Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pour tester un peptide anticancéreux sur une leucémie lymphoïde aiguë, 100 souris immunodéficientes sont utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue. Chaque animal reçoit une greffe de cellules leucémiques, jusqu’à seize séances d’imagerie hebdomadaires et autant d’injections sous anesthésie générale, jusqu’à trente injections de traitement et deux prélèvements sanguins, sur une durée pouvant atteindre seize semaines. Le porteur affirme qu’aucune nuisance spécifique n’est attendue de l’injection de cellules tumorales dans le sang « vu la durée de maintien des animaux en procédure », tout en indiquant plus loin que tous les animaux seront porteurs de tumeurs au moment de leur mise à mort. Il écrit être arrivé au stade où l’évaluation du peptide chez la souris devient « indispensable », alors que la molécule a déjà montré son efficacité chez l’être humain sur des tumeurs solides.

NTS-FR-693401v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Evaluation thérapeutique, Peptide, Leucémie, souris
Souris : 100

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le laboratoire développe des peptides, petites molécules qui ont la capacité de perturber les mécanismes de mort cellulaire. L’un de ces peptides a déjà montré son efficacité sur des tumeurs solides chez la souris mais également chez l’être humain et son mode d’action et les premiers résultats in vitro nous amènent à envisager une efficacité sur les cancers du sang, telles que les leucémies lymphoïdes aiguês. Après avoir mis en place le modèle de croissance tumorale et le suivi en imagerie d’une lignée cellulaire de leucémies lymphoïde aiguê, nous sommes arrivés au stade où l’évaluation du peptide sur un modèle de souris de la maladie est indispensable. Ceci pourra potentiellement améliorer la stratégie de prise en charge de ce type de cancer en élargissant l’éventail thérapeutique proposé aux patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Si une efficacité de notre peptide est établie sur ce modèle in vivo, cela permettra d’élargir son utilisation aux tumeurs liquides et d’orienter son développement clinique, au bénéfice des patients concernés par cette maladie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Injection : 1 par souris, durée 1 min sous anesthésie. Suivi en imagerie 1 fois par semaine pendant 16 semaines maximum, soit 16 séances/souris. Elles durent entre 5 et 15 min. Injection pour imagerie: 1 fois par semaine pendant 16 semaines soit 16 injections/animal sous anesthésie générale. Ce geste dure moins de 30 sec. Traitement médicamenteux par injection, sous anesthésie locale, 5 fois par semaine pendant 4 à 6 semaines (selon l’efficacité du traitement), soit 30 injections/souris max. Cette injection dure moins de 30 secondes. Prélèvements de sang: n=2, durée 2 minutes, sous anesthésie générale.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les injections et les prélèvements de sang entraîneront un stress physique léger et transitoire (préhension) et une douleur et une contrainte légères et transitoires (injections sous anesthésie locale ou générale). Les séances d’imagerie entraineront une contrainte légère et transitoire (anesthésie générale). Aucune nuisance spécifique n’est attendue de l’injection de cellules tumorales dans le sang (tumeurs hémtatologiques) vu la durée de maintien des animaux en procédure.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

En fin de procédures, tous les animaux sont euthanasiés car ils seront tous porteurs de tumeurs et pour examen sur cellules et tissus post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les modèles cellulaires alternatifs ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier, les interactions avec le microenvironnement, la dissémination métastatique, ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Ce modèle animal va permettre d’étudier l’efficacité de la molécule testée sur la leucémie lymphoïde aiguë afin de proposer le meilleur traitement aux patients lors d’études cliniques.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, d’après les données bibliographiques et nos connaissances sur ces types cellulaires, 2 concentrations cellulaires sont suffisantes pour optimiser le schéma de croissance tumorale. Cette étape permettra également d’optimiser le protocole de bioluminescence, non décrits dans la littérature. De même, 2 doses de la molécule d’intérêt seront suffisantes pour évaluer l’efficacité du traitement, car notre molécule a déjà montré son efficacité sur d’autres types tumoraux. Concernant l’analyse des critères d’évaluation de l’efficacité anti-tumorale, une étude statistique préliminaire a permis d’établir le nombre d’animaux greffés pour chaque étape du projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Le suivi par imagerie permet une évaluation précise et précoce de la croissance tumorale. Les souris sont greffées sous anesthésie générale par inhalation ou par anesthésie locale par application cutanée d’un analgésique. Les administrations intraveineuses et intrapéritonéales seront réalisées sous anesthésie locale par application cutanée d’un analgésique. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement le développement de la tumeur ou l’apparition de signes cliniques. Des points limite précis ont été définis et seront strictement respectés. Si des signes de douleurs sont détectés un analgésique adapté sera administré. Les animaux seront stabulés en groupe, aliment et eau ad libitum. Un enrichissement adapté sera présent dans toutes les cages. En cas de suspicion de mal-être, un enrichissement supplémentaire sera ajouté. L’atteinte d’un point limite entraînera l’euthanasie de l’animal sous 24h.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est le modèle le plus utilisé en oncologie, notamment du fait de l’existence de souches immunodéficientes permettant le développement de tumeur d’origine humaine. La leucémie lymphoïde aiguë est un cancer qui touche essentiellement les enfants. Les animaux seront utilisés à partir de 4-5 semaines.