Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Les rats qui survivent à l’inhalation sont tués aux temps prévus par la méthode, ceux qui meurent pendant l’essai servant à caler la concentration suivante. 720 rats vont ainsi être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Rasés sur le dos, ils sont enfermés seuls jusqu’à quatre heures dans une enceinte ou immobilisés dans un tube, sans pouvoir se nourrir ni boire, pendant qu’un produit chimique est diffusé. L’objectif déclaré est d’établir des valeurs seuils françaises de toxicité aiguë pour des substances qu’un site industriel pourrait rejeter accidentellement dans l’air, quand les données existantes sont jugées insuffisantes.

NTS-FR-626785v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Tests réglementaires · Toxicologie (hors obligations réglementaires) · Toxicologie et autres tests de sécurité ·
Mots-clés
Valeurs seuils de toxicité aiguë françaises, Exposition par inhalation, Rongeur, Substances chimiques
Rats : 720

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a 2 objectifs : – Dans un 1er temps, définir un protocole d’essais chez le rongeur permettant l’établissement de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises dans le cadre de l’exposition par inhalation à des substances chimiques émises accidentellement dans l’air par un site industriel, – Dans un 2ème temps, appliquer ce protocole pour établir des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises pour des substances chimiques susceptibles d’être émises accidentellement dans l’air par un site industriel, dans le cas où les données toxicologiques existantes sur ces substances sont insuffisantes ou inadaptées. Au maximum, 5 études permettant de déterminer ces valeurs de référence pour 5 substances chimiques seront menées sur 5 ans.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ces études devront permettre : – Dans un 1er temps, de définir un protocole d’essais chez le rongeur permettant l’établissement de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises dans le cadre de l’exposition aiguë par inhalation à des substances chimiques émises accidentellement dans l’air par un site industriel, – Dans un 2ème temps, d’établir, en appliquant ce protocole, des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises pour des substances chimiques susceptibles d’être émises accidentellement dans l’air par un site industriel, dans le cas où les données toxicologiques existantes sur ces substances sont insuffisantes ou inadaptées.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Observations cliniques et pesées (moins de 5 min) : au moins 2 fois/semaine, au maximum tous les jours. Rasage (moins de 5 min) : 1 fois avant l’exposition en mode « corps entier » ; contention manuelle des animaux vigiles et rasage d’une partie du dos à l’aide d’une tondeuse dédiée aux petits animaux. Habituation au placement dans les dispositifs d’exposition (jusqu’à 30 min par jour durant 3 jours consécutifs) : 1 fois avant l’exposition ; placement des animaux vigiles dans les loges de l’enceinte d’exposition pour ceux exposés « corps entier », dans une aire où sont disposés des tubes d’exposition (1er et 2ème jour) et dans les tubes (3ème jour) pour ceux exposés par voie oro-nasale. Exposition en mode « corps entier » (au maximum 4h) : 1 fois ; placement individuel des animaux vigiles dans des loges dans une enceinte dédiée et exposition. Exposition par voie oro-nasale (au maximum 4h) : 1 fois ; placement des animaux vigiles dans les tubes d’exposition et exposition. Température rectale (moins de 5 min) : 1 fois après l’exposition ; contention manuelle des animaux vigiles et mesure de la température rectale. Comportement (15 min à 1h15/évaluation suivant les tests) : 1 fois après l’exposition ; placement des animaux vigiles dans des dispositifs de mesure de l’activité, de l’anxiété, des capacités de mémorisation, de coordination locomotrice et de la force musculaire, et enregistrement de leurs déplacements et aptitudes physiques. Pléthysmographie (moins de 1h15/évaluation) : 1 fois après l’exposition ; placement des animaux vigiles dans des enceintes de pléthysmographie corps entier et enregistrement de paramètres respiratoires. Mécanique pulmonaire (moins de 45 min) : 1 fois préalablement à la fin de l’étude ; administration d’un antalgique, anesthésie générale, anesthésie locale, acte chirurgical (trachéotomie), administration d’un myorelaxant et mesure de la mécanique pulmonaire.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Rasage : stress lié à la manipulation et à la contention ; Exposition en mode « corps entier », analyse comportementale/pléthysmographie : stress lié à la manipulation et au placement dans les dispositifs d’exposition ou de test, à l’impossibilité de se nourrir et de s’abreuver (suivant l’enceinte d’exposition utilisée), et à l’isolement durant au maximum 4h ; Exposition par voie oro-nasale : stress lié à la manipulation et à la contention du placement dans les tubes, à l’immobilisation, à l’impossibilité de se nourrir et s’abreuver, et à l’isolement durant au maximum 4h ; Mesure de la température rectale : stress lié à la manipulation, à la contention et à l’introduction de la sonde. De manière générale, la manipulation des animaux pourra modifier leurs réactions à la préhension et leur niveau d’activité, et une légère perte de poids pourra être observée dans les jours qui suivront l’exposition (effets habituellement relevés suite à une exposition aiguë par inhalation chez des animaux témoins de même souche, âge et sexe). L’exposition à la substance pourra également induire des effets locaux et systémiques susceptibles de faire souffrir les animaux. Des signes cliniques anormaux, affectant notamment la respiration, la peau et les muqueuses, pourront être observés.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Conformément à la méthodologie de détermination de valeurs seuils de toxicité aiguë françaises, tous les animaux survivants aux expositions seront mis à mort au temps d’euthanasie définis à l’issue de chaque procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Lorsque les données toxicologiques existantes sur des substances chimiques sont insuffisantes ou inadaptées pour établir des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises, des essais de toxicité aiguë in vivo s’avèrent nécessaires. Concernant le choix des animaux, le projet suivra les recommandations des lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°403, 433 et 436 (utilisation de rats mâles et femelles, ou uniquement d’un des deux sexes si des informations sur la toxicité de la substance le justifient) à l’âge adulte et de souches couramment utilisées en laboratoire.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux qui sera utilisé a été défini par rapport aux recommandations des lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour l’évaluation de la toxicité aiguë par inhalation et aux exigences de la modélisation dose-réponse pour l’établissement des valeurs seuils de toxicité aiguë françaises. Des simulations ont été réalisées à l’aide d’un logiciel dédié à l’estimation de valeurs de référence pour l’évaluation des risques toxicologiques pour déterminer les modalités d’essai les plus adaptées. Une analyse des données bibliographiques disponibles sur la substance à tester et ses analogues sera réalisée préalablement à son étude pour déterminer les concentrations et les durées d’exposition pertinentes à tester. L’essai préliminaire et l’étude principale seront réalisés de manière séquentielle, par concentration. Les concentrations et les durées d’exposition à tester seront déterminés par les signes de toxicité et le taux de mortalité observés en utilisant le logiciel dédié.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les conditions d’hébergement des animaux seront enrichies pour favoriser leur bien-être. Ils seront hébergés à plusieurs par cage pour leur socialisation. Un animal sera isolé de ses congénères en cas de lésions, d’agressivité, de respiration anormale ou de comportement anormal. Un fond sonore sera diffusé la journée pour leur permettre de s’habituer au bruit généré par les manipulations et limiter le stress des expérimentations. Du matériau leur permettant de nidifier et du matériau en bois à ronger seront disposés dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés « corps entier », après la tonte préalable à l’exposition, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. Pour les animaux exposés par voie oro-nasale, des tubes semblables à ceux utilisés pour l’exposition seront disposés dans leurs cages d’hébergement pour leur permettre de se familiariser avec le dispositif et se cacher. Préalablement à l’exposition, les animaux seront habitués au placement dans l’enceinte d’exposition, pour ceux exposés « corps entier », et à la contention imposée par le placement dans les tubes, pour ceux exposés par voie oro-nasale. Après chaque phase d’habituation, des friandises seront déposées dans leurs cages d’hébergement. L’eau de boisson sera supplémentée avec un complément de réhydratation et/ou des gels nutritifs seront mis à disposition dans les cages d’hébergement. En cas d’exposition « corps entier » dans l’enceinte > 1 m3, des biberons seront mis à disposition des animaux durant l’exposition. Les animaux seront observés attentivement au plan clinique dans les heures qui suivront l’exposition, et jusqu’à ce que leur bon état de santé soit avéré. Des critères de raffinement des gestes techniques qui seront pratiqués, des points limites relatifs à l’apparition de signes de douleur et des actions correctives visant à soulager les animaux ont été définis en adéquation avec les paramètres étudiés pour assurer leur bien-être. Des critères supplémentaires à ceux listés dans la présente demande pourront être définis au cas par cas suivant les informations toxicologiques disponibles sur la substance étudiée. Le cas échéant, ils seront indiqués dans le protocole d’essai associé.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ces expérimentations seront réalisées chez le rongeur car sa physiologie est largement connue et car il constitue un modèle de prédiction des effets toxicologiques reconnu par la réglementation (cf. Document d’orientation de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques n°39). Ce projet suivra les recommandations des lignes directrices de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques pour l’étude de la toxicité aiguë par inhalation (n°403, 433 et 436), d’utilisation du rat et de souche couramment utilisée en laboratoire, d’animaux adultes (âgés au moment de l’exposition de 8 à 12 semaines), d’un poids de ± 20% du poids initial moyen des animaux exposés au préalable, et de femelles nullipares et non gravides le cas échéant.