
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 19/05/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-137323)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Certains animaux ont des gènes modifiés afin de mieux comprendre le fonctionnement du vivant et d’étudier certaines maladies. Ces études contribuent à améliorer la santé humaine, la santé animale et la protection de l’environnement. Ces animaux sont élevés afin de répondre aux besoins des projets de recherche autorisés. Pour que les études soient fiables, il est essentiel de connaître précisément les caractéristiques de chaque animal et de sélectionner ceux qui correspondent aux besoins des chercheurs. L’élevage est donc organisé de manière rigoureuse afin d’assurer une production adaptée et régulière. Pour identifier les animaux présentant les caractéristiques recherchées, il est nécessaire de réaliser des prélèvements de tissu couplés à une méthode d’identification des animaux. L’objectif de ce projet est de décrire la méthode de prélèvement utilisée dans notre équipe pour identifier les animaux concernés, tout en veillant au respect du bien-être animal et à la réduction maximale de toute gêne ou douleur.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet de prélèvements de tissus pour génotypage permet une sélection des animaux d’intérêt et ainsi d’optimiser la gestion et l’élevage des modèles d’animaux génétiquement modifiés qui seront mis à disposition des utilisateurs pour des projets autorisés dans le cadre d’une utilsation continue. De plus, le génotypage par biopsie de l’extrémité de la queue constitue une méthode de génotypage de gravité légère, fiable et minimisant les risques de contaminations entre échantillons.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Prélèvement de 2mm de l’extrémité de la queue x 5 secondes x 1 par animal
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les nuisances engendrées sont le stress léger inhérent à la préhension et à la contention des animaux et la légère douleur lors du prélèvement de tissus.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
À l’issue de la procédure, les animaux sont maintenus en vie. Leur devenir dépend ensuite du résultat de l’identification réalisée : a/ Utilisés dans une procédure expérimentale d’un projet autorisé dans le cadre d’une utilisation continue b/ Utilisés pour le maintien de la lignée c/ Mis à mort avec ou sans prélèvements post mortem.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Il existe des méthodes moins invasives pour obtenir du matériel génétique, comme prélever des poils, de la salive ou des fèces. Cependant, elles ne permettent pas d’identifier les animaux de manière fiable. La biopsie de tissus, associée au marquage par bague, garantit que chaque souris est correctement identifiée tout au long de sa vie. Nos modèles génétiques sont complexes, et chaque souris avec le bon génotype est précieuse, ce qui rend cette identification indispensable.
2. Réduction
L’enjeu et l’objectif majeur d’une réduction consiste à optimiser les élevages pour limiter la production du nombre d’animaux au stricte nécessaire à leur utilisation dans les projets scientifiques ou pour le maintien des lignées. Dans cette perspective, plusieurs stratégies sont mises en œuvre : – seules les lignées en cours d’utilisation dans des projets sont maintenues. Les autres sont conservées congelées. – Les lignées génétiquement modifiées sont maintenues sur des fonds génétiques homogènes de référence. – La nomenclature est harmonisée pour éviter les redondances et la duplication de lignées proches ou identiques. – Les schémas d’accouplement sont adaptés pour limiter au maximum la génération d’animaux au génotype non pertinent ou la nécessité d’avoir à génotyper et donc d’avoir à effectuer des prélèvements sur les animaux (croisement en individu de même génotype). -Développer et favoriser le recours à des méthodes de biopsies non invasives chaque fois que cela est compatible avec les impératifs scientifiques des projets.
3. Raffinement
Les méthodes utilisées sont éprouvées, précises, rapides et standardisées permettant de minimiser les nuisances causées aux animaux par leur manipulation et par prélèvement lui-même. Une anesthésie générale constituerait une nuisance additionnelle non justifiée au regard du niveau de gravité de la procédure. Une fois le prélèvement réalisé, l’animal est remis dans sa cage et un suivi de la cicatrisation au point de prélèvement est assuré.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est un mammifère qui présente de nombreuses similitudes biologiques, structurales et fonctionnelles avec l’être humain qui permettent d’adresser de nombreuses questions scientifiques dans tous les domaines de la recherche en biologie (fondamentale, environnementale, santé humaine et animale), avec un degré élevé d’extrapolation à d’autres espèces (dont l’être humain) ou systèmes biologiques. De nombreux outils moléculaires et génétiques ont été développés avec les rongeurs, et en particulier chez la souris, qui permettent de mieux comprendre les mécanismes de nombreuses pathologies (cancers, maladies neurodégénératives…). Les prélèvements de l’extrêmité de la queue peuvent être réalisés jusqu’a 4 semaines après la naissance, à des âges auxquels la zone est peu ossifiée et peu vascularisée, ce qui rend le prélèvement réalisable sans anesthésie car peu douleureux avec des risques hémorragiques extrêmement réduits.