes) et peut être répétée 1 à 2 fois selon les besoins de l’expérience. L’immobilisation du poisson n’entraine pas de mortalité ou de changement comportemental après récupération et remise en eau. L’ingestion de microplastiques après exposition entraine leur accumulation dans le système digestif. Selon leur taille et leur nature (plus ou moins additifs), ils peuvent entrainer une inflammation intestinale impactant la prise alimentaire. Lors des challenges infectieux, le niveau de douleur ne peut pas être facilement évalué chez le poisson-zèbre. Il sera nul chez les contrôles non infectés, et sévère chez les animaux infectés chez qui l’infection peut conduire à la mort. L’infection peut conduire chez certains individus à un état léthargique, et une non-réponse aux stimuli externes (cf grille de scoring). En cas de douleurs liées au mode d’administration, les poissons pourront être traités avec une solution à 5 mg/L de lidocaïne LIDOR en balnéation 40 min avant l’acte. Ce traitement pourra être reconduit si des signes de douleur sont observés. Aucune nuisance ou souffrance n’est présagée suite aux traitements anti-viraux et anti-inflammatoires puisque les effets toxiques ou secondaires sont recherchés au préalable en modèles cellulaires et sur embryons de poisson zèbre. Si de tels effets étaient détectés lors de ces étapes, les études sur ces traitements expérimentaux seraient interrompues.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d’infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d’autres finalités, ils seront donc euthanasiés en fin d’expérience.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’ensemble des procédures proposées ne pourrait pas être mis en œuvre uniquement dans des modèles in vitro, dans la mesure où les propriétés de relations hôtes – pathogènes – environnement reposent sur des processus biologiques complexes et des interactions difficilement modélisables entre différents types cellulaires et différents organes.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La petite taille, la transparence optique et les lignées transgéniques fluorescentes disponibles pour le poisson-zèbre constituent des avantages majeurs pour mener des approches d’analyse par imagerie non invasive et préserver l’intégrité et la survie des animaux (taux de survie supérieurs à 90% lors des expériences de phénotypage). Le même individu est donc suivi tout au long du processus infectieux. Cette stratégie permet de réduire le nombre d’animaux par procédure. Dans nos travaux, nous réalisons des lots de 20 à 50 animaux définis en fonction des objectifs scientifiques. Selon les effectifs et les variabilités observées, les tests statistiques sont paramétriques (t-test ; anova), non paramétriques Wilcoxon, Kruskal-Wallis) ou reposent sur la méthode de Kaplan-Meier (mesure des taux de survie). Les animaux en expérimentation sont suivis quotidiennement et phénotypés par des méthodes d’imagerie non invasive. A l’issue de ces observations, ils peuvent être utilisés en post mortem pour des analyses transcriptomiques (RNASeq), microbiologiques (CFU, titrage), de biologie moléculaire (Western Blot, rtqpcr), de métabolomique ou des analyses de microbiotes, conduites dans le laboratoire de nos partenaires ou avec les plateformes de proximité. La complémentarité des approches menées in vivo et sur tissus prélevés post mortem contribue à la réduction du nombre d’animaux par procédure.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’unité est pleinement investie dans le raffinement des procédures expérimentales par différents moyens : – Le phénotypage des animaux en expérimentation repose sur l’utilisation de méthodes d’observation non invasives en environnement contrôlé, régulé en température pour limiter au plus le stress et la souffrance au cours du suivi des processus biologiques. Les animaux sont donc sédatés (tricaïne 100 mg/l) pendant les observations pour limiter le stress dû à la manipulation et à la préhension des animaux. – Le raffinement intervient lors du nourrissage par l’utilisation de proies vivantes et par l’hébergement avec d’autres congénères.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le poisson-zèbre a d’abord été utilisé en biologie du développement avant d’être exploité en immunologie et infectiologie. L’espèce est prolifique et se reproduit tout au long de l’année, bénéficiant à la reproductibilité des expériences tout au long de l’année. La transparence des larves permet l’observation par imagerie des pathogènes fluorescents, des réponses anti-infectieuses et de la circulation sanguine et des battements cardiaques au cours des processus infectieux. Les outils génétiques ont permis la genèse de mutants et de lignées rapporteurs fluorescentes disponibles dans la communauté. Les expériences sont conduites sur des stades larvaires (7 à 21 jours post fertilisation) ou sur des stades juvéniles et adultes (au-delà de 21 jours post fertilisation). Les stades larvaires permettent de ne considérer que les réponses immunitaires innées avant maturation du système immunitaire. Cette maturation a lieu au-delà de 21jpf avec la mise en place des réponses immunitaires adaptatives (stade juvénile). On distingue alors les travaux dans lesquels les molécules thérapeutiques sont solubles et administrées aux poissons par balnéation (stade larvaire), des travaux reposant sur l’administration de coproduits (algues, hydrolysats, betaglucans, probiotiques) incorporés dans l’aliment (stade juvénile).