Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Sensibiliser les éleveurs à un usage raisonné des vermifuges de synthèse et « communiquer largement les résultats » : 1 260 brebis vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent seulement des prélèvements de matières fécales, deux ou trois selon la procédure, espacés de quinze jours et durant quelques secondes, et toutes retournent ensuite dans leur troupeau. Le porteur mobilise des brebis adultes déjà infestées de strongles gastro-intestinaux ou de petite douve, à l’entretien ou en début de gestation, et justifie l’espèce par le fait qu’elle est la cible du projet. La démonstration cherche à valider une piste alternative à l’albendazole, la consommation de radis noir, et à en « promouvoir » l’usage, une finalité de conseil technique aux éleveurs davantage que de production de connaissances.

NTS-FR-516303v1
Types de recherche
· Bien-être animal · Maladies animales · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Parasitisme, Ovins, Résistance
Moutons : 1260

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est de sensibiliser les éleveurs sur l’utilisation raisonnée des anthelmintiques de synthèse pour luttter contre les parasites internes en particulier les strongles gastro-intestinaux et la petite douve. Pour cela deux pratiques vont être mis en oeuvre pour démontrer leur efficacité et communiquer largement les résultats. Le test de réduction de l’excrétion fécal évalue la présence et la proportion de population résistante de styrongles. Il permet d’identifier les molécules éfficaces contre les strongles dans l’élevage et d’adapter les pratiques pour maintenir leur efficacité. La seconde procédure a pour objectif de trouver une méthode alternative à l’albendazole pour lutter contre la petite douve qui aujourd’hui la seule molécule efficace et homologué en France. Des travaux menés en élevage sur la consommation de radis noir ont montré des résultats intérréssants sur la réduction de l’eccrétion d’oeuf de petite douve. Ce projet vise à les valider et promouvoir leur utilisation.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet a pour objectif de sensibiliser les éleveurs et techniques sur l’intérêt de mettre en oeuvre certaines pratiques pour limiter la résistance aux anthelminthiques de synthèse de certains parasites internes (strongles gastro-intestinaux et la petite douve). Ainsi à l’issu de cette procédure, les éleveurs pourront faire évoluer leur pratiques en utilisant de façon raisonnée et en alternance les différents antiparasitaires afin qu’ils maintiennent leur efficacité.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les brebis seront soumis uniquement à des prélèvements fécaux au nombre de 2 pour la première procédure et à 3 pour la seconde pour suivre leur état parasitaire. Ces prélèvements seront tous espacés de 15 jours pour ne pas impacter la santé et le bien être des animaux. Cette procédure est très courte, de quelques secondes car les quantités nécessaires sont faibles environ 10g.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Un stress léger peut être ressenti par les brebis lors de la contention pour les prélèvements de fécaux. Lors des prélèvements de fécaux, les brebis peuvent ressentir une gêne légère de courte durée, mais pas de douleur chronique ou aigüe d’intensité modérée ou élevée. Ces interventions n’entrainent pas d’altération de l’état général.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les procédures mises en oeuvre sont très légères et elles n’occasionne qu’une légère gêne aux animaux. Les prélèvements fécaux sont des procédures régulièrement réalisées en élevage pour suivre l’état de santé des animaux sans impact sur celui-ci. Dans ces conditions, l’ensemble des animaux retourneront au sein de leur troupeau à l’issu de la procédure.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les ovins sont les animaux cibles de ce projet et il n’existe pas de méthode alternative.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les effectifs ont été réduits au maximum pour les deux procédures expérimentales afin de limiter le nombre d’animaux mobilisés tout en permettant de répondre aux objectifs du projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les brebis seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Pour les prélèvements de fèces, la contention sera faite par des animaliers expérimentés, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des brebis et donc de leur stress face à la contention. En cas de signes de maladie (par exemple fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé, anorexie, perte de poids >15 %…) ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place (l’animal sortira du protocole si nécessaire). Le cas écheant (non réponse aux traitements ou blessure de l’animal non soignable), l’animal sera euthanasié par surdosage de barbiturique par voie intraveineuse, selon la posologie appropriée et le poids de l’animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les ovins sont l’une espèce les plus sensibles aux strongles gastro-intestinaux et la petite douve et sont donc l’espèce cible pour cette étude. Nous mobiliserons des brebis adultes à l’entretien ou en début de gestation ayant pâturées de l’herbe depuis plusieurs mois et étant infestées de strongles et/ou de petites douves selon leur implication dans la 1ière ou la 2nd procédure. Ce sont ces catégories animales qui sont concernées par ces infestations et aux stades physiologiques étudiés les risques sanitaires sont faibles.