Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Rendues diabétiques par une injection abdominale provoquant une hyperglycémie chronique de quatre semaines, une partie des 1 362 souris de ce projet porte un retard de cicatrisation construit exprès. Toutes subissent des plaies cutanées, dont l’induction dure six heures, suivies jusqu’à 25 jours avec des anesthésies gazeuses répétées et jusqu’à quatre mesures de glycémie par incision de la queue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur reconnaît que les soins des plaies peuvent être douloureux, que les anesthésies répétées affaiblissent les animaux et que l’hébergement individuel pendant le suivi stresse ces souris sociales. Toutes sont tuées pour prélèvement des tissus, l’effectif de 1 362 couvrant l’éventualité de tester deux composés, sans que le second soit acquis.

NTS-FR-086966v1
Types de recherche
· Organes sensoriels · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Inhibitor of Insulin-Degrading Enzyne (IIDE), souris diabétiques, plaie chronique, cicatrisation, peau
Souris : 1362

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les plaies chroniques sont des plaies de pression qui apparaissent chez les patients diabétiques, qui persistent dans le temps, ne cicatrisent pas et mettent en péril la survie et la qualité de vie du patient, ce qui peut entraîner de graves complications voire conduire au décès. La thérapie locale des ulcères du pied repose principalement sur le débridement de la plaie et la protection des plaies à l’aide de pansements mais la cicatrisation reste longue et peut échouer. Il y a une urgente nécessité à trouver de nouveaux traitements et augmenter la compréhension du défaut de cicatrisation chez les diabétiques. Les études d’efficacité de molécule pro-cicatrisantes sont principalement effectuées sur des animaux sains avec quelques études sur des animaux pathologiques et exclusivement réalisées sur des plaies aiguës de type coupure. Toutefois, la peau d’un patient diabétique et d’un sujet sain sont différentes, de même qu’une plaie liée à la gravité par application de la pression du corps sur les pieds est très différente d’une coupure. Ce projet de recherche fondamentale a pour objectif de mieux comprendre l’impact de l’enzyme de dégradation de l’insuline et l’étude des effets de son inhibition dans le retard de cicatrisation des plaies chroniques diabétiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Une meilleure compréhension de l’implication de l’enzyme de dégradation de l’insuline dans le retard de cicatrisation des ulcères de modèles murins diabétiques permettra d’étoffer les connaissances concernant cette pathologie et d’en faire une cible thérapeutique. Ainsi l’utilisation d’inhibiteurs de cette enzyme sur les modèles murins permettra la réalisation d’une preuve de concept amenant une nouvelle piste dans le traitement du pied diabétique.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris diabétiques de type 1 recevront une injection dans l’abdomen d’un produit provoquant une hyperglycémie chronique durant 4 semaines. L’injection dure 5 secondes. Des plaies cutanées seront réalisées sur tous les animaux et leur cicatrisation sera soit arrêtée la première semaine, soit suivie jusqu’à la fermeture complète de la peau sur un maximum de 25 jours pour les souris diabétiques présentant un retard de cicatrisation. L’induction des plaies dure 6 heures. Il existera une répétition d’anesthésie gazeuse pour induire des plaies ainsi que pour le suivi de la cicatrisation. Enfin, les souris seront soumises à 4 mesures de glycémie maximum nécessitant une incision de la queue, espacées de minimum 3 jours. Une mesure de glycémie dure 5 secondes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris peuvent perdre du poids (principalement les souris diabétiques de type 1). Les soins liés aux plaies peuvent être douloureux. Les anesthésies répétées, nécessaires pour les soins et le suivi de cicatrisation, peuvent affaiblir les animaux. Les souris seront hébergées individuellement durant la période de suivi de cicatrisation, ce qui peut créer un stress pour ces animaux sociaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Mise à mort en fin d’expérimentations et prélèvement des tissus.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La cicatrisation est un processus naturel qui permet à la peau de se refermer. Le diabète conduit, entre autres, à des défauts de cicatrisation de la peau avec un allongement de la durée de fermeture pouvant conduire à une infection. Souhaitant étudier les défauts de cicatrisation liés au diabète et l’impact, supposé positif, de l’inhibition de la dégradation de l’insuline sur les plaies cutanées, notre projet requiert une approche intégrée qui n’est rendue possible que par l’utilisation du modèle souris. Aucune méthode alternative ne peut se substituer à l’utilisation des animaux. Ce projet de recherche fait suite à des résultats obtenus sur cellules.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre total de souris prévues pour ce projet est de 1362. Ce nombre maximal inclut la possibilité de tester 2 composés, donc il est très vraisemblable que le nombre réel d’animaux utilisé sera inférieur à ce nombre maximal. Nous prévoyons de valoriser au maximum les animaux utilisés, en constituant des banques de matériel biologique qui pourront être utilisées pour répondre à d’autres questions sur ces mêmes modèles. Une attention particulière est apportée à la réduction du nombre d’animaux contrôles nécessaires. En effet, les deux composés seront comparés au même groupe ainsi que les deux groupes de souris diabétiques.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront suivies avec un soin particulier, elles seront observées tous les jours et pesées 1 fois par semaine. Les points limites sont clairement définis, afin de détecter précocement tout signe de souffrance. Un anti-douleur sera administré durant les premiers jours de cicatrisation afin de prendre en charge la douleur des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les modèles murins, bien que présentant certaines limites par rapport à la physiologie humaine, restent largement utilisés pour étudier l’intégrité fonctionnelle de la peau. Cette espèce possède une physiologie et une organisation cutanée proche de celle de l’Homme et permet d’étudier l’induction des plaies et les processus de cicatrisation, tout en complétant l’analyse jusqu’à une échelle cellulaire et moléculaire. Nous utiliserons des souris âgées minimum de 5 semaines pour débuter le modèle diabétique et pour que les souris soient sexuellement matures au moment de l’induction des plaies cutanées.