Souris
F?condation : Etude des m?canismes de fusion spermatozo?de-ovocyte et de blocage de la polyspermie chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
1 074 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, et tuées douze heures après la seule intervention du projet. Cette intervention tient en deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle, chacune demandant d'immobiliser la souris une minute dans la main, pour déclencher une superovulation et récupérer trois à quatre fois plus d'ovocytes qu'un cycle spontané. Le projet cherche à comprendre comment un spermatozoïde fusionne avec un ovocyte et comment celui-ci bloque ensuite l'entrée des suivants, question que le porteur relie aux faibles taux de réussite de l'assistance médicale à la procréation. Des cultures cellulaires et des membranes artificielles seront employées quand c'est possible, mais le porteur écrit que "la production de gamètes in vitro n'est pas possible" à ce jour.
Objectifs
Chez l?homme, comme chez tous les mammif?res, la f?condation repose sur une r?gle simple : un ovocyte doit fusionner avec un seul spermatozo?de, puis emp?cher toute fusion suppl?mentaire. Si plusieurs spermatozo?des fusionnent avec l?ovocyte, cela ne donne pas des jumeaux, mais une situation pathologique appel?e polyspermie, incompatible avec un d?veloppement normal de l?embryon. Malgr? des d?cennies de recherche, on comprend encore mal comment cette fusion se produit et comment l?ovocyte bloque ensuite l?entr?e d?autres spermatozo?des. Ce manque de connaissances limite notre capacit? ? expliquer certaines infertilit?s et ? am?liorer les outils de diagnostic et les traitements. Dans un contexte o? l?infertilit? est de plus en plus fr?quente et o? les techniques d?assistance m?dicale ? la procr?ation progressent peu en termes de taux de succ?s, mieux comprendre ces m?canismes est devenu un enjeu important. Dans ce contexte, notre projet vise ? ?tudier, chez la souris, comment le spermatozo?de et l?ovocyte fusionnent, et comment l?ovocyte emp?che ensuite toute fusion suppl?mentaire.
Bénéfices attendus
On estime qu'une personne sur six en France est confront?e ? un probl?me d?infertilit? et a recours ? une assistance m?dicale pour concevoir un enfant. Pourtant, les causes de l'infertilit? restent encore mal connues, et les techniques d'assistance m?dicale ? la procr?ation affichent des taux de r?ussite faibles : un quart seulement des cycles d'AMP aboutissent ? une naissance. Ceci constitue une charge importante en raison de la lourdeur des traitements, du risque ?lev? de fausse couche, et des co?t ?lev?s de chacun de ces traitements (5000 euros par cycle d?aide m?diclae ? la procr?ation). Les r?sultats de ce projet contribueront de mani?re significative ? l?avanc?e des connaissances fondamentales en biologie de la reproduction, en r?v?lant certains des m?canismes qui r?gissent la fusion des gam?tes et le blocage de la polyspermie. Cette avanc?e constitue ?galement un levier essentiel pour am?liorer les outils diagnostiques et orienter le d?veloppement de strat?gies th?rapeutiques plus cibl?es. En permettant d?identifier plus pr?cis?ment certaines causes d?infertilit?, notamment celles li?es ? des d?fauts de fusion gam?tique ou de blocage de la polyspermie, ce projet ouvre la voie ? des approches plus rationnelles et potentiellement moins invasives en assistance m?dicale ? la procr?ation.
Procédures
Les souris vigiles seront soumises ? deux injections d'hormones r?alis?es ? 48 h d'intervalle pour stimuler l?ovulation. Chaque injection requiert d?immobiliser la souris dans sa main pendant environ une minute. 12 h apr?s la seconde injection, les souris sont euthanasi?es par une m?thode r?glementaire.
Impact sur les animaux
Lors des injections d?hormones, les animaux vigiles pourront subir un stress d? ? la contention et ? la faible douleur lors du franchissement de la peau par l?aiguille. La procedure d'injection, de courtes dur?es (1 minute de contention, et quelques secondes d'injection), ne sont a priori pas de nature ? provoquer de douleur forte ou durable.
Devenir
Tous les animaux soumis ? l'unique proc?dure de ce projet (superovulation) seront euthanasi?s 12h apr?s la proc?dure pour pr?l?vement des ovocytes. Une intervention chirurgicale pour pr?lever les ovocytesdu vivant de l'animal serait inutilement traumatisante pour l'animal puisqu'il ne pourrait plus reservir pour l'?tude et devrait donc ?tre euthanasi?.
Remplacement
Chaque fois que cela sera possible, des approches alternatives seront privil?gi?es, incluant des mod?les in vitro cellulaires ainsi que des syst?mes synth?tiques non cellulaires, tels que des membranes artificielles. Ces approches permettront notamment d??tudier de mani?re cibl?e les interactions entre prot?ines gam?tiques, sans recours direct aux gam?tes. Cependant, les gam?tes constituant les cellules ? l?origine du processus de f?condation, leur utilisation demeure indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. ? ce jour, la production de gam?tes in vitro n?est pas possible, ce qui ne permet pas de s?affranchir totalement du recours au mod?le animal. N?anmoins, le projet est con?u conform?ment aux principes des 3R, avec une r?duction maximale du nombre d?animaux utilis?s et un remplacement partiel d?s que les mod?les alternatifs sont scientifiquement pertinents.
Réduction
La proc?dure de superovulation mise en ?uvre dans ce projet permet de synchroniser l?ovulation et d?augmenter le nombre d?ovocytes r?cup?r?s d?un facteur 3 ? 4 par rapport au cycle spontan?. Elle contribue ainsi ? r?duire le nombre de souris n?cessaires ? la r?alisation des f?condations in vitro sur lesquelles repose le projet. Le nombre d?animaux a ?t? optimis? afin de limiter au maximum leur utilisation, tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour l?analyse des six volets de l??tude. Au total, 1 074 animaux sont pr?vus sur une dur?e de cinq ann?es de recherche.
Raffinement
La proc?dure de superovulation par injection intrap?riton?ale d'hormones ?tant class?e l?g?re, elle est ? priori peu douloureuse. Toutefois deux injections ?tant n?cessaires ? 48h d?intervalle, elles seront r?alis?es ? deux endroits diff?rents, dans le but de minimiser la douleur ressentie par la souris en ne repiquant pas une deuxi?me fois une zone potentiellement encore endolorie suite ? la premi?re injection. Quant ? la souffrance et ? l?angoisse ?ventuelles g?n?r?es par cette proc?dure, elles sont minimis?es par la dur?e courte des 2 interventions (1 minute de contention, et quelques secondes d'injection les deux fois) et un retour imm?diat dans leur cage avec leurs cong?n?res apr?s intervention. Les souris sont ? un maximum de 5. Par ailleurs, l?enrichissement syst?matique des cages avec du papier kraft permet ? la souris de retrouver rapidement un environnement r?confortant apr?s la p?riode de stress subi. Les cages se trouvent en portoirs ventil?s. Les conditions d'h?bergement des animaux respectent les r?gles en vigueur : temp?rature (22 degr?s Celsius) et humidit? (55 pourcents) contr?l?es, intensit? et dur?e d'?clairage (7h-19h) avec acc?s ? l'eau et ? l'aliment ad libitum.
Choix des espèces
La souris est un mammif?re pr?sentant de fortes homologies avec l?homme en ce qui concerne les m?canismes d?interaction des gam?tes et de blocage de la polyspermie. Les mol?cules identifi?es ? ce jour dans ces processus sont conserv?es entre les deux esp?ces. Les r?sultats obtenus dans le cadre de ce projet chez la souris seront donc pertinents pour l?homme. Par ailleurs, la souris constitue le mod?le de r?f?rence pour l??tude des processus impliqu?s dans la f?condation. Cet animal se distingue par sa petite taille et son cycle reproductif rapide. Il s?agit d?un animal particuli?rement adapt? aux modifications g?n?tiques, et les lign?es transg?niques n?cessaires ? notre ?tude sont d?j? disponibles chez la souris. Les souris seront utilis?es entre l??ge de 5 semaines et 6 mois. 5 semaines correspondent ? l??ge minimum auquel les souris donnent des ovocytes matures permettant des rendements de f?condation in vitro satisfaisants. A partir de 6 mois, la qualit? des ovocytes peut s'av?rer moins bonne et donner de moins bons r?sultats de f?condation in vitro.
Etude de la morphog?n?se du syst?me nerveux au cours du d?veloppement chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Des femelles gestantes subissent une chirurgie abdominale sous anesthésie générale pour atteindre les embryons et y introduire du matériel génétique par électroporation, d'autres reçoivent des injections quotidiennes pendant six jours sur souris vigile. 3 388 souris sont utilisées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Les souriceaux et les fœtus sont placés sous anesthésie générale sans réveil pour le prélèvement du cerveau, une mise à mort que le porteur qualifie d'"indispensable" faute d'imagerie atteignant la résolution cellulaire voulue. La chirurgie des mères est donnée pour "environ 45 minutes" dans la description des procédures, et "limitée à 30 minutes maximum" dans celle des mesures de raffinement.
Objectifs
Comment se construit notre c?blage c?r?bral ? Vous ?tes-vous d?j? demand? comment les milliards de cellules de notre cerveau parviennent ? se ranger exactement au bon endroit pour nous permettre de penser, de bouger ou de ressentir ? Tout se joue avant la naissance. Au stade embryonnaire, de jeunes cellules (les futurs neurones) naissent et entreprennent un v?ritable voyage pour rejoindre leur destination finale dans le syst?me nerveux. Pour se guider dans ce labyrinthe, ces cellules utilisent des signaux chimiques appel?s morphog?nes. Imaginez ces signaux comme des phares dont l'intensit? diminue avec la distance : selon qu'une cellule per?oit un signal fort ou faible, elle sait o? elle se trouve et ce qu'elle doit faire. Cependant, nous ignorons encore comment ces cellules apprennent ? interpr?ter ces messages qui changent tout au long de leur croissance. L'objectif de notre projet est de comprendre comment les cellules nerveuses modifient leur mani?re de r?pondre ? ces signaux pour construire une architecture c?r?brale parfaite. Pour cela, nous utilisons des outils biologiques pour introduire avec une pr?cision chirurgicale des instructions g?n?tiques dans certaines cellules. Cela nous permet d'activer ou d'?teindre certains g?nes interrupteurs. Les ciseaux g?n?tiques (CRISPR) : Nous modifions l'ADN pour observer comment une petite modification change le comportement de la cellule et son d?placement. Pourquoi est-ce important ? Comprendre ces m?canismes, qui restent encore aujourd'hui un myst?re pour la science, est essentiel. De nombreuses maladies, comme les troubles du spectre autistique, les malformations du cerveau ou certaines d?ficiences intellectuelles, trouvent leur origine dans un bug lors de ce voyage des cellules. En d?couvrant comment le syst?me nerveux se construit normalement, nous posons les bases de futurs traitements capables de r?parer ou de pr?venir ces anomalies pr?coces.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche explore les myst?res de la fabrication du syst?me nerveux. Gr?ce ? des technologies de pointe, nous voulons comprendre comment les cellules s'organisent pour cr?er un cerveau fonctionnel. 1. Une meilleure connaissance de nos origines (Court terme) Le cerveau se construit gr?ce ? des signaux complexes que les cellules doivent apprendre ? lire. En utilisant des outils de pr?cision, nous pouvons modifier localement certains g?nes. Cela nous permet d'identifier les moments cl?s o? une cellule d?cide de se d?placer ou de se transformer. L'objectif est de passer d'une simple observation ? une compr?hension r?elle du mode d'emploi du cerveau. 2. Des pistes pour soigner les maladies (Long terme) M?me si les retomb?es m?dicales prendront du temps, elles sont porteuses d'espoir : a) Comprendre les causes : Beaucoup de maladies (autisme, ?pilepsie, malformations) naissent d'un probl?me durant le d?veloppement de l'embryon. Nos travaux permettront de comprendre l'origine de ces troubles. b) R?parer avant la naissance : En testant ces outils g?n?tiques, nous pr?parons les traitements du futur. ? terme, il pourrait devenir possible de corriger des d?fauts de d?veloppement tr?s t?t. c) Nouvelles cibles : Nous identifierons des prot?ines cl?s qui serviront de cibles pour de futurs m?dicaments ou des outils de diagnostic.
Procédures
Des femelles gestantes peuvent ?tre soumises ? une chirurgie abdominale sous anesth?sie g?n?rale d'une dur?e d'environ 45 minutes. Une injection d'analg?sique est administr?e avant l'intervention, et un traitement analg?sique est poursuivi 24 ? 48 heures. Par ailleurs, d?autres femelles re?oivent ?galement des injections de substances sur animal vigile, d'une dur?e d'environ 30 secondes, en une fois ou quotidiennement pendant six jours. En fin de protocole, les souriceaux ou f?tus sont places sous anesth?sie g?n?rale sans r?veil avec et un traitement analg?sique, par une proc?dure d'environ 10 minutes.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de la chirurgie, des douleurs sont possibles en p?riode post-op?ratoire, correspondant ? la cicatrisation. L?anesth?sie utilis?e peut induire dans de rare cas une hypothermie, une d?tresse respiratoire, voire un arr?t cardiorespiratoire. L?injection d?agents pharmacologiques peut induire une p?ritonite au niveau du site d?injection. Enfin, la manipulation r?p?t?e des animaux peut provoquer un stress.
Devenir
L'ensemble des animaux utilis?s dans ce projet seront euthanasi?s ? l'issue des proc?dures. Cette euthanasie est indispensable car les objectifs scientifiques reposent sur l'analyse des tissus c?r?braux embryonnaires et postnataux, qui ne peuvent ?tre pr?lev?s que post mortem. Aucune technique d'imagerie non invasive ne permet aujourd'hui d'atteindre la r?solution cellulaire n?cessaire pour ?tudier le d?veloppement cortical chez la souris. Les analyses r?alis?es comprennent des coupes histologiques, des marquages par immunofluorescence, des dosages de lipides c?r?braux, des analyses d'expression g?nique et du s?quen?age ? l'?chelle cellulaire. Toutes ces approches requi?rent l'acc?s direct au tissu c?r?bral.
Remplacement
Pourquoi ne peut-on pas se passer d'animaux ? Avant d'utiliser des animaux, nous avons examin? toutes les alternatives possibles. Malheureusement, aucune ne permet de r?pondre ? nos questions. Notre projet cherche ? comprendre comment les cellules s'organisent pour construire un cerveau fonctionnel. Ce processus repose sur des signaux chimiques qui se diffusent dans les tissus, sur des interactions complexes entre diff?rents types de cellules (neurones, cellules de soutien, vaisseaux sanguins), et sur une architecture en trois dimensions qui se met en place progressivement au cours de la grossesse. Or, les cultures de cellules en laboratoire, bien qu'utiles pour ?tudier des m?canismes isol?s, ne reproduisent ni cette organisation spatiale, ni ces interactions entre cellules. Les organo?des c?r?braux cultiv?s en laboratoire, repr?sentent une avanc?e prometteuse, mais ils ne poss?dent ni vaisseaux sanguins fonctionnels, ni l'organisation rigoureuse du cerveau r?el selon ses diff?rents axes. Ils ne permettent pas non plus d'?tudier les ?changes entre la m?re et l'embryon, notamment le passage de substances ? travers le placenta, qui est au c?ur de notre second volet de recherche. La mod?lisation informatique nous aide ? formuler des hypoth?ses, mais elle doit imp?rativement ?tre confront?e ? la r?alit? biologique pour ?tre valid?e. Le recours ? la souris est donc indispensable. C'est le mod?le de r?f?rence pour l'?tude du d?veloppement c?r?bral : sa grossesse est courte, son cerveau se d?veloppe de mani?re tr?s similaire ? celui de l'homme, et il existe des outils de manipulation g?n?tique ?prouv?s et sp?cifiquement adapt?s ? cette esp?ce. C'est le seul mod?le qui nous permet d'observer la construction du cerveau dans un organisme vivant complet, tout en restant au plus proche de la physiologie humaine.
Réduction
Comment avons-nous r?duit le nombre d'animaux au strict minimum ? Le nombre d'animaux a ?t? calcul? avec soin pour chaque exp?rience, en s'appuyant sur notre exp?rience pass?e et sur des m?thodes statistiques adapt?es. Pour la premi?re partie du projet, qui consiste ? modifier l'activit? de certains g?nes dans le cerveau d'embryons, la technique utilis?e ne fonctionne correctement que dans environ un tiers des cas. Nous avons tenu compte de ce taux de r?ussite pour calculer le nombre d'embryons n?cessaires, en veillant ? disposer de suffisamment d'animaux pour obtenir des r?sultats fiables sans en utiliser plus que n?cessaire. Par ailleurs, cette technique permet de tester le r?le d'un g?ne directement chez l'embryon, ce qui ?vite de cr?er des lign?es de souris g?n?tiquement modifi?es (une approche qui n?cessiterait beaucoup plus d'animaux sur plusieurs g?n?rations). Pour la seconde partie du projet, o? nous ?tudions l'effet d'un traitement sur la fabrication du cholest?rol dans le cerveau embryonnaire, nous avons adopt? une m?thode statistique avanc?e qui permet d'analyser chaque embryon individuellement tout en tenant compte du fait que les embryons d'une m?me m?re ne sont pas totalement ind?pendants. Cette approche nous a permis de r?duire de pr?s de moiti? le nombre de m?res n?cessaires par rapport ? une m?thode classique. De plus, nous analysons syst?matiquement tous les embryons de chaque port?e : aucun animal euthanasi? n'est perdu ou inutilis?, ce qui est en accord avec le principe de r?duction. Le nombre total d?animaux de ce projet est 3388.
Raffinement
Comment prenons-nous soin des animaux ? Tout au long du projet, nous mettons en ?uvre des mesures pour minimiser la douleur, le stress et l'inconfort des animaux. Toutes les interventions chirurgicales sont r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale, avec un traitement contre la douleur administr? avant, pendant et apr?s l'op?ration. Un anesth?sique local est ?galement appliqu? au niveau de l'incision. Pendant l'op?ration, la temp?rature corporelle de l'animal est maintenue gr?ce ? un tapis chauffant, et les yeux sont prot?g?s par un gel pour ?viter le dess?chement. La dur?e de la chirurgie est limit?e ? 30 minutes maximum. Apr?s l'op?ration, les animaux sont plac?s sur un tapis chauffant pour leur r?veil et surveill?s ?troitement deux fois par jour pendant 48 heures. Un aliment enrichi est mis ? leur disposition d?s la veille de l'intervention. Pour les injections quotidiennes (seconde partie du projet), nous utilisons des aiguilles tr?s fines et une technique adapt?e aux femelles en gestation, afin de rendre le geste le plus bref et le moins stressant possible. Chaque manipulation dure moins de deux minutes. Dans les deux cas, les animaux sont h?berg?s dans des conditions optimales : cages ventil?es, liti?re adapt?e, mat?riel de nidification, temp?rature et humidit? contr?l?es. Les femelles en gestation b?n?ficient d'un compl?ment alimentaire. Une grille de suivi du bien-?tre est appliqu?e quotidiennement : poids, ?tat du pelage, comportement, signes de douleur. Tout animal pr?sentant des signes de souffrance significatifs est imm?diatement pris en charge ou, si n?cessaire, exclu du protocole et euthanasi? de mani?re rapide et indolore afin de lui ?viter toute souffrance prolong?e.
Choix des espèces
Chez la souris, la gestation est courte et chaque port?e compte beaucoup de petits. Autre avantage : au sein d'une m?me port?e, on trouve ? la fois les souris que l'on veut ?tudier (dites mutantes) et leurs fr?res et s?urs normaux (les contr?les). Comparer des animaux issus de la m?me port?e rend les r?sultats plus fiables, car ils partagent le m?me patrimoine g?n?tique et le m?me environnement. Le d?veloppement du cerveau de la souris est par ailleurs tr?s bien connu, ce qui facilite les ?tudes d'anatomie et de fonctionnement et aide ? rep?rer des effets nets et reproductibles. Surtout, la formation du syst?me nerveux chez l'embryon de souris ressemble beaucoup ? celle de l'humain : c'est ce qui en fait un excellent mod?le pour comprendre ce qui se passe chez nous. Pour ?tudier le r?le des g?nes pendant cette formation, nous utilisons l'?lectroporation. C?est une technique mise au point chez la souris qui permet d'introduire du mat?riel g?n?tique directement dans le cerveau de l'embryon. La m?thode est simple, rapide et efficace, elle ab?me peu les cellules, et elle pr?sente un avantage ?thique majeur : en traitant environ 6 embryons par port?e, elle n?cessite beaucoup moins d'animaux adultes que la cr?ation d'une lign?e g?n?tiquement modifi?e classique. Nous examinerons ensuite les effets de ces modifications ? plusieurs moments du d?veloppement : soit chez l'embryon (aux 14ieme, 15ieme et 16ieme jours de gestation), soit chez le souriceau apr?s la naissance. Ce suivi ? diff?rents stades est indispensable, car les mol?cules que nous ?tudions (les morphog?nes et leurs r?cepteurs) ne jouent pas le m?me r?le d'un stade ? l'autre : leur action ?volue au fil du d?veloppement. Il faut donc observer chaque ?tape pr?cis?ment pour comprendre l'ensemble de leurs fonctions.
Etude de l?impact d?un perturbateur endocrinien de la famille des fluorofactants sur la d?my?linisation et la remy?linisation chez le mod?le murin
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Exposées à l'acide perfluorooctanesulfonique dans leur eau de boisson du quinzième jour de gestation au vingt-et-unième jour après la naissance, des souris femelles transmettent ce polluant à leurs petits. Devenus adultes à 90 jours, une partie de ces souriceaux reçoit pendant six semaines une molécule mélangée à une nourriture en poudre pour détruire leur myéline, avec perte de poids, baisse d'activité et risque de défaut d'usure des dents, puis deux séances d'IRM d'une heure sous anesthésie générale. 276 souris sont utilisées, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées à la fin pour les prélèvements de tissus, le porteur précisant que les mères ne peuvent pas être réutilisées "en raison de leur exposition à l'acide perfluorooctanesulfonique (PFOS)".
Objectifs
La scl?rose en plaques est une maladie du syst?me nerveux qui touche de plus en plus de personnes dans les pays d?velopp?s. Elle se caract?rise par une d?gradation progressive de la my?line, une substance qui entoure les fibres nerveuses et permet la transmission rapide des signaux dans le cerveau et la moelle ?pini?re. Si les causes exactes de cette maladie ne sont pas encore compl?tement connues, certains facteurs environnementaux pourraient jouer un r?le dans son apparition ou son aggravation. Ce projet vise ? ?tudier si une exposition pr?coce ? un type de polluants chimiques tr?s r?pandus dans notre quotidien, appel?s PFAS (utilis?s par exemple dans les rev?tements antiadh?sifs ou les textiles d?perlants), peut perturber la formation ou la r?paration de la my?line. Ces polluants, tr?s persistants dans l?environnement, s?accumulent facilement dans les tissus gras comme la my?line, ce qui pourrait en fragiliser la structure et nuire ? son bon fonctionnement. Nous chercherons d?abord ? comprendre si l?un de ces compos?s, le PFOS, influence la formation de la my?line chez le souriceau apr?s une exposition pendant la gestation et l?allaitement. Nous ?tudierons ensuite si cette exposition pr?coce entra?ne des effets durables ? l??ge adulte, en particulier sur la stabilit? de la my?line et sa capacit? ? se r?parer. Pour cela, nous analyserons si le PFOS s?accumule dans les r?gions riches en my?line dans le cerveau et si cela modifie sa composition, en utilisant des m?thodes de pointe bas?es sur la chimie analytique. Les r?sultats pourraient aider ? mieux comprendre comment certains polluants environnementaux influencent le d?veloppement c?r?bral et participent ? des maladies neurod?g?n?ratives comme la scl?rose en plaques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d?apporter de nouvelles connaissances sur les effets potentiels d?une exposition pr?coce ? certains polluants pr?sents dans notre environnement sur la sant? du cerveau. En particulier, il pourrait aider ? mieux comprendre si et comment une exposition ? l?acide perfluorooctanesulfonique (PFOS), pendant la grossesse et les premi?res semaines de vie, perturbe la formation et la stabilit? de la gaine de my?line, qui prot?ge les fibres nerveuses. Une telle alt?ration pourrait rendre le syst?me nerveux plus vuln?rable ? certaines maladies, comme la scl?rose en plaques. Les r?sultats attendus pourraient permettre de mieux identifier les m?canismes par lesquels ces substances chimiques peuvent affecter durablement le fonctionnement du cerveau. Le projet permettra aussi de d?terminer ? partir de quelle concentration ces effets apparaissent chez la souris, ce qui est important pour ?valuer les risques pour la sant? humaine. Enfin, ces travaux pourraient alimenter des recommandations de sant? publique concernant l?exposition des femmes enceintes et des jeunes enfants ? ce type de polluants, et contribuer ? la compr?hension des maladies li?es ? une alt?ration de la my?line.
Procédures
Les femelles gestantes expos?es recevront de l?acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) dans leur eau de boisson entre le quinzi?me jour de gestation et le vingt-et-uni?me jour post-natal. Une partie des souriceaux obtenus suite ? cette exposition ? l?acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) recevra ? l??ge adulte et pendant 6 semaines une mol?cule dans leur nourriture afin d?induire une d?my?linisation. Une partie d?entre eux aura ensuite une imagerie par r?sonance magn?tique sous anesth?sie g?n?rale (60 minutes maximum, deux fois) pour suivre l??tendu des l?sions de la my?line.
Impact sur les animaux
Le mod?le de d?my?linisation pourra provoquer de mani?re temporaire une perte de poids ou une baisse d?activit? chez les animaux. La modification de la texture de l?alimentation (poudre) pourra induire un risque de d?faut d?usure des dents des animaux. L?anesth?sie g?n?rale n?cessaire pour la r?alisation de l?imagerie par r?sonance magn?tique sera associ?e ? des risques d?hypothermie, de s?cheresse oculaire et de difficult?s cardiaque et respiratoire.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasi?s en fin de proc?dure d?une part parce que des pr?l?vements de tissus post-mortem et des analyses sont n?cessaires pour r?pondre ? notre question scientifique. D?autre part les femelles ne pourront pas ?tre r?utilis?es en raison de leur exposition ? l?acide perfluorooctanesulfonique (PFOS).
Remplacement
Avant de recourir ? des exp?riences sur des animaux vivants, plusieurs ?tudes en laboratoire ont ?t? men?es sur des cellules en culture et des tissus isol?s du cerveau, ainsi que sur un mod?le animal alternatif, le t?tard de x?nope. Ces approches ont permis de d?montrer que l?acide perfluorooctanesulfonique (PFOS) perturbe la formation et la r?paration de la my?line ? court terme. Cependant, ces mod?les ne permettent pas de reproduire les conditions r?elles d?exposition, comme cela peut survenir pendant le d?veloppement chez un individu vivant. Ils ne permettent pas non plus d??tudier l?accumulation du polluant dans le cerveau ni ses effets ? long terme sur la structure de la my?line. Nous aurons donc recours ? la souris, une esp?ce chez laquelle la composition de la my?line est bien connue, ce qui permet de faire des analyses pr?cises et fiables. Ce choix s?appuie directement sur les limites identifi?es dans nos approches pr?c?dentes. Il s?agit d?un prolongement n?cessaire pour r?pondre ? une nouvelle question scientifique, en s?appuyant sur un mod?le physiologique complet. Le recours ? l?animal est donc justifi? ici puisque les autres mod?les ne permettent pas de r?pondre aux objectifs scientifiques du projet.
Réduction
Le nombre d?animaux par groupe a ?t? optimis? en s?appuyant sur nos exp?riences ant?rieures, avec un effectif r?duit mais suffisant pour obtenir des r?sultats robustes et tenir compte de la variabilit? biologique entre individus. Les groupes exp?rimentaux incluent ? chaque fois des m?les et des femelles, ce qui permet d??valuer les ?ventuelles diff?rences li?es au sexe sans multiplier le nombre d?animaux. Le protocole inclut une r?partition ?quilibr?e entre m?les et femelles, afin d??viter d?avoir ? multiplier les groupes dans des exp?riences distinctes. Au total, 276 souris seront utilis?es dans ce projet. Ce chiffre tient compte d?une l?g?re marge de s?curit? pour pallier la variabilit? naturelle du nombre de petits par port?e notamment. L?ensemble de ces choix refl?te un souci constant de limiter l?utilisation d?animaux tout en garantissant la qualit? scientifique des donn?es. Pour analyser nos r?sultats sans compromettre la pr?cision statistique, nous utiliserons une m?thode adapt?e aux petits ?chantillons qui garantira la robustesse de nos conclusions.
Raffinement
Les animaux b?n?ficieront d?un enrichissement de leur environnement (carr? de coton, b?tonnets de bois ? ronger). Ils seront observ?s quotidiennement par l??quipe zootechnique et 2 fois par semaine minimum par notre ?quipe. En cas d'anomalie celle-ci sera g?r?e en collaboration entre notre ?quipe, la Structure charg?e du Bien Etre Animal (SBEA) et le v?t?rinaire afin de mettre en place une prise en charge adapt?e pour l?animal. Des points limites sont d?finis et seront respect?s pour ?viter toute souffrance animale. Les femelles gestantes et en lactation d?un m?me groupe de traitement seront plac?es en duo par cage, afin d??viter tout isolement social, favoriser les comportements naturels de nidification et permettre une entraide maternelle pendant la lactation. Apr?s deux jours d?acclimatation, valid?s par le SBEA, l?exposition d?butera au quinzi?me jour de gestation (jour embryonnaire 15, E15). Cette organisation permet de garantir la gestation des femelles tout en limitant le nombre d?animaux n?cessaires au projet. Ce sch?ma exp?rimental a d?j? ?t? utilis? sans effet d?l?t?re observ? chez les femelles gestantes ni sur le d?veloppement des port?es. Elles seront pes?es ? leur arriv?e puis 5 jours apr?s afin de suivre le bon d?roul? de la gestation mais ne seront pas plus manipul?es afin de r?duire au maximum le stress g?n?r? par les manipulations. A leur naissance, une v?rification visuelle des petits sera r?alis?e pour s?assurer de leur bonne prise en charge par leur m?re puis ils seront pes?s 1 ? 2 fois par semaine ? partir de 7 jours d??ge afin de nous assurer qu?ils ne pr?sentent pas de croissance anormale et, ou, difficult?s ? s?alimenter. A partir de leur sevrage ils seront peser et et surveiller hebdomadairement en plus de l?observation quotidienne. Pendant la d?my?linisation, l??tat g?n?ral et le poids des animaux seront surveill?s 1 fois par semaine minimum. Une transition alimentaire sera assur?e sur 48h pour que les animaux s?habituent ? la nourriture en poudre et un enrichissement suppl?mentaire sera ajout? dans la cage pour qu?ils puissent assurer leur comportement naturel de rongeur (ajout de b?tonnets de bois ? ronger suppl?mentaires). Lors des imageries, les animaux seront plac?s sous anesth?sie g?n?rale. Leur temp?rature corporelle sera maintenue pendant l'anesth?sie et un gel ophtalmique sera appliqu? pour ?viter toute s?cheresse oculaire. Nous v?rifierons la profondeur de l'anesth?sie et les surveillerons jusqu'? leur r?veil complet.
Choix des espèces
L?esp?ce choisie pour ce projet est la souris, qui est largement utilis?e en recherche scientifique. Ce mod?le pr?sente de nombreux avantages, tant sur le plan scientifique que pratique. Sur le plan scientifique, la souris est l?un des organismes les mieux connus : son g?nome a ?t? enti?rement s?quenc?, et de nombreux m?canismes li?s au d?veloppement du cerveau, ? la formation de la my?line et aux effets des substances polluantes ont ?t? d?crits. C?est ?galement l?esp?ce de r?f?rence pour l??tude des effets des perturbateurs endocriniens et pour l?analyse fine de la composition en lipides de la gaine de my?line. Enfin, elle est particuli?rement adapt?e pour l?utilisation du mod?le de d?my?linisation choisi ici et valid? pour ?tudier les m?canismes de perte et de r?paration de la my?line. Tous les protocoles que nous utilisons sont bien ma?tris?s pour cette esp?ce, ce qui r?duit les risques de complications et favorise son bien-?tre. Les animaux seront utilis?s ? diff?rents stades de d?veloppement, selon les objectifs de chaque exp?rience. Les femelles gestantes seront de jeunes adultes ?g?es d?environ trois mois afin d??tre sexuellement matures. L?exposition au PFOS sera faite ? partir du 15e jour de gestation jusqu?au 21e jour apr?s la naissance, ce qui correspond ? une p?riode particuli?rement sensible du d?veloppement c?r?bral. Pour les animaux expos?s pendant la gestation nous r?aliserons ensuite nos analyses ? diff?rents stades : tout d?abord 21 jours d??ge, un stade o? la formation de la my?line atteint un pic important chez la souris, cela permettant de mesurer pr?cis?ment l?accumulation du polluant et ses effets pr?coces. Puis dans un deuxi?me temps ? 90 jours d??ge, un stade adulte permettant d??valuer si les effets de l?exposition pr?coce persistent ? long terme, lorsque le cerveau a atteint un stade de maturit?. Pour le mod?le impliquant une d?my?linisation celle-ci sera r?alis?e ? partir de ce stade de 90 jours et pendant 6 semaines pour induire la perte de my?line, suivi d?une p?riode d?une semaine de r?cup?ration afin d??tudier les m?canismes de r?paration naturelle de cette gaine nerveuse.
Etudes précliniques non-réglementaire d’une immunothérapie pour le traitement de l’endométriose
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système urogénital
Toutes les souris subissent un prélèvement de tissu à la queue sous anesthésie gazeuse, puis 219 d'entre elles une laparoscopie pour greffe orthotopique de lésions d'endométriose, un suivi hebdomadaire en imagerie et une prise de sang toutes les deux semaines. De la troisième à la huitième semaine, huit souris sont tuées chaque semaine pour observer la croissance des cellules, et 195 autres reçoivent une greffe suivie de gavages et d'injections à différentes posologies. 1 146 souris sont utilisées au total, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, modéré et sévère, toutes tuées par cohortes pour prélever utérus, estomac, foie et poumons. Le médicament testé a d'abord été mis au point contre des tumeurs cancéreuses, le porteur espérant "pouvoir traiter d'autres pathologie grâce à notre traitement", et le résumé n'explique nulle part comment il aboutit à l'effectif de 1 146 souris.
Objectifs
L’endométriose est une maladie chronique qui se caractérise par la présence de tissu semblable à l’endomètre en dehors de l’utérus, notamment sur les ovaires, les trompes ou le péritoine. Ce tissu réagit aux variations hormonales du cycle menstruel, ce qui peut provoquer des inflammations, des douleurs pelviennes intenses, des règles très douloureuses, de la fatigue et parfois des difficultés à concevoir. Souvent mal diagnostiquée en raison de la diversité et de la banalisation de ses symptômes, l’endométriose peut pourtant avoir un impact important sur la qualité de vie. Cette maladie touche environ 10 % des femmes et personnes menstruées en âge de procréer, ce qui représente environ 190 millions de personnes à l’échelle mondiale selon l’OMS. En France, la maladie concerne environ 1,5 à 2,5 millions de femmes en âge de procréer, soit près d’une femme sur dix. Il n’existe pas encore de traitement curatif de l’endométriose, seulement plusieurs options permettant de soulager les symptômes, ralentir l’évolution et améliorer la qualité de vie. Les options sont les traitements hormonaux visant à bloquer ou diminuer les règles, car les lésions d’endométriose réagissent aux hormones, les traitements antidouleur ou la chirurgie. Nous avons mis au point plusieurs médicaments qui ciblent directement un marqueur de surface surexprimé par les cellules des lésions d’endométriose. Nous voulons apporter la preuve que ce médicament peut diminuer via le système immunitaire les lésions, voir les éliminer totalement et maintenir ensuite une stabilité normale de l’endomètre..
Bénéfices attendus
Nous développons une nouvelle approche thérapeutique qui montre des résultats prometteurs dans la réduction des tumeurs locales du cancer. Les lésions d’endométrioses surexpriment le marqueur ciblé par notre médicament. Nous espérons donc pouvoir traiter d’autres pathologie grâce à notre traitement. Cette nouvelle thérapie pourra aider toutes les patientes atteintes d’endométriose et qui n’ont actuellement aucun traitement de disponible.
Procédures
Tous les animaux vont avoir un prélèvent de tissus au niveau de la queue sous anesthésie gazeuse ce qui va entrainer un léger stress de quelques minutes. Elles seront bouclées lors de cette anesthésie. 219 animaux vont avoir une injection intrapéritonéale. Chaque semaine, ils seront suivis en imagerie. Ils auront également un prélèvement de sang toutes les 2 semaines. Dès la 3ème semaine et jusqu’à la 8ème, 8 animaux seront euthanasiés par semaine pour observer la croissance cellulaire. Pour les tests d’efficacité du médicament, 195 animaux recevront une greffe. Pour chaque groupe, différentes posologies de traitements par gavage et/ou injections seront administrées. Le suivi sera réalisé en imagerie et par observation quotidienne de l’état général des animaux en accord avec une grille de score et le bien-être animal. 219 animaux vont avoir une laparoscopie pour la greffe orthotopique. Parmi, ces animaux chaque semaine, ils seront suivis en imagerie. Ils auront également un prélèvement de sang toutes les 2 semaines. Dès la 3ème semaine et jusqu’à la 8ème, 8 animaux seront euthanasiés par semaine pour observer la croissance cellulaire. Pour les tests d’efficacité du médicament, 195 animaux recevront une greffe. Pour chaque groupe, différentes posologies de traitements par gavage et/ou injections seront administrées. Le suivi sera réalisé en imagerie et par observation quotidienne de l’état général des animaux en accord avec une grille de score et le bien-être animal.
Impact sur les animaux
Les gestes de chirurgie entraînent au réveil des animaux de l'inconfort et du stress malgré la prise en charge de la douleur avec l'analgésie et des anti-inflammatoire. Cette douleur résultante peut être observée pendant 48h. Un léger stress sera observé sur les animaux sur la durée de la contention comme lors des gavages. Un léger stress sera observé lors des prélèvements sanguins sous anesthésie à l’isoflurane (induction à 3% puis maintien à 1,5%) ainsi que lors de l’anesthésie pour les observations en échographie où lors de l’implantation de l’implant hormonal avec légère douleur sur la zone d’implantation pendant quelques heures.
Devenir
Après le traitement, chaque cohorte sera mise à mort à un temps donné afin de prélever les organes (uterus,estomac, foie, poumon…) pour observer la présence de cellules au niveau de ces organes. En parallèle, des analyses permettront d’observer les populations immunitaires recrutées au niveau des lésions mais aussi des autres organes permettant de valider l’action des anticorps médicaments
Remplacement
Les tests in vitro ont été au préalable effectués afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de notre traitement (reconnaissance du marqueur, recrutement et activation des cellules immunes par notre molécule, induction de la mort cellulaire tumorale) cependant le recours à des techniques totalement in vitro ou sur organes isolés est impossible car la complexité de l’environnement cellulaire des lésions d’endométriose est primordial et la voie d’administration sur la biodistribution de notre molécule. En effet, le traitement testé a besoin de l’environnement cellulaire afin d’être efficaces car ils engendrent des mécanismes cellulaires (par exemple, le recrutement des cellules du système immunitaire muqueux ou le trafic sanguin et lymphatique). Enfin, ces techniques in vivo nous permettent de vérifier l’accessibilité de notre traitement aux lésions d’endométriose.).
Réduction
Afin de tester ces différentes conditions de manière fiable, il faut un nombre suffisant d’animaux afin d’obtenir des résultats robustes nous permettant de passer à des études pré-cliniques réglementaires puis cliniques chez l’Homme. Les procédures 2 et 3 permettront de déterminer la vitesse de croissance et le temps nécessaire pour une greffe orthotopique de cellules de lésions d’endométriose. Ces procédures nous permettront de limiter le nombre d’animaux dans la procédure tout en garantissant que ceux greffés et sélectionnés correspondent aux critères de l’étude et donc seront analysables à la fin de la procédure..
Raffinement
Afin de limiter le stress des animaux, une période minimale de 5 jours d'acclimation à la zone d'hébergement expérimentale sera effectuée. Ils seront également progressivement manipulés régulièrement lors du change et des surveillances afin de les habituer aux contentions et autres manipulations. Les procédures de chirurgie seront réalisées selon les dernières recommandations de l’afstal 2025 avec une anesthésie stable et contrôlée en isoflurane (3% induction puis maintien à 1,5%) avec prise en charge multimodale de l’analgésie avec buprénorphine, alpha2 agoniste et anesthésie locale. L’asepsie sera la plus importante possible. La gestion de l’analgésie post-opératoire sera stricte et suivie pour éviter toute douleur aux animaux. Un échange sera fait avec l'équipe de soigneur pour optimiser les soins en post-opératoire (éviter tout mouvement ou changement de cage aux animaux durant cette période, apport d'eau et nourriture gélifiée, augmentation des enrichissements de type nid pour conserver sa température). Tout au long des procédures de chirurgie et d’imagerie les animaux seront maintenus sur tapis chauffant à 37°C. Pour éviter toute sécheresse oculaire du gel ophtalmique de cyclosporine sera appliqué. L'apport de l'imagerie optique par bioluminescence dans le suivi du développement tumoral permet aussi de s'inscrire dans une démarche de raffinement puisque cet outil permet de réaliser un suivi de paramètres intrinsèques de manière très peu invasive pour les animaux. Durant toute la procédure, les animaux seront étroitement surveillés en applicant le suivis des points limites grâce à la grille de score mise en place pour ce projet.
Choix des espèces
L’espèce a été choisie pour son temps de gestation court, de plus, cette espèce est utilisée à des fins scientifiques internationalement et possède un système immunitaire proche de celui de l’Homme. Les animaux seront greffés entre 2 mois et demi et 4 mois car ces animaux possèdent un système immunitaire déficient qui peut se réactiver avec l’âge (supérieur à 6 mois) entrainant une prise de tumeur impossible.
Exploration de la plasticit? synaptique et de l?inflammation apr?s un AVC chez la souris adulte_MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
432 souris âgées de 16 à 24 semaines subissent une chirurgie de 45 minutes sous anesthésie générale destinée à provoquer un accident vasculaire cérébral dans une région précise du cortex, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Elles sont ensuite tuées par perfusion intracardiaque sous anesthésie, leur cerveau étant découpé en tranches pour analyse. Le projet est présenté comme une étude pilote : il s'agit de vérifier si un infarctus provoqué dans une zone donnée modifie aussi des régions qui ne lui sont pas directement connectées, une étude complète devant suivre si l'hypothèse se confirme. Le porteur écrit que cette méthode "typiquement ne s'accompagne pas de symptômes majeurs, ce qui rend le modèle facilement utilisable et limite la souffrance animale", tout en prévoyant douleur et perte de poids après la chirurgie, avec une évaluation quotidienne de la douleur pendant deux jours.
Objectifs
Les accidents vasculaires c?r?braux (AVC) sont une cause majeure de d?ficits moteurs ? long-terme et de d?ficits cognitifs. Certains sympt?mes se manifestent tardivement et ne sont pas forc?ment li?s ? la r?gion initialement l?s?e, sugg?rant qu?un AVC dans une r?gion sp?cifique peut aussi causer des modifications dans d?autres r?gions du cerveau. Des alt?rations dans des r?gions directement connect?es ? la zone infarcie ont d?j? ?t? corr?l?es ? l?apparition de troubles tardifs. Cependant, les r?gions associ?es aux fonctions impact?es (les fonctions de m?moire par exemple) ne sont pas toujours directement connect?es ? la r?gion l?s?e. Nous ?mettons donc l?hypoth?se que des modifications pourraient donc ne pas se restreindre aux r?gions connect?es ? l?infarctus primaire mais s??tendre spatialement et temporellement dans le cerveau. Dans cette ?tude pilote, nous voulons induire un AVC limit? ? une r?gion pr?cise du cerveau d?un mod?le murin afin d??tudier l?impact de la l?sion dans d?autres r?gions du cerveau, pas directement connect?es ? la zone infarcie. Si notre hypoth?se est confirm?e, nous aurions identifi? un des m?canismes qui pourraient sous-tendre la manifestation de sympt?mes fonctionnellement li?s ? des zones non connect?es dans un mod?le murin.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de valider notre observation pr?liminaire qui vise ? mieux comprendre les m?canismes sous-tendant les troubles de m?moire qui se manifestent tardivement apr?s un AVC, m?me quand la r?gion initialement l?s?e n?est pas impliqu?e dans les fonctions mn?siques. Nous ?mettons l?hypoth?se que l?alt?ration d?un m?canisme cellulaire associ? ? la m?moire ainsi qu?un ?tat inflammatoire pourraient ?tre pr?sents dans des r?gions non directement connect?es ? la zone infarcie. Si notre hypoth?se est confirm?e, nous effectuerons une ?tude compl?te qui pourrait avoir des r?percussions positives sur la recherche pr?-clinique s?int?ressant aux troubles cognitifs post-AVC.
Procédures
Les animaux seront soumis ? une chirurgie peu invasive pour induire l?AVC sous anesth?sie g?n?rale (environ 45 minutes). Ils seront enfin soumis ? une perfusion intracardiaque toujours sous anesth?sie g?n?rale (20 minutes). Tous les animaux sont concern?s.
Impact sur les animaux
La m?thode utilis?e induit un infarctus cortical limit? et typiquement ne s?accompagne pas de sympt?mes majeurs, ce qui rend le mod?le facilement utilisable et limite la souffrance animale. Cependant, suite ? la proc?dure chirurgicale, une douleur ainsi qu?une perte de poids peuvent survenir. Les animaux seront observ?s quotidiennement pendant deux jours. La douleur sera ?valu?e jusqu?? J2 apr?s chirurgie selon une grille d??valuation, organis?e selon 5 grands crit?res : apparence physique, comportement non provoqu?, changements de poids corporel, la locomotion ou encore l?aspect de la plaie. Si apr?s deux jours l?animal ne montre aucun signe de souffrance, il sera suivi ensuite une fois par semaine. En cas de d?t?rioration ou de souffrance animale, l?animal sera pris en charge par l?utilisateur ou par la v?t?rinaire.
Devenir
A l?issue de toutes les exp?riences, les animaux ne seront pas gard?s du fait des techniques/proc?dures subies et seront de ce fait mis ? mort.
Remplacement
L?AVC sera induit par la m?thode la moins invasive disponible actuellement pour reproduire certain aspects de la pathologie humaine. Aujourd?hui ils n?existent pas des mod?les in vitro (cultures cellulaires, organo?des) pour ?tudier des cons?quences anatomiques et cellulaires induites par un AVC dans les r?gions non l?s?es initialement et donc pas de m?thode alternative permettant de REMPLACER les animaux. En effet, cette ?tude n?cessite la complexit? et la connectivit? du cerveau adulte.
Réduction
Le nombre de souris a ?t? ?valu? sur la base de travaux pr?c?dents en tenant compte des divers probl?mes que nous pourrions rencontrer au cours des diff?rentes phases exp?rimentales (probl?mes au cours de la chirurgie, la perfusion,des exp?riences d??lectrophysiologie et d?immunohistochimie), ainsi que de la variabilit? des r?sultats. Le d?roulement des exp?riences est organis? afin de limiter au maximum le nombre d?animaux. Nous adapterons d?abord le protocole afin d?avoir une l?sion initiale reproductible, de taille maximale limit?e au cortex, et seulement ensuite les autres exp?riences seront r?alis?es.
Raffinement
Des mesures de RAFFINEMENT seront mises en place durant toute la dur?e du projet. Les animaux seront h?berg?s au sein d'un ?tablissement utilisateur agr?? dans des conditions d?h?bergement favorisant leur bien-?tre. Ils seront plac?s dans des cages enrichies, au nombre de 4-5 animaux par cage. Ils seront stabul?s dans une animalerie thermor?gul?e avec hygrom?trie. L?acc?s ? la nourriture et ? l?eau sera ad libitum et un changement de liti?re sera effectu? chaque semaine. Dans une ?tude pr?c?dente, le nombre d?animaux qui ont montr? des signes de souffrance d? ? l?induction de l?AVC ?tait tr?s limit? (moins de 3%). Nous nous attendons ? ce que la l?sion soit plus petite avec un temps d?illumination plus court et donc que ce pourcentage se rapproche de z?ro. Si l?animal pr?sente des signes de douleur au cours de l?exp?rimentation, l?animal sera pris en charge par l?exp?rimentateur. Si nous n?observons pas d?am?lioration de l??tat de l?animal, nous ferons intervenir la v?t?rinaire responsable.
Choix des espèces
Le mod?le envisag? a d?j? ?t? induit chez la souris et il a ?t? d?montr? que les AVC s?accompagnaient de modifications dans des structures du cerveau pas initialement l?s?es, mais connect? ? la r?gion infarcie. Ce mod?le permet de produire des tranches de cerveau pour r?aliser des ?tudes d??lectrophysiologie et d?immunohistochimie afin d?explorer des modifications dans d?autres r?gions du cerveau pas encore ?tudi?es. Nous utiliserons des souris ?g?es de 16-24 semaines. Cette tranche d??ge permet d??tudier les cons?quences d?un AVC chez un animal adulte et correspond ? un jeune adulte chez l?homme.
Elevage de mod?les murins pr?sentant des troubles de l?audition associ? ? une caract?risation g?n?tique par pr?l?vement (multi-sites 1/2)
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Rats : 11500
23 000 rongeurs, 11 500 souris et 11 500 rats, pour deux gestes de moins de trente secondes chacun : la pose d'une puce électronique et une biopsie de génotypage, l'une et l'autre sur rongeur éveillé, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'élevage produit des lignées qui deviennent sourdes, spontanément ou par altération génétique, et qui serviront ensuite à étudier la surdité et à tester des traitements. Le porteur indique n'attendre aucun signe clinique particulier au-delà de la perte d'audition, et prévoit d'héberger seuls certains mâles jusqu'à sept jours "afin d'améliorer l'indice de productivité de la lignée". Le devenir déclaré compte les 23 000 rongeurs comme mis à mort, alors que le résumé les répartit entre expédition vers un autre établissement, utilisation sur place et mise à mort pour la gestion de l'élevage ou faute de "génotype d'intérêt".
Objectifs
La surdit?, alt?ration quantitative ou qualitative de l?acuit? auditive peut toucher une seule oreille, surdit? unilat?rale, ou les deux oreilles, surdit? bilat?rale et ?tre plus ou moins s?v?re. En fonction de leur s?v?rit?, les pertes auditives peuvent avoir des cons?quences variables sur la vie des patients : impacts n?gatifs sur l?acquisition du langage oral, sur l?apprentissage scolaires et le d?veloppement cognitif, cons?quences sur la vie sociale, d?clins cognitifs chez les personnes ?g?es pouvant conduire ? des alt?rations de la m?moire ou ? la survenue de d?mences? L?Organisation Mondiale de la Sant? (OMS) estime que 466 millions de personnes pr?sentent des troubles auditifs dans le monde. En France, environ 6 millions de malentendants sont recens?s soit 8 ? 10 % de la population. La surdit? affecte 6% des 15-24 ans et plus de 65% des 65 ans et plus. Bien que des traitements et chirurgies existent (aides auditives conventionnelles pour r?tablir la conduction a?rienne, aides en conduction osseuse, implants ?), l?audition, dans bien des cas, n?est pas totalement restaur?e. L?objectif de ce projet est d??lever des rongeurs mod?les pertinents pour l??tude de la surdit?. Ces mod?les peuvent d?velopper spontan?ment ou via des alt?rations g?n?tiques une perte d?audition. Les animaux issus de ces d?veloppements seront utilis?s afin d??tudier l?apparition et le d?veloppement de la surdit? mais ?galement de tester de nouveaux traitements. Ce projet et la proc?dure qu'il comporte seront mis en ?uvre sur notre Etablissement utilisateur 1 et sur notre Etablissement utilisateur 2.
Bénéfices attendus
L?identification des mutations spontan?es et l?am?lioration des outils permettant les manipulations g?n?tiques ont permis de cr?er et/ou d?identifier des mod?les animaux de diverses maladies humaines provoqu?es par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un g?ne, mod?les dont l'int?r?t pour la compr?hension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'?ventuelles th?rapeutiques est ?vident. Ces mod?les murins, au plus proche de la maladie humaine, sont donc tr?s pertinents pour l??tude de l?apparition et du d?veloppement de la surdit? mais ?galement le d?veloppement de traitements pharmacologiques.
Procédures
Une puce ?lectronique sera pos?e sur animal vigile afin de l?identifier. Une biopsie sera r?alis?e sur animal vigile afin de g?notyper l?ensemble des animaux obtenus. Chacune de ces interventions ne durera pas plus de 30 secondes. En r?gle g?n?rale, une seule puce et une seule biopsie suffisent pour identifier un animal et ?tablir son g?notype. Ces interventions pourront avoir lieu dans les deux ?tablissements utilisateurs.
Impact sur les animaux
Une douleur l?g?re ainsi qu?un l?ger stress peuvent ?tre induits lors du pr?l?vement de biopsies et de la pose associ?e d?une puce ?lectronique en vue de l?identification et du g?notypage de l?animal. En fonction des besoins et afin d?am?liorer l?indice de productivit? de la lign?e, il pourrait ?tre n?cessaire d?h?berger individuellement des m?les pour une p?riode ne d?passant pas 7 jours avant qu?ils soient pr?sent?s aux femelles afin de mettre en place des accouplements. Cela pourrait g?n?rer un stress l?ger. Au-del? de la perte d?audition en elle-m?me, il n?est pas attendu de signe clinique sp?cifique chez les animaux atteints de surdit? que cette derni?re soit totale ou partielle.
Devenir
Les animaux sont soit exp?di?s dans un autre ?tablissement utilisateur soit utilis?s dans notre ?tablissement (utilisation continue), soit mis ? mort pour la gestion de l'?levage (atteinte des points limites du ph?notype dommageable, pr?l?vement de gam?tes). Les animaux ne pr?sentant pas de g?notype d?int?r?t pour la poursuite du projet seront mis ? mort (pas d?autre utilisation possible).
Remplacement
Les projets exp?rimentaux comportent classiquement une phase d'?tude initiale in vitro qui permettent une s?lection initiale des propri?t?s pharmacologiques et qui permettent de valider certaines hypoth?ses permettant l'obtention de donn?es pr?liminaires et compl?mentaires. Les mod?les murins propos?s ne peuvent pas ?tre remplac?s par des m?thodes alternatives car une deuxi?me ?tape d'?tude n?cessite de consolider les r?sultats in vitro et valider ses hypoth?ses sur un mod?le in vivo. Le projet actuel ne peut pas ?tre envisag? sans ?tape in vivo donc sans mod?le animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une ?tude clinique sur les patients souffrant de surdit?, il est n?cessaire de d?montrer que les mol?cules s?lectionn?es ont les effets pharmacologiques escompt?s et qu'elles ne pr?sentent pas d'effets toxiques majeurs.
Réduction
Les protocoles sont r?alis?s en fonction des besoins exp?rimentaux li?s ? l'utilisation de ces animaux apr?s exp?dition. Le nombre d?animaux est calcul? de mani?re ? utiliser le minimum d?animaux par groupe permettant l?obtention de r?sultats homog?nes. Par ailleurs, notre savoir-faire et nos donn?es historiques permettent d?utiliser le minimum d?animaux avec une optimisation de rendement pour des r?sultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n?a ?t? r?alis?e.
Raffinement
En dehors de la d?ficience auditive elle-m?me, aucun signe clinique sp?cifique n?est attendu chez les animaux atteints de surdit?, qu?elle soit compl?te ou partielle. Les animaux seront ?valu?s sur leur aspect physique et leur comportement selon une grille d?observation indiquant les points limites. Les animaux aptes au transport seront livr?s d?un ?tablissement ? l?autre via un transporteur agr?? et en respectant le bien-?tre des animaux. Le transport entre les 2 EU prend moins d?une heure. Au cours de ce voyage, les animaux seront plac?s dans des colis munis de filtres (afin de maintenir leur statut sanitaire), de liti?re, d?aliment, d?enrichissement et d?hydrogel. Les animaux seront transport?s via des camions ventil?s et thermor?gul?s.
Choix des espèces
Le choix de l?esp?ce est conditionn? par les besoins scientifiques des projets. Les rongeurs sont des mod?les animaux simples ? ?lever, ? reproduire et ? entretenir en grand nombre ainsi qu?? manipuler et modifier g?n?tiquement comparativement ? d?autres esp?ces. Ils sont un mod?le de choix pour les ?tudes pr?cliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur dur?e de vie et de la disponibilit? en r?actifs exp?rimentaux. Les g?nomes des souris et des rats sont bien caract?ris?s et tr?s comparables au g?nome humain. Enfin, la proximit? clinique entre les mod?les de rongeurs g?n?tiquement modifi?s et les maladies humaines fait de ceux-ci des mod?les de choix relativement robustes pour extrapoler les r?sultats et en tirer des r?sultats pertinents pour la pathologie humaine. L??ge des animaux est conditionn? par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront h?berg?s dans nos locaux d?s leur naissance et jusqu?? leur envoi chez nos partenaires ou leur mise ? mort. Pour l??levage, les accouplements seront r?alis?s ? maturit? sexuelle. Au moment de l?exp?dition, l??ge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront ?tre envoy?s ? nos partenaires d?s le sevrage ou avec leur m?re si les animaux ne sont pas encore sevr?s. Des femelles gestantes pourraient ?galement ?tre exp?di?es avant le dernier tiers de la gestation. Pour la collecte de sperme et d?ovules, des adultes matures sexuellement seront utilis?s.
Humanisation et analyse du syst?me immunitaire de souris [MODIFICATION]
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Les souris dont l'état général se dégrade sévèrement, dont la douleur n'est plus contrôlée ou dont le score clinique dépasse les seuils fixés sont tuées. 45 000 souris sont concernées, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré : 36 000 tuées et 9 000 réutilisées, dont celles dont le taux d'humanisation reste sous 25 %, orientées vers un projet de formation interne aux gestes techniques. Elles reçoivent, sur souris vigile, un agent qui détruit les cellules souches de leur moelle osseuse et provoque une "forte douleur abdominale", avant une greffe de cellules souches humaines, les nouveau-nés étant anesthésiés par hypothermie sur glace pendant dix minutes au maximum. Sur l'effectif, le porteur écrit : "Aucune approche statistique n'a été réalisée", l'estimation reposant sur le nombre d'études des années précédentes et sur une croissance anticipée "en accord avec le plan commercial".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de greffer des cellules souches sanguines humaines et leurs d?riv?es (cellules d?riv?es de cellules souches ou d?riv?es de populations sanguines y compris des cellules pluripotentes induites) chez des souris immunod?prim?es, et ainsi permettre la reconstitution et l?analyse d?un syst?me immunitaire humain (physiologique ou pathologique) et pouvant ?tre modifi? par traitement, en vue d?essais pr?clinique chez la souris.
Bénéfices attendus
En greffant des cellules souches humaines, ou leurs d?riv?es, ? des souris immunod?prim?es, nous pouvons reconstituer un syst?me immunitaire humain. Ce faisant, nous apportons un mod?le d??tude sp?cifique qui peut jouer un r?le essentiel dans la compr?hension et le traitement de pathologies d?importance, comme certaines infections virales (virus de l?immunod?ficience humaine (VIH) ou h?patites), de nombreux cancers ou des maladies inflammatoires (asthme).
Procédures
IDENTIFICATION SOUS ANESTHESIE GENERALE. EN FONCTION DES BESOINS EXPERIMENTAUX, UNE PUCE CLASSIQUE ET/OU UNE PUCE PERMETTANT LA MESURE DE LA TEMPERATURE CORPORELLE. EN CAS DE PERTE OU DE NON-FONCTIONNEMENT, NOUVELLE PUCE AVEC AU MAXIMUM DEUX PU?AGES PENDANT LEUR DUREE DE VIE. SI LA FREQUENCE DES MESURES EST LIMITEE, LA TEMPERATURE CORPORELLE POURRA ETRE MESUREE PAR VOIE RECTALE. Des pr?l?vements sanguins seront r?alis?s sur souris avec ou sans anesth?sies. Les volumes maximaux de pr?l?vements seront proportionnels au poids et ? l??ge de l?animal selon un sch?ma ?tabli et une limite fix?e sur une p?riode glissante de 14 jours. Une r?hydratation avec du s?rum physiologique sera r?alis?e si n?cessaire. La r?partition des pr?l?vements figurera dans le protocole de l??tude et sera contr?l? par un v?t?rinaire. Chaque pr?l?vement durera quelques secondes. Pour les analyses n?cessitant un volume plus important, un pr?l?vement terminal sous anesth?sie gazeuse sera r?alis?. L?anesth?sie des nouveau-n?s sera r?alis?e par hypothermie avec de la glace pendant maximum 10 minutes. Des pr?l?vements vaginaux pourront aussi ?tre pratiqu?s quotidiennement pendant au moins cinq jours, voire plusieurs semaines pour caract?riser le cycle ?stral. L?humanisation inclura l?administration d?un agent, d?truisant les cellules souches de la moelle osseuse, sur souris vigile, suivie d?une greffe de cellules souches sanguines sur souris vigiles ou nouveau-n?s sous anesth?sie sur glace. Ces interventions dureront de quelques secondes ? quelques minutes. Les animaux recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, une ou deux fois selon la dur?e de l??tude. Ces injections, administr?es uniquement aux souris de plus de 18 g, dureront entre 10 et 15 secondes. Les injections pourront ?tre r?p?t?es selon le protocole et dureront quelques secondes. Certaines proc?dures n?cessiteront des actes chirurgicaux pour l?implantation de dispositifs sous-cutan?s, r?alis?s sous anesth?sie gazeuse avec une analg?sie pr?op?ratoire et un suivi post-op?ratoire rigoureux. L?implantation durera moins de cinq minutes et pourra ?tre r?p?t?e selon les besoins de l??tude. ? l?issue des ?tudes, les animaux non int?gr?s aux essais pr?cliniques seront euthanasi?s selon les m?thodes r?glementaires. Toutes les interventions seront r?alis?es sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux.
Impact sur les animaux
-[MODIFICATION] Identification par puce ?lectronique classique ou thermopuce : stress, g?ne, douleur dans les heures suivants l?injection. -[MODIFICATION] Prise de temp?rature rectale : stress transitoire, inconfort ou l?g?re douleur ? l?insertion du thermom?tre, risque minimal de blessure rectale. -Injection de l?agent my?loablatif : induit une forte douleur abdominale disparaissant en quelques heures. -Injection(s) de solution saline isotonique contenant des plasmides (pour favoriser le d?veloppement de populations immunitaires humaines d?int?r?t) : peut engendrer des troubles cardio-respiratoires et une alt?ration marqu?e de l??tat g?n?ral, pendant les minutes suivants l?injection. Peut engendrer un h?matome. -Pr?l?vements vaginaux : peut engendrer une irritation locale, une inflammation ou un stress temporaire. -Chirurgie : douleur, h?morragie, un d?faut du syst?me d?anesth?sie / analg?sie (ex : la souris se r?veille en cours de proc?dure), un ?tat clinique d?t?rior? au r?veil (ex : hypothermie), mauvaise cicatrisation. -Administration de traitements : effets potentiellement toxiques des compos?s ? vis?es th?rapeutiques, h?matome, douleur, l?sion au site d?administration (notamment si administrations r?p?t?es) - Pr?l?vements sanguins : an?mie, h?matome, douleur, l?sion au site de pr?l?vement (notamment si pr?l?vement r?p?t?s). -Rasage et cr?me d?pilatoire : microl?sions, irritations cutan?es, g?ne (sensation de br?lure de la cr?me), inflammation transitoire. -Anesth?sie : risque d?hypothermie et de s?cheresse oculaire (ajout de gel ophtalmique en pr?vention). -Pr?l?vement d?urine et de f?ces : stress, g?ne voire potentiellement douleur si pr?sence de tumeurs au niveau abdominal. La manipulation chez le nouveau-n? pourrait engendrer le rejet de la m?re. Afin d??viter cela, des ?l?ments sont d?crits dans la proc?dure exp?rimentale. Des nuisances peuvent ?galement ?tre induites par le stress d? aux contentions. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivit?, une prostration ou des difficult?s ? se d?placer.
Devenir
Le processus d?humanisation pourra ?tre accompagn? d?une phase de modulation ou de renforcement in vivo du syst?me immunitaire humain en fonction des objectifs exp?rimentaux. Cette ?tape vise ? pr?parer les animaux aux ?tudes pr?cliniques envisag?es en optimisant la r?ponse immunitaire du mod?le humanis?. Les animaux n??tant pas jug?s comme aptes ? entrer en ?tude pr?clinique en projet de formation ou en projet de recherche interne seront euthanasi?s. C?est-?-dire les animaux avec un ?tat de sant? jug? moyen et/ou avis v?t?rinaire d?favorable. Dans le cadre d?une utilisation continue, pour r?aliser les ?tudes pr?cliniques, les animaux pourront ?tre int?gr?s aux autres projets autoris?s par le Minist?re dans l??tablissement utilisateur. Des souris issues de cette proc?dure pourront ?tre r?utilis?es dans le projet ? Formation interne aux proc?dures et gestes techniques appliqu?s aux souris ?, sous r?serve d?un avis v?t?rinaire favorable. Les animaux concern?s seront ceux ayant un taux d?humanisation < 25%. Un nouveau-n? mal humanis? pourra ?tre nouvellement humanis? en ?tant plus ?g?. La d?cision est prise par le v?t?rinaire.
Remplacement
Les tests in vitro seront envisag?s si ceux-ci sont appropri?s. Dans le cadre d?une utilisation continue, les souris humanis?es seront impliqu?es dans des ?tudes de recherches pr?cliniques impliquants le syst?me immunitaire. Il n'est actuellement pas possible de recr?er in vitro un environnement complexe comme le syst?me immunitaire tout en objectivant les effets potentiellement toxiques d?une mol?cule en d?veloppement. La souris constitue un mod?le scientifiquement valide, robuste et indispensable pour le d?veloppement et la mise au point de th?rapies innovantes pour les patients.
Réduction
Un total de 45 000 souris seront utilis?es, couvrant [MODIFICATION] la dur?e du projet et permettant de r?aliser 720 ?tudes pr?cliniques de 50 souris, en se basant sur un taux de succ?s de l?humanisation de 80%. Aucune approche statistique n'a ?t? r?alis?e, l?estimation du nombre d?animaux est r?alis?e sur base du nombre d??tudes effectu?es les ann?es ant?rieures et anticipant une croissance chaque ann?e, en accord avec le plan commercial. Le nombre d?animaux utilis?s dans chaque ?tude sera r?duit au maximum.
Raffinement
Les souris seront h?berg?es pr?f?rentiellement par groupes sociaux stables compos?s de 5 individus ? partir du sevrage. Des compl?ments alimentaires pourront ?tre administr?s suivant l??tat de sant? des animaux (dietgel). La cage contiendra ? minima une couche de liti?re permettant aux souris de creuser, de se cacher et de r?aliser un nid, ?l?ment essentiel ? leur bien-?tre. Cette couche de liti?re pourra ?tre suppl?ment?e par un ?chantillon de liti?re provenant de cages m?les dans le but de synchroniser le cycle ?stral de la souris. En outre, des enrichissements de qualit? seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. ? leur entr?e dans l?animalerie, les souris b?n?ficieront d?une p?riode d?acclimatation de minimum 4 jours. Lors d?un changement de zone au sein de l?animalerie, les souris b?n?ficieront d?une p?riode d?acclimatation d?une nuit au minimum. Pour limiter la douleur, la souffrance et l?angoisse, une ?chelle de scores cliniques (pelage, mobilit?, ?tat g?n?ral, activit?, comportement etc) sera appliqu?e d?s le premier geste invasif ou d?s qu?un signe d?alt?ration est observ? lors de la surveillance quotidienne. Des traitements antalgiques pr?ventifs et curatifs seront mis en ?uvre d?s que n?cessaire, sous avis v?t?rinaire notamment bupr?norphine 0,1 mg/kg (voie IP ou SC), administr?e avant intervention chirurgicale ou toute proc?dure potentiellement douloureuse. Un rappel sera envisag? toutes les 4?6h selon l??valuation. Le v?t?rinaire aura pleine autorit? pour euthanasier un animal pour raison ?thique ou mettre en ?uvre un traitement anti-douleur s?il/elle le juge n?cessaire. Les fr?quences sont limit?es et une r?hydratation est pr?vue pour tout pr?l?vement unique ? partir de 8 mL/kg. Les points limites d?clenchant l?euthanasie incluent : atteinte s?v?re de l??tat g?n?ral, douleur non contr?l?e, ou tout score clinique d?passant les seuils d?finis.
Choix des espèces
Le s?quen?age complet du g?nome de la souris a d?montr? la proximit? phylog?n?tique des souris et des humains : 90 % des g?nes humains ont un ?quivalent chez la souris, permettant d??laborer des approches g?n?tiques et fonctionnelles valides. Lorsque les g?nes orthologues produisent des effets diff?rents entre souris et humain, le remplacement dans le g?nome du g?ne de la souris par son ?quivalent humain ou de mani?re fonctionnelle par greffe de cellules humaines dans une lign?e immunod?ficiente permet la cr?ation de lign?es humanis?es. Depuis de nombreuses ann?es, l'entreprise d?veloppe une expertise dans l?humanisation du syst?me immunitaire de multiples souches de souris, notamment les NCG, NXG, NOG et BRG. Fort de cette exp?rience, il est pertinent de poursuivre le processus d?humanisation sur cette m?me esp?ce. La proc?dure exp?rimentale requiert l'utilisation de souriceaux nouveau-n?s La proc?dure exp?rimentale requiert l'utilisation de souriceaux nouveau-n?s jusqu'? [MODIFICATION] jusqu'? l'?ge de 3,5 - 4,5 semaines, car leur immunit? immature favorise la prise de greffe et limite le rejet, garantissant ainsi une reconstitution optimale du syst?me immunitaire humain. ? cet ?ge, le thymus et la moelle osseuse offrent un environnement propice ? la maturation des cellules immunitaires humaines, permettant d'obtenir un mod?le plus fonctionnel et reproductible.
Imager les interactions claustro-corticales au cours des ?tats de conscience.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Six examens d'imagerie de quatre heures au maximum, trois sur souris éveillée la tête fixée et trois sous anesthésie, après une à deux chirurgies crâniennes de quatre heures : 300 souris subissent ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par une chirurgie terminale pour prélèvement des tissus. Le porteur indique que la contention de la tête peut provoquer des mouvements brusques, une locomotion anormale et une absence de toilettage, et que la chirurgie entraîne des douleurs modérées, une inflammation et une perte de poids pendant deux à trois jours. L'objectif est de mesurer en même temps l'activité d'une structure cérébrale profonde et celle des neurones du cortex, pendant l'éveil, le sommeil et l'anesthésie. La souris est retenue parce que le cortex y est conservé, alors qu'il est "absent ou très différent chez des organismes plus simples" comme C. elegans, la drosophile ou le poisson-zèbre.
Objectifs
Une petite structure profonde du cerveau projette vers de larges r?gions du cortex. Elle est impliqu?e dans des fonctions li?es ? l??veil, comme l?attention et la s?lection de l?information, et pourrait ?galement jouer un r?le dans les ?tats de conscience.Des travaux r?cents sugg?-rent qu?elle pourrait aussi intervenir dans la consolidation de la m?moire pendant le sommeil, en modulant l?activit? corticale lors du sommeil.Cependant, les interactions entre cette struc-ture et le cortex restent mal caract?ris?es. La plupart des ?tudes in vivo se limitent aux couches superficielles, sans prendre en compte les neurones des couches profondes. Or, des r?sultats r?cents sugg?rent l?existence de circuits parall?les reliant cette structure au cortex, avec des effets oppos?s selon la profondeur : inhibiteurs en surface et activateurs en profondeur.L?hypoth?se test?e est que ces circuits parall?les existent in vivo et permettent une modulation diff?renci?e de l?activit? corticale selon la couche et l??tat de vigilance.Gr?ce ? un microscope de pointe, l?activit? des projections de cette structure et celle des neurones corticaux seront mesur?es simultan?ment ? travers diff?rentes couches corticales, chez la souris, au cours de l??veil, du sommeil et de l?anesth?sie.Ce projet apportera une vision int?-gr?e des interactions entre cette structure et le cortex, ainsi que de leur r?le dans la dyna-mique corticale, avec des implications pour la compr?hension de la m?moire, de la cognition et des ?tats de conscience.
Bénéfices attendus
Ce projet fournira des donn?es in?dites sur la mani?re dont les noyaux c?r?braux profonds communiquent avec le cortex, et sur la fa?on dont ces ?changes ?voluent selon les ?tats de conscience : ?veil, sommeil et anesth?sie. Il permettra d'abord de cartographier pr?cis?ment les projections d'un de ces noyaux vers les diff?rentes couches corticales. Gr?ce ? l'optimisation d'une approche d'imagerie ? haute r?so-lution, il sera ensuite possible de suivre en temps r?el la dynamique de ces interactions noyau-cortex dans des conditions physiologiques. Au-del? de ces aspects m?thodologiques, l'?tude apportera des ?l?ments nouveaux sur le codage neuronal, en identifiant les conditions qui favorisent ou limitent la synchronisation entre ces structures. Ce m?canisme est susceptible de jouer un r?le dans la consolidation m?morielle et, plus largement, dans les fonctions cognitives. Enfin, en d?finissant pr?cis?ment comment ces noyaux influencent l'organisation de l'activit? corticale, ce projet posera les bases pour mieux comprendre - et ? terme peut-?tre mieux traiter- des troubles li?s ? la conscience ou ? la m?moire.
Procédures
Toutes les souris subiront une ? deux interventions chirurgicales sous anesth?sie g?n?rale et analg?sie, permettant l?injection de marqueurs permettant d?identifier sp?cifiquement la struc-ture ?tudi?e (dur?e maximale : 4 heures par intervention). Chaque souris aura 3 examens d?imagerie en ?tant ?veill?e, 3 autres sous anesth?sie, d?une dur?e maximale de 4h, espac? entre 24 et 48h selon la dur?e de l?examen. Les souris seront ?galement occasionnellement expos?es ? une anesth?sie gazeuse de la m?me dur?e, ? r?cup?ration rapide, afin d?enregistrer l?activit? c?r?brale dans un ?tat de conscience alt?r?. Enfin, une chirurgie terminale sera r?alis?e sous anesth?sie g?n?rale et analg?sie pour le pr?l?vement des tissus (dur?e maximale : 10 minutes).
Impact sur les animaux
D'une mani?re g?n?rale, les effets ind?sirables principaux attendus d?coulent de la chirurgie qui peut engendrer des douleurs mod?r?es, une inflammation et une perte de poids pendant 2-3 jours. Le mod?le de t?te fix?e peut induire un stress chez l'animal, qui pourraient se manifester par des mouvements brusques, une locomotion anormale et/ou une absence de toilettage.
Devenir
Tous les animaux sont mis ? mort pour pr?l?vement de tissus et analyse
Remplacement
Cette ?tude vise ? caract?riser in vivo les dynamiques complexes des r?seaux neuronaux, en particulier la connectivit? fonctionnelle entre une structure c?r?brale profonde et le cortex, ? travers les diff?rentes couches corticales et selon les ?tats de vigilance. Des travaux ant?rieurs in vitro sugg?rent l?existence d?une organisation fonctionnelle d?pendante de la couche, mais ces r?sultats n?ont pas encore ?t? valid?s in vivo, notamment dans les couches profondes. Le recours ? des approches alternatives ne permet pas de r?pondre ? ces questions. Les mod?les in vitro, bien qu?informatifs, ne reproduisent ni l?int?grit? des circuits ? longue dis-tance ni leur modulation par des ?tats c?r?braux globaux tels que l??veil, le sommeil ou l?anesth?sie. De m?me, les approches in silico ne permettent pas encore de simuler de ma-ni?re fiable la dynamique multi-?chelle d?un r?seau complet de ce type, en raison du manque de donn?es exp?rimentales contraignant ces mod?les. Dans ce contexte, l?utilisation d?un mod?le animal appara?t indispensable. Le mod?le murin permet de pr?server l?int?grit? anatomique et fonctionnelle des circuits neuronaux, tout en donnant acc?s ? l?enregistrement de leur activit? en temps r?el dans des conditions physiologiques et comportementales pertinentes.
Réduction
Le nombre d?animaux a ?t? d?termin? ? l?aide de calculs statistiques afin de garantir la robustesse des r?sultats tout en limitant leur nombre. Une approche s?quentielle sera mise en ?uvre, s?appuyant sur les r?sultats obtenus au cours des premi?res proc?dures pour ajuster et optimiser les suivantes, ?vitant ainsi l?utilisation d?animaux dans des conditions exp?rimentales non adapt?es. Par ailleurs, des enregistrements longitudinaux seront r?alis?s sur plusieurs sessions chez un m?me animal, permettant de maximiser la quantit? de donn?es recueillies et de r?duire le nombre total d?animaux n?cessaires. Les tissus seront syst?matiquement r?utilis?s pour des analyses anatomiques compl?mentaires, et le partage des donn?es brutes avec d?autres ?quipes sera encourag? afin de limiter le recours ? des exp?rimentations suppl?mentaires.
Raffinement
Si les animaux proviennent d?un ?tablissement agr?? ext?rieur, 2 semaines d?acclimatation aux nouvelles conditions d?animaleries sont pr?vues. Les souris sont h?berg?es en groupes sociaux dans des cages enrichies (mat?riel de nidifica-tion, b?tons ? ronger, tunnels) et font l?objet de suivis r?guliers de leur ?tat de sant?.Le change des cages se fait ? l?aide des tunnels. Les interventions invasives (chirurgies) sont r?alis?es sous anesth?sie profonde et analg?sie. La temp?rature corporelle des animaux est maintenue ? l?aide d?un tapis chauffant thermosta-t?. Apr?s chaque intervention, une p?riode de r?cup?ration post-op?ratoire est pr?vue, avec un suivi quotidien de l??tat de sant? ? l?aide de grille de score o? sont indiqu? des points limites pr?dictifs adapt?s permettant d?arr?ter la proc?dure d?s que n?cessaire. Pour les exp?riences impliquant un mod?le restreignant partiellement leurs mouvements, les animaux sont progressivement habitu?s ? l?exp?rimentateur et au site d?enregistrement afin de r?duire le stress li? ? cette posture. La dur?e de r?cup?ration post-session est adapt?e ? la dur?e de l?exp?rimentation : au moins 12 heures pour une session de moins d?une heure, 24 heures pour une session de deux heures, et 48 heures pour une session de plus de trois heures.
Choix des espèces
L?esp?ce animale choisie est la souris. La question scientifique ?tudi?e n?cessite un mod?le pr?sentant une structure neuroanatomique et des m?canismes physiologiques comparables ? ceux du cerveau humain. En particulier, le cortex, cible principale de la structure ?tudi?e, est conserv? chez la souris, mais absent ou tr?s diff?rent chez des organismes plus simples tels que C. elegans, la drosophile ou le poisson-z?bre. Le mod?le murin permet ainsi une approche cibl?e et pr?cise, tout en offrant une extrapolation possible ? d?autres esp?ces de mammif?res. L?ensemble des animaux sera utilis? ? un stade correspondant ? celui de ? jeunes adultes ?, avec des proc?dures d?butant entre 7 et 13 semaines. ? cet ?ge, le syst?me nerveux central est pleinement d?velopp?, garantissant la pertinence des observations exp?rimentales.
Gestion du ph?notype dommageable d?inflammation chronique de l?intestin lors de l’?levage de lign?es murines
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Produire des souris qui développent avec l'âge une inflammation chronique de l'intestin, telle est la finalité de cet élevage, qui porte sur 2 560 souris dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. La seule intervention décrite est un poinçonnage de l'oreille sur souris vigile, en moins de trente secondes, pour génotyper une partie des reproductrices. La souffrance vient de la lignée elle-même : le porteur annonce de fortes diarrhées, des saignements rectaux, une déshydratation et une perte de poids importante en cas de forme sévère, avec une mobilité et un pelage altérés. Le devenir déclaré compte les 2 560 souris comme mises à mort, alors que le résumé indique qu'une partie est expédiée vers un autre établissement utilisateur avant l'expression du "phénotype dommageable", celles gardées pour la reproduction étant tuées avant 24 semaines.
Objectifs
Ce projet d?crit une proc?dure de l'?levage avec la prise en charge des animaux d?une lign?e de souris d?veloppant progressivement une inflammation chronique de l?intestin (colite). Ces souris sont un mod?le des Maladies Inflammatoires Chroniques de l?Intestin (MICI), qui incluent la maladie de Crohn et la colite h?morragique qui sont caus?es par un m?lange de facteurs g?n?tiques, environnementaux et li?s aux microbes pr?sents dans l?intestin. Normalement, le corps produit des substances qui aident ? limiter l?inflammation dans l?intestin. Dans notre mod?le de souris, cette mol?cule est absente, ce qui entra?ne une r?action excessive du syst?me immunitaire et une inflammation chronique du c?lon. De plus, des ?l?ments comme certains additifs alimentaires ou les antibiotiques peuvent aggraver cette inflammation en modifiant les microbes intestinaux. L?objectif de cet ?levage est de produire des animaux reproduisant la maladie observ?e chez l'homme. Ces animaux seront par la suite utilis?s dans des projets de recherche afin d'?tudier les maladies inflammatoires de l?intestin et, ? terme, aider ? la recherche sur ces maladies chez l?homme.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre ? l'?quipe de recherche et ? leurs partenaires d?avoir les souris n?cessaires pour mener leurs ?tudes sur les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI). A long terme, ces souris aideront les chercheurs ? : mieux comprendre les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, identifier des marqueurs pour mieux la diagnostiquer, trouver de nouvelles fa?ons de traiter ces maladies, tester de nouveaux m?dicaments anti-inflammatoires et d??valuer leur efficacit? par rapport aux traitements d?j? disponibles pour les patients atteints de MICI.
Procédures
Afin de r?aliser le g?notypage, un poin?onnage de l?oreille sera effectu? apr?s l??ge de 14 jours. Cette m?thode consiste ? pr?lever sur animaux vigiles un petit ?chantillon de tissu sur la p?riph?rie du pavillon de l?oreille o? le tissu est le plus mince, ? l?aide d?un poin?on. Cette intervention n?est r?alis?e qu?une fois par animal et dure moins de 30 secondes. Seulement certains animaux utilis?s pour les croisements seront g?notyp?s.
Impact sur les animaux
Une partie des souris dans ce projet peuvent commencer ? d?velopper progressivement avec l??ge une inflammation de l?intestin. En cas de forme s?v?re, cela peut entra?ner de fortes diarrh?es, des saignements rectaux, une d?shydratation et une perte de poids importante. La mobilit? ainsi que l?apparence du pelage peuvent ?tre alt?r?es. Les souris reproductrices pourraient ressentir une l?g?re nuisance due au pr?l?vement effectu? pour le g?notypage (douleur l?g?re de courte dur?e).
Devenir
Une partie des animaux sera exp?di?e en d?but ou avant l?expression du ph?notype dommageable et utilis?e dans des projets de l??quipe de recherche dans un autre ?tablissement utilisateur. Une autre partie des animaux sera utilis?e pour l??levage dans notre ?tablissement. Les animaux utilis?s pour l??levage seront mis ? mort avant 24 semaines, pour limiter l??volution du ph?notype dommageable avec l??ge. Les animaux ayant atteint les points limites selon la grille d??valuation du bien-?tre animal seront mis ? mort.
Remplacement
L'utilisation d'animaux de laboratoire entiers est essentielle pour cette recherche, car les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI) sont tr?s complexes. Elles impliquent plusieurs facteurs comme le syst?me immunitaire, les microbes intestinaux, la g?n?tique et l?environnement. Ces maladies affectent non seulement l?intestin mais aussi d?autres organes et provoquent une inflammation persistante dans tout le corps. Pour comprendre comment l?environnement et les microbes interagissent avec l?organisme, les souris sont le mod?le le plus adapt?. ? ce jour, il est impossible de recr?er ces interactions complexes en laboratoire par l'utilisation de m?thodes alternatives (par exemple, mod?les cellulaires), d?o? la n?cessit? d??tudier ces maladies sur des animaux vivants.
Réduction
Un nombre total de 2560 animaux au ph?notype dommageable est n?cessaire et comprend les animaux pour l??levage et les animaux n?cessaires pour l?exp?rimentation pour les projets scientifiques associ?s. La production des animaux sera planifi?e et suivie par l?exp?rimentateur et les zootechniciens de l??tablissement utilisateur afin de limiter le nombre d?animaux g?n?r?s au strict n?cessaire pour les besoins exp?rimentaux et l??levage. Le nombre de reproducteurs et la dur?e d?accouplements seront d?finies en amont de la mise en place des croisements. Ces param?tres seront d?finis en fonction des objectifs et des diff?rentes caract?ristiques connues des lign?es (taille de port?es, viabilit?, ph?notype, etc.). L'?levage sera suivi via le fichier de l'?levage. En fin de projet exp?rimental, l??levage sera arr?t? et le mod?le restera disponible cryoarchiv? dans notre ?tablissement.
Raffinement
Les conditions de l?h?bergement, le seuil de l??ge d?utilisation, les crit?res du suivi et les points limites ont ?t? d?finis afin de minimiser les nuisances. Tous les animaux mut?s de mani?re homozygote pour la modification g?n?tique et susceptibles de d?velopper le ph?notype dommageable ? partir de 5-6 semaines seront suivis ? partir de 3-4 semaines (sevrage) et ce jusqu'? leur envoi avant 6 semaines vers l??tablissement o? sera r?alis?e l?exp?rimentation (ou leur mise ? mort) : une ?valuation du bien-?tre animal sera r?alis?e en prenant en compte la pr?sence de diarrh?e, la pr?sence de saignements rectaux, l?apparence et la mobilit? de l?animal. En fonction de l??tat de l?animal, des mesures de raffinement seront mises en place selon les conseils de la v?t?rinaire et/ou la SBEA (disponibilit? de la nourriture directement dans la cage, mise ? disposition d?une solution de r?hydratation g?lifi?e, augmentation de la fr?quence du suivi avec la pes?e d?animaux). Les points limites pr?coces et sp?cifiques pour les signes cliniques de l?inflammation de l?intestin ont ?t? d?finis. Si, malgr? le raffinement mis en place, un point limite est atteint, l?animal sera imm?diatement mis ? mort. Dans le cas o? les animaux homozygotes ne sont pas transf?r?s pour l?exp?rimentation, ces derniers seront utilis?s pour l??levage et mis ? mort avant 24 semaines (pour limiter les nuisances li?es ? la progression de la maladie avec l??ge).
Choix des espèces
Les souris sont souvent utilis?es pour ?tudier les maladies inflammatoires chroniques de l?intestin (MICI), car elles permettent de mieux comprendre les liens entre l?alimentation, l?environnement, les microbes intestinaux et l?intestin lui-m?me. Dans ce projet, nous utilisons une lign?e de souris qui ne produit pas une prot?ine cl? entra?nant ainsi une inflammation intestinale ressemblant ? une colite h?morragique chez l?humain. Ce mod?le g?n?tique de la maladie n?existe que chez la souris. Les souris seront utilis?es pour les croisements d?s l??ge de 7-8 semaines (maturit? sexuelle) et ce jusqu?? 24 semaines, pour limiter l?expression du ph?notype dommageable qui progresse avec l??ge. Le ph?notype dommageable de colite est susceptible d'appara?tre ? partir de l'?ge de 5-6 semaines, mais dans l??levage de l?EU du chercheur seulement 5% d?animaux sont concern?s ? cet ?ge. Les animaux envoy?s pour exp?rimentation auront ainsi un ?ge de 4-6 semaines pour limiter et potentiellement ?viter l?expression du ph?notype dommageable avant l?envoi.
Production du parasite responsable du paludisme murin pour des études biologiques, immunologiques et pour le développement de vaccins antipaludéens.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Rats : 275
Infectés par le paludisme puis contrôlés chaque jour par une goutte de sang, 8 585 rongeurs, 8 310 souris et 275 rats, subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger et sont tous tués, le prélèvement final se faisant sous anesthésie profonde sans réveil. Ces infections servent à produire les parasites P. berghei et P. yoelii, que trois axes de recherche décrits dans un projet complémentaire utiliseront ensuite. Le porteur écrit que les infections "ne nuiront pas aux libertés individuelles des animaux" au motif que les procédures s'arrêteront avant l'apparition des symptômes cliniques. Les inoculations se font sur de jeunes adultes de quatre semaines parce qu'ils "ne sont pas immunocompétents, ce qui favorise l'infection par le parasite".
Objectifs
Notre but majeur est la compréhension fonctionnelle des interactions parasite-hôte qui surviennent lors de la phase initiale du paludisme dans le but ultime de développer un vaccin anti-paludique. A cet effet, nous utilisons une combinaison d’outils de génétique moléculaire, de biologie cellulaire et d’imagerie intra-vitale afin de comprendre comment l’animal est infecté et comment il monte une réponse immunitaire protectrice contre le parasite. Tous ces sujets doivent être abordés in vivo car la complexité de l'infection et de l'immunité ne peut être reproduite in vitro. Par conséquent, en utilisant 2 parasites (P.berghei et P.yoelii) dans un modèle murin de paludisme, notre travail se décline selon trois axes majeurs : 1. Imagerie fonctionnelle des phases cutanée et hépatique de l’infection. 2. Compréhension de la mise en place de la protection contre les formes cutanée et hépatique du parasite 3. Développement préclinique d'un vaccin ciblant les formes cutanée et hépatique du parasite Le projet « Production du parasite responsable du paludisme murin pour des études biologiques, immunologiques et pour le développement de vaccins anti-paludéens » concerne spécifiquement l'utilisation d'animaux de laboratoire pour générer les parasites qui seront utilisés dans ces trois axes de recherche. Les procédures adressant les questions scientifiques spécifiques utilisant des animaux de laboratoire liées à ces trois axes seront décrites dans un projet complémentaire.
Bénéfices attendus
En utilisant les parasites produits dans ce projet, nous espérons (i) mieux comprendre les premières étapes de l’infection en utilisant des approches de biologie cellulaire et moléculaire ainsi que la microscopie intra-vitale pour identifier les composants essentiels du parasite susceptibles de constituer des cibles pour de nouveaux médicaments et vaccins, (ii) mieux comprendre comment une immunité protectrice contre le parasite peut se développer et identifier de nouvelles cibles vaccinales, et (iii) développer pré-cliniquement un vaccin plus efficace contre le paludisme.
Procédures
Après infection, la parasitémie des animaux est contrôlée à partir d’une goutte de sang. Le prélèvement dure quelques secondes et est effectué quotidiennement, le plus souvent à partir du troisième jour pour 3 jours. Un prélèvement de sang final est réalisé après analgésie et anesthésie. Cette anesthésie est profonde et d’une durée suffisante pour réaliser le prélèvement sans réveil de l’animal. Après le prélèvement, les animaux sont mis à mort.
Impact sur les animaux
Le rongeur vigile ne souffrira que de l’inconfort transitoire causé par la réalisation, selon les experiences, d’injections, la réalisation de gavage oral ou le prélèvement de volumes de sang. Les infections mises en œuvre ne nuiront pas aux libertés individuelles des animaux dans la mesure où les procédures prendront fin avant l’apparition des symptômes cliniques, soit par des prélèvements de sang terminaux sans réveil effectués sur des animaux profondément anesthésiés, soit par mise à mort.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans les procédures expérimentales seront mis à mort.
Remplacement
Les processus conduisant à l'infection de l'hôte par les différents stades parasitaires ou à la protection de l'hôte contre ces stades par le biais de la vaccination sont extrêmement complexes. Dans la phase initiale de l’infection, ils impliquent des interactions multiples et dynamiques entre le parasite et plusieurs types cellulaires dans la peau, les ganglions, les vaisseaux, le sang, la rate et le foie, qu'il est impossible de répliquer dans leur ensemble dans un système in vitro. En l’absence de méthodes alternatives adéquates, l’étude approfondie de cette phase nécessite donc l’utilisation de modèles animaux pour appréhender cette incroyable complexité. Depuis les années 1950, les espèces de Plasmodium qui infectent les rongeurs, P. berghei et P. yoelii, sont devenues les espèces de choix pour étudier cette phase, et ont notamment permis la découverte des candidats vaccins les plus importants contre le paludisme. Une deuxième difficulté réside dans la production du stade parasitaire inoculé dans la peau de l'hôte par le moustique vecteur. Il n’existe pas actuellement de système qui permette de reproduire le cycle de vie complet de Plasmodium in vitro. Par conséquent, pour réaliser l’ensemble des études proposées, des infections hebdomadaires de rongeurs et de moustiques sont nécessaires pour l’obtention de ce stade parasitaire. Dans le but de réduire à l’avenir le recours aux animaux, un de nos axes de recherche aborde ce problème en proposant la mise au point d’un système de culture des sporozoïtes in vitro.
Réduction
Nous sommes conscients de la nécessité de réduire le nombre d’animaux utilisés dans la recherche scientifique. En l’absence de méthodes alternatives permettant de s’affranchir du recours aux rongeurs pour produire les stocks cryo-préservés de sang infecté et les staes parasitaires de Plasmodium berghei et yoelii, nous avons donc mis à profit notre expérience de plus de 15 années dans le domaine pour optimiser nos protocoles d’infection et réduire au minimum nécessaire le nombre d’animaux permettant une production stable et robuste de parasites. Ceci passe notamment par l’utilisation d’inoculums standardisés de parasites, d’une quantification précise de l’infection et d’une étape de contrôle qualité et de standardisation de chaque stock de sang avant utilisation en routine. Par ailleurs, un de nos axes de recherche a pour objectif la mise au point d’une méthode de culture in vitro des parasites, ce qui à l’avenir pourrait permettre de réduire encore le recours aux animaux.
Raffinement
Toutes nos procédures expérimentales ont été établies de manière à causer le moins de souffrance possible aux animaux et calibrées de manière à prendre fin avant l’apparition de symptômes du paludisme chez les animaux infectés. A partir d’une parasitémie seuil correspondant à un délai de deux à trois jours avant la possible survenue de manifestations cliniques liées à l’infection palustre, les animaux seront suivis quotidiennement et leur comportement sera évalué en utilisant une échelle de détresse pour détecter des problèmes de santé non prévus afin d'améliorer rapidement leur bien-être. En particulier, si des signes de stress sont observés, l’enrichissement de la cage sera amplifié avec litière en cellulose, tunnels en carton, rouleaux de coton, etc. Si les points limites - définis de sorte à précéder l’apparition des symptômes liés au paludisme - sont atteints, les souris seront immédiatement mises à mort. Enfin, les interventions potentiellement douloureuses seront menées sur des animaux anesthésiés. Pour les procédures invasives, les rongeurs bénéficieront de plus d’une couverture analgésique supplémentaire pour prévenir tout inconfort durant la manipulation. Tous les animaux anesthésiés seront par ailleurs mis à mort avant leur réveil.
Choix des espèces
Les hôtes naturels des parasites P. berghei et P. yoelii sont des espèces de rongeurs sauvages d’Afrique Centrale. Des isolats de ces parasites ont été transmis et adaptés aux souris et rats de laboratoire depuis de nombreuses années par plusieurs équipes. Il est reconnu dans la communauté scientifique que l’infection des rongeurs avec ces parasites est un modèle biologiquement pertinent pour étudier plusieurs aspects du paludisme chez l’Homme. La plupart des concepts issus des modèles rongeurs, en particulier dans le domaine de la vaccinologie anti-paludisme, se sont révélés exacts chez l’Homme. La preuve de l’intérêt d’une recherche rigoureuse chez le rongeur pour éclairer ou informer la recherche chez l’Homme n’est plus à faire. Les animaux sont acclimatés pendant 7 jours minimum. Les inoculations de parasites aux souris et rats seront réalisées sur de jeunes adultes de 4 semaines car ils ne sont pas immunocompétents, ce qui favorise l’infection par le parasite.
Un traitement innovant pour prot?ger le c?ur f?minin de la cardiotoxicit? de la chimioth?rapie traitant les cancers gyn?cologiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
614 souris femelles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue et le cœur prélevé pour analyse. Selon les lots, chacune reçoit 2, 7 ou 13 injections, un à deux prélèvements de sang et une à trois échographies de trente minutes, tous les gestes étant réalisés sous anesthésie. Le porteur affirme qu'aucune méthode alternative n'existe et que l'étude "doit être réalisée dans un organisme vivant complet". Le médicament visé, capable de prévenir les dégâts cardiaques de la chimiothérapie, n'existe à ce jour sous aucune forme, et le porteur écrit que le trouver "représenterait un progrès majeur pour la santé publique".
Objectifs
Certains traitements de chimioth?rapie, utilis?s pour traiter les cancers gyn?cologiques, notamment dans les formes agressives du cancer du sein, sont tr?s efficaces pour d?truire les cellules tumorales. Cependant, ces traitements peuvent endommager le c?ur, un effet secondaire appel? cardiotoxicit?. C?est pourquoi il est important de surveiller ?troitement la sant? cardiaque des patientes afin d??viter qu?elles d?veloppent une insuffisance cardiaque. Les causes pr?cises de ces dommages au c?ur ne sont pas encore totalement comprises, mais on sait qu?ils impliquent la formation de substances tr?s r?actives, appel?es radicaux libres, dans le muscle cardiaque. Le c?ur a peu de moyens pour se prot?ger contre ces radicaux libres, ce qui provoque un stress important. Ce stress entraine la mort des cellules cardiaques d?s la premi?re dose de traitement et s?aggrave avec le temps, leur causant des d?g?ts irr?versibles. Des ?tudes r?centes ont identifi? une prot?ine qui joue un r?le central dans la mort cellulaire induite par la chimioth?rapie. Notre ?quipe a par le pass? travaill? sur la protection du c?ur lors d?accidents cardiaques comme l?infarctus, et dans ce cadre nous avons pu rep?rer l?int?r?t de cette prot?ine que l?on appelle ? FAS ?. Nous avons notamment identifi? une mani?re de bloquer ses interactions et d?emp?cher la mort des cellules cardiaques. Nous pensons que cette m?me strat?gie de blocage pourrait aider ? pr?venir les dommages au c?ur caus?s par certains traitements anticanc?reux, c?est pourquoi notre projet vise ? tester nos mol?cules bloquantes pour prot?ger efficacement le c?ur contre les effets n?fastes de ces traitements.
Bénéfices attendus
? ce jour, il n?existe aucun m?dicament efficace pour prot?ger le c?ur des effets secondaires des traitements chimioth?rapeutiques, qui peuvent endommager durablement le muscle cardiaque. Ces dommages peuvent entra?ner une maladie du c?ur, qui se manifeste souvent plusieurs ann?es apr?s la fin du traitement. Chez les femmes, ces m?dicaments sont fr?quemment utilis?s pour soigner certains cancers gyn?cologiques, notamment ceux de l?ovaire, de l?endom?tre et du sein. De plus en plus, les cardiologues sont amen?s ? suivre des patientes en r?mission de leur cancer, mais qui d?veloppent ensuite des probl?mes cardiaques li?s ? ces traitements. Il est important de savoir que les femmes trait?es jeunes avec ces m?dicaments ont un risque de cardiotoxicit? quatre fois plus ?lev? que les hommes. Par ailleurs, des facteurs comme la m?nopause ou l?hypertension art?rielle augmentent encore ce risque. Prendre soin du c?ur des patientes ayant re?u ces traitements est donc essentiel, car cela influence fortement leur sant? ? long terme et leur qualit? de vie. Trouver un m?dicament capable de pr?venir ou limiter les d?g?ts cardiaques caus?s par la chimioth?rapie repr?senterait un progr?s majeur pour la sant? publique et permettrait aussi de r?duire les co?ts li?s aux complications cardiaques dans la soci?t?.
Procédures
Les animaux seront r?partis en plusieurs lots. En fonction du lot, les animaux pourront recevoir 2, 7 ou 13 injections espac?es dans le temps (geste durant 1 minute, maximum un geste par semaine), un ? deux pr?l?vements de sang (geste durant 5 minutes) et une ? trois ?chographies (examen durant 30 minutes). Tous les gestes seront r?alis?s sous anesth?sie.
Impact sur les animaux
Avant les traitements, les animaux seront manipul?s avec pr?caution pour ?tre pes?s, ce qui peut entra?ner un l?ger stress. Les injections et pr?l?vements sanguins pourront ?galement g?n?rer un stress li? ? la manipulation et ? la mise sous anesth?sie. La g?ne ressentie lors de ces gestes est comparable ? celle d?une piq?re d?aiguille. Le traitement de chimioth?rapie pourra entra?ner un inconfort g?n?ral, notamment digestif. Les injections pourront ?galement entra?ner une irritation locale au site d?administration.
Devenir
Tous les animaux ? l?issue de l?exp?rimentation seront mis ? mort et le coeur pr?lev? pour analyse.
Remplacement
Pour ce projet, il n?existe pas encore de m?thode alternative sans animaux. En effet, notre ?tude doit ?tre r?alis?e dans un organisme vivant complet. Cela est particuli?rement important car les mol?cules qui bloquent de la mort cellulaire prot?gent non seulement les cellules du c?ur, mais aussi les cellules des vaisseaux sanguins, qui sont elles aussi expos?es au traitement de chimioth?rapie. En r?alisant ces exp?riences sur des animaux vivants, nous pouvons aussi v?rifier que les mol?cules inject?es dans le sang atteignent bien tous les organes concern?s, notamment le c?ur. Ce protocole imite ainsi une situation r?elle que l?on rencontre en clinique.
Réduction
Le nombre d?animaux a ?t? d?termin? ? l?aide d?un outil statistique afin d?obtenir des r?sultats fiables tout en ?vitant l?utilisation excessive d?animaux. Plusieurs mesures sont mises en place pour r?duire au maximum leur nombre, notamment l?analyse de plusieurs param?tres chez un m?me animal, ce qui permet de limiter le recours ? des animaux suppl?mentaires. L?organisation des exp?riences a ?galement ?t? optimis?e afin d?obtenir un maximum d?informations ? partir de chaque animal.
Raffinement
Pour les 2 proc?dures de traitement et pour les enregistrements ?chocardiographiques, les conditions d?anesth?sie g?n?rale sont utilis?es pour r?aliser les injections sans stress ni douleur. Ce protocole a ?t? optimis? de mani?re ? ce qu?il soit le moins invasif possible Les pr?l?vements sanguins seront ?galement r?alis?s sous anesth?sie. Dans ce contexte, les animaux vigiles ne recevront qu?une injection d?anesth?sique.
Choix des espèces
La souris a ?t? choisie pour d?velopper les mod?les d??tude de l??quipe. Les raisons sont : -L?Homme et la souris poss?dent 99% de g?nes identiques donc le choix de la souris est tr?s avantageux pour une ?tude qui permet d??tudier les effets d?un futur m?dicament - Des ?tudes montrent que presque tous les g?nes associ?s ? des maladies humaines sont retrouv?s chez les rongeurs. - Les r?sultats ant?rieurs obtenus par l??quipe montrent que ce mod?le est proche de l?Homme (contrairement au rat). Des souris femelles ?g?es de 8 ? 12 semaines seront utilis?es pour repr?senter la population des femmes trait?es par chimioth?rapie en clinique humaine suite ? un cancer gyn?cologique.
Impact du stress gestationnel ou de l’exposition aux glucocorticoïdes sur le développement testiculaire
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
10 000 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Un quart des femelles gestantes subissent trois séances de contention de trente minutes par jour pendant sept jours consécutifs, puis une injection et un prélèvement sanguin submandibulaire, avant une perfusion intracardiaque de fixateur sous anesthésie qui provoque leur mort. Les femelles gestantes sont tuées pour permettre le prélèvement des fœtus, eux-mêmes tués pour les analyses. Les femelles nées de ces gestations sont tuées à leur tour, le porteur indiquant qu'elles ne sont pas "nécessaires aux analyses réalisées dans ce projet", qui portent sur le développement testiculaire et la fertilité masculine.
Objectifs
Le testicule est un organe vulnérable aux perturbations hormonales pendant la grossesse. Toute altération d’un des type de cellule du testicule peut induire des problèmes durables de fertilité masculine. Ce projet vise à comprendre comment l’exposition aux hormones du stress pendant la gestation perturbent le développement testiculaire et programment des défauts de fertilité à l’âge adulte. Cette étude est indispensable pour plusieurs raisons. La dexaméthasone est un médicament qui imite une hormone naturelle du stress et qui est utilisé chez la femme enceinte en cas de risque d’accouchement prématuré. Malgré son efficacité clinique, ses effets secondaires à long terme sur la reproduction masculine restent mal connus. Aussi, le stress est devenu très fréquent dans la vie moderne, en raison des contraintes environnementales, professionnelles et sociales. Il augmente durablement les hormones du stress dans l’organisme mais les répercussions pendant la grossesse sont largement sous-estimées. Enfin, de nombreuses causes connues d’infertilité masculine comme les perturbateurs endocriniens, l’obésité, les infections, les maladies chroniques s’accompagnent d’une augmentation des hormones de stress, suggérant un rôle mécanistique encore insuffisamment exploré. L’objectif du projet est d’identifier comment ces expositions modifient l’état des cellules du testicule en étudiant en particulier la protéine qui permet aux cellules de répondre aux hormones du stress. Le projet analysera également les conséquences à long terme sur la spermatogenèse et la fertilité adulte, ainsi que la possible transmission de ces effets aux générations suivantes. En améliorant la compréhension des mécanismes biologiques impliqués, ce projet contribuera à réévaluer l’utilisation de ces traitements pendant la grossesse et à prévenir les effets à long terme sur la fertilité masculine.
Bénéfices attendus
Le projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes par lesquels le stress gestationnel et les glucocorticoïdes synthétiques, tels que la dexaméthasone, influencent le développement du testicule, la fertilité masculine et la production hormonale. À court terme, ce travail permettra d’identifier de manière précise les effets cellulaires et moléculaires induits par ces expositions au cours de la gestation. Les données obtenues fourniront des informations inédites sur les étapes critiques du développement testiculaire sensibles aux variations hormonales maternelles, ainsi que sur le rôle du récepteur des glucocorticoïdes dans ces processus. À plus long terme, ce projet pourrait contribuer à une meilleure évaluation du risque associé au stress maternel chronique ou à l’utilisation de glucocorticoïdes pendant la grossesse. Les résultats permettront d’identifier des mécanismes responsables d’éventuelles altérations persistantes ou transmissibles de la fertilité masculine. Ces connaissances sont importantes pour améliorer le conseil clinique concernant l’usage de la dexaméthasone en contexte obstétrical et pour renforcer la prévention des expositions délétères durant la gestation. Enfin, en mettant en lumière les mécanismes cellulaires impliqués dans la programmation fœtale de la fertilité, ce projet pourrait à terme favoriser le développement de stratégies thérapeutiques visant à limiter ou corriger les effets néfastes d’expositions précoces. Ces avancées bénéficieraient potentiellement à la santé reproductive humaine et animale, dans un contexte de baisse globale de la fertilité et d’augmentation documentée des situations de stress environnemental.
Procédures
25% des femelles gestantes subiront une contention à raison de trois séances par jour, d’une durée de trente minutes chacune, pendant 7 jours consécutifs. Puis, elles reçoivent une injection deux heures avant la mise à mort (durée de l’injection : moins de 1 minute). Puis un prélèvement sanguin réalisé une seule fois, juste avant la mise à mort (durée du prélèvement : moins de 1 minute, incluant la contention, la ponction et l’hémostase). 50% des femelles gestantes reçoivent une injection unique d’un médicament ou un placébo (durée de l’injection : moins de 1 minute) une fois par jour, sur une durée de sept jours consécutifs. Puis, elles reçoivent une injection deux heures avant la mise à mort (durée de l’injection : moins de 1 minute). Puis un prélèvement sanguin réalisé une seule fois, juste avant la mise à mort (durée du prélèvement : moins de 1 minute, incluant la contention, la ponction et l’hémostase). 25% des femelles gestantes reçoivent une injection deux heures avant la mise à mort (durée de l’injection : moins de 1 minute). Puis un prélèvement sanguin réalisé une seule fois, juste avant la mise à mort (durée du prélèvement : moins de 1 minute, incluant la contention, la ponction et l’hémostase). Les mâles reçoivent une injection deux heures avant la mise à mort (durée de l’injection : moins de 1 minute). Puis un prélèvement sanguin réalisé une seule fois, juste avant la mise à mort (durée du prélèvement : moins de 1 minute, incluant la contention, la ponction et l’hémostase). Un anesthésique sera administré par injection pour permettre la perfusion intracardiaque d’un fixateur histologique. Les souris sous anesthésie sub-létale/profonde en moins de 5 minutes. La perfusion (10 minutes) résulte en la mort de l’animal.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables potentiels incluent un stress transitoire lié à la manipulation et à la contention, une douleur légère et brève au point d’injection ou de prélèvement, ainsi qu’une baisse temporaire de l’activité ou de la prise alimentaire après les procédures répétées. La contention répétée et les injections de médicament qui imite une hormone naturelle du stress induisent une élévation attendue des hormones de stress et une légère perte de poids. Elles induisent une augmentation temporaire de l’activité de l’axe du stress, se traduisant par une élévation des hormones glucocorticoïdes et un stress comportemental modéré chez les femelles gestantes. Ces effets sont attendus pendant la durée des séances de contention et sont réversibles après la fin du protocole qui n’excèdera pas 7 jours consécutifs. Aucun effet physique durable n’est attendu. Les injections répétées induisent un risque limité de rougeur, d’hématome ou d’inflammation locale. Le prélèvement sanguin submandibulaire peut entraîner un saignement transitoire et une ecchymose locale. La perfusion intracardiaque terminale est réalisée sous anesthésie profonde, éliminant toute perception douloureuse.
Devenir
Toutes les femelles gestantes sont euthanasiées afin de permettre le prélèvement des fœtus. Elles ne peuvent pas être gardées en vie, réutilisées ou replacées. Les embryons et fœtus prélevés sont euthanasiés pour la réalisation d’analyses moléculaires et histologiques. Ils ne peuvent pas être gardés en vie, réutilisés ou replacés. Les mâles issus des femelles gestantes expérimentales sont mis à mort afin de permettre le prélèvement des testicules nécessaires aux analyses moléculaires, histologiques et immunohistochimiques visant à étudier le développement testiculaire, la spermatogenèse et les mécanismes associés. Les femelles issues des femelles gestantes expérimentales sont mises à mort car elles ne sont pas nécessaires aux analyses réalisées dans ce projet, qui portent spécifiquement sur le développement testiculaire et la fertilité masculine.
Remplacement
Le développement du testicule fœtal, la mise en place des interactions entre cellules de Sertoli, cellules germinales, cellules de Leydig et macrophages testiculaires, ainsi que la mise en route de la spermatogenèse, sont des processus hautement intégrés qui dépendent de signaux hormonaux, paracrines et systémiques impossibles à reproduire dans des modèles in vitro. Les organoïdes testiculaires et les cultures cellulaires existantes permettent d’étudier certaines fonctions isolées, mais ne reproduisent ni l’organisation tridimensionnelle, ni la vascularisation, ni l’environnement endocrinien maternel, ni les variations physiologiques des glucocorticoïdes. Ils ne permettent pas non plus de modéliser un stress gestationnel, lequel implique une réponse neuroendocrinienne complexe propre à l’organisme entier. De plus, l’étude des effets du stress ou de la dexaméthasone sur la transmission transgénérationnelle nécessite la prise en compte de la reprogrammation épigénétique germinale, processus qui ne peut être étudié qu’in vivo. Le remplacement par des méthodes n’impliquant pas l’animal vivant n’est pas possible pour atteindre les objectifs de ce projet.
Réduction
Pour obtenir des résultats statistiquement significatifs au risque de se tromper de 5%, aux stades intéressants, nous aurons besoin d’un nombre d’animaux assez important à savoir 10 individus par condition, par stade et par génotype. Plusieurs mesures ont été mises en place pour réduire le nombre total d’animaux. Les accouplements sont planifiés de manière à produire simultanément des animaux contrôles et mutants au sein des mêmes portées, limitant le nombre de reproducteurs nécessaires. Les analyses embryonnaires sont réalisées sur des stades choisis de façon ciblée, sur la base des phénotypes observés, afin d’éviter des prélèvements multiples et inutiles. Pour les adultes, seules les étapes développementales pertinentes seront examinées : aucun animal ne sera utilisé si les résultats des phases précédentes ne justifient pas la poursuite des analyses. Les tissus prélevés sont systématiquement partagés entre analyses histologiques, immunologiques ou moléculaires, de manière à éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires pour des examens complémentaires. Les analyses intégratives, incluant par exemple des approches combinant transcriptomique et épigénomique, permettent également de réduire le nombre d’animaux en regroupant plusieurs types de données à partir des mêmes échantillons. Enfin, l’absence d’études pilotes supplémentaires limite l’utilisation d’animaux, car les protocoles reposent sur des méthodes déjà établies dans la littérature ou validées au sein de l’équipe.
Raffinement
Les femelles gestantes font l’objet d’un suivi quotidien après l’induction du stress et lors des périodes de traitement ; incluant l’évaluation quotidienne du poids et du comportement spontané. Toute absence de prise de poids, diminution de mobilité, ou altération de l’état général entraîne une action immédiate avec mise à disposition d’une alimentation en gel et surveillance trois fois par jour. Le stress gestationnel est induit par une contention dans un tunnel ventilée, sur une durée et fréquence standardisée, ne provoquant ni douleur physique ni lésion. Les périodes de contention sont réalisées dans un environnement calme afin de limiter les stimulations additionnelles. Les femelles sont remises immédiatement dans leur cage d’origine après la procédure et leur comportement est contrôlé après chaque session. Les administrations de médicaments ou de substances sont réalisées avec des volumes minimaux et des aiguilles adaptées afin de réduire l’impact de la procédure. Le volume des prélèvements sanguins sont limités au strict nécessaire pour les dosages hormonaux. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux afin de limiter le stress et de respecter leurs besoins comportementaux. Des mesures de raffinement supplémentaires pourront être intégrées tout au long du projet comme des maisonnettes, des batônnets à ronger, une limitation du changement de cage et une mise à disposition de matériel de nidification supplémentaire. Des points limites ont été définis, en cas de souffrances constatés des mesures correctives adaptés seront mises en œuvre.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle constitue l’espèce la plus pertinente pour étudier le développement testiculaire, la fonction des glucocorticoïdes et les effets du stress gestationnel. Son organisation testiculaire, la dynamique de la spermatogenèse et la régulation endocrinienne du développement reproducteur présentent de fortes similarités avec celles de l’Homme. De plus, le développement embryonnaire du testicule y est décrit de manière très détaillée, ce qui en fait un modèle de référence. Le projet repose sur une approche de génomique fonctionnelle ciblant spécifiquement certaines cellules testiculaires, pour laquelle la souris est particulièrement adaptée en raison de son temps de génération court et de la disponibilité de nombreux outils génétiques. Son faible temps de gestation et sa descendance abondante facilitent les études intergénérationnelles. L’utilisation des femelles se limite aux fonctions reproductrices nécessaires à la production des animaux utilisés et à l’application des traitements gestationnels. Les femelles seront mises en accouplement entre 8 et 16 semaines d’âge, période correspondant à une maturité reproductive optimale. Les embryons et fœtus permettent d’analyser la différenciation sexuelle du testicule, la prolifération des cellules de Sertoli, la quiescence des cellules germinales, la mise en place de la vascularisation et la production de testostérone fœtale, tous processus sensibles aux variations hormonales maternelles et aux expositions gestationnelles expérimentales. Les nouveau-nés sont examinés pour le maintien de la quiescence des cellules germinales, la localisation et la prolifération des macrophages testiculaires anti-inflammatoires, ainsi que le développement initial des organes sexuels. Les stades néonatals correspondent à la reprise de la prolifération germinale, au début de la méiose et à l’apparition des progéniteurs de cellules de Leydig adultes. Les stades prépubères permettent d’étudier la maturation des cellules de Sertoli et la différenciation des cellules de Leydig immatures, la progression de la méiose et l’émergence des macrophages pro-inflammatoires. Les souris adultes permettent d'étudier la maturité sexuelle et le vieillissement testiculaire. Ces stades sont essentiels pour évaluer la spermatogenèse, la production hormonale, la fertilité et les conséquences à long terme des expositions gestationnelles.