
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 21/05/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-443188)
Aucun animal porteur du phénotype dommageable n’est gardé au-delà de vingt semaines, et tout individu atteignant un point limite est tué aussitôt. 2 880 souris vont être utilisées dans cet élevage de lignées à inflammation chronique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin. Le phénotype produit une mort prématurée, un poids réduit et des difficultés respiratoires, et les souris qui ne l’expriment pas rejoignent les groupes témoins. L’élevage alimente un projet sur le métabolisme des lipides dans le syndrome d’Aicardi-Goutières, et le porteur écrit que les animaux développeront une inflammation chronique vers vingt semaines tout en affirmant que les conditions d’élevage seront adaptées pour qu’ils ne développent pas de symptômes.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de ce projet est d’élever des animaux spécialement conçus pour nos expériences scientifiques. Grâce à ces expériences, nous cherchons à comprendre comment le métabolisme des lipides influence certaines maladies inflammatoires chroniques (ici par exemple le syndrome d’Aicardi-Goutières).
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de découvrir des solutions thérapeutiques pour alléger les symptômes présents chez les patients souffrant d’inflammation chronique.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux développeront aux alentours de 20 semaines d’âge une inflammation chronique liée à leur phénotype dommageable.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les nuisances liées à l’inflammation chronique dans ces modèles sont une mort prématurée, un poids réduit et des difficultés respiratoires. Les animaux ne seront pas maintenus plus de 20 semaines, les conditions d’élevage seront donc adaptées pour qu’ils ne dévellopent pas de symptômes.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux issus de l’élevage seront soit utilisés pour renouveler les accouplements soit utilisés pour les expérimentations dans le cadre d’une utilisation continue sur site. Les animaux ne présentant pas le phénotype dommageable seront intégrés dans les groupes « contrôles ». Tous les animaux seront utilisés. A la fin, ils seront tous euthanasiés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’objectif du projet scientifique associé à ces élévages nécessite l’utilisation de modèles animaux. Les méthodes substitutives notamment l’utilisation de modèle in vitro ne permet pas d’étudier la communication inter-organes.
2. Réduction
Afin de réduire le biais associé au sexe, des groupes équivalents d’animaux des deux sexes seront utilisés dans les protocoles expérimentaux proposés. Tous les animaux issus des accouplements seront conservés pour l’expérimentation.
3. Raffinement
Toutes les mesures susceptibles de prévenir tout effet impactant le bien être des individus seront mise en oeuvre durant la durée du projet. Les animaux seront sous surveillance quotidienne. Des points limites ont été établis afin de pouvoir surveiller au plus près les altérations dues à la délétion génétique dommageable. Les animaux manifestant au moins un des points limites identifiés seront systématiquement euthanasiés. De plus les besoins sociaux et biologiques des modèles murins sont bien connus et parfaitement maîtrisés, permettant de minimiser tout effet indésirable, douleur, souffrance ou tout dommage durable. De fait, afin de combler les besoins physiologiques et comportementaux des animaux, les animaux seront placés en cage 3 individus (trio d’accouplements) avec pour enrichissement une maisonnette en carton et du coton pour la nidification. Les animaux avec un phénotype dommageable ne seront pas gardés en vie au delà de 20 semaines d’âge.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les modèles murins, sont les plus utilisés dans les procédures expérimentales visant à étudier l’immunité et le métabolisme et en particulier l’impact de régimes alimentaires spécifiques sur les processus biologiques. La communauté scientifique bénéficie d’un large éventail de modèles génétiquement modifiés permettant l’obtention de résultats robustes et des comparaisons avec d’autres études préalables. Les animaux seront utilisées pour l’élevage, les animaux seront donc mis en accouplement entre 7 et 8 semaines et les animaux à phénotype dommageable seront maintenus en accouplements pour une durée maximale de 12 à 13 semaines ( âge maximum des animaux 20 semaines).