Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

5884 souris et 25 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, la grande majorité des souris (5784) étant classées en souffrance sévère. Les souris sont infectées par des souches virulentes de toxoplasme, avec douleurs musculaires, fièvre et réduction des mouvements pouvant entraîner faim et soif, certaines étant gavées par sonde gastrique. Le porteur étudie les facteurs de virulence du parasite, les retombées thérapeutiques étant renvoyées au « long terme ». Sur le remplacement, il indique que l’essentiel du travail se fait in vitro mais que l’animal entier reste nécessaire, les rats servant à produire des anticorps.

NTS-FR-033240v1
Types de recherche
· Autre recherche fondamentale · Maladies infectieuses · Oncologie · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Toxoplasmose, Virulence, interactions hote-pathogènes
Souris : 5884
Rats : 25

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La toxoplasmose est une maladie humaine et d’interet vétérinaire. Nos recherches sur le parasite qui cause cette maladie pourront servir à long terme à développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’étude des mécanismes régulant les interactions entre le parasite et son l’hôte permettra de lutter contre l’établissement de la forme chronique de l’infection. Nos études visent à identifier les facteurs de virulence et ceux qui permettent l’établissement et le maintient de la forme latente du parasite, L’importance de ces facteurs dans le pouvoir de dissémination du parasite et l’établissement de la forme latente ne peut s’examiner que par l’utilisation d’un modèle d’infection de la souris, qui représente un hôte naturel du parasite. Ainsi, l’utilisation de la souris comme modèle d’infection nous permet de valider des cibles potentielles pour le développement de drogues anti-parasitaires.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La toxoplasmose est une maladie très répandue à l’échelle de la planète, on estime que 30 à 50% de la population mondiale a été infectée par le parasite Toxoplasma gondii. L’infection par T. gondii est une cause importante de morbidité et de mortalité néonatale ainsi que chez les patients immunodéprimés (SIDA, patients greffés). Actuellement, peu de molécules permettent de lutter efficacement contre T. gondii et certaines formes parasitaires échappent encore totalement aux traitements, notamment les formes retrouvées sur des périodes prolongées dans le cerveau et les muscles, notamment cardiaques. Les bénéfices attendus de notre projet sont d’identifier des facteurs important pour la virulence du parasite ou l’etablissement des formes latentes. Il permettra d’identifer de future cibles therapeutiques pour les traitements futurs contre la toxoplasmose.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les administrations sont réalisées sur souris vigiles, les animaux pourront donc montrer des signes de douleurs liées aux piqures. Une seule injection par expérience est prévue lors de l’infection des souris. Toutes les administrations sont réalisées par des personnels maitrisant bien la contention des souris et les gestes d’administration. Les animaux anesthésiés seront aussi manipulés afin de suivre l’infection. Les animaux vigiles pourront être gavés avec une sonde gastrique. Les animaux pourront subir des prélèvements de sang sous anesthésie.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Seules les souris infectées par les souches virulentes de T. gondii présenteront une souffrance significative dans ce projet. Nous nous attendons à ce que les animaux montrent des signes de douleurs liés à la maladie de type douleurs musculaires et état fiévreux. Dans les cas avancés de la maladie, la réduction des mouvements des animaux peut entrainer de la faim/soif/malnutrition. Les animaux pourront aussi montrer des signes de douleurs liés aux piqures lors des injections intrapéritonéales. Lors des premiers contacts avec les expérimentateurs, les animaux peuvent ressentir de la peur/détresse avent qu’ils ne soient habitué à ceux-ci. Les animaux gavés par sondes gastriques pourront aussi ressentir de la peur/detresse lors de ces expérimentations.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront euthanasiés à la fin des procédures expérimentales. En effet, les animaux ayant subit des infections présentent un risque infectieux et seront donc gérés selon les procédures. Les animaux faisant l’objet de prélèvement d’organe ou de serum doivent être euthanasiés afin de réaliser ces procédures.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La majeure partie des études réalisées au laboratoire utilise des techniques in vitro. Cependant, il est nécessaire de réaliser des études complémentaires chez l’animal entier car nous ne pouvons par reproduire in vitro la compléxité d’un animal.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le recours à l’utilisation d’animaux est substitué ou minimisé autant que possible. Une étude statistique nous permet d’assurer la fiabilité du résultat tout en limitant à son minimum le nombre d’animaux utilisés. Ces analyses nous permettront de reduire le nombre d’animaux pour atteindre une puissance statistique minimale.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Outre les conditions d’hebergement (5 animaux par cage et enrichissement dans chaque cage). Nous utilisons des anesthésiques permettant de limiter la souffrance et le stress des animaux. Seules les souris infectées par T. gondii présenteront une souffrance significative dans ce projet. Les points limites que sont les signes traduisant une souffrance significative (voir tableau joint) entraineront une euthanasie immédiate de l’animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est un modèle pertinent d’étude car il est un hôte naturel de T. gondii. En effet, la souris est sensible à ce parasite et développe la forme aigüe et chronique de la maladie avec la présence de kystes dans le cerveau. De plus, de nombreux outils expérimentaux sont disponibles chez la souris nous permettant de mener à bien nos investigations, en particulier sur la réponse immunitaire lors de l’infection et également sur l’étude de la mise en place de la maladie et des mécanismes parasitaires impliqués dans la virulence. Les anticorps dirigés contre des protéines parasitaires ne sont pas disponibles dans le commerce et doivent être générés au sein du laboratoire pour des études in vitro. Le rat est le modèle idéal pour la production d’anticorps ciblant ces protéines parasitaires étant donné que nous travaillons in vitro avec des cellules immunitaires provenant de souris. Les souris sont utilisées à 8 semaines au stade adulte, ce qui est adapté à nos études de la réponse du système immunitaire. Cet âge suffisamment jeune permet également l’application de protocoles expérimentaux d’une durée totale d’un mois pour l’établissement de la forme chronique de l’infection qui n’entraîne aucune souffrance significative de l’animal. Les rats sont utilisés entre 8 et 10 semaines (150g-250g) lorsqu’ils sont sevrés et présentent un système immunitaire pleinement mature.