Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

6 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune pouvant recevoir jusqu’à 56 injections, subir 26 mesures de composition corporelle et 15 prélèvements sanguins dont sept en une seule journée. Un quart d’entre elles est exposé au froid pendant 21 jours, d’autres sont hébergées à 30 degrés jusqu’à six mois ou soumises à un régime engraissant pendant cinq mois. Le porteur décrit les nuisances attendues, prise de poids modifiant la mobilité, problèmes cardiovasculaires liés à l’obésité, diarrhées, hématomes, risque de péritonite et d’irritation de l’œsophage. Les retombées thérapeutiques annoncées contre l’obésité restent au conditionnel, et l’effectif de 6 080 animaux est rapporté à des « outils statistiques » et au partage des témoins entre protocoles, sans qu’aucun chiffre soit donné.

NTS-FR-737320v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système endocrinien ·
Mots-clés
tissu adipeux, obésité, fibrose, progéniteur, métabolisme
Souris : 6080

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est d’analyser les mécanismes de différenciation et d’adaptation des cellules adipeuses en réponse aux variations pondérales, en particulier dans le contexte de l’obésité. L’idée est d’identifier les éléments clés qui favorisent ou freinent l’inflammation et la régénération de la graisse en étudiant : les adipocytes (les cellules qui fabriquent la graisse) et les cellules impliquées dans leur régulation. Pour cela, les cellules du tissu adipeux seront étudiées en parrallèle de l’évaluation de l’état de santé des animaux. L’objectif final est de voir si on peut agir directement sur ces cellules pour rendre le tissu adipeux plus sain, ce qui pourrait non seulement améliorer la gestion du poids mais aussi la santé métabolique en général.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à identifier les acteurs moléculaires essentiels au bon fonctionnement des progéniteurs (cellule à l’origine des cellules graisseuses) et des adipocytes (cellules graisseuses) du tissu adipeux. En effet, la perte de fonction des adipocytes contribue au développement et à l’aggravation des comorbidités associées à l’obésité. Bien que le lien entre les altérations du tissu adipeux et la sévérité clinique de l’obésité soit bien établi, les mécanismes capables de restaurer les fonctions de ce tissu restent aujourd’hui largement méconnus. Nos travaux permettront donc, à terme, de développer des stratégies thérapeutiques innovantes ciblant le tissu adipeux, afin de limiter les désordres métaboliques liés à l’obésité. Par ailleurs, nos résultats pourraient également ouvrir la voie à de nouvelles approches pour optimiser la perte de poids et en améliorer les bénéfices métaboliques. Les bénéfices attendus de ce projet sont donc : 1) de mieux comprendre le fonctionnement des cellules graisseuses 2) les mécanismes de régulation de ces cellules 3) afin de trouver de nouvelles stratégies pour lutter contre l’obésité et les maladies métaboliques associées.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

La moitié des animaux recevront une molécule pour enclencher le phénotype souhaité (animal vigile, par voir orale 21 fois sur 10 semaines-1minute ou par injection 28 fois sur 14 jours-11minute ou en continu en eau de boisson ou via l’alimentation). La moitié des animaux pourra être sous régime alimentaire spécial (animal vigile, 5 mois maximum en continu). Les animaux seront hébergés à température ambiante ou à thermoneutralité (30 degrés) (animal vigile, 6 mois maximum en continu). Ils pourront recevoir un traitement au cours du projet (animal vigile, 1 fois par jour pendant 8 semaines maximum soit 56 fois, 1 minute). La composition corporelle (taux de gras, de muscle et d’eau) de l’animal sera évaluée de manière non invasive (animal vigile, 26 fois soit 1 fois par semaine pendant 6 mois, 3 minutes). Des challenges métaboliques seront effectués : une exposition au froid pour 25 pourcents des animaux (animal vigile, 21 jours maximum en continu), un test de tolérance au glucose (animal vigile, 1 fois, 2 heures), un test de tolérance à l’insuline (animal vigile, 1 fois, 2 heures) et un test de réponse au jeun (animal vigile, 1 fois, 16h). La dépense d’énergie des animaux sera mesurée (animal vigile, 1 fois, 4 jours). Certains tests nécessiteront des prélèvements sanguins répétés (animal vigile, 15 prélèvements au total : 7 sur une journée, 6 sur une autre puis 2 sur une dernière, l’acte dure quelques secondes). En fin de procédure des mesures seront réalisées (animal vigile ou anesthésié, 1 fois, 5 minutes à 1 heure).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Dans le cadre de ce projet, les animaux seront soumis à plusieurs actes techniques qui pourront engendrer les nuisances suivantes : 1) Les régimes alimentaires spéciaux pourront entraîner une prise de poids pouvant modifier la mobilité et le comportement des animaux. 2) L’obésité peut conduire à des problèmes cardiovasculaires. 3) Les différentes températures d’hébergement pourront entrainer un stress chez les animaux et une altération de leur thermorégulation 4) Les différents traitements pourraient induire des effets indésirables comme la diarrhée et une perte de poids. 5) Les différentes administrations peuvent induire une douleur légère de courte durée. Les injections répétées peuvent induire risque de péritonite, des lésions cutanées, une irritation de l’oesophage ou à une irritation de la zone d’injection. 6) Les mesures de la composition corporelle et des échanges de chaleur (calorimétrie) peuvent induire un stress léger chez les animaux 6) Les challenges métaboliques induisent un stress et une douleur de courte durée en raison des administrations et des quelques prélèvements d’une goutte de sang ainsi que des effets physiologiques tels qu’une hypo- ou une hyperglycémie durant quelques heures. Une sensation de faim et un léger stress peuvent également être ressentis lors des mises à jeun de quelques heures 7) Les prélèvements sanguins pourront induire une douleur de courte durée aux animaux ainsi qu’un risque d’hématome.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de permettre des prélèvements post-mortem, principalement des tissus adipeux. D’autres organes seront également collectés, dans une logique de valorisation optimale des données issues de chaque animal au service de la recherche.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’objectif de ce projet est d’étudier et de comprendre comment sont régulées les cellules du tissu adipeux. Pour cela, il est essentiel d’adopter une approche à l’échelle de l’organisme, ce qui nécessite l’utilisation de modèles expérimentaux adaptés. Les souris sont particulièrement pertinentes, car elles permettent de développer des modèles transgéniques ciblés pour analyser des mécanismes précis. C’est pourquoi l’utilisation de modèles rongeurs est indispensable et ne peut être remplacée. Toutefois, nous exploiterons autant que possible des modèles cellulaires in vitro afin d’affiner nos analyses avant de valider nos résultats in vivo.

2. Réduction

3R / Réduction :

Cette étude nécessitera 6080 souris. Le nombre d’animaux par groupe a été établi avec l’utilisation d’outils statistiques permettant d’optimiser la puissance de l’étude. Les résultats seront évalués à l’aide de tests statistiques. A la fin du projet, différents organes seront prélevés pour analyse afin de valoriser au maximum l’utilisation des animaux. De plus, nous optimiserons les groupes expérimentaux en partageant les témoins entre protocoles compatibles afin de limiter le nombre total de souris utilisées.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’hébergement individuel est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec deux enrichissements minimum et les animaux sont vérifiés quotidiennement. Un bâton à ronger est systématiquement mis en place pour les animaux sous régime alimentaire spécifique mou. Ce régime est renouvelé régulièrement pour éviter son oxydation et le changement de cage sera augmenté si l’aliment s’effrite trop afin de réduire l’inconfort des animaux. Le projet a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable des résultats dans le respect du bien-être animal. La durée des administrations sera réduite au maximum et quand cela sera possible, les molécules seront combinées pour limiter le nombre d’injection. Les volumes injectés seront également toujours réduit au maximum. Lors des challenges métaboliques, les animaux seront étroitement surveillés (prise de température, suivi pondéral) et les animaux bénéficieront toujours d’un temps de récupération adapté. Pour les mesures de calorimétrie, les animaux seront toujours habitués à leur environnement avant les enregistrements afin de réduire leur stress au minimum. Ainsi, la douleur et le stress sont limitées en apportant des soins adaptés ainsi qu’une surveillance attentive accompagnée de points limites suffisamment prédictifs et précoces.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le modèles murins utilisés sont pertinents car la souris est la seule espèce de mammifère dans laquelle des invalidations géniques ciblées et spécifiques de certains tissus peuvent être réalisées dans l’état actuel des connaissances techniques et scientifiques. Les animaux entreront en procédure entre 4 et 8 semaines de vie car les procédures doivent être initiées pendant la phase précoce de développement du tissu adipeux. Une procédure durera 6 mois maximum.