Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pour tester un vaccin peptidique contre les coxsackievirus, soupçonnés dans le diabète de type 1, 348 souris sont utilisées dans des procédures classées en souffrance modérée, toutes tuées à l’issue. Elles reçoivent trois injections sous la peau ou dans l’abdomen, puis des prélèvements de sang à la queue sous anesthésie locale pour mesurer les anticorps produits. Les effets attendus sont un stress de contention, des inflammations et des ulcérations aux points d’injection et des saignements aux sites de prélèvement. Le RNT conclut qu’aucun modèle in vitro ne peut évaluer une protection vaccinale et affirme la « nécessité » de recourir à la souris.

NTS-FR-224331v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Entérovirus, Immunité Systémique, Vaccin
Souris : 348

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les objectifs du projet consistent à induire la production d’anticorps contre les coxsackievirus B chez la souris à l’aide d’un peptide viral et déterminer si cette immunisation protège les animaux de l’infection virale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La finalité du projet est de valider le choix d’un candidat vaccin contre les coxsackievirus B. Le projet s’inscrit dans la conception d’une stratégie de lutte originale à base de peptides qui induisent une immunité protectrice de l’hôte vis-à-vis des coxsackievirus B et des pathologies liées à ces virus et notamment le diabète de type 1.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les interventions seront des vaccinations et des prélèvements sanguins qui seront réalisées sous anesthésie gazeuse ou locale. Les vaccinations se feront sous forme de trois injections à J0, J21 et J35 par voie intrapéritonéale et/ou sous-cutanée (30 secondes par inoculation). De faibles quantités de sang seront prélevées au niveau de la queue à J34 et J49 (5 minutes environ par prélèvement) afin d’évaluer la présence d’anticorps chez les animaux immunisés. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés entre J55 et J60 sous anesthésie gazeuse afin de récupérer le sang et les organes (pancréas, coeur, rate, intestin).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les procédures d’immunisation peuvent notamment conduire à un stress (contention de l’animal), gêne légère, douleur légère, et inflammation localisée/ulcération aux sites d’injections liés à des injections répétées par voie sous-cutanée d’antigènes et d’adjuvants. Par ailleurs, les prélèvements sanguins répétés à J34 et J49 au niveau de la queue sous anesthésie local peuvent induire un stress (contention de l’animal), saignements + perte de poids et/ou inflammations localisés aux sites de prélèvements.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Le projet vise à déterminer si notre immunisation protège les animaux de l’infection virale. Pour le savoir, il faut évaluer la quantité d’anticorps produite dans le sang ainsi que la quantité de virus dans les organes (pancréas, coeur, rate, intestin). Une mise à mort de tous les animaux sera donc réalisée à la fin des procédures.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La production d’anticorps suivie de l’évaluation de la protection vis-à-vis d’une infection correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire d’un organisme vivant. Il n’existe pas de modèle in vitro ou de méthodes alternatives capables de répondre à cette problématique.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux par groupe est prévu pour avoir un effectif minimum permettant d’avoir des résultats significatifs. De plus, le protocole établi prend en compte le suivi régulier des animaux et des prélèvements répétés sur les mêmes animaux plutôt que sur plusieurs groupes distincts afin de recueillir un maximum d’informations, tout en limitant le nombre d’animaux à utiliser.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront hébergées en groupes sociaux et les conditions d’hébergement seront améliorées (enrichissement, alimentation, soins) afin d’augmenter au mieux le bien-être animal. L’état général des animaux (évolution du poids, comportement, apparence) et les sites d’injection seront observés chaque jour afin d’arrêter si besoin l’expérimentation ou mettre en place une procédure ou un traitement pour réduire la souffrance et/ou la détresse des animaux. Les prélèvements sanguins se feront au niveau de la queue après désinfection et sous anesthésie locale ou gazeuse. Les volumes de sang prélevés seront faibles avec une période de récupération de deux semaines entre deux prélèvements afin de respecter la réglementation. Les injections et prélèvements ne pourront être réalisés que sur des sites sans hématome ni inflammation apparente, en utilisant des aiguilles stériles adaptées (à la taille de l’animal et à la voie d’inoculation) et à usage unique. Une désinfection/cicatrisation et une analgésie seront mises en place en cas d’inflammation localisée aux sites d’injections. En cas de souffrance/détresse sévère avérée, les animaux seront mis à mort immédiatement sous anesthésie générale gazeuse.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont infectables par les coxsackievirus B (qui sont des virus des êtres humains). Les animaux seront utilisés à un âge entre 3 et 5 semaines car les souris jeunes sont davantage infectables par les entérovirus (et notamment les coxsackievirus B) contrairement aux souris plus âgées.