Équidés
Etude de la séroprévalence de deux parasites chez les équidés du territoire français
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
Un seul prélèvement de sang à la jugulaire, sur animal éveillé, en 30 secondes au plus : 600 équidés vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les échantillons doivent mesurer la présence en France de deux parasites, Leishmania martiniquensis, qui peut affecter l'humain, et Besnoitia bennetti. Le porteur porte la banque à 1 000 échantillons en réutilisant ceux d'études antérieures, et prélève en clinique au moment d'une prise de sang de soins quand c'est possible. Aucun équidé n'est tué : tous restent chez leurs éleveurs ou propriétaires, et un cheval qui réagit mal à la compression de la jugulaire est écarté de l'étude.
Objectifs
Les leishmanioses sont des affections parasitaires touchant l'Homme et de nombreux mammifères. Parmi elles, Leishmania martiniquensis, initialement décrite en Thaïlande et dans les Caraïbes, fait l'objet d'un nombre croissant de cas en Europe chez l'Homme comme chez le cheval, notamment dans le bassin méditerranéen. Le traitement de cette affection reste problématique : efficacité variable selon les espèces parasitaires, options limitées chez les patients immunodéprimés, risques élevés d'échec et de toxicité du traitement. Chez le cheval, au-delà de manisfestations cliniques variées, l'espèce pourrait jouer un rôle de réservoir contribuant à la circulation du parasite. Dans ce contexte, une approche intégrée de type "une seule santé" apparaît pertinente afin d'améliorer la compréhension des interactions entre l'agent pathogène, ses hôtes et les vecteurs impliqués. La constitution d'une banque sérologique dans le cadre de ce projet permettra de déterminer la présence ou non de Leishmania martiniquensis dans le cheptel des équidés français. Les prélèvements sanguins effectués pour constituer cette banque seront également utilisés pour déterminer la présence ou non d'un autre parasite, Besnoitia bennetti, responsable de la besnoitiose équine, qui représente une parasitose émergente dont l'ampleur réelle de diffusion n'est pas clairement établie en France.
Bénéfices attendus
Le projet vise à produire des connaissances indispensables à l'amélioration de la surveillance, de la prévention et de la prise en charge des leishmanioses, dans une perspective de santé publique et vétérinaire. En effet, chez le cheval, au-delà de manifestations cliniques variées, l'espèce pourrait jouer un rôle de réservoir contribuant à la circulation du parasite. Ce parasite pouvant affecter l’homme, on comprend aisément l’intérêt de connaitre la prévalence chez les chevaux, en tant que sentinelles et potentiels réservoirs de ce parasite. Ce projet permettra également de produire des connaissances sur la besnoitiose équine responsable de lésions cutanées et d'atteintes plus globales de l'état général pouvant altérer significativement le bien-être et les performances des équidés affectés.
Procédures
Un seul prélèvement sanguin sur animal vigile d'une durée maximale de 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux pourront être soumis à un stress léger et de courte durée lors de la réalisation du prélèvement. Si malgré toutes les précautions prises la formation d’un hématome sous-cutané était observée, une compression manuelle de 5 minutes sur site sera réalisée, avec contrôle dans l’heure suivant de l’effectivité de la procédure.
Devenir
Les animaux seront des chevaux d'éleveurs/de propriétaires qui ne seront inclus que ponctuellement dans ce projet.
Remplacement
L'étude visant à caractériser la présence ou non des deux parasites dans le sang du cheptel d'équidés en France, il n'est pas possible de se passer d'animaux pour cette étude.
Réduction
La présence ou non des deux parasites sera déterminée sur le même prélèvement sanguin, ce qui permettra de ne pas doubler le nombre d'animaux et/ou le nombre de prélèvement. De plus, le projet sera mené sur 1000 prélèvements sanguins, mais seulement 600 animaux devront être prélevés grâce à la réutilisation de prélèvements obtenus lors d'études précédentes et dont les échantillons ont été conservés. Le nombre de 1 000 équidés a été défini selon une logique de précision d'estimation de prévalence. Cette banque sérologique commune sera utilisée pour l'étude de la besnoitiose équine et de la leishmaniose équine, dont la prévalence est insuffisamment documentée chez les équidés en France. En l'absence de prévalence française de référence, plusieurs scénarios plausibles ont été retenus, à 5 %, 10 % et 15 %, en cohérence avec les données européennes disponibles.
Raffinement
Pour les chevaux prélevés hors clinique équine, les animaux seront hébergés dans leurs conditions d'élevage et ne seront pas déplacés lors de la réalisation du prélèvement sanguin. Ils pourront également rester auprès de leurs congénères lors de la réalisation du projet. Pour les chevaux prélevés en clinique équine, le prélèvement sanguin sera réalisé sur des animaux hospitalisés au moment de la réalisation d'une autre prise de sang dans le cadre des soins apportés aux animaux pour éviter la réalisation de plusieurs ponctions. Quel que soit le cadre du prélèvement, il sera effectué par un vétérinaire spécialisé en médecine équine faisant ce type de prélèvement au quotidien et étant à même de juger au cas par cas la dangerosité ou non du prélèvement (pour l'humain comme pour l'animal). En cas de réaction aversive lors de la réalisation de la compression de la veine jugulaire, le cheval ne sera pas inclus dans l’étude.
Choix des espèces
L'espèce utilisée dans ce projet est l'espèce cible pour laquelle nous souhaitons déterminer la présence ou non des deux parasites dans le sang. Les animaux seront utilisés à tous les stades de développement car nous souhaitons déterminer la présence ou non des deux parasites dans le sang de la population globale des équidés français.
Etho-œstrus : étude du comportement et de la sensibilité des juments au cours du cycle reproductif
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système urogénital
40 juments vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt d'entre elles subissent six échographies transrectales en trois semaines, chaque fois avec prise de sang, prélèvement de salive et tests comportementaux, que le résumé ne détaille pas au-delà des paramètres visés, sensibilité sensorielle, émotivité et locomotion. Les vingt autres subissent huit prélèvements de sang ou de salive sur sept semaines et six séances de tests, puis retournent comme les premières à l'élevage, où elles "pourront servir dans d'autres projets". Le bénéfice visé s'adresse aux propriétaires, cavaliers et entraîneurs, que le porteur dit vouloir aider à adapter l'entraînement au cycle des juments et à leur performance sportive.
Objectifs
Dans les sports et loisirs équestres, les juments sont moins souvent choisies que les hongres en raison notamment de leur "humeur" perçue comme changeante, souvent attribuée à leur cycle reproductif. Certaines juments sont désignées comme étant « ovariennes » : leur comportement apparemment lié à leur cycle est parfois problématique et semble nuire à leur performance sportive. De nombreux produits sont proposés sur le marché pour pallier à ces problèmes supposés, et certaines juments reçoivent même un traitement vétérinaire médical ou chirurgical interrompant leur cycle. Cependant, les données scientifiques à ce sujet restent très limitées. Bien que les comportements sexuels des juments en oestrus soient connus (comportements de chaleurs), peu d'études se sont penchées sur d'autres modifications comportementales. De nombreuses juments présentées en clinique pour des troubles attribués à la fonction ovarienne sont finalement diagnostiquées avec des maladies indépendantes de celle-ci. L'influence du cycle ovarien sur le comportement et la performance des juments reste donc mal comprise. La question de ce projet est de mieux comprendre comment le cycle ovarien des juments influence leur comportement et potentiellement leur performance sportive. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les liens entre le cycle reproductif des juments et leur comportement. Pour cela, nous prévoyons d’étudier, au long du cycle, les variations naturelles de paramètres qui peuvent influencer le bien-être des juments ainsi que leur performance (sensibilité sensorielle, émotivité, locomotion), ou encore leur relation à l’humain (ce qui peut orienter la façon d’interagir avec elles). Cela pourra permettre aussi d’appréhender la variabilité possible entre individus, en détectant éventuellement l’existence de cas particuliers ou pathologiques. La finalité est de mieux comprendre l’éthologie des juments en lien avec leur physiologie reproductive, afin d’améliorer leur bien-être.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu du projet est de pouvoir permettre aux propriétaires, cavalier·ères ou entraîneur·euses de mieux connaître et comprendre les modifications physiologiques et comportementales des juments au cours de leur cycle ovarien et hormonal. Ainsi, cela permettra de démêler le vrai du faux concernant les troubles comportementaux ou de performance des juments perçus comme étant liés aux chaleurs, en apportant des données objectives sur les éléments qui peuvent réellement être attribuables au cycle ou non. Ces informations pourront permettre aux usager·ères de la filière équine d’adapter leur manière d’interagir avec les juments ou de les entrainer, et d’aller vers un entrainement individualisé et éventuellement adapté au cycle, comme cela est recommandé pour les femmes sportives. De plus, cela pourrait permettre aussi de mettre en évidence que certains comportements des juments ne sont peut-être pas ou difficilement attribuables à leur cycle, et d’encourager la recherche et le traitement d’autres troubles (par exemple, des troubles musculo-squelettiques, des problèmes liés au matériel ou aux méthodes d’entraînement). Enfin, cela pourra permettre de faire évoluer la perception des juments, en combattant leur réputation d’imprévisibilité et de lunatisme, contribuant ainsi à démanteler les stéréotypes de genre appliqués aux animaux. Au total, cela pourra contribuer à améliorer le bien-être des juments.
Procédures
Prélèvements de sang et de salive, échographies transrectales utérines et ovariennes, tests comportementaux, mesures physiologiques, sur animaux vigiles sains. Pour 20 animaux : échographies transrectales ovariennes et utérines (5-10minutes), prélèvements de sang (2 minutes) et de salive (1 minute), tests comportementaux et mesures physiologiques (20 minutes) : 6 fois par animal, étalés sur 3 semaines. Pour les 20 autres animaux : prélèvements de sang (2 minutes) ou de salive (1 minute) : 8 fois par animal, étalés sur 7 semaines; tests comportementaux et mesures physiologiques (20 minutes) : 6 fois par animal, étalés sur 3 semaines.
Impact sur les animaux
Les prises de sang entraînent une légère douleur au moment du passage de l’aiguille dans la peau, et peuvent occasionner un stress léger dû à la contention et à la compression veineuse. Un hématome peut se former sur le site de ponction, entraînant une gêne pendant quelques jours. Les échographies transrectales peuvent occasionner un inconfort lié à l’introduction du bras de l’expérimentateur et de la sonde échographiques dans le rectum. Les prélèvements salivaires ne provoquent pas de douleur ni de stress particulier en général. Certains animaux peuvent exceptionellement être stressés par ce geste. Les tests comportementaux ainsi que les mesures de fréquence cardiaque et des tensions musculaires dorsales peuvent provoquer un léger stress, inférieur à celui de l’introduction d’une aiguille dans la peau.
Devenir
Les animaux retournent dans l’élevage en fin d’expérimentation et pourront servir dans d’autres projets.
Remplacement
Il n’y a pas d’alternative non animale pour étudier les variations de comportement des juments au cours du cycle oestral. En effet, l’interaction entre le système reproductif (physiologie ovarienne et utérine, circulation d’hormones) et le comportement n’est observable que sur des animaux vivants.
Réduction
Le nombre de 40 animaux a été optimisé pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. En effet, les calculs préalables déterminent un effectif minimum suffisant de 16 animaux par procédure, 20 animaux par procédure (sur 2 procédures) seront utilisés pour le cas où des animaux seraient sortis du protocole.
Raffinement
En amont des expérimentations, les ponettes sont entraînées à venir dans les barres d’échographie qui permettent le maintien de l’animal dans une position stable et l’optimisation des examens en termes de qualité et de rapidité. Chaque acte technique (échographie, prise de sang) sera suivi d'une récompense alimentaire. Les interventions seront réalisées par du personnel expérimenté, selon des protocoles précis et rigoureusement définis. De plus, tout au long de l’expérience, les juments maintiendront un contact visuel et olfactif avec des congénères qu’elles connaissent. En effet, la tonte (deux zones restreintes pour la mesure de la fréquence cardiaque) et les prises de sang et de salive auront lieu au sein du troupeau. Les tests comportementaux seront effectués à proximité de la stabulation de résidence du troupeau, ou dans le box habituel de résidence pour les juments vivant en écurie au box. Les échographies pour les juments concernées sont effectuées par 2 ou 3, afin que les juments ne soient pas isolées dans la salle dédiée à ces mesures et lors des trajets vers et depuis cette salle. En cas d’hypernervosité, l’animal pourra être retiré de l’étude si le test n’est pas reportable. Enfin, au sein de ce projet, nous essayons de raffiner les méthodes d’évaluation du statut hormonal en remplaçant les prises de sang par des prises de salive. En effet, dans la première action, nous effectuerons à la fois des prises de sang et de salive, dans lesquelles nous doseront les hormones sexuelles femelles (oestradiol et progestérone), afin de tester la corrélation sang/salive. Si cette corrélation est bien établie, dans la deuxième action nous n’effectuerons que des prises de salive, et pas de prise de sang. (Autrement, le statut hormonal sera évalué classiquement par dosage sanguin.)
Choix des espèces
Ce projet vise à mieux comprendre le comportement des juments en lien avec leur physiologie, en réponse à des croyances et pratiques du milieu équestre. Nous étudions donc directement l’espèce cible. Nous utiliserons des juments adultes (plus de 4 ans), dont le système reproducteur est bien développé et qui ont déjà été assez manipulées par l’être humain pour que nos manipulations ne soient pas trop stressantes pour elles.
Effets de l’obésité maternelle et de sa correction chez la jument sur la gestation, le poulinage et la descendance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Maladies animales
L'usage attendu des résultats vise les éleveurs de la filière équine, à qui le porteur veut adresser des recommandations pour optimiser la santé cardiovasculaire des juments et les performances athlétiques de leurs poulains. 144 équidés, juments et poulains, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque jument subit douze prises de sang pendant sa gestation, deux tests de tolérance au glucose de quatre heures, deux tests d'effort à la longe aux trois allures et six prélèvements de lait précédés de deux heures pendant lesquelles son poulain ne peut pas téter, et chaque poulain dix-huit prises de sang de sa naissance à ses 18 mois. Aucun n'est tué à l'issue, 90 sont réutilisés dans d'autres procédures et 54 adoptés, la répartition étant décidée en fonction des "besoins en animaux de la structure", écrit le porteur.
Objectifs
Les chevaux obèses peuvent représenter jusqu’à 45% des populations équines. L’obésité est associée à de nombreuses maladies (fourbure, syndrome métabolique équin, etc.). Les chevaux d’élevage semblent les plus sujets à l’obésité. Ainsi, nombre de juments mises à la reproduction sont concernées par cette problématique. Or, il a été démontré que l’obésité maternelle entraîne des altérations du développement et de la santé de la descendance. Il a été mis en évidence que les juments obèses présentent des altérations du métabolisme glucidique et une inflammation globale plus importante. Ces paramètres sont des facteurs prédisposants de maladies. Leurs poulains sont également plus résistants à l’insuline et présentent une inflammation systémique plus importante. Les poulains issus de juments obèses présentent plus de lésions d’ostéochondrose. Les juments obèses produisaient du lait moins riche en acides gras oméga-3 et plus riche en oméga-6. Ce profil pro-inflammatoire et les altérations du métabolisme glucidique sont associés à des altérations de la fonction cardiovasculaire chez le cheval adulte. Il a été observé que la composition en acides gras du sang des poulains nés de juments non obèses s’éloignait de celle du lait maternel au cours du temps. Au contraire, la composition en acides gras du sang des poulains nés de juments obèses reste proche de la composition du lait maternel. Cette disparité peut être le reflet d’un comportement alimentaire différent.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d'informer les communautés scientifiques et vétérinaires, mais surtout les éleveurs, sur les effets délétères de l'obésité maternelle sur la santé de la jument ainsi que sur le développement de la descendance. Nous pourrons ainsi émettre des recommandations en direction des éleveurs permettant de prévenir ces effets sur le futur poulain dans une optique d'amélioration du bien-être animal de la jument gestante et du futur cheval athlète. Ces changements de pratiques peuvent paraître négligeables au jour le jour mais auront un impact positif non négligeable sur l'ensemble de la filière s'ils sont suivis par le plus grand nombre. Ces recommandations permettront d'aider la filière équine a (1) optimiser la santé cardiovasculaire de la jument, qui va en général avoir plusieurs poulains dans sa carrière et reste donc un temps significatif de sa vie gestante, (2) optimiser la fonction cardiovasculaire du poulain durant sa croissance mais également à l'âge adulte, ce qui peut directement impacter ses performances athlétiques. De plus, nous avons à cœur d'identifier des biomarqueurs précoces du développement post-natal afin d'aider les vétérinaires et les éleveurs à pouvoir réagir rapidement avant même la naissance du poulain. Pour cela, nous étudions (1) le placenta, organe éliminé naturellement au moment du poulinage, qui est un marqueur particulièrement pertinent de ce qu'il s'est passé durant la gestation. L'étude de cet organe, en plus des autres paramètres maternels, nous permet de mieux comprendre les mécanismes in utero de la programmation développementale associée à l'obésité maternelle, et ainsi de pouvoir cibler les paramètres maternels à améliorer, (2) les vésicules extracellulaires sont produites par tous les organes de l'organisme, qu'ils soient d'origine maternelle ou placentaire par exemple et exportés dans la circulation systémique. Ce sont ainsi des messagers en temps réel du fonctionnement des organes maternels et foetaux à ne pas négliger. Notre objectif est donc de pouvoir identifier des biomarqueurs précoces reflétant la santé maternelle et prédisant la fonction des différents paramètres étudiés chez le poulain après sa naissance, dans l'objectif à plus long terme de pouvoir les utiliser sur le terrain. L'usage de ces marqueurs peu invasifs permettra ainsi d'outiller les différents acteurs de la filière pour réaliser des choix pertinents concernant la gestion des animaux à l'élevage.
Procédures
Les juments et les poulains seront soumis à des prises de sang. Pour les juments, 12 prises de sang (1x/mois jusqu'au 10ème mois de gestation puis une 15 jours avant la mise bas) auront lieu au cours de la gestation (27 mL répartis en 3 tubes, 1 à 2 minutes par prise de sang). Pour les poulains, 18 prises de sang auront lieu (1x/mois de 0 à 18 mois). Les premières prises de sang pourront prendre un peu plus de temps que pour les juments puisqu'une contention légère sera appliquée. Néanmoins, le temps de prélèvement n'excèdera pas 4 minutes. Des tests de tolérance au glucose, intégrant des prises de sang sériées seront réalisées sur les juments (2 au cours de la gestation) et les poulains (3 au cours de la croissance). Ces tests représentent 13 prises de sang (soient 117mL de sang). Des cathéters seront posés afin de limiter les interventions. L'ensemble de la procédure durera 4h. Des tests d'effort seront aussi mis en place (2 pour les juments, 3 pour les poulains). Pour chacun des tests, les animaux seront longés pendant 7 minutes aux trois allures (pas, trot puis galop) et trois prises de sang (15 mL au total) seront réalisées avant le test puis 10 et 30 minutes après le test. Au cours de cette procédure les animaux seront équipés d'un cardiofréquence mètre et une échographie Doppler du coeur et d'une artère palmaire sera réalisée avant le test puis après le test. Ces tests sont réalisés en externes et sont donc non-invasif. Des prélèvements de lait auront lieu sur les juments 3, 30, 60, 90, 120 et 150j après le poulinage. La procédure durera environ 2h comprenant une phase d'empêchement de la tétée (2h) et une phase de prélèvement (3 à 4 minutes) avec un volume de lait prélevé compris entre 50 et 500mL en fonction de l'individu. Pour ce prélèvement, un tire-lait manuel sera utilisé et la jument son poulain ne seront pas séparés au cours de la procédure.
Impact sur les animaux
Un protocole traitant de certains effets de l’obésité maternelle sur la descendance a déjà été mis en œuvre avec succès sur le site expérimental. Son applicabilité logistique et zootechnique est donc assurée. Cette expérience passée nous permet de savoir qu’aucune nuisance ou effet indésirable sur les animaux ne surviendra au cours de l’expérimentation. Les aspects cardiovasculaires n’ayant pas été étudiés précédemment, cette nouvelle phase animale a lieu. Un léger stress pourra survenir dans le cas de jeunes juments encore non accoutumées à la traite notamment. Pour les poulains, un stress peut être induit par la contention nécessaire lors des mesures de croissance. Néanmoins, l’ensemble des interventions du projet sont de classe "légère" et seront effectuées par les personnels formés, expérimentés et connus par les animaux. Les raffinements nécessaires sont apportés vis-à-vis de ces procédures.
Devenir
Le projet comporte deux procédures de classe légère l'une concernant les juments et la seconde concernant les poulains. Dans les deux cas, aucune conséquence à court, moyen ou long termes des procédures n'est à attendre. Les animaux maintenus en vie pourront être réutilisés dans le cadre de procédures légères ou adoptés. La réutilisation ou l’adoption seront décidées en fonction des besoins en animaux de la structure en accord avec la SBEA.
Remplacement
Afin de comprendre et caractériser les conséquences d’une obésité maternelle sur la santé de la jument et de son poulain, une approche in vivo est nécessaire. En effet, les paramètres observés mettent en jeu des réponses systémiques complexes. En outre, nous cherchons à savoir si des effets observés précédemment sur d’autres modèles (rongeurs, ruminants, humains) sont aussi détectables chez le cheval. Bien qu’étant aussi un mammifère, le temps de gestation, le type de placentation et/ou l’alimentation sont différents des autres modèles étudiés.
Réduction
Le nombre de juments incluses dans cette étude est le nombre minimum qui permettra d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Des groupes plus réduits mèneraient à une absence réprésentativité de la différence inter-individuelle, élevée pour certains des paramètres étudiés (composition du lait par exemple). Ce nombre nous permettra aussi de tenir compte de plusieurs différences inter-individuelles comme la parité, l’âge des juments étudiées ou le sexe des poulains. En effet, il est nécessaire de prendre en compte ces éléments dans la composition des groupes étudiés puisque de précédentes études ont montré leur impact sur certains paramètres étudiés.
Raffinement
L’ensemble des manipulations seront réalisées par des personnels formés et connus des animaux. Lors de l’insémination, les juments seront logées en groupe au pâturage suivant un système de pâturage tournant permettant un accès ad libitum à l’herbe. A partir du 4ème mois de gestation, les juments seront hébergées en boxes individuels de 16m². Elles seront sorties en groupe au paddock a minima tous les deux jours. Quel que soit l’hébergement, l’ensemble des animaux seront suivis bi-quotidiennement, permettant de détecter précocement tout problème de santé pouvant survenir. Seront notamment surveillés d’éventuelles modifications de l'état général ou du comportement (e.g. agressivité ou refus d’interaction avec les autres chevaux et l’homme, isolement social, abattement), une perte d'appétit, la locomotion et l’intégrité physique générale. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de sa pathologie. Au besoin, le vétérinaire référent de l’élevage sera consulté pour la mise en place d’un traitement. En fonction de la pathologie l’individu pourra être retiré de l’étude. Une surveillance accrue sera mise en place lors des poulinages. L’ensemble des boxes seront placés sous vidéo-surveillance et les juments seront équipée d’un dispositif permettant de détecter l’imminence de la mise bas. Une personne qualifiée sera d'astreinte sur place pour toute la durée de la saison de poulinage, permettant une réaction rapide si une aide s’avérait nécessaire. Les cas plus complexes seront remontés au vétérinaire praticien de l’élevage. Pour toutes les manipulations pouvant générer un stress lorsque non connues des animaux, comme la traite par exemple, des phases d’habituation seront mises en place. Si certains animaux ne parviennent pas à se familiariser avec la procédure, avec un niveau de stress trop important et/ou une mise en danger de l’individu lui-même ou du manipulateur, l’animal ne sera pas soumis à la procédure en question mais pourra être maintenu dans l’étude pour la collection des autres données.
Choix des espèces
Le projet traite des spécificités des effets de l’obésité maternelle sur la jument et le poulain vis-à-vis de la fonction cardiovasculaire et de l’apprentissage. Les interactions au sein du couple mère-jeune sont directement liées à la production et à la valorisation de chevaux en bonne santé et performant. Les chevaux d’élevage étant touché de manière prédominante par l’obésité au sein de l’espèce équine, il est important d’acquérir des connaissances pour pouvoir ensuite communiquer sur les bonnes pratiques auprès des professionnels de la filière. Du fait des spécificités de l’espèce, les tests menés dans ce projet doivent être réalisés sur l’espèce cible. Nous utiliserons des animaux adultes pour une part importante de l’expérimentation, soient des juments qui pourront être mises à la reproduction et pouliner sans risque puis élever leurs jeunes jusqu’au sevrage. Des mesures seront aussi réalisées sur leurs poulains, de leur naissance jusqu’à leurs 18 mois.
Administration de substances interdites par les codes des courses dans le cadre du contrôle antidopage des chevaux et prélèvements.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Des stéroïdes anabolisants, des substances agissant sur la production de globules rouges ou des facteurs de croissance seront administrés à 10 chevaux, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour vérifier qu'un laboratoire accrédité sait détecter les substances interdites par le code des courses. Chacun subit des prélèvements sanguins, urinaires, de crottins et de poils, deux ou trois le premier jour puis un à deux par jour pendant dix à quinze jours, et parfois pendant plusieurs mois. Aucun cheval n'est tué pour ce projet : le champ structuré déclare dix réutilisations, tandis que le porteur écrit qu'ils seront engagés dans d'autres protocoles jusqu'à quinze ans environ avant d'être adoptés, adoption que ce décompte ne fait pas apparaître. Le porteur affirme qu'il est "indispensable d'administrer une substance interdite à un cheval" pour répondre aux exigences du contrôle antidopage, et que les échantillons ainsi obtenus sont "nécessaires" au développement et à la validation de ses méthodes.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de vérifier la détection de l’administration des substances interdites au regard du code des courses (article 6). On appelle substances interdites dans le code des courses (article 6), les substances dont l’usage est strictement interdit aussi bien en course qu’à l’entraînement. Par définition, une substance interdite est une substance appartenant à l’une des familles suivantes : stéroïdes anabolisants, substances agissant sur la synthèse des globules rouges, transporteurs d’oxygène synthétiques, facteurs de croissance, toxines peptidiques, protéines, anticorps et dérivés ou toute substance ayant des propriétés analogues aux substances précitées. La détection de l’administration des substances interdites consiste à identifier la molécule elle-même administrée dans un échantillon biologique, ou à identifier une autre molécule, marqueur de l’administration. Des approches indirectes telles que les approches globales dites « omiques » sont aussi utilisées comme méthodes de screening.
Bénéfices attendus
Il est indispensable d’administrer une substance interdite à un cheval afin de répondre aux exigences du contrôle antidopage des chevaux comme défini dans l’article 6 du code des courses et ainsi de vérifier que le laboratoire est capable de détecter l’administration d’une substance interdite ou de ses métabolites. De plus, le laboratoire est accrédité par le COFRAC sous la norme 17025. Dans ce contexte, les échantillons obtenus après administration de substances interdites sont nécessaires pour : -le développement de nouvelles méthodes -des validations de méthodes (validation de la détection des substances et de l’identification de métabolites) -la préparation éventuelle de contrôles inter laboratoires dans le cadre d’échanges inter-laboratoire. Les échantillons obtenus après administration de substances interdites sont aussi utiles pour valider des dossiers de confirmation (rapport de cas positifs) en l’absence de métabolites disponibles sur le marché.
Procédures
Les animaux sont soumis à des administrations et des prélèvements ( principalement sanguins et urinaires). Avant administration, le protocole comporte le plus souvent un ou deux prélèvements (exceptionnellement 3 ou 4) sanguins, urinaires et éventuellement de phanères et de crottins. S’il s’agit d’administrations répétées, le protocole peut comporter un ou deux prélèvements sanguins ou urinaires/jour pendant les administrations. Après l’administration, le protocole comporte un nombre variable de prélèvements sanguins ou urinaires, 2 ou 3 le premier jour puis un ou deux par jour pendant quelques jours (jusqu’à 10-15 jours). Des prélèvements sont réalisés pendant plusieurs semaines ou mois (rarement plus de six mois) principalement dans le cas d’études omiques. Quand la durée de prélèvements dépasse 20 jours, les prélèvements s’espacent à raison de 1 tous les 10 ou 20 jours. En ce qui concerne les phanères, les prélèvements sont généralement faits une fois tous les deux mois selon le protocole défini au préalable et notamment pour les projets concernant des substances anabolisantes.
Impact sur les animaux
Pas de nuisances ou d’effets indésirables à l’exception de rares réactions cutanées éventuelles.
Devenir
Les chevaux seront engagés dans d’autres protocoles jusqu’à l’âge de 15 ans environ avant d’être adoptés par des propriétaires ou des associations.
Remplacement
Les différents protocoles ne peuvent être réalisés que chez l’animal vivant et sur l’espèce cheval. Dans le cas de cette saisine, il est toutefois possible de réaliser dans certains cas des études in vitro ou in silico préliminaires afin de mettre en évidence certains métabolites de phase I ou de phase II. Dans le cas où les tests in vitro sont possibles, ils sont réalisés mais les résultats obtenus doivent toujours être complétés et/ou vérifiés par une étude in vivo dans l’espèce cible.
Réduction
Le nombre d’animaux impliqués est réduit au maximum. Ces essais sont généralement conduits sur un, deux (dans le cadre d’expérimentation pilote), quatre chevaux voir plus selon l’étude envisagée (étude omique par exemple). Pour certains projets, le nombre de chevaux impliqués peut être réduit en s’associant à d’autres laboratoires européens.
Raffinement
Les chevaux sont quotidiennement surveillés et observés autant que nécessaire pendant la journée en fonction du protocole. Tout éventuel signe d’inconfort est noté afin d’optimiser les tests ultérieurs. Ces chevaux sont tous logés dans le même barn d’un établissement récent et confortable aménagé pour des chevaux de compétition dans le souci de leur bien-être. Les propositions éducatives pendant les sorties au paddock (ou éventuellement aux boxes) sont principalement les suivantes : ballon adapté, bouteille en plastique ou brosse pour grattage. Un pansage est réalisé au moins une fois par jour pendant une durée de 10-15 minutes environ et cela en fonction de la saison et des conditions climatiques. Ces méthodes d’enrichissement suivent les recommandations des stages Medical training équidés suivis par l’équipe.
Choix des espèces
Répondre aux exigences du contrôle anti-dopage des chevaux. Le cheval est l’unique espèce concernée. Les chevaux utilisés sont des chevaux adultes, de 3 ans à 15 ans environ, dont l’âge est similaire à celui des chevaux de compétition (courses et sport).
ExOmEA : Exosomes sanguins et respiratoires lors d’asthme équin sévère : Caractérisation physiopathologique et perspectives immunomodulatrices
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
8 chevaux atteints d'asthme sévère, appartenant à des particuliers, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant trois mois, chacun reçoit d'abord des pellets de foin, puis du foin sec pendant douze jours, exposition dont le porteur attend une toux, un jetage ou une gêne respiratoire modérée, avant dix jours de corticoïdes qui peuvent entraîner une fourbure ou une surinfection respiratoire. Cinq prises de sang et des lavages bronchoalvéolaires sous sédation, environ 45 minutes par cheval et par série, servent à chercher des exosomes susceptibles de renseigner sur l'inflammation pulmonaire. Aucun cheval n'est tué, les huit retournent à leur lieu de vie d'origine à la fin du protocole.
Objectifs
L’asthme équin regroupe plusieurs maladies respiratoires inflammatoires non infectieuses, récurrentes ou chroniques, qui altèrent durablement le confort et les performances du cheval. Parmi elles, l’asthme équin sévère concerne une part importante de la population équine, en particulier les chevaux adultes et âgés. Aujourd’hui, son diagnostic repose principalement sur l’examen clinique et sur l’analyse du lavage bronchoalvéolaire, qui permet d’évaluer l’inflammation dans les voies respiratoires profondes. Cependant, cet examen de référence n’est pas toujours réalisable, notamment lorsque l’animal présente une crise respiratoire. En outre, il reste difficile de distinguer avec précision un cheval asthmatique en rémission d’un cheval atteint d’une forme modérée ou d’un cheval sain. Ce projet propose d’explorer une piste innovante : l’étude des exosomes, de très petites vésicules libérées par les cellules, présentes notamment dans le sang et dans les fluides respiratoires. Ces structures jouent un rôle majeur dans la communication cellulaire et pourraient refléter fidèlement les mécanismes à l’œuvre dans les poumons au cours de l’asthme. En analysant de manière large leur contenu biologique, le projet vise à mieux comprendre la physiopathologie de l’asthme équin sévère, à identifier de nouveaux biomarqueurs et, à plus long terme, à ouvrir la voie vers des outils diagnostiques plus simples et des approches thérapeutiques mieux ciblées. L’enjeu est important : mieux détecter, mieux suivre et, demain, mieux traiter cette affection respiratoire fréquente en médecine vétérinaire équine.
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice attendu est une meilleure compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans l’asthme équin sévère. Cette avancée est essentielle, car une meilleure connaissance de la maladie constitue la base d’une prise en charge plus précise, plus précoce et plus adaptée aux chevaux atteints. En médecine vétérinaire équine, où les outils diagnostiques restent parfois limités, tout progrès dans la compréhension fine de la maladie peut avoir un impact direct sur la qualité du suivi clinique. Le projet doit également permettre d’établir un véritable “profil” des exosomes et de leur contenu selon deux paramètres majeurs : le type d’exposition étudié et la réponse au traitement par corticoïdes. Cette approche pourrait aider à identifier des signatures biologiques utiles pour mieux repérer les phases d’aggravation, objectiver l’amélioration sous traitement et, à terme, affiner le pronostic et le suivi des chevaux asthmatiques. Il s’agit donc d’une recherche à fort potentiel translationnel, c’est-à-dire susceptible de déboucher sur des applications concrètes pour la pratique vétérinaire. Enfin, le projet doit aussi préciser si l’alimentation à base de pellets de foin peut être considérée comme sûre sur le plan respiratoire chez les chevaux souffrant d’asthme. Cet aspect présente un intérêt très concret, car la gestion de l’environnement et de l’alimentation fait partie intégrante de la prise en charge de cette pathologie. Si leur innocuité est confirmée, ces aliments pourraient représenter une solution pratique et sécurisée pour limiter l’exposition à des facteurs aggravants, tout en facilitant la conduite quotidienne des chevaux asthmatiques.
Procédures
Sur une période de trois mois, huit chevaux atteints d’asthme équin sévère seront suivis au cours de plusieurs phases successives. Ils seront d’abord exposés à une alimentation sous forme de pellets, puis à du foin sec, chaque période durant douze jours, avant de recevoir un traitement corticoïde pendant dix jours. Au cours de cette étude, cinq prises de sang et des lavages bronchoalvéolaires de seront réalisés chez chaque cheval, après sédation, afin de recueillir les échantillons nécessaires aux analyses. Chaque série de prélèvements (sang + LBA) durera environ 45 minutes par cheval.
Impact sur les animaux
L’exposition au foin sec pendant deux semaines peut entraîner chez certains chevaux une réaction clinique modérée et transitoire, avec apparition possible de toux, de jetage ou de gêne respiratoire modérée. Cette aggravation reste réversible et fera l’objet d’une surveillance attentive dans le cadre du protocole. Elle est précisément étudiée, car elle permet de mieux comprendre les facteurs susceptibles de déclencher ou d’entretenir l’asthme équin sévère. La réalisation des lavages bronchoalvéolaires peut provoquer une toux passagère lors du passage de l’endoscope, malgré l’ensemble des précautions prises. Les prises de sang et la sédation peuvent aussi s’accompagner d’effets secondaires limités, tels qu’un hématome local ou, de manière transitoire, une ataxie, une bradycardie ou une hypotension. Un risque d’hémorragie existe également lors du lavage bronchoalvéolaire si une zone fragile est touchée, mais ce risque reste limité par l’utilisation d’un endoscope. Dans les minutes suivant la sédation, un risque de fausse déglutition est aussi pris en compte. Enfin, l’administration de corticoïdes peut comporter un risque potentiel de fourbure ou de surinfection respiratoire. L’ensemble de ces effets indésirables est connu, anticipé et encadré par des mesures de prévention adaptées. Le protocole a donc été construit de manière à concilier l’intérêt scientifique du projet avec un niveau élevé de vigilance vis-à-vis du bien-être animal.
Devenir
Tous les animaux sont maintenus en vie à l'issue de la procédure, et pourront ainsi retourner à leur milieu de vie d'origine.
Remplacement
L’étude de l’asthme équin sévère nécessite d’observer une maladie respiratoire complexe dans l’organisme entier, avec l’ensemble des interactions entre les voies respiratoires, le système immunitaire et les autres organes. À ce jour, cette réalité biologique ne peut pas être reproduite de manière complète par des modèles alternatifs seuls. C’est pourquoi l’utilisation de chevaux est nécessaire pour répondre de façon pertinente aux objectifs principaux du projet. Toutefois, les prélèvements réalisés ne serviront pas uniquement à l’analyse in vivo. Ils permettront aussi de mener des investigations ex vivo afin d’explorer plus finement le rôle potentiel des exosomes et les réponses cellulaires associées. Cette stratégie permet de tirer le meilleur parti possible des échantillons recueillis et de produire des connaissances qui pourront, à terme, préparer le développement de nouvelles approches diagnostiques ou thérapeutiques.
Réduction
Le projet prévoit l’étude de huit chevaux asthmatiques, sans ajout d’un groupe contrôle distinct. Ce choix permet de limiter le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une puissance suffisante pour mettre en évidence des différences significatives sur les paramètres étudiés. Il s’appuie en outre sur des travaux antérieurs, qui ont déjà apporté des éléments concernant la tolérance respiratoire de l’alimentation administrée. Par ailleurs, chaque cheval représentera son propre contrôle lors des différentes étapes du protocole. Cette approche est particulièrement pertinente, car elle réduit la variabilité entre individus et permet d’obtenir des résultats robustes avec un effectif restreint. Elle contribue ainsi à répondre à une double exigence : produire des données scientifiques solides tout en limitant le recours aux animaux.
Raffinement
Afin de « limiter » l’impact d’une éventuelle dégradation clinique des chevaux asthmatiques sévères sur le déroulé du projet, l'ordre des phases d’exposition ne sera pas aléatoire. En effet, chaque cheval recevra initialement les pellets, et ne recevra le foin sec que lors de la phase suivante. Par ailleurs, les différents chevaux recevront systématiquement un traitement par corticoïdes à l’issue du projet. Également, le rassemblement des différents chevaux (appartenant à des particuliers volontaires pour participer à ce projet de recherche) se fera par étapes successives (espacées de 24 à 48h) afin de limiter le stress lors de la mise en lot. Ainsi, les 8 chevaux seront tous ensemble dans la pâture à partir de J-21 (début du maintien dans l'environnement "faible en poussière"). Celle-ci sera de dimension suffisante (10 hectares) et localisée au plus "proche" de leurs lieux respectifs de stationnement habituel. Une personne attitrée prendra soin et manipulera quotidiennement les différents chevaux tout au long de la procédure, afin de pouvoir mettre en place un climat de confiance auprès de chaque cheval. Une sédation est prévue préalablement à la réalisation des prélèvements, ainsi que l'utilisation d'un anesthésique local au préalable dans la trachée et les bronches principales afin de limiter l'inconfort et la réaction de toux lors du passage de l'endoscope. À lissue des prélèvements, les chevaux seront équipés d'un panier de jeûne et temporairement placés dans un paddock individuel, délimité dans la pâture proprement dite, et donc à proximité immédiate des différents congénères. Une surveillance visuelle sera mise en place pendant cette période, et le cheval ultérieurement libéré de son panier et relaché dans le pré une fois dissipés les effets de la sédation.
Choix des espèces
Les travaux menés ont pour espèce cible le cheval, et ses spécificités intrinsèques en termes de gestion alimentaire et environnementale. Critères d’inclusion des animaux dans le projet : chevaux adultes (> 6 ans ; > 400 kg) ; préalablement diagnostiqués comme asthmatiques sévère. Critère d’exclusion des animaux dans le projet : Présenter des signes cliniques (autres que respiratoires), ou toute anomalie aux examens complémentaires (prise de sang, endoscopie et prélèvements des voies respiratoires)
Évaluation de l’effet d’une supplémentation en levures vivantes sur la digestibilité totale de la ration chez les chevaux – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
Faire enregistrer un additif alimentaire auprès de l'Autorité européenne de sécurité des aliments suppose trois études sur animaux vivants, ce qui conduit ce projet à utiliser 16 chevaux dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des fouilles rectales, des ponctions dans la veine jugulaire et deux périodes de cinq jours en box sans litière, harnachés en permanence pour la collecte totale des fèces. Le porteur décrit une gêne passagère et prévoit d'écarter en amont les chevaux qui se montreraient trop anxieux au port du harnais. Aucun animal n'est tué ici, les 16 chevaux étant annoncés comme réutilisables sans effet cumulatif, donc disponibles pour d'autres expériences.
Objectifs
L'objectif du projet est d'évaluer l'effet de la supplémentation en levures vivantes sur la digestibilité de la ration du cheval en vue d'un enregistrement du produit en tant qu'additif zootechnique auprès de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et de comprendre les mécanismes d'action.
Bénéfices attendus
L'utilisation de ce produit pourrait améliorer la digestibilité des fibres et prévenir l'acidose et l'inflammation intestinale chez le cheval en particulier lorsque des chevaux sont nourris avec une alimentation riche en amidon.
Procédures
Au cours du projet les chevaux seront soumis à deux prélèvements de fèces et deux prélèvements de sang séparés chacun de six semaines. Ces prélèvements seront réalisés sur animal vigile et ne dureront pas plus de cinq minutes chacun. les chevaux seront aussi soumis à deux collectes totales de fèces par la pose de harnais adaptés d'une durée de cinq jours chacune et séparées de six semaines. MODIFICATION // La veille des collectes de fèces et \\ Durant ces périodes de cinq jours les chevaux seront placés dans des boxes sans litière (mais équipé de tapis épais adaptés).
Impact sur les animaux
La fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. De même, une gêne peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. Le port du harnais de collecte de fèces peut causer un léger inconfort qui cesse au retrait de celui-ci.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.
Remplacement
Le projet doit être réalisée sur des chevaux vivants, car l’EFSA demande la réalisation d’« au moins trois études in vivo indépendantes démontrant des effets pertinents et significatifs afin de prouver l'efficacité pour les espèces/catégories cibles concernées ». Le cheval étant l’espèce cible pour ce produit, il est nécessaire de conduire cette étude sur cette espèce.
Réduction
les chevaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans le projet tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.
Raffinement
Tous les prélèvements ont lieu dans un travail (semblable à une barre d’échographie/insémination) adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure et auquel les chevaux seront préalablement habitués. De plus, pour les prélèvements de fèces, la main du manipulateur est enduite de gel afin de diminuer les frottements lors de l’introduction dans l’ampoule rectale. En amont du projet, les chevaux seront habitués au port du harnais, afin qu’il ne représente pas une source de stress pour eux. Lors des séances d’habituation les harnais seront ajustés pour chaque cheval afin de réduire les gènes qui pourraient survenir en cas de harnais non adapté. Cette habituation permettra aussi de ne pas inclure les animaux qui pourraient se montrer trop anxieux lors du port du harnais. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils seront sortis chaque jour au paddock sec par groupe de deux, excepté pendant les 5 jours de collecte totale des fèces où ils porteront un harnais. Cependant les boxes dans lesquels ils seront hébergés sont séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. Les boxes seront équipés d’une litière paille qui leur apporte confort et permet de diminuer l’ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. MODIFICATION // La veille des collectes de fèces et \\ Durant les 5 jours du port du harnais, la litière sera retirée et remplacée par un tapis épais afin que les chevaux ne glissent pas sur le sol bétonné du box et pour une meilleure isolation thermique. De plus, un ballon sera suspendu dans leur box pour leur permettre de jouer. Pendant les périodes d’adaptation, les chevaux auront en plus un accès quotidien au pré par petits groupes dans la mesure du possible selon la météo. L’introduction de l’aliment concentré en fin de chaque période d’adaptation se fera progressivement, afin d'éviter tout problème digestif qui pourrait être causé par un changement brusque de ration. Enfin, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Les chevaux qui présenteraient des signes de mal-être ou de souffrance seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire traitant retirés du projet.
Choix des espèces
L’EFSA demande la réalisation d’« au moins trois études in vivo indépendantes démontrant des effets pertinents et significatifs afin de prouver l'efficacité pour les espèces/catégories cibles concernées ». Le cheval étant l’espèce cible pour le produit testé dans ce projet, il est nécessaire de conduire cette étude sur des chevaux. Les chevaux utilisés sont adultes (entre MODIFICATION //4\\ et 12 ans) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.
Optimisation du protocole d’immunisation de chevaux permettant de produire des anticorps polyclonaux spécifiquement dirigés contre des cibles virales et/ou toxiniques
- Production de routine
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Jusqu'à 23 injections et des prélèvements de sang atteignant 80 millilitres par animal : 150 chevaux vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le protocole immunise les animaux pour produire du plasma riche en anticorps, revendu comme traitement par une société de bio-défense, l'adjuvant employé pouvant provoquer nodules, abcès et granulomes douloureux au point d'injection. Le projet cherche justement un adjuvant moins réactif, tout en maintenant des taux d'anticorps élevés. Les chevaux ne sont pas tués : 100 sont réutilisés et 50 placés à l'adoption, selon les besoins de la structure.
Objectifs
La société impliquée est spécialisée dans les traitements contre des pathogènes (dont les maladies infectieuses émergentes et sévères) et les intoxications. Elle a déposé récemment une demande d’autorisation de mise sur le marché pour un produit dans le domaine de la bio-défense/menaces NRBC (Nucléaire Radiologique Biologique et Chimique). La société capitalise sur une plateforme technologique de développement et de production à base d’anticorps polyclonaux. Cette plateforme est issue de procédés développés à l’origine par une autre entreprise et licenciés à la société actuellement dépositaire du brevet. Elle s’appuie sur une technologie éprouvée, avec des produits enregistrés et administrés dans le monde entier depuis des décennies. Elle permet à partir d’un antigène d’immuniser des chevaux et de produire du plasma. Ce plasma est ensuite hautement purifié en anticorps. Le protocole d’immunisation comprend une série d’injections selon un calendrier qui optimise la production d’anticorps spécifiques de l’antigène, avec des titres les plus élevés possibles. Lorsque les titres maximaux sont obtenus (phase dite de « plateau »), le sang est prélevé dans des poches de grand volume contenant un anticoagulant, et il est ensuite traité pour obtenir du plasma. Les plasmas individuels sont poolés et utilisés pour purifier les immunoglobulines équines et obtenir les fragments qui constituent le produit thérapeutique final. Le projet vise à optimiser le protocole d’immunisation en identifiant un adjuvant et un schéma d’immunisation permettant d’améliorer l’innocuité tout en maintenant l’efficacité (fort taux d’anticorps). Cette optimisation du protocole s’accompagne de la recherche de marqueurs biologiques pertinents permettant de quantifier voire prédire la réaction inflammatoire potentiellement induite par le protocole d’immunisation.
Bénéfices attendus
Les fragments d’anticorps hautement purifiés apportent une solution thérapeutique sûre à des problématiques majeures de santé publique pour lesquelles il n’existe pas d’autre solution. Il est crucial d’assurer la pérennité de la production et le raffinement des procédures permettant de les produire. Les antigènes correspondant aux cibles thérapeutiques doivent être administrés avec un adjuvant afin de stimuler la production d’anticorps spécifiques. L’adjuvant utilisé dans la technologie d’origine peut provoquer des réactions inflammatoires parfois douloureuses au site d'injection. Le projet vise à identifier un adjuvant et un schéma d’immunisation permettant de réduire ces réactions et d’améliorer le bien-être des animaux intervenant dans la production des traitements actuels et futurs. Le projet vise en parallèle à identifier un marqueur biologique prédicitf de la réaction inflammatoire induite par le protocole d’immunisation et utilisable en tant que point limite quantitatif dans toutes les procédures d’hyperimmunisation en cours et à venir.
Procédures
Dans le cadre de ce projet, les animaux recevront des injections selon plusieurs modalités (sous-cutanée ou intra-musculaire). Les injections ne nécessiteront pas d’anesthésie générale ou locale. Les injections seront réalisées maximum 23 fois par animal. Chaque injection durera environ 30 secondes. Au cours du suivi 10 prises de sang maximum par individus seront réalisées sans nécessité d’anesthésie. Les volumes prélevés allant de 10 à 80 mL (2 prélèvements de 10 mL et 8 prélèvements de 80mL) la durée de l’intervention pourra donc varier d’une minute 30 à 3 minutes.
Impact sur les animaux
L’adjuvant utilisé dans la technologie d’origine peut provoquer des réactions inflammatoires parfois douloureuses au site d'injection (nodules, abcès, granulomes) pouvant altérer l’état général. Tous les adjuvants et protocoles d’immunisation qui seront testés sont définis afin de réduire significativement ces effets. Les adjuvants à tester ont été choisis sur base de leur innocuité démontrée. Tout adjuvant ou protocole ne permettant pas d’améliorer significativement l’innocuité seront arrêtés.
Devenir
Le projet comporte une seule procédure de classe modérée. Les animaux maintenus en vie pourront être réutilisés dans le cadre de procédures légères ou replacés. La réutilisation ou l’adoption seront décidées en fonction des besoins en animaux de la structure en accord avec la SBEA (Structure chargée du Bien-Être Animal) dont le vétérinaire référent de la structure d'accueil des chevaux fait partie.
Remplacement
L’immunothérapie passive utilisant des immunoglobulines polyclonales spécifiques et purifiées a largement démontré son efficacité dans le domaine des maladies infectieuses, intoxications et envenimations. Le cheval est l’animal producteur de référence dans le cadre de ces produits. La production en grand volume d’anticorps polyclonaux n’est possible que par des moyens in vivo (et plus particulièrement avec des animaux de grande taille : bovins ou chevaux). Aucune méthode alternative n’est aujourd’hui connue.
Réduction
Un maximum de 6 animaux sera utilisé pour chaque protocole d’immunisation à tester. Cet effectif est jugé suffisant pour établir une comparaison entre les réactions locales et générales induites par chaque adjuvant, l’évolution des paramètres biologiques ainsi que la quantité d’anticorps produits. Seule la première année exposera des animaux à l’adjuvant actuel connu pour créer des effets indésirables. Cette étape permettra d’avoir une référence et sa répétition non-nécessaire. Cet effectif permet également de limiter le volume de plasma à prélever sur chaque animal afin d’atteindre le volume minimal utilisable dans le procédé de purification Fab’entech.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe et observés bi-quotidiennement. Les animaux seront habitués dès le plus jeune âge au couloir de contention. Un enrichissement adapté est mis en place (hébergement en groupe, au pré dès que les conditions le permettent ou avec accès à une aire d’exercice). En cas de problème de santé, un vétérinaire diagnostique la maladie et prescrit un traitement. Le suivi santé des animaux se fait via des pesées régulières (a minima 1 fois toutes les deux semaines) et une grille d’observation et de suivi du bien-être animal est à disposition des équipes. Cette dernière leur permet d’identifier des signes d’inconfort, même en dehors des moments dédiés aux expérimentations (distribution d’alimentation par exemple). Les suivis et prélèvements sont réalisés par du personnel formé (habilitation à l’expérimentation animale de niveau 2) et connu des animaux. Ce projet met en œuvre des procédures maîtrisées qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour la production d’immunoglobulines polyclonales équines.
Choix des espèces
Le cheval est un animal de grande taille permettant de récolter une importante quantité importante de plasma (en respectant un maximum de 1% du poids vif). Les pathologies équines présentent très peu de risques zoonotiques, ce qui limite fortement les problématiques de biosécurité virale dans les plasmas. Le cheval est l’espèce décrite dans la technologie d’origine. La production d’anticorps polyclonaux tels que nécessaires dans la thérapeutiques humaines finales ne peuvent pas être produits in vitro. Seuls des animaux de plus de 2 ans seront inclus dans l’étude afin de travailler sur des individus dont l’immunité est pleinement acquise.
Production d’anticorps polyclonaux contre les Vipères d’Europe
- Production de routine
- Tests réglementaires
20 chevaux vont être utilisés dans des procédures classées en souffrance modérée, réutilisés tant qu'ils restent en bonne santé, puis tués s'ils ne peuvent plus l'être. Ils reçoivent 32 injections sur dix mois et des prélèvements de sang trois fois par semaine pendant sept mois, avec des abcès et des plaies parfois purulentes aux points d'injection. Le porteur juge ces anticorps "indispensables" et sans équivalent de synthèse, leur plasma servant à fabriquer le seul antivenin contre les vipères d'Europe autorisé en France. Ce sont des chevaux de réforme, initialement destinés à la boucherie, chacun fournissant de quoi produire jusqu'à 400 doses.
Objectifs
Chaque année dans le monde, de nombreuses personnes décèdent où souffrent de lésions irréversibles par suite d’une morsure de serpent venimeux. C’est également le cas en Europe où les vipères d’Europe enveniment à des degrés divers environ 1000 personnes. 70% des morsures conduisent à une envenimation et 150 cas sont traités par cet antivenin par an. Dans le cadre de la production de spécialités antivenimeuses, ciblant les envenimations de Vipères d’Europe, l’obtention d’anticorps spécifiques est indispensable. Afin de produire ces anticorps, des chevaux sont immunisés de manière répétée dans le but d’obtenir une quantité élevée d’anticorps dans leur sang.
Bénéfices attendus
Le bénéfice escompté est d’assurer la fourniture de cet antivenin qui est la seule spécialité antivenimeuse avec autorisation de mise sur le marché (AMM) en France. Ce produit est plus largement utilisé en Europe, en fonction des besoins. Il n’existe aucune spécialité antivenimeuse ne faisant appel à l’animal pour la production d’immunoglobulines, les anticorps polyclonaux sont très efficaces pour la lutte contre les envenimations. Un cheval permet l’obtention de 125 litres de plasma anti-vipères d’Europe soit 200 à 400 doses d’antivenimeux.
Procédures
Deux ensembles de gestes techniques sont effectués chez tous les chevaux du projet. Tous les gestes techniques sont réalisés sur le cheval vigile : → Gestes associés à la technique d’hyper-immunisation: 32 injections sont effectuées par voie sous-cutanée réparties sur 10 mois. La durée de l’injection est de 2 à 10 secondes par animal. → Gestes associés aux prélèvements de sang pour la production des plasmas: • des prélèvements de sang par voie veineuse (à la veine jugulaire) d’une durée de 10 minutes par animal sont réalisés 3 fois par semaines toutes les 4 semaines sur une période de 7 mois une fois que le titre d’anticorps spécifique a atteint le plateau maximum. Si l’hématocrite du cheval prélevé a atteint un seuil bas prédéfini avec le vétérinaire désigné, il y a ré-administration des globules rouges par voie intraveineuse d’une durée de 20 minutes par animal (technique de « plasmaphérèse ») au maximum 3 fois par semaines toutes les 4 semaines sur une période de 7 mois.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus sont la formation de grosseurs inflammatoires au point d’injection pouvant entrainer des abcès froids qui peuvent se résorber sans plaie, mais qui occasionnent parfois des plaies avec écoulement séreux ou purulent. Dans ce cas, des soins locaux sont dispensés. Plus rarement, on observe une gêne transitoire de la mobilité de l’encolure des animaux, dans ce cas, le vétérinaire décrit la conduite à tenir et peut suspendre un protocole provisoirement ou définitivement. Une nuisance potentielle attendue, mais rare en pratique, est la baisse d’hématocrite consécutive à la répétition dans le temps des prélèvements sanguins de volumes importants. Quel que soit le protocole, si un animal présente des signes cliniques non attendus un examen clinique est réalisé par un vétérinaire. Celui-ci peut décider de réformer l’animal.
Devenir
En fin de procédure, si les animaux sont en bonne santé, ils pourront être réutilisés en interne après concertation des responsables du projet et en accord avec le vétérinaire. Si les animaux ne peuvent pas être replacés ou réutilisés en interne, ils seront mis à mort après anesthésie. Les animaux ne pourront pas être reconduit dans la filière alimentaire.
Remplacement
L’état actuel de la science ne permet pas de remplacer les anticorps polyclonaux (obtenus par immunisation d’animaux) par des anticorps monoclonaux, synthétisés en bio-fermenteur. Ceci est principalement dû au manque d’efficacité de ces derniers, trop spécifiques L’effet polyclonal est largement plébiscité car il agit avec un très large spectre face aux nombreuses protéines nocives des venins.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit à un minimum. Les demandes commerciales et les titres des plasmas déterminent le niveau de production et par conséquent le nombre de chevaux producteurs.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées à leur espèce, logés dans des box en groupes sociaux de maximum 12 chevaux fixes dans le temps présentant une aire paillée et une aire d’exercice ouvertes sur l’extérieur. Un suivi quotidien leur est apporté par un personnel qualifié, avec une surveillance intensifiée, dans des conditions conformes à la réglementation et assurant leur bien-être. Les animaux ont accès à la nourriture via un distributeur automatique de concentrés en plusieurs fois, au foin et à l’eau à volonté dans une ambiance musicale. Les contacts répétés avec l’homme contribuent à l’enrichissement. Des procédures optimisées sont en place pour l’habituation des chevaux aux injections et aux prélèvements de sang pour réduire le stress lors des opérations de production. Les manipulations (injection ou prélèvement de sang) sont réalisées en présence de chevaux du même groupe, dans des installations spécifiques adaptées. Une analyse des paramètres sanguins biologiques est réalisée mensuellement et suivie tout au long de la procédure. L'observation de signes cliniques déclenche des soins spécifiques sur les conseils d'un vétérinaire qui assure par ailleurs un suivi régulier. La possibilité de poursuivre ou non le protocole est évaluée au cas par cas par le vétérinaire désigné. Des points limites sont définis.
Choix des espèces
Les équidés représentent l’espèce de choix car leur gabarit leur confère un volume sanguin circulant élevé. Les volumes prélevés sont élevés, proportionnellement à ce volume sanguin, et leur capacité rapide à reconstituer ce stock en fait l’espèce de choix. C’est une espèce qui s’adapte bien à l’humain et pour laquelle il n’existe que peu de zoonoses sur le territoire français. Les chevaux utilisés pour ce projet sont des adultes de plus de 3 ans car à partir de cet âge la production d’anticorps spécifiques est optimale. Ce sont des animaux de réforme (capacité compétition, infertilité…) destinés initialement à la boucherie.
Etude de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de l’innocuité aiguë du NbutGT chez le cheval sain
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Toutes gardées en vie pour être réutilisées, 8 juments Trotteur Français vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection intraveineuse d'un médicament candidat, puis dix prélèvements de sang et cinq d'urine par dose au moyen de cathéters posés dans la veine jugulaire et dans la vessie, sous anesthésie locale. L'objectif est de mesurer chez le cheval sain la pharmacocinétique d'une molécule avant un futur essai sur des chevaux en sepsis, une complication mortelle des coliques. Le porteur justifie la réutilisation par le faible niveau de sévérité et l'absence attendue d'effets durables.
Objectifs
Les coliques font partie des maladies les plus importantes chez le cheval, tant d'un point de vue médical qu'économique. Elles sont responsables d’énormes pertes économiques et sportives pour la filière équine en raison de leur fréquence et de la gravité de leurs complications. Si elles se résolvent le plus souvent grâce à un traitement médical mis en place sur le terrain, dans 30% des cas, les coliques aboutissent à une complication grave appelée sepsis qui est l’un des premières causes de mortalité équine. Le sepsis est une réponse déréglée de l'hôte à l’infection qui est associée à une forte inflammation systémique et une défaillance multi-viscérale mortelle dans 40% des cas. Malgré les progrès récents pour la gestion des coliques chez le cheval, il reste beaucoup d'inconnues lors de sepsis. Plusieurs études scientifiques ont démontré son impact négatif sur les chances de survie. Nous avons mis au point un score de sepsis équin similaire à celui utilisé chez l’homme et avons identifié une combinaison de 4 protéines dérégulées chez les chevaux admis en clinique pour diagnostiquer un sepsis. Nous avons montré que les niveaux sanguins d’une modification des protéines (O-N-acétylglucosaminylation notée O-GlcNAc) impliquées dans la survie cellulaire et l’adaptation au stress aigu sont mesurables chez le cheval et qu’ils diminuent au cours du sepsis, suggérant que ce mécanisme pourrait également constituer une cible thérapeutique pertinente dans cette espèce. Nous avons également démontré dans différents modèles de choc septique chez le rat et la souris que l’augmentation pharmacologique des niveaux sanguins et tissulaires de l’O-GlcNAc est associée à des effets cliniques bénéfiques et à une diminution importante de la mortalité. L'objectif général du programme de recherche est de confirmer la pertinence de l’augmentation des niveaux de O-GlcNAc par l'administration d'un médicament inhibant de l'enzyme la O-GlcNAcase qui dégrade l'O-GlcNAc lors d’un sepsis chez le cheval. Pour atteindre cet objectif, le projet a pour but de répondre à une première phase de validation des propriétés pharmacologiques (pharmacocinétique, pharmacodynamie et innocuité) chez le cheval sain d’un médicament (le Nbut GT) augmentant les niveaux de O-GlcNAc, de déterminer la posologie adaptée au cheval avant de réaliser un essai clinique sur chevaux en sepsis.
Bénéfices attendus
Le projet va permettre de générer des données inédites chez le cheval concernant la pharmacocinétique, la pharmacodynamie et la tolérance aiguë d’un inhibiteur de la O-GlcNAcase. Ces données sont indispensables pour : • déterminer une dose pertinente dans l’espèce cible, • décrire le profil temporel de l’effet biologique, • identifier d’éventuels effets indésirables à court terme, • définir une fenêtre thérapeutique compatible avec une administration en situation d’urgence. Ces résultats constitueront une étape clé pour rationaliser le développement ultérieur du médicament et permettront de concevoir un essai clinique pilote chez des chevaux atteints de sepsis, en limitant les incertitudes liées à la sécurité et au schéma posologique. À moyen terme, si les résultats sont favorables, cette approche pourrait contribuer à améliorer le pronostic vital des chevaux atteints de sepsis, à réduire la mortalité associée aux coliques compliquées et à favoriser une récupération clinique plus rapide. Une telle amélioration aurait également un impact positif sur la durée et le coût des hospitalisations en clinique équine. Du point de vue de la filière équine, les coliques représentent l’une des principales causes de consultation, d’hospitalisation et de pertes économiques. Le sepsis constitue un facteur pronostique particulièrement défavorable, souvent associé à des complications sévères pouvant entrainer la mort. Le développement d’un traitement innovant administrable précocement pourrait : • réduire les pertes économiques liées à la mortalité, • améliorer la prise de décision clinique en situation critique, • renforcer l’attractivité et la compétitivité de la filière équine française en matière de soins vétérinaires de pointe. En cas de résultats positifs, ce projet pourrait ouvrir la voie à une valorisation clinique et industrielle, avec la perspective d’un développement réglementaire et d’une mise sur le marché d’un médicament spécifiquement destiné à l’espèce équine ou repositionné pour cette indication.
Procédures
Les chevaux seront soumis à la réalisation d'examens cliniques incluant un examen neurologique, à une injection intraveineuse du médicament, à des prélèvements de sang et d'urine. Tout sera réalisé sur animal vigile. Lorsque les prélèvements sont rapprochés sur les premières heures après l'injection du médicament, ils seront réalisés par l'intermédiaire d'un cathéter laissé en place dans la veine jugulaire pour le sang et dans l'urètre jusque dans la vessie pour l'urine : 10 prélèvements de sang par dose de médicament (2 doses testées) se décomposant en 3 prélèvements par ponction veineuse directe et 7 prélèvements dans le cathéter veineux jugulaire, 5 prélèvements d'urine par dose de médicaments (2 doses testées), les trois premiers prélèvements étant rapprochés dans le temps, le cathéter urinaire sera maintenu en place. Le prélèvement sanguin dure moins d'une minute aussi bien par ponction veineuse directe que dans le cathéter intraveineux maintenu en place. Le prélèvement urinaire se réalise en 1 minute lorsque le cathéter urinaire est maintenu en place et 5 minutes lorsqu'il est précedé de l'insertion du cathéter dans la vessie par les voies naturelles (désinfection de la vulve et de l'entrée du vagin avant le passage du cathéter).
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels liés à la molécule étudiée sont prévus d’être faibles, au regard des données disponibles issues d’études précliniques et cliniques. Des inhibiteurs de la O-GlcNAcase appartenant à la même classe pharmacologique que le NButGT ont été administrés chez l’homme lors d’essais cliniques de phase I, à des doses très supérieures à celles envisagées dans le présent projet, sans mise en évidence d’effets indésirables cliniquement significatifs, y compris lors d’administrations à des doses jusqu’à 100 fois supérieures à la dose efficace. Concernant le NButGT, aucune toxicité aiguë n’a été observée dans les études précliniques menées chez différentes espèces animales (rat, souris, lapin, porc). Sur la base de ces données multi-espèces et de l’administration d’une dose unique, il est peu probable que des effets toxiques aigus surviennent chez le cheval. Les effets indésirables liées aux procédures expérimentales sont associées aux prélèvements sanguins et urinaires répétés et à la douleur au moment de la pose du cathéter intraveineux. Cependant ces procédures seront réalisées par du personnel expérimenté, sous anesthésie locale, en respectant les bonnes pratiques vétérinaires, afin de minimiser la douleur et le stress. Les effets secondaires d'un médicament de la même classe pharmacologique que le NbutGT, rapportés chez l'homme sont rares et comprennent une céphalée et des douleurs musculaires de courte durée. Chez le rat, un abattement et une baisse de l'appétit ont été parfois constatés avec les doses les plus hautes testées.
Devenir
Les chevaux seront tous gardés en vie et maintenus dans un troupeau expérimental pour la réutilisation. En se basant sur les données connues chez le rat, le porc et l'homme, il est estimé que l'administration du médicament aux doses choisies n'entrainera pas d'effet secondaire à long terme et des effets secondaires minimes à absents à court terme. Il n'y aura pas de modification biologique et immunologique prolongée, ce qui justifie la réutilisation en plus de la classe de sévérité du projet (classe légère)
Remplacement
Dans le cadre de ce projet, l’utilisation d’animaux est strictement limitée à cette étude où aucun modèle alternatif ne permettrait de répondre aux questions scientifiques posées. En amont, de nombreux tests in vitro sur cellules en culture et des expérimentations in vivo sur souris, rats, lapins et porcs ont été réalisées afin de valider la pertinence et la sécurité du médicament, réduisant ainsi le nombre d’expérimentations nécessaires sur le cheval. Cependant, malgré ces efforts, le remplacement total des modèles animaux demeure actuellement difficile. Les interactions complexes entre la maladie, le traitement et l’environnement biologique ne peuvent être entièrement reproduites par des modèles in vitro ou par des approches alternatives comme les organoïdes ou les simulations informatiques. Les études sur des modèles animaux sont donc indispensables pour évaluer la faisabilité et la tolérance de l’approche dans un organisme vivant, en tenant compte des paramètres biologiques.
Réduction
Le protocole expérimental est conçu pour minimiser le nombre d’animaux utilisés. Les études seront rationalisées en intégrant plusieurs objectifs dans un même protocole (pharmacocinétique, toxicité, pharmacodynamie). De plus, les observations seront effectuées en combinant différentes analyses afin d’exploiter chaque modèle au maximum de sa pertinence scientifique, réduisant ainsi le besoin de nouveaux groupes expérimentaux.
Raffinement
Hébergement en groupe social stable au pré ou au paddock entre les phases d’expérimentation avec accès au foin et à l’eau à volonté. Réutilisation de chevaux d'expérimentation, ayant déjà été habitués aux locaux, aux opérateurs et aux manipulations ainsi qu'aux prélèvements biologiques sur une base d'entrainement avec renforcement positif. Hébergement au box individuel avec contact visuel, olfactif et auditif entre congénères pendant les phases de test. Mise en place d’un cathéter intraveineux jugulaire pour l’injection du médicament et les prélèvements répétés de sang pour limiter le nombre de ponctions veineuses. Mise en place du cathéter après anesthésie locale de la peau. Mise en place d’un cathéter urinaire pour prélèvements répétés d’urine avec utilisation de gel anesthésique.
Choix des espèces
Le cheval est l’espèce cible pour ce médicament. 1 lot de juments adultes entre 9 et 15 ans, de race Trotteur Français. Le choix est de limiter la variabilité individuelle en sélectionnant une seule race, 1 seul sexe avec un âge adulte moyen et un gabarit similaire.
Prélèvement de sang sur animaux
- Production de routine
- Tests réglementaires
Équidés : 100
Cochons : 5
Chèvres : 60
Moutons : 2500
Bovins : 5
Poules : 65
Dindes : 35
Pour produire du sang servant à fabriquer des milieux de culture et des réactifs de diagnostic, 2 800 animaux non-humains sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance légère: surtout des moutons (2 500), mais aussi des équidés, chèvres, bovins, porcs, poules, dindes et cobayes. Chaque animal subit des prélèvements de sang répétés, jusqu'à vingt-six par an chez les équidés et bovins, sur animal vigile maintenu en contention. Le porteur affirme qu'aucune molécule ne remplace les caractéristiques du sang de chaque espèce. Les animaux jugés en bonne santé sont ensuite intégrés dans la filière alimentaire.
Objectifs
L'objectif principal est de fabriquer des milieux de culture (exemple gélose Columbia, Chocolat…) et des réactifs pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique et agro-alimentaire. La culture des micro-organismes nécessite des milieux contenant des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs du sang dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce. Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Les produits biologiques (sang et sérum animal) sont évalués au niveau des analyses de risque produit comme des composants critiques qui ne peuvent pas être remplacés sans repasser par des phases de développement pour l’ensemble de ces réactifs ; il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution Ces sangs sont également utilisés pour d'autres applications telles que l'alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…), dans un but de recherche sur les maladies transmissibles à l'homme ou aux animaux par ces insectes.
Bénéfices attendus
Le sang contient des hématies intègres et / ou des éléments nutritifs dont les caractéristiques sont propres à chaque espèce et sont nécessaires pour la culture des micro-organismes pour le diagnostic biologique dans l'industrie pharmaceutique (humaine principalement) et agro-alimentaire ou l’alimentation d'insectes piqueurs hématophages (tiques, moustiques…). Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Le sang des différentes espèces est utilisé pour la production de réactifs de diagnostic in vitro au moyen de méthodes reconnues ; ces réactifs permettent l’évaluation ou la détection ou le contrôle des modifications physiologiques chez l’homme et l’animal pour de nombreuses pathologies telle que l’identification de bactéries associées à différentes pathologies d’origine bactérienne et l’identification du traitement dans la cadre d’une antibiothérapie. A titre indicatif, 1L de sang permet la fabrication de 1 000 milieux de culture
Procédures
Le sang sera prélevé sur des animaux vigiles à raison de : - maximum 17 prélèvements par an pour les ovins : prélèvement à la jugulaire 5 minutes – contention 15 minutes - maximum 17 prélèvements par an pour les caprins et porcins : prélèvement 5 minutes – contention 7 minutes - maximum 26 prélèvements par an pour les équins et bovins : prélèvement à la jugulaire 10 minutes - contention 15 minutes - maximum 15 prélèvements par an pour les volailles (poules et dindes) : prélèvement 1 minute - contention 2 minutes Le sang sera prélevé sur des animaux préalablement anesthésiés pour les cobayes durant 15 secondes
Impact sur les animaux
Un stress de courte durée correspondant à la durée du prélèvement et de la contention (environ 15 minutes) est possible. Néanmoins, la fréquence des prélèvements entraine une certaine habituation des animaux permettant une diminution du stress voire une "collaboration" pour certaines espèces.
Devenir
En fin de procédure, les animaux en bonne santé, après accord avec le vétérinaire seront intégrés dans la filière alimentaire
Remplacement
Il n'existe pas de molécule similaire et performante aux caractéristiques des globules rouges et dérivés du sang. Il n’existe pas de solutions identifiées permettant d’en réaliser la substitution dont la validation serait de toute façon prohibitive.
Réduction
L'effectif des animaux donneurs est adapté au plus juste pour répondre aux prévisions de production. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.
Raffinement
Toutes ces espèces sont hébergées en groupe, sur litière, ceci leur assurant une vie sociale adaptée à l'espèce et garantissant un enrichissement efficace. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies pour favoriser la réduction du stress ; une surveillance de l’état général des animaux est réalisée et toute dégradation déclenche une demande de conseil auprès d'un vétérinaire.
Choix des espèces
Le sang de chaque espèce animale a ses particularités qui conviennent à la culture des différents micro-organismes, à la production de différents réactifs et l'alimentation d'insectes hématophages. Il s'agit d'animaux adultes ayant atteint un développement corporel permettant des prélèvements de sang répétés sans nuire à leur état de santé et en respectant leur physiologie. La plupart de ces animaux sont issus de l’élevage classique et reclassés car inaptes à la production initiale à laquelle ils étaient destinés dans leur élevage d’origine.
Evaluation de l’effet d’un produit à base d’orge germée fermentée sur la digestion ante-caecale chez le cheval
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour tester un produit commercial à base d'orge germée fermentée, 10 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort. Un premier groupe est tranquillisé puis sondé par le nez jusqu'à l'estomac pour prélever le contenu gastrique, un second subit deux séries de huit prélèvements de sang capillaire à une semaine d'intervalle. Le porteur revendique des effets bénéfiques déjà observés sur le terrain, amélioration des fèces et des ulcères, mais reconnaît qu'aucune donnée scientifique n'existe encore. Les chevaux sont réutilisés ensuite, aucun dommage durable n'étant attendu de ces interventions.
Objectifs
L’orge germée fermentée combine les bénéfices de la germination du grain d’orge et de sa fermentation par des microorganismes, entrainant des modifications importantes de sa composition nutritionnelle et la production de nombreux composés bioactifs. La germination entraine une réduction notable des teneurs en amidon, protéines et lipides, tout en augmentant les concentrations en sucres simples, acides aminés et fibres solubles. Parallèlement, la germination favorise l’enrichissement en divers composés fonctionnels. La fermentation de l’orge germée permet de diminuer la teneur en sucres simple, de générer des composés bioactifs supplémentaires issus de la fermentation, et de stabiliser le produit, améliorant ainsi sa conservation. La combinaison de ces deux processus biologiques confère à l’orge des effets bénéfiques pour la santé, notamment des propriétés probiotiques et prébiotiques, des effets antioxydants et anti-inflammatoires, ainsi qu’une capacité à modérer la glycémie et l’insulinémie postprandiales. Chez le cheval, bien que des observations sur le terrain aient été faites (amélioration de l’état général, amélioration de la consistance des fèces lors d’une dysbiose, amélioration des scores d’ulcères chez les chevaux sujets aux ulcères, etc.), aucune donnée scientifique n’existe actuellement concernant les effets bénéfiques potentiels liés à la distribution d’orge germée fermentée. Ce projet vise donc à initier une série de travaux de recherche visant à comprendre les effets d’un produit à base d’orge germée fermentée sur la digestion et la santé du cheval. Il répondra à deux objectifs : - Etudier in vitro les effets du produit à base d’orge germée fermentée sur la digestion gastrique du cheval ; - Evaluer l’effet de ce produit sur la glycémie des chevaux.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d'obtenir de premières données scientifiques sur les effets de l'orge germée fermentée chez le cheval afin d'adapter son utilisation au mieux pour améliorer la santé et le bien-être des chevaux.
Procédures
Les chevaux inclus dans la première procédure recevront une tranquillisation par injection intra-veineuse (moins d'une minute) avant d'être intubé (intubation naso-gastrique) pour une durée maximum de 20 minutes une unique fois. Dans la seconde procédure, les chevaux vigiles seront soumis à deux séries de prélèvements de sang capillaire (maximum 5 min par prélèvement) séparée d'une semaine chacune. Lors de chaque série de prélèvement, huit prélèvements sanguins seront réalisées aux temps suivants 0, 30, 60, 90, 120, 180, 240 et 300 min.
Impact sur les animaux
Dans la première procédure, le contenu gastrique sera prélevé par intubation naso-gastrique des chevaux. Ce geste fréquemment pratiqué sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l'introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu'elle cesse une fois la sonde introduite dans l'oesophage. Afin d'effectuer ce geste sans stress les chevaux recevront un tranquillisant par injection intraveineuse. Les chevaux inclus dans la seconde procédure pourront éprouver une gène légère au moment des prélèvements de sang capillaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.
Remplacement
Il n'est pas possible de remplacer le cheval pour évaluer l'effet d'un produit à base d'orge fermentée sur la digestion gastrique du cheval, car pour pouvoir réaliser les tests de fermentation in vitro, du contenu gastrique de cheval est nécessaire. En effet, il n'est pas possible de reproduire la complexité de l'écosystème gastrique sans partir d'un échantillon prélevé sur des animaux vivants. De plus, la réponse glycémique étant propre a chaque espèce et sachant qu'il n'existe pour l'instant pas de données permettant des prédictions, il est nécessaire de travailler avec des chevaux.
Réduction
La première procédure consistant en un test in vitro, elle permet d'utiliser un nombre réduit d'animaux en comparaison d'un essai in vivo qui nécessiterait une cohorte bien plus importante. Par sécurité, un individu supplémentaire sera nourri avec la même ration la semaine précédant les prélèvements, au cas où l’un des chevaux ne pourrait pas être prélevé. Cependant si les trois premiers chevaux peuvent être prélevés, le quatrième ne sera pas utilisé. Dans recherche dans la littérature ont permis de choisir le nombre d'animaux à inclure dans la seconde procédure. Les animaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l’environnement.
Raffinement
Les prélèvements ont lieu dans un travail (semblable à une barre d'échographie/insémination) adaptée à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. Dans la procédure 1, afin de réduire le stress et la gêne occasionnés par l'intubation, un tranquilisant est administré aux chevaux. En outre, la sonde utilisée pour le prélèvement de contenu gastrique est adaptée au diamètre de l’œsophage du cheval et sa longueur permet d’atteindre l’estomac tout en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Avant intubation, son extrémité est recouverte d’huile de paraffine pour lfaciliter son passage. Enfin, elle est en PVC et est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et également éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Afin que le prélèvement soit rapide et efficace, un gastroscope est utilisé pour vérifier la quantité de contenu et le localiser dans l’estomac. Le gastroscope est spécialement destiné à une utilisation en équine. Le prélèvement de contenu gastrique ne prend que quelques minutes et est stoppé au bout de 20 minutes même si la quantité prélevée n’est pas suffisante. Les chevaux inclus dans la procédure 2 ont reçu une habituation de type medical training afin de diminuer le stress lors des prélèvements de sang capillaire. En outre, le fait de prélever du sang capillaire permet d’obtenir du sang de manière moins invasive que lors d’une prise de sang dans la veine jugulaire et présente aussi moins de risque de complications comme l’apparition d’hématome consécutif à une ponction dans la veine jugulaire. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ils sont hébergés dans des boxes séparées par des bareaux leur permettant de se voir et de se sentir, avec une litière de paille qui leur apporte confrot et permet de diminuer l'ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. Dans la procédure 2, les deux nuits où la litière est retirée, elle est remplacée par des tapis afin que les chevaux ne glisssent pas sur le sol bétonné et pour une meilleur isolation thermique.
Choix des espèces
L'essai doit nécessairement être conduit sur cheval car c'est l'espèce cible du produit. Les chevaux utilisés sernt adultes (entre 5 et 12 ans) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.
Épidémiologie descriptive et biocontrôle des mouches gastérophiles dans un contexte de réduction de l’usage des traitements chimiques MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Maladies animales
Maintenus à jeun vingt-quatre heures, puis sédatés pour qu'une sonde passe de la narine à l'estomac, 104 chevaux et ânes subissent trois gastroscopies par an ainsi que des prélèvements de matière fécale par le rectum. Après vermifugation, ils passent 96 heures isolés dans des boxes sans paille, sur des tapis en mousse, le temps de compter les larves de gastérophiles qu'ils excrètent. Les procédures relèvent d'un niveau de souffrance léger et le porteur affirme que ce protocole n'engendre "dans aucun cas" un danger pour la santé de l'animal, tout en décrivant l'inconfort de l'isolement et du sol nu. Aucun équidé n'est tué, le porteur rangeant ces interventions parmi les actes d'élevage courants qui ne remettent pas en cause leur bien-être.
Objectifs
Par manque de diagnostic spécifique et efficace, le contrôle des endoparasites des chevaux se fait en utilisant des antiparasitaires de synthèse en routine et sans évaluation préalable. Cette utilisation non raisonnée des vermifuges sélectionne des isolats parasitaires résistants. De plus, les résidus de ces traitements sont relargués dans l’environnement et constituent une source importante de pollution. Une réduction de leur usage est donc souhaitable mais il n'existe pas de solutions alternatives de contrôle pour la gestion de ces mouches. Ces mouches sont responsables d'ulcères de l'estomac des chevaux. Pour mieux raisonner les usages, nous proposons d’associer le statut physiologique et parasitaire de l’hôte à la signature odorante des équidés. Les composés odorants isolés permettront d’identifier les animaux ayant un besoin de traitement ou de mettre en place des stratégies de piégeage des mouches dans les prairies.
Bénéfices attendus
Les connaissances qui seront acquises à la fin de ce projet seront très originales et apporteront des solutions innovantes à la filière équine en santé animale. L’innovation de notre projet et notre ambition sont d’établir les bases pour un diagnostic du parasitisme grâce aux odeurs émises par les équidés parasités. Nos résultats combleront également l’ignorance sur des sujets comme les interactions de la faune gastrointestinale des équidés et proposeront des mesures concrètes pour évaluer le parasitisme. Jusqu’à présent, le problème émergent des gastérophiles restait invisible grâce à leur traitement opportuniste en même temps que le traitement des nématodes gastrointestinaux. Ainsi, nous n’avions à disposition aucun moyen diagnostique du problème. Le suivi du changement des odeurs lorsqu’un animal est parasité aidera aussi à définir de nouveaux seuils de parasitisme acceptables pour le bien-être animal. Cette nouvelle approche de gestion du parasitisme se veut adaptée à l’état physiologique de l’animal et à ses besoins de traitement. Ceci nous permettra de limiter l’utilisation de molécules chimiques. Dans le cadre du concept One Health, notre équipe proposera des nouvelles molécules naturelles, issues de la chimiosensation des parasites (habilité de détecter des molécules présentes dans l’environnement et pour la plupart impliquées dans des fonctions vitales pour l’organisme), qui viendront appuyer les efforts pour le développement de moyens de lutte plus respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Ces stratégies alternatives de lutte ne sont pas incompatibles avec les traitements actuels et aideront à diminuer progressivement les traitements pharmacologiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à des gastroscopies sous sédation (intervention de 20 min) et des prélèvements de matière fécale intra-rectale. Chaque acte sera effectuée 3 fois dans l'année pour chaque animal.
Impact sur les animaux
Les actes prévus par ce projet sont des actes d’élevage couramment utilisés (coproscopies, vermifugations, gastroscopies, tonte). Les effets indésirables pour les animaux pourraient venir des gastroscopies qui nous obligent de maintenir à jeun les chevaux pendant 24 heures. Les animaux sont ensuite sédatés pour pouvoir passer la sonde du gastroscope de la narine jusqu’à leur estomac. Avec la sédation nous essayons de minimiser les effets désagréables de l’endoscopie mais dans aucun cas ce protocole n’engendre un danger pour la santé de l’animal. Un autre effet désagréable pour les animaux est le maintien pendant 96h dans des boxes lors du comptage des larves de gastérophiles excrétées suite à la vermifugation. Des tapis en mousse sont fournies aux chevaux pour minimiser leur inconfort. L’inconfort peut venir de l’isolement de l’individu de son groupe et le manque de paillage au sol. Cette procédure ne se produit qu’une fois par an pour chaque cheval impliqué mais elle est nécessaire pour avoir le nombre exact de larves présentes dans l’estomac de chaque animal avant la vermifugation et établir ainsi la charge parasitaire qui caractérise chaque individu. L’animal a du foin ad libitum et il est sorti dans un paddock sablé tous les jours durant le protocole. Il voit plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent de près son comportement.
Devenir
Les interventions réalisées dans ce projet correspondent à des actes d'élevage couramment utilisés, qui ne remettent pas en cause le bien-être ou la santé de l'animal.
Remplacement
Il n’existe pas à l’heure actuelle de modèle alternatif de maintien du cycle d’infestation des gastérophiles in vitro. De plus, nos activités consiste à évaluer la charge parasitaire des animaux en lien avec différentts modes de lutte, ce qui n’est pas possible sans animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire pour mettre en évidence les effets recherchés. En revanche, chaque période de vermifugation recquiert des chevaux différents.
Raffinement
Suite à la vermifugation les animaux seront maintenus dans des boxes tapissés avec des tapis en mousse pour réduire leur inconfort dû à l’absence de paillage. Des visites régulières (toutes les heures durant la journée et une fois dans la nuit) seront effectuée par les animaliers pour surveiller le comportement des animaux et détecter d’éventuels signes de stress accru. La gastroscopies sont réalisées après sédation par deux vétérinaires spécialistes en médecine équine, référents pour le troupeau de l'établissement utilisateur.
Choix des espèces
Les gastérophiles sont des parasites inféodés aux chevaux. Notre projet porte sur toutes les classes d'âge rencontrées en élevage.