
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 07/04/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-159479)
13 470 souris vont être utilisées, toutes tuées, dont 12 672 dans des procédures d’un niveau de souffrance léger qui relèvent de l’élevage et du génotypage par biopsie de queue. Les 798 autres subissent un régime obésogène de six semaines, jusqu’à 21 administrations orales, sept injections, une mise à jeun de 12 à 15 heures, et pour les femelles gestantes une injection destinée à induire la pathologie chez l’embryon. Le porteur annonce des retombées pour le cancer, le diabète de type 2, l’obésité, les maladies lysosomales et les myopathies, alors que l’objectif immédiat reste de caractériser une molécule dont il écrit que les effets sont mal connus. Il affirme que les interactions entre types cellulaires ne peuvent être étudiées de façon complète que sur des animaux entiers, ce qui rend selon lui le modèle « indispensable ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Récemment, des travaux sur des cellules ont montré l’identification d’une nouvelle cible impliquée dans la synthèse d’un lipide majeur constituant les membranes biologiques cellulaires. Les effets de l’activité de cette molécule sont mal connus. Le projet a pour objectif de créer des nouveaux modèles de souris présentant différentes formes d’activation de cette cible. Il sera utilisé différents traitements pharmacologiques, avec un régime alimentaire spécifique afin d’étudier différents tissus pour des analyses moléculaires et métaboliques.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de confirmer les données obtenues dans des modèles cellulaires dans un contexte physiologique et pathologique. A ce jour les mécanismes de régulation de cette cible ne sont pas encore bien caractérisés. L’identification et la caractérisation de nouvelles cibles participeront à apporter une réponse thérapeutique aux maladies telles que, le cancer, le diabète de type 2, l’obésité, les maladies lysosomales et les myopathies.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
injection de femelles gestantes pour induction du modèle pathologique chez l’embryon (1 fois, 10 secondes), par voie oral d’une molécule médicament avec effet sur les lipides pour tester leur potentiel thérapeutique (21 fois, 10 secondes), injection d’une molécule médicament pour tester leur potentiel thérapeutique (7 fois, 10 secondes), induction d’un régime obésogène (1 fois, 6 semaines), mise à jeun (1fois, 12 à 15H). Entre J63-98 maximum : mise à mort précoce et prélèvement des tissus pour différentes analyses, et mise à mort précoce pour l’étude de survie à l’âge de 4 mois.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La contention peut causer un stress léger de courte durée. La biopsie de queue peut occasionner une douleur légère de quelques secondes. douleur légère au point d’injection. risque de fausse route. Baisse de la fonction du rein.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Mise à mort pour prélèvement d’organes nécessaires aux analyses prévues dans le projet.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans un contexte de recherche physiopathologique sur des anomalies de croissances cellulaires , les intéractions complexes entre différents types cellulaires et d’autres organes ne peuvent être étudiés de façon complète que sur des animaux entiers rendant le modèle indispensable. Les expérimentations chez ces modèles sont nécessaires pour répondre à notre objectif.
2. Réduction
Des études préliminaires dans des modèles cellulaires ont déjà été menées. Le nombre d’animaux nécessaire pour l’élevage et l’analyse des résultats a été évalué statistiquement par des logiciels dédiés.
3. Raffinement
Les souris bénéficieront d’un enrichissement et des mesures de raffinement ont été mis en place avec une surveillance quotidienne par les membres qualifiés de l’animalerie et lors de l’entrée en procédure par les responsables de projet afin de détecter tout signe de douleur ainsi que les weekends par les personnes d’astreinte. L’application de points limites stricts et spécifiques au projet seront respectés par les responsables du projet qui tiendront une fiche d’observation des points limites précoces stricts et adaptés.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La physiologie de la souris est proche de celle de l’Homme, L’étude de souris génétiquement modifiées est particulièrement intéressante pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques et les résultats obtenus peuvent être transposables chez l’Homme. Le modèle d’anomalie de croissance est un modèle idéal pour modéliser cette maladie et représente un modèle communément utilisé dans ce domaine de recherche. De nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale.