Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Mutualisées entre plusieurs expérimentateurs et plusieurs projets le jour de leur ponte, trente-deux femelles xénopes adultes reçoivent des injections d’hormone au maximum tous les quatre mois et sont maintenues en élevage. 572 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, dont 300 tués pour analyse histologique et 272 conservés, en élevage ou pour établir une lignée. Trois cents larves autonomes sont exposées pendant sept jours à des composés pharmacologiques dilués dans leur eau, soixante autres étant anesthésiées pour être imagées. Le porteur indique par ailleurs que les testicules servant aux fécondations in vitro sont prélevés sur des mâles mis à mort, sans que ces mâles apparaissent dans le détail des effectifs, qui ne compte que trente-deux femelles adultes et cinq cent quarante larves.

NTS-FR-892246v1
Types de recherche
· Organes sensoriels · Recherche fondamentale · Système immunitaire · Système nerveux ·
Mots-clés
maladies neurodégénératives de la rétine, régénération, inflammation, cellules microgliales
Xénopes : 572

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Une maladie neurodégénérative est une altération progressive et souvent irréversible des fonctions nerveuses. Par exemple, les maladies neurodégénératives de la rétine, comme le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou la rétinite pigmentaire, conduisent très souvent à une perte de la vision. Il n’existe à ce jour aucun traitement pour réellement traiter ces pathologies et la biologie des cellules souches de la rétine est en plein essor afin de développer de nouvelles approches pour combattre la cécité. Dans ce contexte, nous nous intéressons aux cellules immunitaires de la rétine, les cellules microgliales, qui jouent un rôle fondamental dans l’activité de ces cellules souches.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce travail devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent la colonisation de la rétine par les cellules microgliales qui sont des acteurs clés dans la régénération rétinienne chez le xénope. Cette étude devrait par conséquent contribuer à fournir des connaissances importantes dans une perspective de médecine régénérative dans le cadre des maladie neurodégénératives de la rétine.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Femelles xénope adultes (32 individus) : injections sous-cutanées d’hCG (au maximum tous les 4 mois) sur animal vigile pour fécondations in vitro // Larves autonomes (60 individus) : anesthésie transitoire pour imagerie // Larves autonomes (180 individus) : maintien en élevage pour établissement de lignée // Larves autonomes (300 individus) : exposition par balnéation à des composés pharmacologiques pendant 7 jours

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’injection d’hormone peut entraîner un stress léger et transitoire ainsi qu’une douleur brève liée à la piqûre. Les procédures sur les larves reposent sur des méthodes non invasives (traitements pharmacologiques dilués dans le milieu d’élevage, imagerie après anesthésie) et sont associées à des effets limités. Le niveau de sévérité attendu est donc de classe légère.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Maintien en élevage les femelles adultes, élevage d’individus pour création de la lignée ou mise à mort pour analyse histologique.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Aucun modèle alternatif (in vitro, in silico ou organoïdes) ne permet d’étudier les interactions dynamiques entre les cellules microgliales et leur environnement rétinien au cours du développement. La majorité des expérimentations se dérouleront sur des stades embryonnaires et larvaires non autonomes.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux est minimisé selon plusieurs approches complémentaires : • Réutilisation des femelles : la longue durée de vie reproductive des Xenopus laevis (jusqu’à 15 ans) permet des inductions répétées avec un intervalle minimal de 4 mois, limitant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. • Optimisation de l’utilisation des femelles : les femelles sont mutualisées entre plusieurs expérimentateurs et dans le cadre de plusieurs projets le jour de leurs pontes, réduisant le nombre total d’animaux utilisés. • Optimisation de l’utilisation des mâles : les testicules prélevés sur des mâles mis à mort pour les fécondations in vitro sont utilisés pour plusieurs expériences et mutualisés entre expérimentateurs, réduisant le nombre total d’animaux utilisés. • Optimisation des conditions expérimentales : des études préliminaires sont réalisées afin de déterminer les doses minimales efficaces des traitements pharmacologiques. Une fois ces conditions définies, seules celles-ci sont utilisées pour les expériences ultérieures. • Dimensionnement des effectifs : les tailles de groupe (10 individus par condition) sont définies de manière à obtenir une puissance statistique suffisante tout en limitant le nombre d’animaux utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux, les mesures suivantes sont mises en œuvre : • Gestion des femelles reproductrices : les femelles sont utilisées en rotation avec un intervalle minimal de 4 mois entre deux inductions, limitant ainsi le stress lié aux manipulations répétées. • Limitation du stress lors de la manipulation des femelles : lors de l’injection d’hormone, la femelle xénope est maintenue brièvement en contention dans un papier absorbant humidifié, avec les yeux masqués, puis replacée dans un bac avec ses congénères. • Limitation de l’isolement : les femelles sont maintenues en groupes (au moins trois individus) lors des phases de manipulation. Elles sont replacées dans leur groupe d’origine dès le lendemain de la ponte, après vérification de leur état général. • Méthodes expérimentales non invasives : les traitements pharmacologiques sont réalisés par dilution dans le milieu d’élevage, évitant les procédures invasives telles que les injections. • Recours à des points limites : Lors du suivi des individus, adultes ou têtards, leur état de santé est évalué selon divers critères et des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum, ont été définis.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Espèce choisie Xenopus laevis est un modèle pertinent pour l’étude du développement des vertébrés et de la régénération. Son génome présente une forte conservation avec celui de l’humain, et ses capacités de régénération rétinienne en font un modèle particulièrement adapté. Par ailleurs, cette espèce est facile à élever et à maintenir en laboratoire et des pontes peuvent être obtenues à demande. Le développement embryonnaire est synchrone ce qui est très utile pour des analyses développementales. Enfin, la production d’un nombre important d’embryons par ponte permet des analyses statistiques robustes. Stades de développement choisis Adultes : nécessaires pour la reproduction Larves non autonomes : utilisées hors champ réglementaire Larves autonomes : nécessaires pour l’étude de la colonisation microgliale et des processus de régénération