Webinaire le 3 novembre : l’OXA présente son rapport sur la xénotransplantation

Le mardi 3 novembre 2026 à 18h30, l’Observatoire de l’Expérimentation Animale (OXA) présente dans un webinaire gratuit son rapport « Xénotransplantation. Enquête sur une industrie », publié le matin même sur oxanimale.fr. Nicolas Marty, président fondateur de l’OXA, et Roland Cash, médecin et économiste de la santé, y prennent la parole, puis répondent aux questions du public. Le rapport paraît alors que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) prépare l’avis qu’il doit rendre cet automne en vue de la prochaine révision de la loi de bioéthique.

Le webinaire a lieu sur Zoom, de 18h30 à 19h30, et les questions se posent par écrit. L’inscription est gratuite mais obligatoire, et le lien de connexion arrive par courriel.

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Où en est la xénotransplantation

La xénotransplantation désigne la greffe chez l’humain d’organes, de tissus ou de cellules d’autres animaux. Les recherches actuelles portent surtout sur des organes de cochons génétiquement modifiés. Dans un article publié en mai 2026 par la revue « American Journal of Transplantation », Joseph Ladowski et Raphael Meier recensent neuf greffes de ce type réalisées entre 2022 et 2025 sur des patients vivants, aux États-Unis et en Chine, sans compter les essais menés sur des corps en état de mort cérébrale.

Ces patients ont reçu des cœurs, des reins et un foie. À la date de l’article, cinq d’entre eux étaient morts, tous moins de six mois après leur greffe, et aucun greffon n’avait fonctionné un an. Depuis, d’autres greffes ont eu lieu, et l’entreprise étatsunienne eGenesis a annoncé en septembre 2026 que deux des cinq patients greffés à Boston avec ses reins de cochons avaient reçu un rein humain, après le retrait de leur greffon animal.

Un rapport avant l’avis du CCNE

En France, le CCNE a organisé en 2026 les États généraux de la bioéthique, qui préparent la révision de la loi de bioéthique. Les dons, greffes d’organes et xénogreffes figuraient parmi les thèmes mis au débat. L’OXA a été auditionnée par le CCNE en février, dans ce cadre, lors d’une présentation commune avec Transcience, une association qui accompagne la transition vers une recherche non animale. Dans son avis n° 152, publié le 15 septembre, le Comité considère « qu’il est pertinent d’ouvrir la voie à la recherche en France » sur les xénogreffes. Il doit publier cet automne l’avis que nourrissent les États généraux, alors que la loi elle-même devrait être présentée en 2027 ou 2028.

Les questions du rapport

Le rapport de l’OXA part d’une question de fond, celle de savoir s’il est légitime d’utiliser des animaux pour leur prélever des organes, avant même de discuter des conditions de cet usage. Il en examine ensuite trois autres :

  • que montrent les premières greffes, au regard des promesses que des entreprises, des chirurgiens et des institutions font depuis les années 1990 ?
  • que coûte cette filière, aux animaux et en argent ?
  • que permettent déjà les autres voies, comme le développement du don d’organes humains, les organes artificiels ou la prévention des maladies qui conduisent à la greffe ?

Le rapport a été écrit par l’OXA avec la participation de Roland Cash, vice-président de Transcience. Il s’appuie sur plus de 270 sources citées avec leur lien, qu’il s’agisse de publications scientifiques, de textes et de rapports d’institutions publiques, de documents des entreprises du secteur ou d’articles de presse.

Pour la presse

Le rapport est sous embargo jusqu’au mardi 3 novembre 2026, 6h00 (heure de Paris). Les journalistes peuvent le recevoir avant cette date en écrivant à Nicolas Marty, à contact@oxanimale.fr.