Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Rendus immunodéficients par construction, puis greffés de cellules souches et d’un fragment de thymus humains, 120 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La greffe de thymus est placée sous la peau ou sous la capsule rénale, suivie d’injections d’anticorps dans le ventre aux jours 0, 7 et 14, puis de prélèvements de sang derrière l’œil aux semaines 12, 18 et 24. Le porteur mentionne parmi les atteintes possibles la séparation de la mère, le risque qu’elle rejette ses petits, et une réaction du greffon contre l’hôte, sans en décrire les manifestations. Tous sont tués à l’issue pour prélever sang, rate, ganglions, moelle osseuse, foie, intestins et thymus.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

A l’heure actuelle, l’étude de nouveaux médicaments permettant d’agir sur le système immunitaire ne peut pas être effectuer sans réaliser des expériences in vivo. Afin de pouvoir répondre à ce type de problèmatique, l’utilisation de modèle de souris dites « humanisés » permet de pallier la complexité de la réponse immunitaire en mimant de manière plus spécifique la physiologie humaine. Et cela tous en permettant d’extrapoler les effets qu’ils pourront avoir avec d’avantage de sécurité. Suite à l’émergence de nouvelles procédures thérapeutiques, la mise à disposition d’un nouveau modèle d’animaux humanisés : le rat humanisé représentera une alternative intéressante aux souris humanisées. Ce projet expose donc la procédure visant à améliorer l’humanisation de rats immunodéficients qui recevront une greffe de cellules souches et une greffe de thymus.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Sur le court terme, ce projet pourra montrer une meilleure compréhension du système immunitaire humain grâce à sa modélisation dans les rats humanisés par une greffe de cellules souches et une greffe de thymus. Ces animaux pourront montrer un système immunitaire semblable au système immunitaire humain.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les différentes interventions sur les animaux sont : l’injection de cellules souches, la greffe de thymus soit en sous-cutanée soit sous la capsule rénale (durée entre 10-20 min). Les injections d’anticorps LoCD2b en intra-péritonéale à J0, J7 et J14. Ainsi que des prélèvements se déroulant à semaine 12, 18 et 24 post-injection d’une petite quantité de sang lors d’un prélèvement retro-orbitaire (10 min de procédure de l’endormissement au réveil). Toutes ces procédures expérimentales sont maitrisées.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances ou effets indésirables attendues sont : le stress dû à la séparation de la mère pouvant également induire un risque de rejet des petits par celle-ci, de la douleur pouvant être générés par les différentes procédures expérimentales (placement biopsie thymique en sous cutanée ou sous la capsule rénale, l’injection en ip, des prélèvements de sang ou de la contention des animaux, GVHD…). Les signes de souffrance éventuelle seront observés quotidiennement au cours de l’étude grâce à une échelle de point limites. Toute atteinte des points limites préétablis pourra entrainer une euthanasie pour raison éthique.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de cette procédure, les animaux seront euthanasiés pour permettre d’effectuer les différents prélèvements (sang, rate, ganglions, moelle osseuse, foie, intestins et thymus) ainsi qu’une analyse immunologique par cytométrie en flux afin de pouvoir documenter l’effet des différents traitements étudiés sur le système immunitaire.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’est à l’heure actuelle pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire et d’étudier l’effet sur celui-ci d’anticorps et/ou médicament. Le développement de nouvelles thérapeutiques pour le traitement de maladies humaines nécessite une phase d’études pré-clinique réalisée chez l’animal. Le rat ayant un système immunitaire humain constituera donc un modèle scientifiquement robuste et fiable pour reproduire les mécanismes d’action susceptibles d’être mise en œuvre chez l’homme.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet est le minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives entres les groupes.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous cherchons à raffiner au maximum nos protocoles pour limiter le stress du à l’expérimentation. Les rats seront hébergées en cages ventilées par groupe de 2 à 5 individus dont la surface sera adaptée au nombre d’individu et disposeront en permanence d’enrichissement (igloo en PVC…). La nourriture et l’eau de boisson seront fournis ad libitum. Les animaux seront surveillés quotidiennement par les animaliers et par les responsables des procédures. Par ailleurs, nous maitrisons les gestes expérimentaux. L’état de santé des animaux seront surveillés par une échelle de point limites. Toute atteinte des points limites préétablis pourra entrainer une euthanasie pour raison éthique.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le choix du rat repose sur le fait que ces animaux présentent de plus fortes similitudes immunologiques et génétiques avec l’homme que la souris. Les études fonctionnelles seront plus faciles à réaliser. Il est également à prendre en compte que certains modèles de greffes vasculaires ou autres modèles (ex : implantation d’organoïdes humains) seront plus simples à effectuer chez le rat humanisé par rapport aux modèles de souris humanisés.