Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

2 392 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance sans réveil, légers et modérés. Elles subissent une biopsie de la queue, des gavages et des injections, ainsi qu’un régime gras destiné à provoquer une stéato-hépatite, qui peut faire apparaître des nodules du foie évoluant vers un cancer, avant que le foie soit perfusé et prélevé sous anesthésie. L’objectif est d’étudier le rôle de la protéine FAT10 dans cette maladie du foie liée à l’obésité. Le porteur conclut que FAT10 pourrait être une cible thérapeutique, bénéfice renvoyé au conditionnel.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est la maladie hépatique la plus courante qui affecte 80% de la population obèse. Initiée par une accumulation de graisse dans le foie (stéatose), la NAFLD évolue vers la stéato-hépatite non alcoolique (NASH), facteur de risque de comorbidités mortelles. Actuellement, aucun traitement médicamenteux n’est disponible. Ainsi, il est important de bien caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans cette pathologie afin d’apporter des solutions thérapeutiques. Les résultats préliminaires du laboratoire révèlent une implication de FAT10 dans la progression de la NASH avec une surexpression dans le foie de patients NASH, corrélé à une diminution de l’expression de PPARα, récepteur nucléaire contrôlant le métabolisme lipidique et l’inflammation. De plus, il a été constaté dans le foie de patients atteints de NASH, que l’expression de FAT10 corrèle également positivement avec l’expression des gènes de la sénescence. L’objectif de ce projet est d’étudier si la modulation de l’expression de FAT10 influence la sénescence prématurée et l’activation de PPAR-alpha dans les hépatocytes au cours du développement de la NASH grâce à l’utilisation de modèles murins.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet cherche à mettre en évidence le rôle de FAT10 dans le développement des maladies du foie gras non alcoolique et son lien avec l’induction de la senescence de l’hépatocyte et l’activation de PPARa. La compréhension de ces nouveaux mécanismes pourrait permettre demontrer que FAT10 pourrait être une cible thérapeutique intéressante dans l’objectif de soigner la NASH.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris seront baguées à l’oreille afin d’être identifiées par la suite et une biopsie de queue (

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

La lignée C57BL6/J utilisée dans nos différentes procédures ne présente aucun probléme physique ou physiologique. Ainsi, peu de nuisances ou d’effets indésirables sont attendus dans les procédures qui seront mises en œuvre pour la réalisation de ce projet de recherche. Cependant, l’injection d’Adénovirus ou d’AAV par intra-veineuse permettant la surexpression ou la diminution d’expression de FAT10 sera réalisée et peut conduire à l’apparition d’un stress aigu sur l’animal qui peut se représenter par une douleur d’ordre légere pour l’animal. De plus, la mise en place de ce protocole entraine l’utilisation d’une cage chauffante à 37°C (permettant la dilation des veines pour l’injection en intra-veineuse) provoquant un stress thermique à l’animal. L’utilisation de régime induisant la NASH chez l’animal peut conduire à l’apparition de nodules hépatiques pouvant évoluer vers un carcinome hépatique pouvant causer des douleurs à l’animal au cours du protocole. La mise en place de régimes obésogènes dans un modèle murin peut également entrainer des problèmes de prise alimentaire et donc le développement de faim et de malnutrition de l’animal. L’ensemble des procédures vont également nécessiter la prise des animaux en contention, pouvant provoquer un stress léger à l’animal.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issus des différentes procédures mise en place dans ce projet de recherche, l’ensemble des animaux seront mis à mort pour analyses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ce projet de recherche est mis en place à partir d’études préliminaires réalisée sur des lignées cellulaires. Ces études ont montré un rôle important de la protéine FAT10 dans les cellules du foie. Cependant, les maladies du foie gras non alcoolique sont des pathologies complexes impliquant de nombreux organes autres que le foie. Ainsi, l’utilisation d’un modèle animal (modèle murin) nous permettra de reproduire au mieux la maladie du foie gras non alcoolique et de mieux comprendre le rôle clé joué par la protéine FAT10 dans le développement et la progression de la maladie.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum, sans toutefois compromettre l’analyse statistique des résultats. De plus, une analyse appronfondie de la littérature permet également d’éviter des répétitions d’expériences inutiles (exemple dose des agonistes de Ppar-alpha à utiliser).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de maisons. La définition précise des points limites précoces, ainsi qu’une surveillance pendant tout le protocole permet de limiter l’apparition d’une souffrance ou d’une atteinte de l’état général de la souris. En cas d’atteinte de ces points limites, les animaux seront sortis de l’étude et mis à mort.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Cette espéce est utilisée car les souris (mus musculus) peuvent être génétiquement modifiées soit par injections virales ou par transgénèse. De plus, de nombreuses données bibliographiques sont disponibles sur cette espèce dans la cadre des études sur les NAFLDs permettant d’affiner au mieux les conditions expérimentales mises en jeu dans le projet. De plus, elle présente de nombreux avantages : facilité d’élevage, possibilités d’utiliser des modéles favorisant la susceptibilité aux régimes spéciaux prédisposant au développement des NAFLDs. Les souris seront utilisées à l’âge adulte de 12 semaines. L’étude de l’implication de FAT10 dans la senescence des hépatocytes lors de la NASH nécessite que certaines expériences soient réalisées comparativement à des souris âgées (60 semaines).