Mammifères "de rente"
Evaluation de l’impact d’un sevrage tardif sur la santé digestive des porcelets
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Immobilisés vigiles, la tête en extension et les yeux masqués, 60 porcelets subissent une ou deux prises de sang dans la veine jugulaire, espacées de vingt-huit jours. Les procédures sont classées en souffrance légère, le porteur signalant qu'un malaise vagal peut survenir pendant le prélèvement. L'objectif déclaré est d'améliorer la santé digestive et le bien-être des porcelets en retardant le sevrage à quarante-neuf jours, une pratique déjà imposée par le cahier des charges de l'élevage biologique, et le porteur y voit aussi un moyen de limiter les intrants médicamenteux et de redresser les "performances technico-économiques". 40 porcelets sont tués, vingt au vingt-huitième jour et vingt au cinquante-sixième, pour prélever leurs compartiments digestifs, les vingt autres poursuivant leur croissance jusqu'à l'abattage commercial.
Objectifs
Chez les mammifères, le sevrage se définit comme la période de transition d’une alimentation exclusivement lactée vers une alimentation solide. Chez le porc, en conditions de semi-liberté cette transition est progressive jusqu’à l’arrêt complet de l’ingestion lactée entre 12 et 17 semaines d’âge. En élevage, le sevrage correspond à la fin de la consommation de lait par les jeunes, la séparation avec la mère et la mise en lot avec d’autres congénères et est couramment réalisé entre 21 et 28 jours d’âge en élevage conventionnel. Le système immunitaire et digestif du porcelet est encore immature à cet âge. Cette période est dès lors souvent associée à des troubles digestifs qui pénalisent la santé et le bien être des porcelets, induisant une augmentation des intrants médicamenteux et une dégradation des performances technico-économiques. Dans ce cadre, nous faisons l’hypothèse qu’un sevrage plus tardif permettrait d’optimiser la maturation digestive, permettant de préserver la santé des animaux dans les phases ultérieures de la vie. Les effets d’un sevrage dit « tardif » (au delà de 42j) sur l’adaptation physiologique du porcelet au sevrage ont cependant fait l’objet de peu d’études. Dans le cadre du présent projet, nous avons donc souhaité caractériser finement l’impact d’un sevrage tardif sur la santé et la maturation digestive. Ce projet s’inscrit dans la continué d’un projet antérieur ayant permis d’évaluer l’impact du sevrage tardif sur le comportement (indicateur du bien-être), la croissance et la santé globale (évaluations cliniques et marqueurs sanguins) du porcelet. Le comportement des animaux pouvant être altéré par certains prélèvements nécessaires à la caractérisation digestive, celle-ci n’a pas pu être effectuée au cours du 1er protocole expérimental, et fait donc l’objet de la présente demande. L’objectif de recherche fondamental de ce projet exploratoire est ainsi d’évaluer l’impact d’un sevrage dit « tardif » sur la santé digestive et systémique du porcelet. Dans ce cadre nous avons choisi de comparer un sevrage à 49 jours d’âge, dit « tardif » avec un sevrage « conventionnel » à 21 jours.
Bénéfices attendus
Ce projet exploratoire fournira des premiers éléments factuels sur les effets d’un sevrage tardif sur la santé digestive en élevage porcin. Le sevrage tardif étant une composante clé de l’élevage porcin biologique, imposé par le cahier des charges (>40j), ces données seront d’un grand intérêt pour cette filière mais pourront également contribuer à l’amélioration des pratiques d’élevage dans la filière conventionnelle. Ce projet pourrait donc permettre à moyen/long terme d’améliorer la santé en élevage porcin.
Procédures
1 (20 individus) ou 2 (40 individus) prélèvements sanguins par porcelet, espacés de 28 jours, seront effectués dans la veine jugulaire sur animaux vigiles immobilisés avec une contention douce. La durée de contention de chaque porcelet est limitée à 2 minutes et celle de la prise de sang à 30 secondes.
Impact sur les animaux
Ces prélèvements sont susceptibles d’induire un stress transitoire léger ainsi qu’une douleur légère et transitoire associée à l’introduction de l’aiguille pour les animaux.
Devenir
Les animaux poursuivront leur croissance en élevage conventionnel jusqu'à mise à mort expérimentale ou abattage commercial. La caractérisation de la maturation et de la santé digestive nécessite l’accès aux compartiments digestifs. 40 porcelets seront ainsi mis à mort (20 à J28 et 20 à J56) dans le cadre du protocole afin d’effectuer des prélèvements tissulaires post-mortem
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes in vitro ou in silico actuellement qui permettent d'aborder la question de l'effet du sevrage sur un organisme entier. L’utilisation d’animaux vivants est ainsi nécessaire.
Réduction
40 porcelets (10 par date et par lot) sont nécessaires pour tenir compte de la variabilité des paramètres sanguins (J24 et J52) et digestifs (J28 et J56 ; hors champ) mesurés et correspond à l’effectif suffisant et nécessaire pour évaluer statistiquement l’impact de l’âge au sevrage sur ces paramètres tout en prenant en compte l’effet portée. Afin de garder l’équilibre entre portées dans les animaux prélevés (prélèvements sanguins et post mortem), et afin de tenir compte des troubles sanitaires éventuels en cours d’essai, 1 porcelet supplémentaire par lot et par portée sera prévu. 60 porcelets (2 lots x 10 portées x 3 porcelets = 60) seront donc suivis.
Raffinement
L’état de santé des animaux sera suivi individuellement de façon hebdomadaire, lors des pesées, via une fiche de suivi reprenant l’aspect général des animaux, celui de l’appareil digestif, respiratoire et locomoteur et de la peau. De plus, une évaluation collective quotidienne permettra d’identifier les animaux avec un état de santé dégradé. Les animaux identifiés comme ayant un état de santé dégradé à la pesée ou lors du suivi collectif seront ensuite suivis quotidiennement de façon individuelle jusqu’à retour à la normal. Des arbres décisionnels gradés ont été mis en place afin d'intervenir de façon adéquate le plus rapidement possible en cas de problème. En cas de diarrhée ou de toux forte sur plus de 4 jours consécutifs, de fort amaigrissement, de plaies ou de boiterie graves l’animal sera exclu de l’expérimentation et soumis à un traitement après avis vétérinaire. Afin de réduire le stress lié à la contention lors des prises de sang, les porcelets seront immobilisés dans un dispositif permettant de porter les porcelets avec une contention douce, les pattes dirigées vers le sol avec la tête en extension et les yeux masqués. La durée de contention sera limitée à 2 min et celle de la prise de sang à 30 secondes. En cas de saignement local, une pression légère sur la gorge au point de prélèvement sera appliquée à la suite du prélèvement. Une fois le saignement arrêté, l’animal sera reposé au sol et son comportement surveillé. A de rares occasion un malaise vagal peut être induit avec un retour de conscience rapide (1 min) ou d’un malaise vagal lors du 1er prélèvement, le porcelet ne sera pas prélevé à J52. Enfin, le milieu de vie des animaux sera enrichi : en post-sevrage des sacs de jute et cordelettes seront suspendus dans les loges (changés 2 fois par semaine).
Choix des espèces
Le projet vise à évaluer l’impact du sevrage tardif en élevage porcin, cette espèce est donc requise pour le projet. Le projet visant à évaluer l’impact de l’âge au sevrage sur la santé des porcelets, ceux-ci seront suivis de leur sevrage jusqu’ à 70j d’âge (transition post-sevrage – engraissement).
Travaux pratiques sur porcs pour les chirurgiens en formation
- Formation professionnelle
80 porcelets vont être utilisés, chacun maintenu huit heures sous anesthésie générale pour subir deux cœlioscopies, une par flanc, avant d'être tués sans reprise de conscience. Trois à quatre stagiaires s'exercent sur le même animal, opéré d'un côté le matin puis retourné l'après-midi pour la seconde intervention. Les gestes ne visent aucune connaissance nouvelle mais l'entraînement de futurs chirurgiens avant leur passage au bloc hospitalier. Le porteur affirme que la pratique chirurgicale correcte "nécessite absolument" un entraînement in vivo et que le passage sur "organisme vivant" est "indispensable". Il indique par ailleurs que les porcs ne pourraient de toute façon pas retourner à leur élevage d'origine, pour des raisons sanitaires.
Objectifs
L’apprentissage de la chirurgie pour les futurs médecins se fait d’abord sur pièces anatomiques puis par parrainage progressif au bloc. Cependant, ce parrainage a ses limites notamment pour l’enseignement à de nouvelles pratiques ou à la manipulation de nouveaux matériels. La coeliochirurgie ou chirurgie par endoscopie est une technique en constante évolution et elle demande un training conséquent avant de maîtriser correctement l’abord et la gestuelle. Une partie de cet apprentissage se fait ex vivo dans des boîtes appelées « coelio trainer » notamment pour la manipulation des outils (pinces, ciseaux, coagulateurs etc…) et leur contrôle sur écran. Les cours théoriques puis l’entraînement sur l’animal sont destinés à diminuer la courbe d’apprentissage nécessaire à chaque intervention de cœliochirurgie. Les indications reconnues pour les différentes disciplines sont exposées. De même l’introduction des trocarts, la création du pneumopéritoine (insufflation de dioxyde de carbone dans la cavité abdominale pour mieux visualiser les organes et les isoler de la paroi), l’exposition c’est-à-dire la manipulation correcte des organes, la qualité de l’image, la gestuelle sont détaillés pour éviter les accidents dus au non respect des principes de base. La pratique chirurgicale correcte (respect des tissus, contrôle de l’hémostase, techniques de suture etc) nécessite absolument un entraînement in vivo : les pièces anatomiques ne suffisent pas à enseigner la tension des tissus et organes, la fragilité vasculaire ou des parois. Le passage sur organisme vivant est indispensable et il est souhaitable que cet entraînement soit effectif avant la présence en bloc hospitalier, ce qui justifie cette phase préliminaire sur animal.
Bénéfices attendus
Cette formation permettra aux futurs chirurgiens d'acquérir une expérience pratique solide avant la mise en pratique sur les patients.
Procédures
Les animaux subiront deux coelioscopies (1 par flanc) sous anesthésie générale pour une durée de 8h . Ils seront ensuite euthanasiés, toujours sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Les animaux seront sous anesthésie générale tout au long de la procédure. Ils pourront subir un stress au moment de l'induction de l'anesthésie (contention). L'injection par voie intramusculaire peut engendrer un hématome au niveau de la fesse.
Devenir
Il n’y a pas de réveil des animaux, l’euthanasie se déroule sous anesthésie, en fin de procédure. Les chirurgies réalisées en nombre ne permettent pas le réveil des animaux (néphrectomie par exemple). De plus, pour des raisons sanitaires, les porcs ne peuvent pas retourner à l'élevage d'origine.
Remplacement
La pratique chirurgicale correcte (respect des tissus,contrôle de l’hémostase, techniques de suture, etc) nécessite absolument un entraînement in vivo. Les pièces anatomiques ne suffisent pas à enseigner la tension des tissus et organes, la fragilité vasculaire ou des parois. Le passage sur organisme vivant est indispensable et il est souhaitable que cet entraînement soit effectif avant la présence en bloc hospitalier, ce qui justifie cette phase préliminaire sur animal.
Réduction
L’objectif est purement pédagogique. Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires, les stagiaires travaillent par groupe de trois ou quatre pour un même animal. L’animal est endormi environ 8 heures : un côté est opéré le matin puis l’animal est retourné pour permettre une deuxième intervention sur l’autre côté.
Raffinement
Pendant toute la durée de leur présence sur la plateforme, les animaux expérimentaux seront maintenus en groupes sociaux (même portée élevée ensemble), dans des cases chauffées et sur paille pour qu'ils puissent fouir et jouer (enrichissement du milieu). Ils seront manipulés dans le calme par des agents expérimentés. Ils arriveront la veille de l’anesthésie, et seront mis à jeun avant l’intervention (15 heures), avec abreuvement adlibitum. Le matin de l'intervention, les animaux sont anesthésiés. Prémédication par voie intramusculaire, puis intubation orotrachéale puis inhalation d’un mélange gazeux d’oxygène vehiculant le gaz anesthésiant pour maintenir l'anesthésie. Un analgésique sera injecté avant le début de la procédure, et renouvelé en début d'après-midi. L'anesthésie est maintenue toute la journée, il n'y a pas de réveil des animaux.
Choix des espèces
Anatomie proche de celle de l’Homme, format similaire à l’Homme d’où la facilité de manipulation, de reproduction des gestes. Porcelet de 20 à 30 kgs pour avoir une taille des structures anatomiques similaire à celle observée chez l’Homme.
Production d’anticorps polyclonaux contre des pathogènes chez des équidés avec un protocole d’immunisation optimisé.
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies infectieuses
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Tests réglementaires
Réformés de la compétition ou de l'élevage et destinés à la boucherie, 100 chevaux vont être hyperimmunisés contre des agents infectieux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit des injections d'antigènes toutes les trois à quatre semaines pendant environ douze mois, puis est saigné trois fois par semaine, jusqu'à 1 % de son poids vif par prélèvement, sur dix à douze mois. Quand leur hématocrite descend sous un seuil fixé avec le vétérinaire, leurs globules rouges leur sont réinjectés pour que les saignées continuent. Soixante-dix sont annoncés comme réutilisés et trente comme replacés, ceux qui ne peuvent l'être étant mis à mort, et le porteur affirme qu'aucune méthode alternative ne remplace aujourd'hui cette production à l'échelle "industrielle".
Objectifs
Le nombre croissant de maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes, la mondialisation et la propagation rapide des épidémies, l'absence de traitements et/ou de vaccinations satisfaisants, le développement des menaces liées au bioterrorisme et l'augmentation de la résistance aux antimicrobiens ont conduit à une augmentation significative des risques de menaces biologiques. Le développement, l'accès et le déploiement rapides de contre-mesures médicales adéquates sont essentiels pour anticiper de telles urgences de santé publique, et constituent des enjeux nationaux et internationaux critiques pour la mise à disposition de thérapeutiques efficaces. Le projet vise à développer et à produire des traitements contre des maladies infectieuses émergentes (par exemple COVID-19, grippe aviaire H5N1, Ebola et la Fièvre Hémorragique de Crimée Congo (CCHF)). L’objectif de ce projet est de produire, à partir de chevaux hyperimmunisés, des plasmas qui sont ensuite utilisés pour la fabrication pharmaceutique d’anticorps polyclonaux purifiés. Les anticorps de ce projet seront induits contre différents types d’antigènes spécifiques (protéines virales et/ou toxines (bactériennes, animales ou végétales) et/ou bactériennes).
Bénéfices attendus
Les fragments d’anticorps hautement purifiés (fragments F(ab’)2 apportent une solution thérapeutique sûre à des problématiques majeures de santé publique pour lesquelles il n’existe pas d’autre solution. Le projet vise plus particulièrement à développer des produits destinés au domaine de la bio-défense au sens large, mais aussi des thérapeutiques pour le traitement des maladies infectieuses émergentes. Ce projet nécessitera l’utilisation de 100 chevaux sur 5 ans. Ces chevaux permettront globalement de produire des plasmas qui donneront in fine l’équivalent de 135000 à 215000 traitements individuels contre les risques bio-défense et les maladies infectieuses. La production de plasma par cheval étant assez importante, une partie de ces plasmas sera utilisée pour la mise au point de développement de nouvelles thérapies (développement pré-clinique et clinique avec essais chez l'Homme). Une autre partie constituera une banque de plasmas pour répondre à des besoins de stocks stratégiques.
Procédures
Deux ensembles de gestes techniques sont effectués chez tous les chevaux du projet. Tous les gestes techniques sont réalisés sur le cheval vigile : → Gestes associés à la technique d’hyperimmunisation: des injections de petits volumes sont effectuées par voie intra-dermique ou sous-cutanée et intra-musculaire toutes les 3 à 4 semaines en moyenne pendant environ 12 mois. La durée de l’injection est de 2 à 10 secondes par animal. → Gestes associés aux prélèvements de sang pour la production des plasmas: • des prélèvements de sang (1% du poids vif maximum) par voie veineuse (à la veine jugulaire) d’une durée de 10 minutes par animal sont réalisés 3 fois par semaines toutes les 3 à 4 semaines sur une période moyenne de 10 à 12 mois une fois que le titre d’anticorps spécifique a atteint le plateau maximum. • Si l’hématocrite du cheval prélevé a atteint un seuil bas prédéfini avec le vétérinaire désigné, il y a ré-administration des globules rouges par voie intraveineuse d’une durée de 20 minutes par animal (technique de « plasmaphérèse ») au maximum 3 fois par semaines toutes les 3 à 4 semaines sur une période moyenne de 10 à 12 mois.
Impact sur les animaux
Il n’y a pas d’effet indésirable attendu associé aux administrations des antigènes car les chevaux utilisés pour le projet suivent un parcours d’habituation avant d’être intégrés dans une procédure d’hyperimmunisation. Une nuisance potentielle attendue, mais rare en pratique, est la baisse d’hématocrite consécutive à la répétition dans le temps des prélèvements sanguins de volumes importants, qui ne dépassent cependant pas les normes réglementaires pour le bien-être animal (1% du poids au maximum).
Devenir
En fin de procédure, si les animaux sont en bonne santé, ils pourront être replacés après concertation des responsables du projet et en accord avec le vétérinaire. Si les animaux ne peuvent pas être replacés ou réutilisés en interne, ils seront mis à mort après anesthésie. Les animaux ne pourront pas être reconduit dans la filière alimentaire.
Remplacement
Compte tenu de la variabilité biologique (plusieurs types ou plusieurs variants) des cibles, il est essentiel que les thérapeutiques développées dans le cadre de ce projet aient des efficacités de neutralisation indépendantes des types ou des variants. Cet objectif ne peut être atteint que par la production d’anticorps polyclonaux spécifiques provenant de plusieurs chevaux (synergie d’une réponse polyclonale naturelle avec le mélange de différentes réponses polyclonales individuelles = « polyclonalité polyvalente »). La production en grand volume d’anticorps polyclonaux pour de tels produits pharmaceutiques n’est possible que par l’hyperimmunisation d’animaux de grande taille : bovins ou chevaux. Aucune méthode alternative n’est aujourd’hui connue pour remplacer industriellement la production d’anticorps polyclonaux avec des titres élevés. Un mélange de plusieurs monoclonaux ne peut remplacer aujourd’hui la « polyclonalité polyvalente » recherchée car cela supposerait la production simultanée de plusieurs dizaines d’anticorps monoclonaux différents.
Réduction
Ce projet inclut plusieurs éléments visant à réduire le nombre de chevaux nécessaires pour chaque cible thérapeutique du projet : • Utilisation d’adjuvants commerciaux permettant une présentation plus efficace de l’antigène et favorisant la mémoire immunitaire, se traduisant par des titres spécifiques élevés. • Utilisation d’un calendrier d’injections optimisant le niveau moyen des titres d’anticorps spécifiques et maintenant le plateau de production d’anticorps le plus longtemps possible • Impact des titres élevés d’anticorps permettant d’augmenter le rendement de purification et donc de réduire indirectement le nombre de chevaux nécessaires à la production des lots de produit thérapeutique. • Le nombre de chevaux utilisés pour un projet est calculé au plus juste selon l’avancée du projet afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires. Pour chaque nouvelle indication du projet : 2 à 4 animaux seront immunisés afin de tester et déterminer l’efficacité de l’immunisation. Après cette étape pilote, le volume de plasma nécessaire pour la production des lots thérapeutiques sera calculé précisément. Ce volume permettra de déterminer le nombre d’animaux nécessaires pour l’ensemble du développement de chaque produit du projet.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées à leur espèce, logés dans des box en groupes sociaux de maximum 12 chevaux fixes dans le temps présentant une aire paillée et une aire d’exercice ouvertes sur l’extérieur. Un suivi quotidien leur est apporté par un personnel qualifié, avec une surveillance intensifiée, dans des conditions conformes à la réglementation et assurant leur bien-être. L'observation de signes cliniques déclenche des soins spécifiques sur les conseils d'un vétérinaire qui assure par ailleurs un suivi régulier. Les animaux ont accès à la nourriture via un distributeur automatique de concentrés en plusieurs fois, au foin et à l’eau à volonté dans une ambiance musicale. Les contacts répétés avec l’homme contribuent à l’enrichissement. De multiples essais d’accessoires variés n’ont pas été concluants. Ce projet met en œuvre des procédures maîtrisées qui ont déjà fait la preuve de leur efficacité pour la production d’immunoglobulines polyclonales équines. Une amélioration notable par rapport aux projets autorisés précédemment depuis 2017 est l’utilisation d’adjuvants très bien tolérés chez le cheval. Des procédures optimisées sont en place pour l’habituation des chevaux aux injections et aux prélèvements de sang pour réduire le stress lors des opérations de production. Des points limites sont définis.
Choix des espèces
Le cheval est une espèce animale qui produit en général des titres élevés d’anticorps et qui permet, compte tenu de sa grande taille, de récolter une quantité importante de plasma (respectant pour chaque prélèvement un maximum de 1% du poids vif). Il présente très peu de risques zoonotiques, ce qui limite fortement les problématiques de biosécurité virale dans les plasmas. Les chevaux utilisés pour ce projet sont des adultes de plus de 3 ans car à partir de cet âge la production d’anticorps spécifiques est optimale. Ce sont des animaux de réforme (capacité compétition, infertilité…) destinés initialement à la boucherie.
Elaboration de solutions pour accélérer la réduction des émissions de méthane entérique dans les élevages de bovins.
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Neuf prises de sang à la veine de la queue en neuf mois, chacune doublée d'un prélèvement de bouse par fouille rectale au cornadis : 56 vaches vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis replacées dans le troupeau. Ces mesures doivent alimenter une base de données nationale sur le méthane que les bovins rejettent en digérant, et valider des indicateurs plus simples à prélever en ferme. Le porteur justifie le choix de l'espèce par le poids des élevages bovins, près de la moitié des émissions agricoles françaises de gaz à effet de serre, face à l'objectif européen d'une baisse de 30 % du méthane d'ici 2030. Réduire le nombre de bovins élevés n'est pas évoqué.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de contribuer à la création d’une base de données nationales incluant des données phénotypiques de bovins de methane entérique obtenues avec un outil de mesure de reference commun à tous les partenaires du projet, et des prédicteurs des émissions de methane (spir fécale, abondance naturelle isotopique, …). Les prédicteurs issus des matrices prélevées sur les animaux du projet permettront de valider les modèles de prediction construits.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet est d’ordre environmental en réduisant de 30% les émissions de methane issues du tube digestif des ruminants d’ici 2030. Le methane contribue à hauteur de 50% aux émissions de gaz à effet de serre à l’échelle d’une ferme.
Procédures
Au cours des 9 mois d'expérimentation (stabulation et pâturage), les animaux seront soumis à 9 reprises à des prélèvements de sang. L'ensemble de la manipulation avec prélèvements (contention + prélèvement) sur un animal durera moins de 10 minutes.
Impact sur les animaux
Différents prélèvements peu invasifs sont prévus tout au long de l'essai pour caractériser la réponse physiologique, métabolique et digestive des vaches. Il s'agit notamment de prises de sang, effectuées à la veine caudale, de prélèvements de fèces par fouille rectale. Ces prélèvements seront réalisés au cornadis et sont susceptibles d'induire de l'inconfort pendant la manipulation, qui sera toutefois effectuée par du personnel compétent et habitué à ces procédures. La fréquence de prélèvements sera limitée au minimun nécessaire soit 1 prelèvement de chaque matrice en simultané sur le même animal lorsqu’il est au cornadis toutes les 3-4 semaines.
Devenir
Les procédures mises en oeuvre sur les animaux étant de classe légère, les animaux seront gardés en vie et replacés dans le troupeau à la fin de l'expérimentation.
Remplacement
Les expérimentations porteront sur la réponse individuelle zootechnique (ingestion, croissance) et digestive (émissions entérique de méthane, paramètres fermentaires et microbiens) des bovins (vaches allaitantes avec leur veaux) conduits en stabulation ou au pâturage. La mise en place des prédicteurs issus de matrices faciles d’accès sur le terrain pour une utilisation à grande échelle contribue à réduire les contraintes des animaux expérimentaux.
Réduction
D'un point de vue statistique, un calcul de puissance sur la base de données acquises dans de précédentes expérimentations portant sur les émissions de méthane entérique a permis de calculer un nombre minimum d'animaux nécessaire pour pouvoir mettre en avant des différences de réponses zootechniques d'une part et en terme d'émissions de méthane entérique. Afin de ne pas remettre en cause la validité statistique des tests prévus, un effectif de minimum 22 vaches par lot est nécessaire. Pour pallier quelque éventuel problème pouvant affecter le nombre d'animaux (impossibilité de réaliser un prélèvement, maladie...) à inclure dans les analyses qui suivront l'expérimentation, nous recruterons deux lots de 28 vaches.
Raffinement
Les conditions de logement des animaux en stabulation répond aux exigences réglementaires et va même au-delà grâce à des équipements pemettant un confort optimum des vaches (matelas, brosses) et un suivi fin de leur santé et de leur bien-être (outils d'élevage de précision). Lors de la saison de pâturage, les animaux seront logés en extrieur, ce qui correspond à leur besoin "normal", tout en leur assurant un confort optimal. Le recours a des procédures faiblement invasives, mises en oeuvre par du personnel formé et habitué à ces prélèvements, assure que ceux-ci se feront dans les meilleures conditions possibles pour les animaux. En cas de souffrance ou de douleur prolongée à l'issue des prélèvements, les animaux concernés recevront un analgésique en vue d'en atténuer l'intensité.
Choix des espèces
L’objectif de l’Union Européenne de réduire de 30 % les émissions de méthane d’ici 2030, puis d’atteindre la neutralité « carbone » en 2050, nécessite de faire porter les efforts sur l’ensemble des gaz à effet de serre et des secteurs d’activités. En France, l’agriculture représente 19% des émissions de gaz à effet de serre dont près de la moitié provient des élevages bovins lait et viande. Les émissions de méthane entérique, coproduit de la digestion de la cellulose par les ruminants, représentent environ 50% des émissions de gaz à effet de serre d’une exploitation bovine. Le méthane entérique des bovins représente donc près de 5% des gaz à effet de serre totaux français. Les élevages bovins lait et viande sont ainsi confrontés aux objectifs de décarbonation des activités.
Effets de différents candidats médicaments sur la fonction cardio-vasculaire chez le mini-porc vigile en utilisant la télémétrie
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Réutilisés d'une étude à l'autre sur accord du vétérinaire, 120 mini-porcs portent un émetteur de télémétrie implanté à demeure, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'implantation dure de trois à cinq heures, une heure de plus si une chambre vasculaire est posée, et peut être refaite pour repositionner un cathéter. Chaque animal est ensuite isolé six à huit jours après chaque chirurgie, mis à jeun jusqu'à trente heures, porte parfois un gilet à minipompe pendant vingt-quatre heures et reçoit les candidats médicaments par voie orale, veineuse, cutanée ou intrapéritonéale. Le protocole suit les demandes des fabricants, et le porteur décrit ce passage par l'animal comme une "étape indispensable" avant les premières administrations à des humains.
Objectifs
Chaque étude de ce projet consiste à évaluer les effets cardio-vasculaires de différents candidats médicaments chez le mini-porc éveillé, en utilisant un dispositif électronique permettant la mesure et l’enregistrement automatique des paramètres cardio-vasculaires (télémétrie). Pour cela, une chirurgie initiale est prévue afin d'implanter de manière définitive ce dispositif électronique. Les enregistrements se font dans les pièces d'hébergement, sur des animaux libres de leurs mouvements.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la découverte de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires sur le système cardiovasculaire. Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules.
Procédures
Dans ce projet les animaux pourront être soumis à deux types de chirurgie sous anesthésie générale : une chirurgie d'implantation d'un émetteur de télémétrie (dispositif permettant la mesure des paramètres cardiovasculaires), et parfois une chirurgie d'implantation de chambre vasculaire (dispositif permettant l'administration intraveineuse de produit, ou la réalisation de prélèvements sanguins). La durée de ces interventions sera d'environ 3h à 5h pour l'implantation de l'émetteur en fonction des paramètres mésurés, plus 1h supplémentaire en cas d'implantation de chambre vasculaire. En cas de besoin, l'animal pourra être soumis à une nouvelle chirurgie pour repositionner le cathéter de l'implant ou de la chambre vasculaire, voir pour changer la chambre (durée 1h environ). Les animaux seront maintenus pendant l’administration du candidat médicament (ou du placebo) par voie orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, transdermique, intramusculaire ou intraveineuse (bolus ou perfusion) (durée 1 -2minutes). Et si l’administration se fait par une perfusion de longue durée (supérieure à 1h), les animaux porteront des gilets (avec une minipompe embarquée) pendant maximum 24h. Ainsi, les effets sur les paramètres cardiovasculaires seront évalués. Cette évaluation se fera chez un animal éveillé et libre de ses mouvements dans sa pièce d'hébergement pendant plusieurs heures ou jours. Des prélèvements sanguins, sans anesthésie, pourront être effectués durant les phases expérimentales (moins de 2min par prélèvement).
Impact sur les animaux
Les contentions des animaux pour induire l'anesthésie, administrer le produit ou réaliser les prélèvements sanguins peuvent engendrer un stress mineur à l'animal. Dans ce projet, les animaux seront anesthésiés à une ou plusieurs reprises, pour l'implantation de l'émetteur de télémétrie, et dans certains cas, de la chambre vasculaire. Ces chirurgies peuvent induire des douleurs post-chirurgicales qui seront réduites au maximum grâce à une anesthésie, une analgésie et un protocole de soins post-opératoire. Les animaux seront hébergés individuellement pendant la période de récupération post-opératoire (6 à 8 jours après chaque chirurgie). Cet hébergement individuel engendrera un stress de durée moyenne et d'intensité modérée (désocialisation). Cependant en contrepartie, l'hébergement individuel permettra aussi d'accélérer la récupération post-chirurgicale. Par ailleurs, les animaux seront mis à jeun avant les chirurgies, et parfois avant l'administration du produit à tester. Cette période de jeun durera au maximum 30h. La mise à jeun engendre un stress physiologique et psychologique d'intensité modérée mais de courte durée. Enfin, les effets potentiellement indésirables provoqués par le candidat médicament à tester font l'objet d'échanges avec les fabricants du candidat médicament afin d'adapter les outils d'observation des animaux, pour anticiper au mieux de potentiels signes cliniques.
Devenir
Réutilisation des animaux dans une étude du même projet ou dans un autre projet ayant un degré de sévérité sans réveil, léger ou modéré, après accord du vétérinaire.
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez le mini-porc car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets cardiovasculaires de ces candidats médicaments. Or, avant toute utilisation chez l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité ou la sécurité d'un médicament. A ce jour, le mini-porc est l’une des espèces les plus adaptées à ce type de modèle car il présente un système cardiovasculaire proche de celui de l'homme.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe (n=4 à 8 par groupe) est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences, et d’effectuer des analyses statistiques robustes. Une réutilisation des animaux, après avis du vétérinaire, est envisagée et permettra de réduire le nombre réel d’animaux utilisés.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, •l'utilisation de la télémétrie sans fil (animal libre de ses mouvements pendant les phases d'enregistrement), • la validation du système de télémétrie et la validation pharmacologique du modèle, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • l'utilisation d'une chambre vasculaire permettant des prélèvements sanguins sans une restriction physique importante • Le suivi d’éventuels signes cliniques, • La détermination des points limites, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire.
Choix des espèces
Le mini-porc est une espèce animale adaptée et couramment utilisée pour évaluer les effets cardio-vasculaire d'un candidat médicament car son système cardiovasculaire est physiologiquement et anatomiquement proche de celui de l'homme. Animaux sevrés en croissance et animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Evaluation de la tolérance et étude de la fonctionnalité d’un vaccin luttant contre un des facteurs de l’inflammation, pour prévenir le développement de l’arthrose chez le cheval
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Le cheval étant l'espèce visée par le vaccin en développement, sept chevaux adultes appartenant à l'établissement vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent trois injections sous-cutanées dans l'encolure sur quatre mois, puis subissent vingt-trois examens cliniques et échographiques et dix-sept prises de sang à la jugulaire étalées sur un an, sans sédation, tenus par un simple licol. Le produit, un vaccin ciblant l'interleukine-6 pour prévenir l'arthrose, a déjà été testé sur des souris et des lapins, et vient de passer un essai de phase I chez l'être humain sans effet indésirable rapporté, ce que le porteur juge insuffisant au motif que le cheval est une espèce "particulièrement réactive". Aucun des sept n'est tué : ils restent la propriété de l'établissement, vivent au pré avec leurs congénères et sont comptés comme réutilisables.
Objectifs
L’arthrose est une affection dominante chez le cheval. C’est en effet la principale cause de boiterie, et de baisse de performance ou d’arrêt de carrière des chevaux de course et de sport. D’autre part, chez le cheval on estime que 50 % des sujets de plus de 15 ans présentent des lésions d’arthrose. Cette affection a donc un impact majeur sur le bien-être des animaux. Actuellement la prise en charge de l’arthrose chez le cheval se fait principalement par des soins locaux par injections intraarticulaires (à base de stéroïdes, de thérapie biologiques ou cellulaires), et/ou par l’administration d’antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie systémique. Une des limites de la thérapie locale est la difficulté de mise en place de ce traitement sur un cheval avec des lésions multiples. De plus l’emploi réitérés des antiinflammatoires stéroïdiens par voie intra-articulaire est reconnu comme favorisant la dégénérescence cartilagineuse. Quant aux thérapies biologiques ou cellulaires, leur coût, limite leur utilisation à un nombre réduit d’articulations. Enfin concernant l’emploi des AINS, leur administration au long cours n'est pas possible du fait des effets secondaires observés (ulcères gastriques, risque d’insuffisance rénale) et leur action est uniquement symptomatique. Les moyens permettant une prise en charge des lésions d’arthrose particulièrement lorsqu’elles sont multiples et sur le long cours restent donc limités. Dans ce contexte une société a adapté son vaccin ciblant l’IL-6 chez l’homme pour élaborer un produit spécifique au cheval. Le conjugué équin ainsi obtenu a été testé sur des souris et des lapins et une production d’anticorps anti-IL-6 équine (eIL-6) a été observée. Les résultats avec le conjugué équin étant très satisfaisants chez la souris et le lapin, les objectifs de ce projet sont dans un premier temps de confirmer sa tolérance chez le cheval, d’évaluer son immunogénicité sur cette espèce et de déterminer la dose optimale de conjugué à injecter. A plus long terme, l’objectif est de pouvoir obtenir une alternative thérapeutique pour la prise en charge de l’arthrose au long cours chez le cheval avec le développement d’un vaccin.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu à terme est le développement d’une nouvelle thérapie, sous la forme d’un vaccin, pour lutter contre l’arthrose chez le cheval. Cette étude constitue une première étape de ce développement qui va permettre de valider la bonne tolérance et fonctionnalité de ce vaccin en évaluant la réponse immunitaire des chevaux injectés en contrôlant la production d’anticorps anti-IL 6 leur permettant de développer une action anti-inflammatoire propre. Cet effet anti-inflammatoire sera alors évalué pour la prise en charge de l’inflammation chronique du phénomène arthrosique grâce à un essai clinique versus placebo sur un effectif de chevaux atteints d’arthrose. Actuellement les thérapies les plus communément utilisées sont des injections intra-articulaires, soit à base de stéroïdes ou de thérapie biologique (à base de sérum autologue, ou chimique comme le gel polyacrylamide) ou cellulaire (à base de cellules souches mésenchymateuses). La limite des stéroïdes est qu’ils ne peuvent être utilisés de façon réitérée au risque d’avoir un effet délétère sur le cartilage articulaire. Quant aux thérapies biologiques leur coût, et la nécessité de répéter les injections ne permet pas de traiter à long terme un cheval avec plusieurs articulations affectées, ce qui est fréquent notamment sur les sujets âgés, pour lesquels l’arthrose touche 50% d’entre eux. Par ailleurs les traitements systémiques les plus utilisés reste les antiinflammatoires non stéroïdiens qui présentent des effets secondaires notables lors d’administration prolongée (ulcères gastriques risque d’insuffisance rénale). Dans ce contexte le vaccin évalué, représenterait une excellente alternative thérapeutique pour une prise en charge de l’arthrose au long cours chez le cheval.
Procédures
- Des vaccins (piqure sous cutanée) seront réalisés à trois reprises sur les chevaux dans l'encolure : le premier jour, un mois plus tard et quatre mois plus tard. Chaque injection dure 1 à 2 secondes sur animal vigile, non sédaté et sans contention autre qu’un licol, celles-ci étant bien tolérées chez le cheval. - Des examens cliniques généraux (examen physique et dynamique, appétit, transit intestinal, auscultation cardiaque, respiratoire et prise de température) et des examens échographiques de chaque côté de l’encolure au niveau des sites d’injection seront réalisés à 23 reprises sur chaque cheval de l’étude durant sa durée (1 an). Il s'agit plus précisemment des jours J-10, 1, 3, 7, 14, 21, 28, 29, 31, 35, 42, 49, 56, 84, 112, 113, 115, 119, 126, 133, 140, 168 et 336. Chaque examen dure environ 10 minutes, il est réalisé sur animal vigile, non sédaté et sans contention autre qu’un licol. - Des prises de sang à la veine jugulaire de 10 mL à 30mL seront réalisées aux jours J-10, 1, 7, 28, 29, 35, 42, 56, 70, 112, 113 et 119, 126, 140, 154, 168 et 336 soit un total de 17 prélèvements pour réaliser les analyses sanguines sur le même prélèvement. Elles seront réalisées sur animaux vigiles non sédatés, ces actes étant très bien tolérés par les chevaux. Ces prélèvements sont très rapides, moins d’une minute.
Impact sur les animaux
Lors d’essais de cette immunothérapie ciblant l’interleukine-6, réalisés sur d'autres espèces animales et l’Homme, aucun effet indésirable grave n’a été observé. Cependant, une induration au point d’injection du conjugué a été observée chez certains patients de façon transitoire. Par ailleurs, les contentions, et piqures cutanées dues à l’administration des doses de vaccin d’une part et les ponctions veineuses d’autre part, entrainent un stress d’une durée maximale de 15 minutes par jour de manipulation, comprenant la réalisation de l’examen clinique général, de l’échographie et d’une injection sous-cutanée et/ou prélèvement sanguin (le stress débute à l’entrée du cheval en salle d’examen et se termine lors de sa sortie). Néanmoins, ce stress est limité par le fait que les chevaux sont toujours manipulés par 2 et qu’ils sont habitués au personnel soignant, à la manipulation et à la réalisation d’échographies. Une brève douleur d’une seconde est ressentie au moment du passage de la peau par l’aiguille lors des administrations de vaccins et ponctions veineuses.
Devenir
Les 7 chevaux du protocole resteront dans l’Etablissement Utilisateur dont ils sont la propriété. Ils vivront au pré avec leurs congénères.
Remplacement
Nous souhaitons développer un vaccin qui, à terme, pourrait prévenir et limiter la progression de l’arthrose inflammatoire chez le cheval. Le modèle animal choisi ici constitue donc l’espèce cible de la thérapie. L’immunogénicité du vaccin et la capacité neutralisante des anticorps ont déjà été testés chez la souris et le lapin. La tolérance aux injections et la surveillance de survenue d’éventuels effets secondaires ont quant à eux déjà été évalués dans plusieurs espèces. De plus, la tolérance de la thérapie étudiée ici est déjà en cours de validation dans l’espèce humaine grâce à un essai clinique de phase I qui vient de se terminer et pour lequel aucun effet indésirable n’a été rapporté. Cependant, les résultats obtenus pourraient ne pas être transposables au cheval, puisqu’il existe des spécificités d’espèce et le cheval est une espèce particulièrement réactive. Il est donc nécessaire de réaliser une étude pilote pour obtenir une preuve de concept de la bonne tolérance et de l’immunogénicité de la thérapie dans l’espèce cible du produit à évaluer, avant d’envisager un essai clinique contrôlé et en aveugle sur des cas spontanés de chevaux souffrant d’arthrose.
Réduction
Le nombre de 3 chevaux par dose (10 μg et 50 μg), a été jugé être le nombre minimal pour lequel cette étude pilote permettra de conclure à une bonne tolérance et à une production systématique et suffisante d’anticorps, sans être due au hasard ou à l’individu, compte tenu des résultats déjà acquis dans les autres espèces dont l’homme. Aucune conclusion statistique ne sera réalisée dans cette étude pilote dont l’objectif est, en cas de résultats favorables pour chacun des 3 chevaux (absence d’effets indésirables aux injections et production d’un niveau satisfaisant d’anticorps) de poursuivre par le lancement d’un essai clinique. Il est important de noter que des doses plus élevées ont été testées dans d'autres espèces et n'ont montré aucun signe de toxicité. Par conséquent, nous nous attendons à une bonne tolérance, même à la dose "forte" (50 μg) de notre produit, sur les chevaux testés. Ainsi, en confirmant que les chevaux pilotes de la présente étude réagissent de la même manière que les autres espèces testées avec l’immunothérapie dont l'homme, la dose minimale (10 μg) sera selectionnée pour réaliser une étude d’efficacité de terrain contrôlée et en aveugle sur un effectif de chevaux dont le nombre sera évalué statistiquement. Cependant, si une tendance vers une différence de production d’anticorps était observée entre les deux lots, la dose la plus efficace en termes de génération d'anticorps neutralisants devra être validée dans une étude dédiée.
Raffinement
Les chevaux seront hébergés dans leur environnement naturel (pature avec abris) et en groupe avec leurs congénères. Les actes pratiqués sont tous de classe légère, et pour limiter le stress lors des examens et prélèvements sanguins, ils seront toujours manipulés par 2. Les chevaux appartenant à l'établissement utilisateur, ils sont habitués au personnel soignant, à la manipulation et à la réalisation d’échographies. Par ailleurs, en cas de réaction inflammatoire au niveau des stites d’injection des vaccins entrainant une douleur ou une raideur de l’encolure, des anti-inflammatoires seront adminisrtés et du froid sera appliqué localement. Aucune nouvelle injection de vaccin ne sera réalisée sur le cheval.
Choix des espèces
Le vaccin que nous souhaiterions tester a été développé à des fins de traitement chez des chevaux arthrosiques. Après deux études pilotes réalisées dans d'autres espèces, nous souhaiterions tester l’immunogénicité de notre vaccin chez le cheval. Il est donc nécessaire pour ce projet d’avoir recours au cheval. En effet les résultats obtenus sur d’autres espèces ne pourraient être transposables directement à l’espèce cible, puisqu’il existe des spécificités d’espèce sur le système immunitaire. Il est donc nécessaire dans le cadre de cette étude de travailler avec l’espèce cible du produit à évaluer. Les chevaux utilisés sont des adultes (≥ 3 ans). Le traitement étudié étant destiné à être utilisé chez l’adulte il est préférable pour cette étude de choisir des animaux de l’âge cible. Par ailleurs, pour la facilité des manipulations il est souhaitable d’avoir des chevaux débourrés donc adultes.
ESD-2 : Utilisation de l’animal pour la formation des gastroentérologues interventionnels en dissection sous muqueuse
- Formation professionnelle
La finalité du projet est la formation continue de gastroentérologues à la dissection sous-muqueuse, une technique peu diffusée en Occident. 144 cochons large white de 25 à 50 kg sont opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Chaque animal subit une endoscopie de quatre à huit heures, avec au moins quatre résections dans l'estomac et une dans l'œsophage, et peut ensuite être utilisé pour d'autres exercices de chirurgie relevant d'une autre autorisation, toujours sans réveil. Le porteur affirme que le passage par l'animal vivant reste "indispensable" avant l'humain, après une première étape sur support informatique et sur modèle artificiel.
Objectifs
Une étude française, publiée en 2014, réalisée chez l’homme a démontré comment la dissection sous muqueuse peut être dangereuse et inefficace sans formation adaptée. Dans cette étude il y avait 34% de perforation pour seulement 52% de résection R0. La formation en dissection sous muqueuse s’accompagne d’une courbe d’apprentissage que ce soit chez l’homme ou chez l’animal. La technique étant peu diffusée en occident il est difficile de réaliser cette formation chez l’homme sous la supervision d’un expert comme cela se fait rapidement en Asie. Dans une étude américaine, les résultats étaient acceptables après 9 procédures sur modèle animal avec une progression constante sur les 30 cas étudiés. Les études sur l’animal permettent également de progresser sur la gestion des complications (hémorragie, perforation). Il est prouvé que cette progression est plus rapide avec compagnonnage. Les objectifs de formations pour la dissection sous muqueuse sont : -Formation théorique sur la reconnaissance, la caractérisation des lésions et les indications de cette technique. Il s’agit d’une formation théorique sur support informatique. -Formation sur le matériel : connaissance du matériel de son fonctionnement et maniement de l’endoscope. Cette formation se fait sur support informatique et modèle de simulation non animal. -Formation sur les différentes étapes de la dissection sous muqueuse. Les techniques et astuces de chaque étapes clés de cette procédure, la reconnaissance des différentes couches de la paroi digestive, le maniement des instruments, les difficultés attendues et les aides pour procéder. Cette étape est réalisée sur modèle animal ex vivo en l’absence de modèle de simulation adapté. Les modèles les plus fidèles sont le colon de bovin et l’estomac de porc (modèle EASIE®).
Bénéfices attendus
Les principaux bénéfices de ce projet sont la formation et le perfectionnement de médecins endoscopistes aux différentes techniques de dissection sous-muqueuse, techniques permettant une prise en charge améliorée du patient dans différentes indications, avec des thérapies mini-invasives et l’apprentissage de la gestion des complications éventuelles. A l’occasion de ces formations, il pourra être utilisé ou comparé différents types de matériel ou stratégies (couteaux de dissection etc.).
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure d’endoscopie sous anesthésie générale et analgésie, d’une durée allant de 4 à 8 h.
Impact sur les animaux
Dans les nuisances possibles, on retrouve le stress des animaux à la manipulation. Une période de jeûne sans restriction hydrique d’au plus 16 h peut également être prévue en amont de la procédure.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure, la procédure dont fait l’objet la formation étant effectuée à plusieurs reprises au cours de l’anesthésie de l’animal, cela ne serait pas compatible avec son réveil.
Remplacement
La formation se divise en plusieurs étapes. En premier lieu, la formation se fera sur support informatique ou sur modèle de simulation artificiel. Une fois les bases obtenues on pourra passer au modèle ex vivo. Ces deux étapes permettent de remplacer en partie le modèle animal. Il reste cependant indispensable aujourd’hui pour parfaire la formation avant de passer chez l’humain (prise en compte des mouvements digestifs, respiratoires, saignements, etc). Cette étape sert également d’évaluation et de validation de la pratique.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire a été calculé pour limiter au maximum le nombre d’animaux nécessaire tout en assurant une formation de qualité, conforme aux recommandations de l’ESGE. Au cours d’une formation, plusieurs résections (au moins 4 dans l’estomac, et 1 dans l’œsophage) sont possibles sur un même animal, ce qui diminue d’autant le nombre d’animaux nécessaires. En fin de procédure, et si l’état de l’animal le permet, et tout en conservant l’animal sous anesthésie générale (toujours sans réveil), il peut être prévu d’effectuer d’autres manipulations dans le cadre de formation de chirurgie, encadrées par une autorisation de projet distincte de celle-ci (APAFIS#45153).
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans une structure agréée au moins par deux, pour maintenir des interactions sociales, et dans des conditions maîtrisées (température, ventilation, éclairage). Ils sont suivis quotidiennement. Leur environnement est enrichi par la présence de ballons et d’autres objets permettant de maintenir des comportements normaux (mâchonnement, fouissage). Au cours des procédures, les animaux sont anesthésiés et l’anesthésie est suivie et ajustée par un personnel qualifié. En cas de signes de souffrance, une analgésie supplémentaire pourra être mise en place. Si une souffrance venait à survenir sans qu’il soit possible de la soulager ou si une procédure venait à présenter des complications trop importantes pour être gérées, l’animal sera mis à mort pour éviter toute douleur inutile.
Choix des espèces
Pour l'étape de formation sur une procédure complète en situation réelle: gestion des mouvements respiratoires, des contractions du tube digestif, de la prise en charge préventive ou curative des hémorragies. Cette étape indispensable avant de passer chez l’homme ne peut être réalisée que chez l’animal vivant. Le modèle ayant l’anatomie la plus proche en endoscopie digestive est le porc large white de 25 à 50 kg (plus de 2 mois)
Implants de tissus pour la reconstruction/réparation de vessie dans un modèle d’augmentation vésicale de porc
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
Une partie de la vessie retirée puis remplacée par un implant du commerce, huit cochons miniatures subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Ils sont ensuite hébergés seuls pendant trois à six mois, le porteur reconnaissant que l'isolement d'une espèce grégaire peut créer stress et anxiété, avant une cystoscopie sous anesthésie puis la mise à mort pour analyse de la vessie, du foie et des reins. Il s'agit de vérifier qu'un implant de 4 à 8 cm de diamètre régénère du tissu vésical à une taille jugée transposable à la chirurgie humaine, deux essais précédents ayant porté sur des implants plus petits. Le texte du RNT décrit six animaux répartis en deux groupes, alors que huit sont déclarés au titre des atteintes attendues, sans que cet écart soit expliqué.
Objectifs
Le projet porte sur le développement d'un implant tissulaire pour la reconstruction de la vessie. La reconstruction de la vessie est nécessaire dans certaines malformations congénitales. La référence en matière de remplacement de la vessie est l’utilisation d’un segment d’intestin mais le contact entre les urines et l’intestin entraîne des complications telles qu'une production excessive de mucus, des calculs urinaires, des troubles métaboliques et, à long terme, même une tumeur maligne. C’est pourquoi les chirurgiens recherchent de nouvelles méthodes de reconstruction de la vessie. L’ingénierie tissulaire constitue une approche prometteuse pour fabriquer des substituts de novo à la vessie. Plusieurs stratégies peuvent être envisagées mais nous pensons que la médecine régénérative guidée avec laquelle on fournit un « squelette » implanté qui fournit une structure architecturale temporaire et orchestre l'attachement/la croissance cellulaire et la régénération du tissu in vivo est plus attractive avec des produits disponibles dans le commerce et prêts à l'emploi. Jusqu'à présent, ces implants ont été utilisés avec succès pour la réparation d'urètre chez le lapin et le chien et la sécurité des implants a été confirmée dans une étude préliminaire chez l’Homme sur la réparation des sténoses urétrales. Ces implants ont également démontré une régénération tissulaire dans un modèle d'augmentation vésicale de lapin (2,5 cm x 2,5 cm) et un modèle d’augmentation vésicale de porc (2 porcs, implant de 4,5 cm de diamètre). Par contre, la taille de l’implant était trop petite par rapport aux besoins cliniques chez l’Homme. Il est donc nécessaire de poursuivre nos recherches avec des implants de plus grandes tailles qui représentent mieux la réalité clinique. Ainsi, l'objectif de cette étude est de démontrer la capacité des implants de 4 et 8 cm de diamètre (taille d'implant cliniquement pertinente) de régénérer du tissu vésical dans un modèle d’augmentation vésicale de porc.
Bénéfices attendus
Une intégration réussie de l'implant suivie d'une régénération tissulaire au site d'implantation confirmerait le potentiel de l’implant régénératif à devenir une option thérapeutique pour les patients nécessitant une augmentation ou une reconstruction vésicale partielle de la vessie. Un implant du commerce et prêt à l'emploi permettrait d'éviter un deuxième site chirurgical en chirurgie reconstructive de la vessie et réduirait ainsi tous les risques liés au prélèvement de tissu intestinal actuellement utilisé pour la reconstruction de la vessie. Les avantages de l'implant peuvent être résumés par des risques moindres de complications postopératoires, des durées chirurgicales plus courtes et une récupération plus rapide.
Procédures
Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de type cystectomie partielle (opération qui consiste à enlever seulement une partie de la vessie) avec réparation par implant régénératif. Après la chirurgie, les animaux seront hébergés pour une durée de 3 mois (n = 2) ou 6 mois (n = 4) avant euthanasie. Avant l'euthanasie des animaux, ils seront soumis à une cystoscopie (réalisés sur animaux anesthésiés).
Impact sur les animaux
Le premier effet indésirable potentiel est en lien avec la chirurgie subie par les animaux. Parmi les effets indésirables possibles en lien à la chirurgie, il est possible que l’animal éprouve une douleur malgré le protocole d’analgésie, la plaie chirurgicale peut aussi saigner, s’infecter ou mal cicatriser. Le second effet indésirable potentiel est lié l’hébergement des animaux. En effet, suite à la chirurgie et pendant une durée de 3 à 6 mois, les animaux seront hébergés individuellement. Les porcs étant une espèce grégaire cela pourrait créer un stress et une anxiété chez les animaux.
Devenir
Les animaux sont mis à mort suite à la procédure car des prélèvements post-mortem doivent être réalisés pour analyse histologique (vessie, foie, rein).
Remplacement
Les implants ont subi de nombreux tests in vitro pour démontrer leur sécurité, leur conformité chirurgicale et leurs interactions favorables avec les cellules. Les tests in vivo sur le site clinique pertinent sont la seule possibilité d'évaluer la régénération fonctionnelle des tissus. La régénération tissulaire est une interaction complexe entre l'implant et le tissu environnant du site d'implantation avec ses cellules vivantes et ses processus médiés par les intégrines. Par conséquent, il est important de tester un implant d’une taille cliniquement pertinente sur le site d’implantation clinique ciblé.
Réduction
Ce projet est une étude de faisabilité. L'étude est donc réalisée avec un nombre réduit d'animaux (n = 6 avec 2 tailles d'implants testés 4 (n = 2) et 8 cm (n = 4).
Raffinement
La chirurgie est réalisée par des chirurgiens spécialisées en collaboration avec des personnels scientifiques et techniques formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie sur modèle porcin. L'anesthésie et l’analgésie durant les interventions ont été conçues pour supprimer la douleur induite par une chirurgie et la manipulation des viscères. Après la chirurgie, les animaux bénéficieront d’un suivi assuré par les techniciens en expérimentation ainsi que par les différents intervenants. Toute intervention potentiellement douloureuse ou stressante sera contrôlée, et les animaux suivis dans les minutes ou heures qui suivent. En cas de souci de santé, le vétérinaire sera consulté et les animaux traités en conséquence.
Choix des espèces
Le miniporc est très proche de l’Homme en terme de physiologie et d’anatomie. La taille de sa vessie est appropriée pour réaliser une cystectomie avec une taille d’implant cliniquement pertinente. Le recours au mini-porc est donc pertinente pour pouvoir transposer les résultats à l’humain. Les animaux seront adultes. La croissance d’un animal jeune pourrait interférer avec la reconstruction de la vessie.
Conséquences de l’enrichissement du milieu de vie sur le bien-être de chèvres laitières – Tests comportementaux
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
Toutes rendues à l'élevage à la fin, 39 chèvres laitières en lactation vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les tests prévus, six séances d'une dizaine de minutes, mesurent leur peur face à des objets, des congénères ou des humains inconnus, leur sociabilité et leur capacité à résoudre des tâches contre une récompense alimentaire, et sept chèvres sont ajoutées pour jouer le "congénère inconnu". Le porteur s'attend à des tentatives de fuite par-dessus les barrières, à des comportements de défense répétés ou, à l'inverse, à un état "prostré, immobile et en retrait". Il dit vouloir valider des capteurs et une intelligence artificielle capables de repérer un "meilleur bien-être" en élevage, et juge l'utilisation des chèvres "irremplaçable dans ce contexte".
Objectifs
La transition agroécologique vise à rendre les pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l'environnement en intégrant les principes de l'agroécologie : la conservation et l'utilisation de la biodiversité, le recyclage pour une meilleure efficacité, l’adoption de leviers pour atténuer ou s'adapter aux changements climatiques. Dans le cas des systèmes d’élevage, cette transition aura des répercussions sur le bien-être des animaux. Ceux-ci seront, en effet, exposés à des conditions environnementales plus variables et moins contrôlées, ce qui pourrait accroître leur bien-être en leur permettant d’exprimer plus librement leur comportement naturel. Cependant, l’exposition possible aux aléas climatiques ou alimentaires pourrait au contraire dégrader d’autres aspects de leur bien-être. Il est donc important d’identifier les indicateurs de bien-être et d’être capable de les évaluer objectivement. Ce projet propose d’associer les progrès technologiques de l’élevage de précision aux méthodes de l'intelligence artificielle pour relever ce défi. Le comportement est un élément clé pour l’évaluation du bien-être. Notre équipe a déjà développé un modèle qui permet de caractériser automatiquement et de façon dynamique de nombreux comportements en utilisant des capteurs et des outils numériques. Une approche complète intégrant également observations et des tests comportementaux est maintenant nécessaire pour valider l’utilisation de ces outils numériques pour l’évaluation du bien-être, et plus particulièrement son amélioration. Notre objectif est de mettre en place un dispositif expérimental permettant de suivre les comportements de chèvres laitières dans un milieu enrichi et de caractériser ainsi, d’un point de vue numérique, la signature comportementale associée à un meilleur bien-être grâce aux données issues des capteurs et de leur analyse par intelligence artificielle. Des observations et tests comportementaux seront conduits en parallèle afin de valider cette caractérisation numérique. Ainsi, ce projet interdisciplinaire intégrant Ethologie, Modélisation et Intelligence artificielle permettra de faire la preuve de concept de l’existence de profils comportementaux associés à l’amélioration de l’état de bien-être et détectables à l’aide des outils de l’élevage de précision. Cela est d’un intérêt majeur pour évaluer, à terme, la perception des chèvres dans des environnements non-contrôlés liés à la transition agroécologique des élevages.
Bénéfices attendus
Cette étude est une étape importante de notre projet plus large portant sur l’identification et la détection d’indicateurs de bien-être grâce aux nouveaux outils numériques, dans le but de mieux surveiller et donc d’améliorer in fine le bien-être des animaux d’élevage dans le contexte de la transition agroécologique. En outre, l’intérêt scientifique est important car notre étude permettra d’aborder le bien-être des animaux avec une vision intégrative allant du suivi dynamique du comportement dans le milieu de vie habituel, y compris dans sa dimension sociale, jusqu’à la réponse des animaux lors de défis cognitifs (tests comportementaux). Elle contribue ainsi à la compréhension du bien-être animal jusqu’à la prise en compte des états mentaux des animaux d’élevage, en accord avec les évolutions conceptuelles les plus récentes dans le domaine des sciences du bien-être animal. Enfin, la méthodologie développée ici sera applicable à notre espèce d’intérêt, la chèvre, mais pourra également s’appliquer à d’autres modèles animaux. Elle ouvrira ainsi la voie à de futures études.
Procédures
L’ensemble des animaux de l’étude sera soumis à une série de six tests comportementaux (environ 10 min / test) pour lesquels nous réalisons cette demande. Chaque test sera réalisé une seule fois par animal. Il s’agit de tests permettant l’évaluation de la réactivité émotionnelle, de la sociabilité et de la flexibilité cognitive des animaux (sur la base de récompenses alimentaires appétantes). La "réactivité émotionnelle" fait référence à la manière dont les animaux réagissent à différents stimuli ou situations (par exemple, s’ils expriment de la peur face à une situation nouvelle). La "sociabilité" concerne la capacité des animaux à interagir et à se comporter avec leurs congénères de manière positive et adaptée (par exemple, sans agressivité excessive). Enfin, la "flexibilité cognitive" se refère à la capacité des animaux à s'adapter mentalement à des situations changeantes ou nouvelles. Cela peut inclure leur capacité à apprendre de nouvelles tâches ou à résoudre des problèmes. En cas de bien-être accru, une diminution de la réactivité émotionnelle, ainsi qu’une augmentation de la sociabilité et de la flexibilité cognitive sont attendues.
Impact sur les animaux
Malgré les précautions que nous prenons (ex. utilisation de récompense alimentaire, aire de test proche du lieu de vie), nos tests peuvent constituer une source de stress pour certains animaux. Il est en effet nécessaire de les confronter à des éléments nouveaux pour évaluer leur néophobie. En termes de manifestation comportementale, cela pourrait se traduire par des tentatives de fuite (ex. tenter de sauter par-dessus les barrières), des comportements de défense répétés, une absence d’habituation (i.e. pas de diminution des comportements de stress au fil des expositions) ou au contraire un animal prostré, immobile et en retrait, non réactif à son environnement. Les tests étant ponctuels et de très courte durée (maximum 10 min par test), nous ne nous attendons pas à des effets à long-terme comme un état de stress chronique.
Devenir
Les tests de comportement n’impliquent aucune mesure invasive sur les animaux. Les animaux retournent dans l’élevage à la fin.
Remplacement
Le projet vise à caractériser les profils de comportements des chèvres dans un milieu enrichi et à étudier l’impact de cet enrichissement sur leurs réponses aux différents tests. L’utilisation des chèvres est irremplaçable dans ce contexte.
Réduction
Le choix de nos effectifs (N=2x14) constitue un bon compromis entre la puissance statistique nécessaire à nos futures analyses et la faisabilité expérimentale. Des comparaisons statistiques avec des tests adaptés aux paramètres mesurés seront en effet possibles avec une répartition de 14 animaux par lot expérimental, en tenant compte de la variabilité inter-individuelle attendue et y compris en cas de données manquantes chez quelques animaux. Des groupes sociaux de 14 individus sont, par ailleurs, en adéquation avec la pratique d’élevage habituelle pour les animaux que nous étudions. Enfin, le suivi de 28 animaux simultanément grâce à une approche combinant observations, tests et capteurs constitue un effectif important pour une telle étude. Les quatre animaux supplémentaires permettant les tests préliminaires, ainsi que les sept animaux permettant de réaliser les tests de sociabilité (pour jouer le rôle du « congénère inconnu ») contribueront à l’efficacité et au bon déroulement de nos protocoles.
Raffinement
L’étude porte sur l’amélioration des conditions de vie et de l’état de bien-être des chèvres en condition d’élevage. Le principe expérimental repose donc sur une amélioration du milieu des animaux sans intervenir sur les autres aspects de leur vie habituelle (i.e. conditions standards). Les conditions standards sont cependant déjà favorables puisqu’elles impliquent notamment une vie en groupe social stable, une alimentation équilibrée sans restriction particulière et une litière adaptée et appréciée par les animaux d’après l’état des connaissances actuelles. Seuls nos tests comportementaux pourraient être perçus comme stressants par certains animaux, surtout pour les premiers tests qui visent à évaluer leur niveau de peur de la nouveauté face à différentes catégories d’éléments nouveaux, physiques, sociaux et humains. Cependant, ces tests sont conçus pour ne pas induire des états de stress trop intenses mais uniquement des réponses légères. Nous réduisons ce potentiel stressant à son strict minimum grâce à plusieurs mesures comme le fait de tester les animaux dans une aire de test proche de leur lieu de vie, d’éviter les situations d’isolement social grâce à la présence constante de congénères, d’utiliser des renforcements alimentaires et de porter une attention particulière aux techniques de manipulation des animaux, grâce à la mise en place de couloirs par exemple. Enfin, des points limites ont été mis en place et seront appliqués.
Choix des espèces
Ce projet s’intègre dans le programme de recherche de l’unité de recherche qui consiste à associer les progrès technologiques (capteurs, intelligence artificielle, ...) pour identifier et évaluer les indicateurs de bien-être des animaux d’élevage (caprins, porcins, ovins). Nous utiliserons l’animal modèle de l’unité : la chèvre laitière. Dans cette étude nous n’utiliserons que des femelles adultes en lactation. Notre projet possède en effet une forte composante appliquée et cherche à répondre à des enjeux sociétaux majeurs liés aux pratiques d’élevage actuelles et futures. Nous nous sommes donc placées dans une situation fidèle à la pratique étudiée, à savoir l’élevage de chèvres laitières maintenues en groupes de femelles adultes. Cependant, la méthodologie que nous développons grâce à cette étude (e.g. utilisation de capteurs) sera transférable à d’autres catégories d’animaux de la même espèce et à d’autres espèces.
Mise au point et évaluation de biomatériaux électrofilés chez la brebis pour la régénération de l’annulus fibrosus lors de hernie discale
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
Réformées de l'élevage plutôt qu'élevées pour l'expérimentation, quatorze brebis vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune passe trois heures sous anesthésie générale pendant que des chirurgiens entaillent cinq de ses disques intervertébraux lombaires et y posent trois types de biomatériaux à tester, avec radiographies et IRM du rachis. Quatre sont tuées au bout d'un mois, dix au bout de six mois après deux passages supplémentaires sous anesthésie pour l'imagerie, afin de prélever leurs soixante-dix disques lombaires pour analyse histologique et tests mécaniques. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative à l'utilisation de l'animal" pour cette évaluation préclinique, une étude préliminaire sur des disques prélevés après la mort ayant déjà confirmé la faisabilité de la pose de l'implant.
Objectifs
La lombalgie est un problème de santé publique majeur, ayant des conséquences socio-professionnelles et économiques considérables. Il est estimé qu’environ 80 à 90% de la population mondiale souffrira de lombalgie à un moment donné au cours de la vie. Entre 8 et 20% des lombalgies chroniques sont associées à une hernie discale (HD), survenant lorsque le disque intervertébral (DIV) ne joue plus son rôle essentiel d’amortisseur dans la biomécanique de la colonne vertébrale. En effet, le DIV est composé de deux tissus, le noyau pulpeux NP en son centre, et l’anneau fibreux (AF) en périphérie. Avec le temps, des microfissures et des déchirures de l’AF peuvent amener le NP à faire saillie dans le canal rachidien : il s’agit d’une hernie discale, ayant pour conséquence une compression de la moelle épinière et/ou de racines nerveuses à l’origine de douleurs d’intensité variable. Lorsque les traitements antalgiques ne suffisent pas pour garantir le confort du patient, il est possible de pratiquer une intervention chirurgicale afin de retirer la partie herniée du NP exerçant une compression sur les structures nerveuses adjacentes. Toutefois, les lésions de l’AF persistent : le risque de récidive de HD est élevé et le DIV entre dans un processus dégénératif accéléré pouvant rapidement conduire à la perte totale de ses compétences biomécaniques. Dans ce projet, nous proposons d’évaluer une nouvelle stratégie de médecine réparatrice reposant sur la réparation de la déchirure de l’AF par comblement à l’aide d’un biomatériau électro-tissé. Ce biomatériau présente une structure fibreuse mimant celle de l’AF et servira de tuteur à sa colonisation cellulaire et sa réparation. Avant de pouvoir envisager des études cliniques chez l’Homme, nous souhaitons évaluer son efficacité à moyen terme dans un modèle ovin de réparation discale à l’aide de radiographies, d’imageries par résonance magnétique (IRM), d’analyses histologiques et d’une évaluation biomécanique des DIV ainsi réparés. 14 brebis seront utilisées afin d’évaluer 3 types d’implants différents en deux temps : une première phase d’une durée de 1 mois concernant 4 animaux et une seconde phase d’une durée de 6 mois concernant 10 animaux.
Bénéfices attendus
Notre projet vise à développer une nouvelle approche de médecine régénératrice pour traiter les patients atteints de hernie discale. L'objectif n'est pas seulement de combler le défaut de l'anneau fibreux (AF) et d'atténuer la douleur, mais aussi de stimuler la réparation de l'AF, restaurant ainsi le disque intervertébral (DIV) dans son état fonctionnel. À court terme (première phase de 1 mois), ce projet vise à évaluer la sécurité, la stabilité et les premiers signes de réparation de l’AF après mise en place des implants dans la déchirure de l’AF (3 types d’implants différents seront utilisés). À moyen terme (deuxième phase de 6 mois), il vise à évaluer l’efficacité de ces mêmes implants dans un modèle ovin de lésion de l’AF. Enfin, à long terme, nous espérons mettre en place une étude clinique chez l'Homme, en nous appuyant sur les résultats prometteurs obtenus dans notre étude animale préclinique. Cette étape ouvrirait la voie à un nouveau paradigme thérapeutique pour le traitement de la hernie discale.
Procédures
4 brebis seront manipulées 3 fois sur une période de 1 mois (une fois pour le prélèvement sanguin, une fois pour la chirurgie et une fois pour l‘euthanasie) et 10 brebis seront manipulées à 5 reprises sur une période de 6 mois (une fois pour les prélèvements sanguins, une fois pour la chirurgie, deux fois pour l’imagerie seule et une fois pour l’euthanasie). L’ensemble des procédures à l’exception de la prise de sang sera réalisé sous anesthésie générale : - à J-1 (n=14, animaux vigiles, durée de la manipulation = 2 minutes) : prise de sang, - à J0 (n=14, durée de l’anesthésie = 3h) : radiographies et IRM du rachis lombaire, randomisation des DIV lombaires (5 conditions expérimentales), réalisation des défauts de l’AF dans les DIV concernés et mise en place des 3 différents biomatériaux évalués, - à 1 et 3 mois (n=10, durée de l’anesthésie = 1h) : radiographies et IRM du rachis lombaire, - à 1 (n=4) ou 6 (n=10) mois : euthanasie des animaux, radiographies et IRM du rachis lombaire (les DIV étant des tissus non vascularisés, leur aspect à l’IRM reste inchangé pendant plusieurs heures après la survenue de la mort), prélèvement de la totalité des DIV du rachis lombaire. Par ailleurs, les animaux seront soumis à un examen clinique quotidien pendant toute la durée de l’expérimentation, sur leur site d’hébergement (pas de déplacement prévu pour les animaux). L’examen clinique se fait dans un premier temps à distance (temps mis à profit pour que les animaux s’habituent à la présence humaine) puis de manière rapprochée et individuelle (quelques minutes par animal, sans douleur).
Impact sur les animaux
La chirurgie, réalisée sous anesthésie générale, entraîne un risque réduit de douleur ou de lésion neurologique. La technique chirurgicale choisie est peu invasive, supprimant la manipulation des muscles ou des nerfs dorsaux. Le risque de douleur postopératoire ou de lésion nerveuse est ainsi significativement réduit. La procédure sera réalisée par des chirurgiens du rachis expérimentés dans ce type d'intervention sur ce modèle animal. Des douleurs modérées et transitoires peuvent être ressenties par les animaux dans les jours suivant l'opération, et l’administration d’anti-douleur est prévue si nécessaire. Le risque infectieux associé à cette chirurgie est très faible car elle sera réalisée en salle d'opération dans des conditions stériles et dans un temps réduit. L'implant utilisé sera stérile. Pour minimiser le stress sur les animaux, tous les examens d'imagerie médicale programmés pendant la période de suivi de 6 mois seront réalisés sous anesthésie générale. Les animaux seront sédatés dans leur enclos et puis transportés vers les salles d'imagerie seulement après que la sédation a pris effet.
Devenir
L’euthanasie des brebis aura lieu à la fin du premier mois (n=4) ou du sixième mois (n=10), c’est-à-dire à la fin de la procédure. Cette euthanasie est indispensable afin de pouvoir réaliser les analyses histologiques et immunohistochimiques ainsi que les tests mécaniques sur l’ensemble des DIV lombaires des brebis concernées par l’expérimentation (70 DIV au total). Ces résultats permettront de caractériser la tolérance des biomatériaux par le DIV ovin, tant au niveau de ses propriété biomécaniques qu’au niveau cellulaire et moléculaire (informations non disponibles par d’autres techniques, notamment d’imagerie médicale).
Remplacement
Ce projet correspond à une étude préclinique d’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité d’un nouveau dispositif médical in vivo, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation de l’animal. Toutefois, nous avons choisi de faire appel à des animaux de production réformés plutôt qu’à des animaux élevés spécifiquement pour l’expérimentation animale. Une étude préliminaire réalisée sur des DIV isolés (DIV prélevés sur des animaux après leur mort) a d’ores et déjà confirmé la faisabilité de l’installation d’un implant. Une phase d’étude chez l’animal vivant est incontournable pour vérifier que l’implant est correctement colonisé par des cellules à long terme.
Réduction
Une étude statistique préliminaire nous a permis de calculer le nombre de DIV lombaires à inclure dans notre étude : 70 DIV au total. L’animal étant son propre témoin (5 DIV lombaires par animal répartis au hasard parmi les 5 conditions expérimentales), nous réduisons le nombre total d’animaux utilisés à 14 (5x14=70) tout en garantissant la validité des analyses statistiques qui seront réalisées après obtention des résultats. De plus, la réduction du nombre d’animaux est également assurée par la mise en place de procédures raffinées (anesthésie, suivi et soin des animaux, prise en charge de la douleur, alimentation et enrichissement) limitant les pertes animales et l’atteinte de points critiques en cours de protocole. La méthode de suivi choisie (par imagerie médicale et ne faisant appel qu’à une euthanasie terminale) limite également le nombre d’animaux utilisés (par comparaison avec des procédures où des animaux seraient euthanasiés à chaque temps de suivi). Enfin, la première phase de la procédure décrite dans ce projet, concernant 4 animaux, sera réalisée dans un premier temps : les résultats obtenus seront analysés et la seconde phase, concernant 10 animaux, ne sera effectuée que s’ils sont favorables aux dispositifs médicaux étudiés. Nous réduisons ainsi le nombre total d’individus utilisés à 14 (4 animaux à 1 mois et 10 à 6 mois).
Raffinement
Conditions d’hébergement : Les animaux sont stabulés en groupe (espèce grégaire) dans des conditions similaires à leur hébergement en élevage. Ils ont accès librement et à volonté au foin et à l’eau. L’alimentation est complétée par des granulés et par des pierres à lécher (apport en minéraux). Les animaux bénéficient d’un suivi individuel quotidien pendant toute la durée de l’expérimentation : examen clinique et évaluation de la douleur/inconfort selon une grille adaptée à l’espèce ovine (intégration dans le troupeau, comportement à l’approche de l’opérateur, appétit et rumination, vigilance, posture - debout, couchée-, port de tête à l’arrêt et en déplacement, aspect et posture au niveau du dos et des membres pelviens, confort global). Procédure expérimentale : L’ensemble des manipulations est réalisé sous anesthésie générale afin de limiter le stress des animaux. La technique chirurgicale choisie pour ce protocole limite le risque de lésion nerveuse et de douleur chirurgicale par comparaison à d’autres (absence d’ouverture de la cavité abdominale, absence d’exposition de la moelle épinière ou des racines nerveuses). La chirurgie est effectuée par un chirurgien expérimenté qui maitrise les gestes, ce qui permet de réduire le temps d’intervention et le risque infectieux. Par ailleurs, les implants utilisés sont stériles et l’intervention est réalisée dans un bloc chirurgical en conditions stériles. La gestion de la douleur pendant et après la chirurgie est assurée par un vétérinaire qualifié qui suit les règles en vigueur afin d’assurer un confort optimal pour l’animal. Des anti-douleurs seront administrés pendant la chirurgie ainsi que les 5 jours suivants. Un examen clinique sera fait quotidiennement par un vétérinaire pour déceler toute complication post-opératoire.
Choix des espèces
L’espèce ovine est un modèle animal de défaut de l’AF couramment utilisé. Les similitudes avec l’Homme concernent la biomécanique du disque, la physiopathologie de la dégénérescence du DIV et de la hernie discale, les anomalies détectées à l’IRM au niveau des DIV atteints et l’évolution clinique. Ainsi, la brebis est un modèle classiquement utilisé en médecine régénératrice du DIV. Par ailleurs, la taille des animaux facilite la réalisation des techniques chirurgicales (taille relativement proche de celle de l’Homme) et leur hébergement en stabulation est aisé (contrairement aux porcs par exemple). Nous avons choisi d’utiliser des brebis adultes (maturité squelettique) âgées de 1 à 3 ans chez lesquelles il est peu probable que des lésions de dégénérescence discale soient déjà présentes (contrairement à des brebis plus âgées).
Evolution quantitative et au cours du temps des propriétés mécaniques de la peau et de la graisse porcine : de l’in vivo à l’ex vivo.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Anesthésiés puis tués sans reprendre conscience, trois mini-porcs vont être utilisés pour mesurer l'élasticité de leur peau et de leur graisse. Chacun reste deux heures allongé sur le dos sous anesthésie, le temps de quatre mesures d'épaisseur par ultrasons et de quatre mesures mécaniques par succion, à raison de trente minutes par zone. Les mêmes mesures sont refaites après la mise à mort, sur des tissus laissés à température ambiante, réfrigérés ou congelés, afin de produire des facteurs correctifs applicables aux données obtenues sur cadavres. Le porteur retient le mini-porc parce que l'épaisseur de sa peau et de sa graisse correspond au dispositif utilisé sur l'humain, et parce que sa taille permet de conserver le corps entier sans découpe, contrairement "aux procédés appliqués aux corps humains".
Objectifs
L'objectif est d'évaluer les élasticités (modules de Young) des tissus mous du vivant sous petite déformation et de suivre leur évolution entre le modèle vivant puis euthanasié, en fonction du temps et des conditions de conservations après euthanasie : dégradation à température ambiante, réfrigérée ou congelée. L'étude se restreint à la peau et de la graisse située immédiatement sous la peau. Le modèle choisi est le mini-porc qui présente des épaisseurs de peau de l'ordre de 2mm et des épaisseurs de graisses de l'ordre de 20 mm ou plus, compatible avec le procédé de mesure in vivo utilisé sur l'humain.
Bénéfices attendus
Mesurer les propriétés mécaniques des tissus mous du vivant de manière fiable est une nécessité pour prédire le comportement des tissus mous lors de diverses situations rencontrées chez l'homme (planification de geste opératoires, prédiction de résultats fonctionnels et esthétiques post opératoires, amélioration des interfaces hommes-orthèses, etc). La grande majorité des données de la littérature ou expérimentales sont fournies sur des mesures effectuées ex vivo pour des raisons éthiques et de "facilité" techniques. Or, les résultats des modèles exploitant ces propriétés sont visiblement loin de la réalité, d'une part parce que les propriétés mécaniques sont patient spécifique, mais surtout parce que les propriétés mécaniques des tissus mous sont très différentes entre les mesures in-vivo et ex vivo (absence de vascularisation dans les tissus ex vivo, du desséchement de ces tissus après prélèvement et de la dégradation des cellules). Ce constat est effectué de manière indirecte : les modèles ne prédisent pas les déplacements/déformations des tissus mou tels qu'observés chez les sujets vivants étudiés. A notre connaissance, aucune étude de la littérature ne propose de quantification expérimentale des variations des propriétés mécaniques des tissus mous du vivant entre l'état in vivo et ex vivo. L'évaluation quantitative de ces variations au cours du temps permettra de valoriser les données obtenues classiquement ex-vivo en proposant des facteurs correctifs à appliquer aux modules de Young obtenus. Ces facteurs correctifs seront à utiliser sous hypothèse (1) dégradation similaire entre les tissus porcin et humain sous conditions de conservations similaires, et (2) sous conditions de tests similaires (température, humidité, etc).
Procédures
Sous anesthésie, position allongée sur le dos pendant 2h. Mesure d'épaisseur de peau en 4 zones par ultrasons (indolore). Mesures de propriétés mécaniques par succion en 4 zones (indolore). Euthanasie suivant les mesures sans réveil. Prélèvements après euthanasie.
Impact sur les animaux
Les animaux seront sous anesthésie pendant toute la durée des mesures, elles-mêmes parfaitement indolores. La plus grosse gêne occasionnée aux animaux sera l'injection pour l'anesthésie et de rester sous anesthésie et allongé sur le dos pendant toute la durée de la mesure (environ 2h) avant euthanasie.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de protocole de mesure des prélèvements post mortem étant prévus.
Remplacement
Une étude sur animal est indispensable pour obtenir ces données sur l'évolution des propriétés in-vivo puis post mortem des propriétés mécaniques des tissus mous du vivant. La taille de l'animal (peau et graisse) sont compatibles avec le dispositif utilisé sur l'homme. Ce système ne pourrait être utilisé sur le rongeur de par la taille des ouvertures d'aspiration.
Réduction
Le projet porte actuellement sur uniquement 3 modes de conservation et ne prévoit pas de faire des tests de reproductibilité entre animaux. Il s'agit donc du nombre minimum de mini-porc possible. Chaque animal dispose de 4 zones de test possible (deux zones sur l'abdomen, et deux zones sur le cou). La durée d'une mesure de propriété mécanique est d'environ 30 mns par zones, limitant le nombre de zones pouvant être testée pendant la fenêtre de temps allouée par l'anesthésie.
Raffinement
Les douleurs potentielles que pouraient ressentir les animaux pendant l'expérimentation sont uniquement liées à l'injection de l'anesthésie en intramusculaire. Cette intervention sera réalisée par un animalier expérimenté suivant une procédure maitrisée et utilisée depuis plusieurs années au sein de l'installation.
Choix des espèces
Le porc présente un certain nombre de similitudes anatomiques et physiologiques avec l'Homme. C’est la raison pour laquelle il est fréquemment utilisé comme modèle pour les études biomédicales (Schomberg et al, Toxicologic Pathology, 2016). La taille des mini-porc (peau et graisse) sont compatibles avec le dispositif de succion utilisé sur l'homme. Le dispositif de succion utilise des coupelles d'aspiration de 6mm à 20mm. Les dimensions de la peau sont optimalement de 2 mm d'épaisseur ou supérieure. L'épaisseur de la peau et de la graisse est optimalement de 20mm ou supérieure. Les dimensions des pièces anatomiques (peau + graisse) sont donc compatibles avec le dispositif actuel. De plus, ces dimensions sont très comparables aux épaisseurs rencontrées chez l'homme (épaisseur de peau entre 0.5 et 2.5 mm). Ces mesures ne pourraient donc pas être effectuées sur le rongeur par exemple. La taille des mini-porc permet également une conservation des animaux entiers après euthanasie, sans nécessiter de découpe qui pourraient affecter la conservation par comparaison aux procédés appliqués aux corps humains. L’étude est réalisée sur des animaux adultes (âge>10 mois). A cet âge, la taille des animaux (environ 30kg) est adaptée pour les mesures in vivo. De plus, le travail sur animaux adultes permet également de travailler sur de longues périodes sans variations majeures de poids corporel.
Prélèvements en vue de produire des organoïdes endométriaux maternels servants à l’étude des pathologies utérines equine
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Cinq échographies transrectales, une prise de sang, un écouvillon puis une biopsie de l'utérus sous sédation : dix ponettes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les biopsies servent à produire des organoïdes d'endomètre équin, modèle in vitro destiné à étudier l'endométrite, principale cause de sous-fertilité chez la jument et source de pertes économiques pour l'élevage. Le porteur reconnaît que la biopsie utérine est un acte potentiellement douloureux et qu'elle peut rarement provoquer une rupture de l'utérus ou du rectum, entraînant la mort ou la mise à mort de la jument. Les dix ponettes sont gardées vivantes et réutilisées dans d'autres protocoles après examen vétérinaire, la méthode qui doit à terme réduire le recours aux juments vivantes reposant d'abord sur des prélèvements pratiqués sur elles.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de mieux comprendree l'inflammation et de pouvoir reconstituer l'endomètre, qui est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus des mammifères. L’endométrite est l’inflammation de cette muqueuse, par exemple suite à une infection. L’endométrite est la principale cause de sous-fertilité chez la jument et la troisième maladie la plus fréquente chez les chevaux, causant des pertes économiques importantes pour l'élevage equin. Après un accouplement naturel ou une insémination artificielle, une réponse inflammatoire physiologique transitoire induite par le sperme élimine les rémanents séminaux et les débris de l'utérus .Chez les juments présentant une résistance naturelle à l'endométrite persistante, les composants locaux des mécanismes de défense utérine assurent la guérison du processus inflammatoire. Les juments qui ne parviennent pas à éliminer l'inflammation de l'utérus sont classées comme sensibles à l'endométrite persistante après la reproduction . Une inflammation ou une infection persistante après l'accouplement génère un environnement utérin néfaste pour les spermatozoïdes et inadapté à la vie embryonnaire, à l'origine d'infertilité. Les juments sensibles ont un retard dans l'évacuation des déchets utérins dû à des déficiences dans l'activité du myomètre et ne parviennent pas à évacuer les résidus séminaux après l'accouplement, accumulant du liquide intra-utérin, ce qui est mis en évidence par l'examen échographique . Récemment, des méthodes plus sophistiquées alternatives aux expérimentations animales ont émergé sous la forme de production d'organoides , qui sont des modèles cellulaires en 3D in vitro reproduisant de manière plus précise la structure et la fonction des organes.Ce projet vise à développer des organoïdes à partir des biopsies d’endomètre collectées chez des juments résistantes et sensibles à l'endométrite, puis à les caractériser pour identifier d'éventuelles différences morphologiques et fonctionnelles entre eux dans des conditions normales. De plus, ces organoïdes seront soumis à des challenges inflammatoires pour évaluer leur réponse différentielle. La possibilité de dériver des organoïdes à partir de tissus congelés et de les cryoconserver permettra de disposer de ce modèle tout au long de l'année, indépendamment des contraintes saisonnières qui limitent les expériences sur les juments en vie.
Bénéfices attendus
À court terme, le développement d'organoïdes permettra de mieux comprendre la pathophysiologie de l'endométrite et de tester des options de traitement in vitro, avec les avantages susmentionnés de ne pas dépendre d'expériences in vivo. Si des traitements ciblés peuvent être développés pour améliorer la gestion des juments sensibles à l'endométrite, un effet souhaitable à long terme serait une réduction de l'incidence de la pathologie et une meilleure fertilité.
Procédures
Il est prévu que chaque ponette ait 5 échographies, une procédure qui dure de 3 à 4 minutes. Pendant l'étude, il sera également pratiqué un prélèvement sanguin de 5ml, qui durera 5 secondes. Il est prévu de réaliser deux autres prélèvements de 5 minutes chacun, l'un par écouvillon endométrial et l'autre par biopsie endométriale. Pour effectuer le dernier prélèvement, on utilisera une sédation associée à un antalgique.
Impact sur les animaux
Les prises de sang peuvent entrainer une légère douleur ainsi qu’un hématome au niveau du site de prélèvement. Le temps nécessaire pour réaliser une prise de sang est d'environ 1mm. L’examen échographique transrectal de la jument comporte des risques qui sont pris en compte par les techniciens. Les différentes échographies peuvent entrainer une légère douleur, cette technique d’imagerie est rapide 3-4mn par animal. La biopsie utérine est un acte potentiellement douloureux également, cette douleur éventuelle est prise en compte par la médication mise en place. Les biopsies endométriales peuvent rarement entraîner la mort ou l'euthanasie de la jument. Les cas exceptionnels qui pourraient se produire seraient une rupture de l'utérus due à une déchirure profonde ou une coupure du myomètre au moment du prélèvement, entraînant une hémorragie utérine, ou une rupture du rectum au moment de la palpation transrectale au cours de la procédure. La contention pour les différents actes peut engendrer du stress pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie et réutilisés pour d'autres protocoles après examens vétérinaires
Remplacement
L’objectif principal de ce projet étant d’évaluer la fertilité des femelles après insémination, nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des ponettes par un autre modèle. Ainsi dans un premier temps, ce projet vise à développer un modèle in vitro d’endométrite chez la jument afin de réduire à long terme l’utilisation des animaux vivants. Toutefois, au stade actuel de l’étude pour pouvoir développer cette technique, l’utilisation d’échantillons collectés chez des juments vivantes pendant ce projet est nécessaire.
Réduction
Ce projet a pour objectif également de réduire au maximum le nombre des animaux vivants utilisés à des fins scientifiques ainsi que les interventions sur chacun de ces animaux. Le développement des organoïdes permet d'optimiser les prélèvements sur un animal car les organoïdes peuvent être multipliés in vitro. En effet, un seul prélèvement in vivo permet d’obtenir une quantité suffisante d’organoïdes au laboratoire pour mener à terme les expériences nécessaires pour l’étude. De même, une fois le modèle et la variabilité entre les différents phénotypes d’animaux établis, cela permet de connaître le nombre d'animaux nécessaires pour chaque catégorie (sensible et résistante), minimisant ainsi le nombre total d'animaux utilisés dans chaque condition physiologique.
Raffinement
Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions, un ou deux prélèvements par animal au maximum pendant la réalisation de tout le projet. Les juments seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et en contact avec des congénères pour rendre le plus agréable possible leur environnement expérimental pendant toute la durée du projet. Les ponettes voient plusieurs fois par jour les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent attentivement leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts des bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress.
Choix des espèces
Le but de cette expérience est le développement d'organoïdes d'endomètre équin qui permettront un modèle in vitro et qui pourra contribuer à la compréhension fondamentale de la pathophysiologie de l'endométrite, nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des ponettes par un autre modèle. il est donc nécessaire d’avoir des ponettes donneuses pour réaliser des biopsie d'utérus pour ce projet Les animaux utilisés seront tous pubères, puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire. La collecte des biopsies sera realisée chez des ponettes en œstrus et avec un follicule dominant pré-ovulatoire et un œdème utérin de grade II ou IV.